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La Découverte
EAN : 9782707158420
Code sériel : 307
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 280
Format : 125 x 190 mm

Chantier interdit au public

Enquête parmi les travailleurs du bâtiment

Date de parution : 17/09/2009

Une immersion passionnante dans l'univers méconnu du bâtiment. L'implication physique de l'auteur dans son enquête permet une restitution fine des situations rencontrées. Prix "La ville à lire" 2009 décerné par France culture et Télérama.

Le secteur de la construction a souvent défrayé la chronique économique ou judiciaire, mais le quotidien des chantiers demeure obscur. C'est ce quotidien qu'explore ce livre. L'auteur, qui s'est immergé durant une année dans le monde du béton armé parisien, en tant qu'ouvrier, retrace ici l'itinéraire de son enquête. Au fil...

Le secteur de la construction a souvent défrayé la chronique économique ou judiciaire, mais le quotidien des chantiers demeure obscur. C'est ce quotidien qu'explore ce livre. L'auteur, qui s'est immergé durant une année dans le monde du béton armé parisien, en tant qu'ouvrier, retrace ici l'itinéraire de son enquête. Au fil des expériences et des rencontres, il expose les conditions d'emploi et de travail liées au recours croissant à la sous-traitance et à l'intérim : division des collectifs ouvriers, infériorisation et culpabilisation des sous-traitants et des intérimaires, pratiques illégales d'employeurs, contradictions pesant sur la sécurité au travail, recours massif à une main-d'œuvre étrangère fragilisée et parfois sans papiers, racisme et discriminations…
L'enquête ébranle au passage certaines idées reçues et témoigne également des résistances des travailleurs concernés. S'ils s'affrontent rarement à leurs employeurs, ils entretiennent en revanche une révolte souterraine qui peut menacer à l'occasion les constructions et contraindre les employeurs à mettre en œuvre des aménagements. L'implication physique de l'auteur dans son enquête permet une restitution fine des situations rencontrées et offre une immersion impressionnante dans cet univers méconnu du bâtiment.

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EAN : 9782707158420
Code sériel : 307
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 280
Format : 125 x 190 mm

Ils en parlent

« Le jeune chercheur au laboratoire Urmis (Unité de recherches Migrations et Société) s'est glissé trois ans - de 2001 à 2004 - dans la peau d'un intérimaire des chantiers de gros oeuvre parisien. D'abord manoeuvre puis ferrailleur, il relate un vécu âpre, une immersion parfois brutale avec un quotidien teinté de précarité, de discrimination, de cet humour raciste "assez plaisant pour être objet de rires et assez ambigu pour être porteur de sens". Les nombreux témoignages qui étayent l'analyse de l'auteur - ouvriers, chefs de chantier, conducteurs des travaux, commerciaux d'agence intérim, responsables des ressources humaines... - illustrent les contradictions de la profession: pénibilité du métier, pratiques illégales d'employeur, dispositions sécuritaires sacrifiées sur l'autel du rendement... S'il n'a pas la prétention de décrire le quotidien de tous les chantiers de France (nous sommes bien dans le "gros oeuvre parisien"), l'auteur, en se plaçant au bas de l'échelle sociale et au sommet de celle de la précarité, décrypte au fil des pages les mécanismes qui conduisent à l' "ethnicisation des tâches" (correspondance entre poste et origine ethnique) et souligne les dissonances entre travail intérimaire et sécurité. »
LE MONITEUR

« Comme si on y était ! Avec Chantier interdit au public, le lecteur plonge dans le parcours d'un ouvrier débutant dans le secteur du béton armé parisien, où la loi du marché est impitoyable. Mais si le livre est remarquable pour la peinture qu'il donne de cet univers, son objectif n'est pas de le représenter sur un mode réaliste. Il s'agit d'une enquête sociologique qui vise à mettre au jour les rapports de domination qui le structurent. »
POLITIS

« Après avoir passé un an comme ouvrier intérimaire, Nicolas Jounin, professeur et chercheur, met en évidence les résistances ténues, éparpillées, silencieuses et têtues, qui menacent, à l'occasion, les constructions elles-mêmes, et qui contraignent les employeurs à mettre en place des stratégies de compensation. Une immersion qui met à jour le jeu de l'oppression et de la résistance sur les chantiers. »
ENTREPRISE ET CARRIÈRES

