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Pocket
EAN : 9782266266581
Code sériel : 16628
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 208
Format : 108 x 177 mm

Courir après les ombres

Date de parution : 01/09/2016
Djibouti, dans la désolation sublime d’un bord de mer Rouge.
Au fond de l’épave oubliée d’un navire, à l’entrée du port, il y aurait une valise contenant, peut-être, les écrits jamais écrits d’Arthur Rimbaud. C’est la nouvelle quête de Paul Deville, maillon rétif de la tactique impérialiste de son employeur, la...
Djibouti, dans la désolation sublime d’un bord de mer Rouge.
Au fond de l’épave oubliée d’un navire, à l’entrée du port, il y aurait une valise contenant, peut-être, les écrits jamais écrits d’Arthur Rimbaud. C’est la nouvelle quête de Paul Deville, maillon rétif de la tactique impérialiste de son employeur, la Shanghai Petroleum, qui enracine les intérêts de la Chine en Afrique.
Mais Paul n’a qu’un seul but : saisir ce que les écrivains laissent derrière eux, poursuivre ce que les livres disent ou suggèrent dans une chasse au trésor qui n’existe pas, entre littérature et abstraction, pour lutter contre l’obscénité des décideurs et les ravages de la mondialisation. Envers et contre tout, la raison surtout.

« Le style de l’auteur, mélange puissant de simplicité et de mots précieux, fait mouche. » Causette

« Sigolène Vinson dépeint le bateau ivre de la mondialisation. » Le Point
 
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EAN : 9782266266581
Code sériel : 16628
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 208
Format : 108 x 177 mm
Pocket

Ils en parlent

« Non seulement ce blues quasi durassien emporte sur les traces d'envoûtants fantômes, mais il conte avec une effroyable simplicité les mécanismes qui broient l'Afrique. On en sort épuisé et fasciné à la fois, émerveillé par les chemins parcourus avec Deville et terrifié par ce que celui-ci met en marche... Un livre de contemplation, qui apprend magnifiquement qu'il faut savoir renoncer. Parfois. » Télérama
« Sigolène Vinson dépeint le bateau ivre de la mondialisation. D'escale en escale, de port en port dans le golfe d'Aden ou la mer d'Oman, le lecteur y trouvera ainsi confirmation que les marchands ont bien eu la peau des poètes. » Le Point
« Sigolène Vinson fait vivre une galerie de personnages forts, qui cherchent dans le vaste monde leurs propres illuminations. » Metronews
« Le style de l'auteur, mélange puissant de simplicité et de mots précieux, fait mouche. » Causette
« Un livre dur et lumineux, essai économique percutant, fiction au romantisme poignant. » Adrien Boudet - Le Midi Libre
« C'est poétique, déchiré et sensible, à l'image de l'auteur. » Charlie Hebdo
« Ce roman, c'est la lutte de la poésie contre le réel » Caroline Doudet - leschroniquesculturelles.com
« Le roman est nerveux, le style superbe. » Livres Hebdo

