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10/18
EAN : 9782264073327
Code sériel : 5405
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 480
Format : 108 x 177 mm

Ceux d'ici

Elisabeth PEELLAERT (Traducteur)
Date de parution : 21/02/2019
Un roman social non seulement brillant, mais aussi inquiétant de réalisme.
Howland, petite ville du Massachusetts, est un havre de paix pour les vacanciers venus de New York. Mark, lui, fait partie des locaux. Entrepreneur en bâtiment, il peine à joindre les deux bouts. Engagé par Philip Hadi, New-Yorkais richissime, bien décidé à s'installer à Howland, il est fasciné par cet... Howland, petite ville du Massachusetts, est un havre de paix pour les vacanciers venus de New York. Mark, lui, fait partie des locaux. Entrepreneur en bâtiment, il peine à joindre les deux bouts. Engagé par Philip Hadi, New-Yorkais richissime, bien décidé à s'installer à Howland, il est fasciné par cet homme qui brasse des millions. Et si le moment était venu pour lui de tenter sa chance ? Avec son frère, Mark décide de se lancer dans les placements immobiliers. Lorsque Hadi devient maire de la ville, utilisant ses fonds privés pour faire la pluie et le beau temps, le fossé se creuse encore un peu plus entre le New-Yorkais et les habitants de la petite ville…

 
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EAN : 9782264073327
Code sériel : 5405
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 480
Format : 108 x 177 mm
10/18

