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EAN : 9782264075017
Code sériel : 5547
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 192
Format : 108 x 177 mm
Nouveauté

Clair-Obscur

Céline Leroy (Traducteur)
Date de parution : 07/10/2021
Dans la lignée de Sale temps pour les braves, un roman noir puissant et bouleversant d’humanité. 
Lorsque Irwin Semple sort de l’asile psychiatrique de Cannon après dix-huit ans d’internement, il a trente-cinq ans, doit refaire – ou plutôt commencer – sa vie, la tête pleine de souvenirs adolescents encore à vif. À force de persévérance, il parvient vaille que vaille à se réinsérer, jusqu’au jour où... Lorsque Irwin Semple sort de l’asile psychiatrique de Cannon après dix-huit ans d’internement, il a trente-cinq ans, doit refaire – ou plutôt commencer – sa vie, la tête pleine de souvenirs adolescents encore à vif. À force de persévérance, il parvient vaille que vaille à se réinsérer, jusqu’au jour où il croise Harold Hunt, ancien leader d’un clan qu’il rêvait d’intégrer au lycée. Irrémédiablement associée au tragique événement qui a conduit à son internement, la vision de Harold déclenche un nouveau choc chez Semple. Partagé entre son éternel besoin de reconnaissance et un certain désir de vengeance, va-t-il parvenir à passer outre et aller de l’avant ?
Dans ce deuxième roman, composé juste après Sale temps pour les braves, Don Carpenter explore avec puissance et empathie les existences de ces âmes perdues, leurs fêlures, leurs doutes et leurs espoirs, profondément humains.

PRESSE :

« Clair obscur permet de mieux envisager la richesse d’une oeuvre multiple et diverse qui est encore en grande partie à découvrir chez nous. » Le Figaro
« Entre John Fante et William Faulkner, un roman puissant qui plonge au plus profond des fêlures humaines. » Focus Vif
« Un roman aussi sombre que bouleversant d’humanité. » La Libre Belgique
« Clair Obscur est un roman social complexe, bouleversant dans son dépouillement même. » Le Temps

Traduit de l'anglais par Céline Leroy
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EAN : 9782264075017
Code sériel : 5547
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 192
Format : 108 x 177 mm

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • NicolasElie Posté le 4 Août 2021
    Si t’es comme moi, à part les quelques grosses présentes sur la place parisienne depuis des lustres, tu connais pas la plupart des dix et quelque mille maisons d’édition en France. Pourtant, parfois, certaines avec un nom bizarre ou qui sonne bien, je pense à « La fosse aux ours », qui avait, il y a des années, édité en français « Mon grain de sable « de Luciano Bolis, ou aux Éditions Gallmeister, qui font un boulot de dingue avec les auteurs américains, ou à La Manufacture de livres, bien sûr… Quelques autres, mais je vais pas toutes te les écrire, ça va faire mec qui s’l’étale. Donc, Cambourakis. Éditer un roman sorti en 1967, et jamais traduit chez nous, ça tient du pari. Avant celui-ci, « Sale temps pour les braves » et « Un dernier verre au bar sans nom ». Il a été dit de Don Carpenter qu’il était le chaînon manquant entre John Fante et Richard Price. Tu connais mon amour indéfectible pour John Fante, alors tu comprends bien que je pouvais pas passer à côté.… Je suis tombé sur « Clair obscur ». En fait, je suis tombé dans « Clair obscur ». Je te fais grâce de la biographie de Don Carpenter.... Si t’es comme moi, à part les quelques grosses présentes sur la place parisienne depuis des lustres, tu connais pas la plupart des dix et quelque mille maisons d’édition en France. Pourtant, parfois, certaines avec un nom bizarre ou qui sonne bien, je pense à « La fosse aux ours », qui avait, il y a des années, édité en français « Mon grain de sable « de Luciano Bolis, ou aux Éditions Gallmeister, qui font un boulot de dingue avec les auteurs américains, ou à La Manufacture de livres, bien sûr… Quelques autres, mais je vais pas toutes te les écrire, ça va faire mec qui s’l’étale. Donc, Cambourakis. Éditer un roman sorti en 1967, et jamais traduit chez nous, ça tient du pari. Avant celui-ci, « Sale temps pour les braves » et « Un dernier verre au bar sans nom ». Il a été dit de Don Carpenter qu’il était le chaînon manquant entre John Fante et Richard Price. Tu connais mon amour indéfectible pour John Fante, alors tu comprends bien que je pouvais pas passer à côté.