« A présent maître de conférences à l'Université Paris 8, Nicolas Jounin a enquêté pour sa thèse de sociologie sur le gros oeuvre en France entre 2001 et 2004. À cette occasion, il a lui-même participé à des chantiers pendant neuf mois où il prenait des notes environ toutes les deux heures, d'où la précision des dialogues rapportés. Relations hiérarchiques pas toujours respectueuses, origines étrangères déterminant la fonction de chacun, discrimination, intérim... Il nous livre à présent le résultat de son expérience et l'histoire des ouvriers du secteur dans Chantier interdit au public, enquête parmi les travailleurs du bâtiment, où les protagonistes ont été anonymisés. »
BATIACTU

« Le secteur du bâtiment et des travaux publics manque de bras, les salaires y sont meilleurs qu'ailleurs, il offre des perspectives de carrières et l'ascenseur social fonctionne... si l'on en croit le discours officiel des dirigeants d'entreprises de BTP. Mais, derrière les palissades, la réalité des chantiers est tout autre. Nicolas Jounin, sociologue, s'y est fait embaucher, incognito, durant un an, d'abord, comme manoeuvre puis comme ferrailleur. Son enquête nous immerge dans cet univers très rude. »
LE MONDE

« Le secteur de la construction a souvent défrayé la chronique, mais derrière les éclats des réalisations grandioses, des affaires judiciaires, des faits divers tragiques, le quotidien du travail des chantiers demeure obscur. C'est ce quotidien qu'explore ce livre. L'auteur, qui s'est immergé durant une année dans le monde du béton armé parisien, en tant qu'ouvrier, retrace ici l'itinéraire de son enquête. Au fil des expériences et des rencontres, il expose les conditions d'emploi et de travail liées au recours croissant, à la sous-traitance et à l'intérim: division des collectifs ouvriers, infériorisation et culpabilisation des sous-traitants et des intérimaires, pratiques illégales d'employeurs, contradictions pesant sur la sécurité du travail, recours massif à une main d'oeuvre étrangère fragilisée et parfois sans-papiers, racisme et discriminations... L'enquête ébranle au passage certaines idées reçues: beaucoup de précaires ne sont pas instables; les sans-papiers ne travaillent pas forcément au noir: les règles de sécurité ne protègent pas toujours les ouvriers. »
VEI ACTUALITÉ

« Trois années de recherches (2001-2004), un an d'immersion dans le monde du béton armé, une cinquantaine d'entretiens avec syndicalistes (salariés et patronat), institutionnels, cadres des ressources humaines et de chantiers, responsables d'entreprises, commerciaux d'intérim et ouvriers... Autant d'éléments nécessaires à la réalisation d'une analyse fine et honnête des conditions d'emploi et de travail d'un ouvrier intérimaire. Cette enquête apporte un éclairage nouveau au lourd dossier de la précarité. »
LE JOURNAL DU CNRS

« L'oeil avisé du chercheur, son expérience originale menée dans la durée offrira au sociologue du travail une réflexion stimulante: le chantier est désormais ouvert au public. »
ALTERNATIVES ÉCONOMIQUES

« Une enquête sur les travailleurs du BTP ? On imagine: la pénibilité, la précarité, les accidents du travail... Pourtant il faut lire cette passionnante enquête que le sociologue Nicolas Jounin a tirée de deux ans et demi d'observation sur les chantiers. elle est incroyable, notamment quand elle traite de l'ethnicisation des tâches: les "Portugais" et les "Français" donnent des ordres, les "Mamadous" et les "Maliens" - même si ils sont Congolais - obéissent, les "Mohammed" sont ferrailleurs... Tout le système est soutenu par une assignation raciale permanente, en général sous forme de blagues racistes. Cette plongée nous fait aussi découvrir que beaucoup d'ouvriers opposent une "résistance sourde, dispersée, sans revendication explicite" aux cadences infernales. Comme le résume l'un deux, "un ouvrier du bâtiment qui vit après 65 ans, c'est qu'il a été feignant. »
TERRA ECO

PRESSE
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