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • Brooklyn_by_the_sea Posté le 24 Novembre 2019
    Jonathan Dee livre ici une chronique amère des Etats Unis entre le 11 Septembre 2001 et la crise financière de 2008. Le rêve américain s'est dissous, mais Mark, entrepreneur en bâtiment, veut y croire encore. Dans son coin paisible du Massachusetts, il y croit d'autant plus qu'un millionnaire new yorkais, venu s'y réfugier et s'imposant peu à peu comme le Maître des Lieux, exhibe avec désinvolture ses signes de réussite. Mark parviendra-t'il à "réussir sa vie", lui aussi ? En tout cas, il y travaille... J'ai bien aimé la mélancolie qui se dégage de ce roman, la nostalgie d'une époque, pas si lointaine, où l'argent n'influençait pas à ce point la vie des gens, où les rapports humains étaient plus simples. Désormais, tout n'est que conflits, rébellions, difficultés administratives et financières, affaires d'apparences... Comment vivre dans une société où les valeurs se réduisent à celle du dollar ? C'est tout cela que Mark et les autres personnages doivent affronter, page après page, et c'est un peu déprimant -ça l'est d'autant plus que le constat est semblable de ce côté-ci de l'Atlantique. Néanmoins, le style de Jonathan Dee est agréable à lire, et la finesse de son analyse rend son roman pertinent et touchant.... Jonathan Dee livre ici une chronique amère des Etats Unis entre le 11 Septembre 2001 et la crise financière de 2008. Le rêve américain s'est dissous, mais Mark, entrepreneur en bâtiment, veut y croire encore. Dans son coin paisible du Massachusetts, il y croit d'autant plus qu'un millionnaire new yorkais, venu s'y réfugier et s'imposant peu à peu comme le Maître des Lieux, exhibe avec désinvolture ses signes de réussite. Mark parviendra-t'il à "réussir sa vie", lui aussi ? En tout cas, il y travaille... J'ai bien aimé la mélancolie qui se dégage de ce roman, la nostalgie d'une époque, pas si lointaine, où l'argent n'influençait pas à ce point la vie des gens, où les rapports humains étaient plus simples. Désormais, tout n'est que conflits, rébellions, difficultés administratives et financières, affaires d'apparences... Comment vivre dans une société où les valeurs se réduisent à celle du dollar ? C'est tout cela que Mark et les autres personnages doivent affronter, page après page, et c'est un peu déprimant -ça l'est d'autant plus que le constat est semblable de ce côté-ci de l'Atlantique. Néanmoins, le style de Jonathan Dee est agréable à lire, et la finesse de son analyse rend son roman pertinent et touchant. de quoi passer un bon moment littéraire.
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  • som Posté le 4 Juin 2019
    Le fracas des deux tours jumelles du World trade center le 11 septembre 2001 a provoqué une sorte d’exode rural des milliardaires newyorkais, cherchant dans la campagne avoisinante un havre de sécurité pour leurs familles. Howland figure parmi ces villes refuges. Les « gens de la ville » vont-ils s’y intégrer ou a contrario y semer le désordre, voir tenter d’en prendre le contrôle ? Ce phénomène réel est traité sous la forme d’une chronique chorale d’où émergent les voix d’Hadi, l’homme d’affaire, et celle de Mark, un entrepreneur en pleine panade. Entre autoritarisme, crise économique et désarrois moral, Jonathan Dee dresse un portrait contrasté des Etats-Unis. Pour intéressant que soit le propos, le style mécanique alourdit et ralentit péniblement le rythme de l’histoire.
  • MAPATOU Posté le 22 Février 2019
    Le portrait d’une société américaine déboussolée, désenchantée : « Ceux-d’ici ». New York. 11 Septembre 2001. Mark Firth est venu ce jour là depuis sa petite ville d’Howland, Massachussets, dans la Grosse Pomme. Il doit y rencontrer un avocat spécialisé dans le recouvrement de fonds de placement détournés par un escroc. Il a en effet placé ses économies en toute confiance, appâté par les promesses d’enrichissement rapide. Maintenant ruiné, Mark a bien du mal faire tourner son entreprise en bâtiment. Suite aux attentats, un riche New Yorkais, Philipp Hadi, vient s’installer avec femme et enfants à Howland dans sa résidence secondaire afin d’être en sécurité. Il fera transformer par Mark Firth sa maison en un édifice truffé de caméras et autres gadgets de sécurité. A la grande surprise des habitants d’Howland, cet homme richissime sollicitera le poste de Premier Elu (maire chez nous). Son argument de campagne sera qu’il prendra à sa charge tous les frais de gestion de la commune sur sa fortune personnelle baissant ainsi les impôts. S’ils sont ravis au début, les habitants ne tardent pas à s’apercevoir que ce nouveau maire leur impose des décisions qu’il a prises seul : pose de caméras de surveillance, interdiction de vente de tabac …... Le portrait d’une société américaine déboussolée, désenchantée : « Ceux-d’ici ». New York. 11 Septembre 2001. Mark Firth est venu ce jour là depuis sa petite ville d’Howland, Massachussets, dans la Grosse Pomme. Il doit y rencontrer un avocat spécialisé dans le recouvrement de fonds de placement détournés par un escroc. Il a en effet placé ses économies en toute confiance, appâté par les promesses d’enrichissement rapide. Maintenant ruiné, Mark a bien du mal faire tourner son entreprise en bâtiment. Suite aux attentats, un riche New Yorkais, Philipp Hadi, vient s’installer avec femme et enfants à Howland dans sa résidence secondaire afin d’être en sécurité. Il fera transformer par Mark Firth sa maison en un édifice truffé de caméras et autres gadgets de sécurité. A la grande surprise des habitants d’Howland, cet homme richissime sollicitera le poste de Premier Elu (maire chez nous). Son argument de campagne sera qu’il prendra à sa charge tous les frais de gestion de la commune sur sa fortune personnelle baissant ainsi les impôts. S’ils sont ravis au début, les habitants ne tardent pas à s’apercevoir que ce nouveau maire leur impose des décisions qu’il a prises seul : pose de caméras de surveillance, interdiction de vente de tabac … Par ailleurs, il vient au secours des commerçants et habitants empêtrés dans des difficultés financières sans contrepartie. Dans une Amérique post-attentats du 11 Septembre et touchée par l’éclatement de la bulle des subprimes, les habitants d’Howland sont bien déboussolés. Certains, comme Mark Firth tenteront de faire de l’argent à tout prix, d’autres laisseront libre-cours à leur mécontentement en déversant leur bile sur le Net. Ce qui m’a intéressée dans ce roman, ce sont les réactions des personnages confrontés à la réalité économique qui va révéler leur véritable personnalité. Jonathan Dee dépeint admirablement la société américaine actuelle qui m’a donné l’impression d’un bateau qui dérive sans véritable capitaine à la barre, chacun tentant de survivre comme il peut (quand il ne fait pas partie des élites bien sûr).
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  • sweetie Posté le 11 Septembre 2018
    Ceux d'ici (The locals) est un saisissant portrait de la société américaine post-11 septembre dont l'action se déroule dans une petite localité du Massachussets, envahie après la tragédie, par de nouveaux résidents provenant de New York City, désireux de fuir de présumés dangers terroristes. Jonathan Dee radiographie les comportements de ses concitoyens avec un sens du dialogue et de la mise en scène dignes d'un Jonathan Franzen. Le propos est parfois vitriolique mais il en ressort une analyse percutante des travers du capitalisme et de l'hégémonie américaine. Qu'est-ce qu'on glorifie le plus aux États-Unis? La puissance, l'argent, l'indépendance à tout prix, souvent au détriment de son voisin. Je donne quatre étoiles malgré une fin décevante, mais peut-être annonce-t-elle aussi une suite?
  • mimichri Posté le 15 Août 2018
    "Ceux d' ici" n'est pas un roman traditionnel. Il ne s'agit pas d'une histoire construite de façon classique, avec un début et une fin. Il ne s'agit pas d'un roman d'action. Il s'agit plutôt d'un portrait de la société américaine, décryptée en suivant une galerie de personnages, leurs faits et gestes, leurs reflexions, leurs réactions. Personnellement, je ne me suis pas du tout ennuyée, bien au contraire. C'est très réussi et je lirai d'autres romans de cet auteur.
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