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • zazy Posté le 28 Février 2017
    Paul Delville, dont le père, brillant professeur d’économie, sombre peu à peu dans la folie, a tout quitté pour travailler pour les chinois. Il négocie l’implantation de bases navales pour sécuriser le trafic maritime chinois. « Paul travaille pour une compagnie chinoise, la Shangai Petroleum, Chemical and Mineral Corporation, et participe à l’élaboration du collier de perles. Un collier qui n’est pas un bijou. Encore moins une ode ou un poème. Ce sont les Américains qui ont donné ce nom à la tactique impérialiste : chaque nouvelle base navale arrachée par la République populaire est une perle à ajouter au collier. » C’est la version et la mission officielle de celui dont la conclusion de la thèse est « La valeur du travail est à la mesure générale des valeurs ». Paul est un trader cynique qui promène son utopie de foutre en l’air l’économie mondiale par son action avec la Chine. « Les puissances occidentales n’ont plus les moyens de répondre ni à vos prix ni à vos exigences. La Chine, si. » « Au Mali, par son intermédiaire, la Chine est devenue propriétaire d’une mine de phosphate, troquée contre la réalisation d’une ligne ferroviaire entre les localités de Taoudenni... Paul Delville, dont le père, brillant professeur d’économie, sombre peu à peu dans la folie, a tout quitté pour travailler pour les chinois. Il négocie l’implantation de bases navales pour sécuriser le trafic maritime chinois. « Paul travaille pour une compagnie chinoise, la Shangai Petroleum, Chemical and Mineral Corporation, et participe à l’élaboration du collier de perles. Un collier qui n’est pas un bijou. Encore moins une ode ou un poème. Ce sont les Américains qui ont donné ce nom à la tactique impérialiste : chaque nouvelle base navale arrachée par la République populaire est une perle à ajouter au collier. » C’est la version et la mission officielle de celui dont la conclusion de la thèse est « La valeur du travail est à la mesure générale des valeurs ». Paul est un trader cynique qui promène son utopie de foutre en l’air l’économie mondiale par son action avec la Chine. « Les puissances occidentales n’ont plus les moyens de répondre ni à vos prix ni à vos exigences. La Chine, si. » « Au Mali, par son intermédiaire, la Chine est devenue propriétaire d’une mine de phosphate, troquée contre la réalisation d’une ligne ferroviaire entre les localités de Taoudenni et Tassalit ? Il n’est pas dit que le minerai extrait de la terre malienne ne participe pas à l’élaboration du polonium chinois. » Il est présentement à Djibouti pour sonder le lac Assal et sa possible richesse en lithium. Mais, il a une autre quête, son obsession de Rimbaud et trouver les derniers écrits jamais publier de l’auteur. « Il est libre de se livrer à des discours mercantiles et guerriers et passer le plus clair de son temps à vivre en poète, à courir après l’ombre de l’homme de talent, à guetter les livres jamais écrits. » La Chine à même l’outrecuidance d’enfouir ses déchets nucléaires dans l’Océan, sans aucun état d’âme « Pour les jeter à l’eau à l’approche des côtes somaliennes, c’est le nouveau programme nucléaire chinois, emprunté à celui de l’Italie. » et fait mourir à petits feux les Somaliens. Est-ce la goutte d’eau qui réveille Paul, Paul qui se cogne aux parois de verre, se cogne à la vie ? Le livre est bâti autour de contradictions. Paul, son commerce cynique pour la Chine et sa quête donquichottesque des écrits non publiés de Rimbaud. Paul qui choisit d’être apatride et le neveu d’Harg qui fuit la misère de son pays. L’hypocrisie, pardon, le pragmatisme, des Chinois qui paient des cacahuètes l’installation de leur collier de perles face à la misère de ce peuple. La française qui a des envies de mort et Mariam qui pêche, face aux cargos-usines, pour survivre. « Elle remarque enfin les yeux de la française, la cicatrice dedans. Pas le reflet d’une vie de misère… quelque chose de plus sordide, à la limite de l’obscénité dans un monde qui crève la dalle : la douleur d’être. Mariam trouve ça franchement immonde. » La française a le mal de vivre, alors que Mariam à du mal à survivre. J’ai aimé la fierté de Mariam et de Harg, leur amour pour Djibouti, l’amour de la Corne de l’Afrique que Sigolène porte en elle. Si le caillou est une envolée poétique, Courir après les ombres, même si il y a la quête des derniers poèmes de Rimbaud a les pieds dans la boue de la mondialisation. Cette balade a des airs de ballades mélancoliques sur fond de misère, de désespoir, de mort
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  • motspourmots Posté le 28 Septembre 2016