… Je suis tombé sur « Clair obscur ». En fait, je suis tombé dans « Clair obscur ». Je te fais grâce de la biographie de Don Carpenter. Tu vas la trouver facilement sur l’ouaibe. Il s’agit ici de son deuxième roman. C’est l’histoire de Semple. Semple, qui te lâchera plus jamais quand tu refermeras le bouquin. À chaque fois que tu vas croiser un type un peu bizarre, un peu répugnant, un peu acnéique, tu verras Semple. Il a passé dix-huit années dans un hôpital psychiatrique. Les hôpitaux, à cette époque-là, c’est un peu comme maintenant, ils manquent de place. Pas pour les mêmes raisons. Semple, donc, on le relâche. Comme on sait plus tellement quoi en faire, on est tout à fait sûr qu’il va se réinsérer dans la société. Une première partie toute en douceur, qui s’appelle « dehors ». Quand je dis toute en douceur, je déconne. Semple a été un adolescent qui a grandi au milieu d’une « famille » d’alcooliques. J’ai mis des guillemets à « famille ». Il est le mec sur qui on cogne, au lycée. Le souffre-douleur. Il est humilié, insulté, mais il s’en tape. Il existe à travers les coups qu’il reçoit. Quelques autres personnages, rendus vivant par Don Carpenter, puis oubliés quelques lignes plus loin. Dehors, parce que Semple est dehors jusqu’au moment où une petite nana va l’envoyer à l’asile. Dehors parce que parfois, l’enfermement, il n’est pas au cœur des murs, mais il est à l’intérieur de la tête. Puis « Dedans ». L’enfermement de cette femme que Semple va guetter tous les soirs. Cette femme qui a épousé le type qui le brutalisait quand il était môme. Cette femme, dont il sait qu’elle pourrait l’aimer si elle le rencontrait. Elle est triste. Tellement triste. Mariée à un type brutal qui l’enferme chez elle. Une lutte permanente entre le dedans et le dehors, entre l’ombre et la lumière, entre le clair et l’obscur. La suite : https://leslivresdelie.net/clair-obscur-don-carpenter/
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  • SBys Posté le 24 Février 2021
    À chaque fois que j'ouvre un livre de Don Carpenter, j'espère retrouver l'intensité de Sale temps pour les braves, un roman que j'avais dévoré et adoré. Le début de Clair-obscur me laissait même espérer le meilleur... Ce n'est pas que ce 2e roman écris par Carpenter soit mauvais, au contraire, il est très bon, mais il est loin de concurrencer Sale temps... Je dirais même qu'aucun autre ne s'en approche. Avec Clair-obscur nous nous retrouvons dans le même univers que La promo 49, des adolescents, quelque peu abandonnés-laissés à eux mêmes, qui terminent le High School et se trouvent désemparés. Comme dans la Promo 49, Clair-obscur est composé à travers plusieurs points de vue, passant qu'un étudiant à l'autre, recomposant ainsi par petites touches le récit d'un petit groupe d'étudiants durant ces quelques années à l'école, avec aussi, le passage souvent compliqué à la vie adulte: amenant son lot de déceptions. Dans ce roman,le récit se construit principalement autour de Semple et d'Harold, jeune et moins jeune. Nous attrapons Semple, qui sort tout juste de 18 ans à l'asile psychiatrique, pour recommencer la vie, là où il l'avait laissée. C'est par petites touches, que l'on comprend ce qui l'a... À chaque fois que j'ouvre un livre de Don Carpenter, j'espère retrouver l'intensité de Sale temps pour les braves, un roman que j'avais dévoré et adoré. Le début de Clair-obscur me laissait même espérer le meilleur... Ce n'est pas que ce 2e roman écris par Carpenter soit mauvais, au contraire, il est très bon, mais il est loin de concurrencer Sale temps... Je dirais même qu'aucun autre ne s'en approche. Avec Clair-obscur nous nous retrouvons dans le même univers que La promo 49, des adolescents, quelque peu abandonnés-laissés à eux mêmes, qui terminent le High School et se trouvent désemparés. Comme dans la Promo 49, Clair-obscur est composé à travers plusieurs points de vue, passant qu'un étudiant à l'autre, recomposant ainsi par petites touches le récit d'un petit groupe d'étudiants durant ces quelques années à l'école, avec aussi, le passage souvent compliqué à la vie adulte: amenant son lot de déceptions. Dans ce roman,le récit se construit principalement autour de Semple et d'Harold, jeune et moins jeune. Nous attrapons Semple, qui sort tout juste de 18 ans à l'asile psychiatrique, pour recommencer la vie, là où il l'avait laissée. C'est par petites touches, que l'on comprend ce qui l'a amené là et, sans rien dévoiler, on se doute assez vite qu'Harold, le dur de l'école, à quelque chose à voir là-dedans, à l'époque, comme à sa sortie... Malgré tout le bien que je peux penser de Carpenter, grand ami de Brautigan, je suis toujours étonné de ce décalage entre Sale temps et le reste de son œuvre...à vrai dire, La promo 49, les deux comédiens, un dernier verre et maintenant Clair-obscur, composent une œuvre cohérente, avec un même souffle, une douceur, mais toujours en-deçà de Sale temps...son premier roman. Carpenter se serait-il brûlé les ailes ? Comme si écrire un pareil chef-d’œuvre l'avait vidé... que pouvait-il faire après ? Un chef-d’œuvre s'est bien assez... Il n'a certainement pas de mal à en relire seulement un.
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  • moussk12 Posté le 17 Juin 2020
    La 4ème de couverture m'avait attirée. Ne sachant trop quoi dire, j'en reprends ici le résumé (bien consciente que je ne fais pas ici une "critique") : Irwin Semple sorte de l'asile psychiatrique après 18 ans d'internement. Il a 35 ans et doit commencer sa vie; à force de persévérance, il parvient à se réinsérer jusqu'au jour où il croise Harold Hunt, ancien leader d'un clan qu'il rêvait d'intégrer au lycée. Associé à l'événement qui l'a conduit à son internement, la vision de Harold provoque un nouveau choc chez Semple. Partagé entre son besoin de reconnaissance et un certain désir de vengeance, parviendra-t-il à passer outre et aller de l'avant ? Je crois bien être passée à côté de ce roman pourtant très bien écrit. J'en attendais plus, mais je l'ai oublié quinze jours plus tard. Peut-être est-ce d'avoir lu récemment d'autres auteurs qui m'ont enchanté. Petite déception donc.
  • Antoine_Libraire Posté le 18 Juin 2019
    Un court roman, âpre et noir. Un anti-héros, aussi attachant qu’inquiétant. Irwin Semple sort de l’asile où il a passé plus de la moitié de sa voie. Il à 35 ans. Adolescent, entre grognements et excès de fureur, physique à faire peur et volonté farouche de s’intégrer malgré tout dans une bande de garçons, il a subit toutes les brimades et tous les mauvais traitements que les autres lui infligeaient. À Commencer par Harold Hunt, beau gosse du coin, caïd de pacotille, brute épaisse et âme monstrueuse. Irwin était l’idiot du village, sur qui chacun passait ses nerfs, ses grands-parents compris. Sa mère alcoolique, elle, n’avait même pas le temps pour ça. Alternant épisodes de l’adolescence, et lente et laborieuse réinsertion dans la vie d’adulte, le livre nous dévoile peu à peu l’enfer que fut cette jeunesse, entre ennui et brutalité, jusqu’à l’épisode qui conduisit à l’enfermement. Le surgissement du passé dans cette nouvelle vie qu’il essaie de se construire, bouleversera le quotidien, morne mais apaisant, d’Irwin. Navigant entre obsessions adolescentes et possibilité de rédemption, déterminisme social et cruauté du monde, le livre de Don Carpenter est brutal et crue. Sans fioriture, dans un texte court et incisif, il décrit la noirceur des âmes, la... Un court roman, âpre et noir. Un anti-héros, aussi attachant qu’inquiétant. Irwin Semple sort de l’asile où il a passé plus de la moitié de sa voie. Il à 35 ans. Adolescent, entre grognements et excès de fureur, physique à faire peur et volonté farouche de s’intégrer malgré tout dans une bande de garçons, il a subit toutes les brimades et tous les mauvais traitements que les autres lui infligeaient. À Commencer par Harold Hunt, beau gosse du coin, caïd de pacotille, brute épaisse et âme monstrueuse. Irwin était l’idiot du village, sur qui chacun passait ses nerfs, ses grands-parents compris. Sa mère alcoolique, elle, n’avait même pas le temps pour ça. Alternant épisodes de l’adolescence, et lente et laborieuse réinsertion dans la vie d’adulte, le livre nous dévoile peu à peu l’enfer que fut cette jeunesse, entre ennui et brutalité, jusqu’à l’épisode qui conduisit à l’enfermement. Le surgissement du passé dans cette nouvelle vie qu’il essaie de se construire, bouleversera le quotidien, morne mais apaisant, d’Irwin. Navigant entre obsessions adolescentes et possibilité de rédemption, déterminisme social et cruauté du monde, le livre de Don Carpenter est brutal et crue. Sans fioriture, dans un texte court et incisif, il décrit la noirceur des âmes, la difficulté d’exister hors des normes, la fureur des sentiments et une certaine idée de la vengeance. Si la lumière déchire parfois l’ombre qui l’enveloppe, c’est dans le clair obscur que doit cheminer Irwin. En trébuchant parfois. Saisissant !