    Parfois, un bon roman vaut mieux que tous les longs discours. Courir après les ombres est de ceux qui ouvrent les yeux, n'hésitent pas à violenter un peu leurs lecteurs... car il faut bien ça pour donner à réfléchir sur l'état de notre vaste monde. On pourrait le classer dans la famille des essentiels nécessaires, aux côtés de celui de Pascal Manoukian, Les échoués par exemple. La mondialisation, l'exploitation de certaines catégories par d'autres, les ravages de la société de consommation ce sont souvent des mots, parfois quelques images mais sans plus. On discute, on condamne et puis on retourne tranquillement à ses occupations. Courir après les ombres a le mérite de mettre en scène ces concepts lointains de façon très concrète en s'appuyant sur des héros particulièrement attachants pris dans le tourbillon d'un monde violent et hypocrite. Il y a d'abord le décor. L'Afrique, Djibouti, la mer Rouge et puis plus loin le golfe d'Aden, et la route vers l'Asie. Décor paradisiaque, ilots de pauvreté, mainmise des grandes puissances sur les matières premières, enjeux d'influence. Paul Deville est un professeur d'économie reconverti dans les affaires pour le compte de la Shanghai Petroleum, chargé de négocier l'implantation de la Chine en Afrique.... Parfois, un bon roman vaut mieux que tous les longs discours. Courir après les ombres est de ceux qui ouvrent les yeux, n'hésitent pas à violenter un peu leurs lecteurs... car il faut bien ça pour donner à réfléchir sur l'état de notre vaste monde. On pourrait le classer dans la famille des essentiels nécessaires, aux côtés de celui de Pascal Manoukian, Les échoués par exemple. La mondialisation, l'exploitation de certaines catégories par d'autres, les ravages de la société de consommation ce sont souvent des mots, parfois quelques images mais sans plus. On discute, on condamne et puis on retourne tranquillement à ses occupations. Courir après les ombres a le mérite de mettre en scène ces concepts lointains de façon très concrète en s'appuyant sur des héros particulièrement attachants pris dans le tourbillon d'un monde violent et hypocrite. Il y a d'abord le décor. L'Afrique, Djibouti, la mer Rouge et puis plus loin le golfe d'Aden, et la route vers l'Asie. Décor paradisiaque, ilots de pauvreté, mainmise des grandes puissances sur les matières premières, enjeux d'influence. Paul Deville est un professeur d'économie reconverti dans les affaires pour le compte de la Shanghai Petroleum, chargé de négocier l'implantation de la Chine en Afrique. Un homme aux motivations complexes, un homme qui oscille constamment entre quête d'un monde enfoui et fuite en avant. Un homme qui s'accroche à des rêves, inscrit ses pas dans ceux des écrivains et explorateurs qui ont avant lui arpenté ce pays pour mieux oublier les intérêts qu'il sert, tout en se persuadant qu'il a le pouvoir de renverser le jeu. "L'important était d'avoir saisi ce que les écrivains laissent derrière eux." Peut-être. Sauf que la réalité est tout autre. A travers les visages de Mariam la jeune pêcheuse à l'activité menacée par les cargos usines, de Cush le migrant rescapé de la traversée vers le Yemen ou de Louise qui traîne son mal de vivre sur un cargo qui la ramène vers Le Havre, c'est la crudité du monde qui défile. Ici, les destins se jouent sur des coups de dés pipés. Ici, comme partout ailleurs, les hommes et les femmes sont les victimes de décisions qui les dépassent et les gomment. Impossible d'ignorer en refermant ce livre, à quel point chacun d'entre nous est minuscule face aux forces puissantes qui s'exercent. A quel point nous n'avons plus, chaque jour qu'à faire de notre mieux. Et surtout à continuer à rêver, malgré tout. Ce livre est un vrai bonheur de lecture. Grâce à la sensibilité de l'auteure qui parvient à faire émerger du chaos des figures magnifiques, et qui ne renonce jamais, malgré un propos sans fards à croire au pouvoir de l'imaginaire. Il dégage une petite musique mélancolique, tristement belle, qui ne vous lâche plus pendant un bon moment. Essentiel vous dis-je.
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  • stellaccile Posté le 19 Juin 2016
    Sur les traces des poèmes d'Arthur Rimbaud, jamais écrits, Paul Delville, "fils des Océans" poursuit sa quête d'absolue, sillone la Corne d'Afrique à la mer d'Oman. Apatride, il négocie l'implantation d'usines pour le compte du gouvernement chinois en exploitant les ressources naturelles de l'Afrique, ainsi croit-il se venger de la colonisation occidentale. Symbole du "collier de perle", il va au fil de ses rencontres se perdre, égrainant à chaque voyage une peu plus de son humanité abdiquée. Un roman bouleversant de poésie, pamphlet rédhibitoire de nos civilisations en proie au chaos du capitalisme sans foi ni loi, au plus grand culte sacrificiel de nos frères humains.
  • xst Posté le 19 Juin 2016
    Depuis des années la Chine installe des bases navales le long des routes commerciales que ses porte-conteneurs empruntent et ce, afin de garantir leur sécurité. En échange du droit de s'installer, elle construit des route, des hôpitaux, des écoles, mais surtout signe des contrats à son avantage pour exploiter les ressources du pays hôte. Ces bases constituent ce qu'on appelle le collier de perles. Paul Deville, économiste désabusé qui s'est donné pour but de déstabiliser l'économie capitaliste occidentale, est chargé par une multinationale chinoise de négocier les ressources du détroit de Bab-el-Mandeb au golfe d'Aden. Il va ainsi de port en port constater les ravages de la mondialisation, de la perte des identités culturelles aux décharges sauvages de produits toxiques (nucléaires) dans les eaux territoriales des pays d'accueil. Instrument conscient de ce carnage, tiraillé, en quête d'identité, il se crée une chimère et cherche à retrouver les "écrits jamais écrits" du poète Arthur Rimbaud. Excellent livre. Ségolène Vinson a vécu à Djibouti et cela se sent tant les descriptions des paysages sont d'une beauté époustouflante comme le sont ceux de la Corse qu'elle a décrit dans son premier roman: Le caillou. Les personnages qu'elle met en scène ont tous une... Depuis des années la Chine installe des bases navales le long des routes commerciales que ses porte-conteneurs empruntent et ce, afin de garantir leur sécurité. En échange du droit de s'installer, elle construit des route, des hôpitaux, des écoles, mais surtout signe des contrats à son avantage pour exploiter les ressources du pays hôte. Ces bases constituent ce qu'on appelle le collier de perles. Paul Deville, économiste désabusé qui s'est donné pour but de déstabiliser l'économie capitaliste occidentale, est chargé par une multinationale chinoise de négocier les ressources du détroit de Bab-el-Mandeb au golfe d'Aden. Il va ainsi de port en port constater les ravages de la mondialisation, de la perte des identités culturelles aux décharges sauvages de produits toxiques (nucléaires) dans les eaux territoriales des pays d'accueil. Instrument conscient de ce carnage, tiraillé, en quête d'identité, il se crée une chimère et cherche à retrouver les "écrits jamais écrits" du poète Arthur Rimbaud. Excellent livre. Ségolène Vinson a vécu à Djibouti et cela se sent tant les descriptions des paysages sont d'une beauté époustouflante comme le sont ceux de la Corse qu'elle a décrit dans son premier roman: Le caillou. Les personnages qu'elle met en scène ont tous une faille que rien ne semble pouvoir colmater. Certains arriveront à survivre à leur destin, d'autres connaîtront une fin violente qui mettra fin à leurs angoisses. Lesquels auront été les plus chanceux? Je ne saurais le dire ...
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  • Horaive Posté le 19 Avril 2016
    Roman au style envoûtant. Une fois les premières phrases lues, j’ai eu du mal à m’en décroché. Le style est admirable. Le sujet et original. L’auteur suit Paul, un jeune français qui a pris en grippe la France et son développement économique. Il a donc décidé de travailler pour les chinois. Il est chargé de négocier les ressources naturelles non exploitées des pays africains au profit de la Chine. En ce moment, il travaille à l’acquisition des droits d’exploitation d’un lac djiboutien dans lequel les chinois pourraient récolter le sel duquel ils pourraient extraire du lithium pur, métal rare. Paul est aussi un doux rêveur. Il veut retrouver les derniers poèmes d’Arthur Rimbaud. Pour se faire, il explore l’épave d’un bateau avec l’aide de Harg, un habitant des environs. Ce bateau aurait appartenu au dernier amant d’Arthur Rimbaud. Mirage ou réalité ? Sur son chemin, Paul croise de nombreuses personnes qui garderont toutes un souvenir très précis de lui. Harg, jeune homme des environs qui l’aide à retrouver son « trésor ». Mariam, jeune somalienne, qui pêche la crevette et qui rêve de Paul comme amant. Louise la française qui repart à Dunkerque après avoir passé plusieurs années en Asie. Cush, qui fuit son pays par bateau... Roman au style envoûtant. Une fois les premières phrases lues, j’ai eu du mal à m’en décroché. Le style est admirable. Le sujet et original. L’auteur suit Paul, un jeune français qui a pris en grippe la France et son développement économique. Il a donc décidé de travailler pour les chinois. Il est chargé de négocier les ressources naturelles non exploitées des pays africains au profit de la Chine. En ce moment, il travaille à l’acquisition des droits d’exploitation d’un lac djiboutien dans lequel les chinois pourraient récolter le sel duquel ils pourraient extraire du lithium pur, métal rare. Paul est aussi un doux rêveur. Il veut retrouver les derniers poèmes d’Arthur Rimbaud. Pour se faire, il explore l’épave d’un bateau avec l’aide de Harg, un habitant des environs. Ce bateau aurait appartenu au dernier amant d’Arthur Rimbaud. Mirage ou réalité ? Sur son chemin, Paul croise de nombreuses personnes qui garderont toutes un souvenir très précis de lui. Harg, jeune homme des environs qui l’aide à retrouver son « trésor ». Mariam, jeune somalienne, qui pêche la crevette et qui rêve de Paul comme amant. Louise la française qui repart à Dunkerque après avoir passé plusieurs années en Asie. Cush, qui fuit son pays par bateau pour tenter de trouver une vie meilleur. Chang, ce chinois qui travaille avec Paul en vue de « voler » les richesses de l’Afrique. Entre tous ces personnages, les bateaux vont et viennent : les bateaux de pêcheurs locaux, les bateaux de pirates somaliens, les bateaux des industriels chinois… Toutes ses personnes se croisent et se recroisent au rythme des vagues et au rythme des mots de l’auteur qui nous emporte loin.
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