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  • liberliber Posté le 6 Mai 2019
    Après dix-huit ans passés dans un établissement psychiatrique, Irwin Semple retrouve la liberté. A trente-cinq ans, il a vécu plus de la moitié de son existence enfermé pour un acte dont on connaîtra la teneur un peu plus loin. Le personnel a été impuissant à soigner cet homme dont on ne sait de quelle maladie il souffre. Agité de tremblements, d'une laideur repoussante, incapable d'aligner trois mots cohérents, Irwin doit à sa sortie affronter un monde toujours aussi impitoyable que celui qu'il avait quitté près de vingt ans plus tôt. Considéré comme un idiot du village par ses « camarades » et maltraité par une famille où l'inceste et l'alcoolisme font office de vertus, il est difficile à cerner et c'est ce qui fait l'intérêt de ce personnage façonné par Don Carpenter. Un brin naïf, philosophant sur la beauté de la nature et le sens de la vie, lucide sur son physique repoussant et son élocution approximative, Semple est une victime toute désignée par les garçons « normaux », à savoir beaux parleurs, sportifs, tombeurs de filles... Tout ce qu'il n'est pas. Alors qu'il tente de se réinsérer après sa sortie de l'asile dans un travail répétitif digne des « Temps modernes », il croise le cruel Harold Hunt,... Après dix-huit ans passés dans un établissement psychiatrique, Irwin Semple retrouve la liberté. A trente-cinq ans, il a vécu plus de la moitié de son existence enfermé pour un acte dont on connaîtra la teneur un peu plus loin. Le personnel a été impuissant à soigner cet homme dont on ne sait de quelle maladie il souffre. Agité de tremblements, d'une laideur repoussante, incapable d'aligner trois mots cohérents, Irwin doit à sa sortie affronter un monde toujours aussi impitoyable que celui qu'il avait quitté près de vingt ans plus tôt. Considéré comme un idiot du village par ses « camarades » et maltraité par une famille où l'inceste et l'alcoolisme font office de vertus, il est difficile à cerner et c'est ce qui fait l'intérêt de ce personnage façonné par Don Carpenter. Un brin naïf, philosophant sur la beauté de la nature et le sens de la vie, lucide sur son physique repoussant et son élocution approximative, Semple est une victime toute désignée par les garçons « normaux », à savoir beaux parleurs, sportifs, tombeurs de filles... Tout ce qu'il n'est pas. Alors qu'il tente de se réinsérer après sa sortie de l'asile dans un travail répétitif digne des « Temps modernes », il croise le cruel Harold Hunt, chef d'une bande d'abrutis par qui tout est arrivé. Maniant le procédé classique des allers et retours entre le présent et le passé, l'auteur de « Sale temps pour les braves », a construit un bref récit puissant et d'une profonde tristesse sur un garçon trop différent pour trouver sa place dans une société implacable qui laisse sur le côté de la route marginaux et autres inadaptés. La « maudite engeance », comme sa « mère-grand-mère » l'appelle, est, malgré les apparences, loin d'être un imbécile. Il est juste un être sensible et pur auquel le lecteur, quel que soit le crime qu'il a commis, ne pourra que s'attacher. « Clair-obscur » est un texte magnifique qui décrit avec une grande justesse la crasse, la misère, les travers de l'humanité et, surtout, les affres d'un garçon mal-aimé, seul et incompris. Sauf par un assistant social psychologue qui perçoit l'intelligence sous la façade peu avenante et par la tendre Rosemary, « une petite amie qu'il n'avait pourtant même pas cherchée ni désirée ». Enfin une lueur d'espoir ! EXTRAITS - Il était devenu expert en beauté de la nature, pensant, puisqu'il avait l'opportunité de le faire, que chaque être humain avait ses défauts comme lui avait les siens, et que la beauté est ce qu'un homme n'a pas fabriqué ni touché. - Sa vraie mère, assise à sa gauche et qui buvait du whiskey dans un verre à confiture, était censée être sa sœur, de quinze ans plus âgée, une femme de trente-deux ans à la peau brune et au regard maussade dont les seins étaient à moitié visibles sous une blouse blanche de paysanne, froissée autour du corsage, auréolée au niveau des aisselles, le tissu détendu par la chaleur sèche de la pièce. - A d'autres moments, il se demandait s'il n'y avait pas un humain sous la coquille de tous les attardés et de tous ceux qui bossaient en usine, qui étaient tenus au secret par leur imbécillité ou l'imbécillité de la société qui les avait créés, qui avait besoin d'eux et les utilisait, puis les laissait mourir une fois qu'ils s'étaient reproduits. - De parasite pénible à l'école il avait été réduit au rôle d'idiot du village.
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Lisez inspiré avec 10/18 !
Voyagez hors des sentiers battus, loin d'une littérature conventionnelle et attendue…