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Nouveauté
Dans la dèche à Paris et à Londres- Collector
Michel Petris (traduit par)
Date de parution : 03/11/2022
Éditeurs :
10/18
Nouveauté

Dans la dèche à Paris et à Londres- Collector

Michel Petris (traduit par)
Date de parution : 03/11/2022

Écrit alors que George Orwell était un écrivain sans le sou, ce récit autobiographique dévoile l’envers du décor de deux des plus grandes villes européennes à la fin des années...

Écrit alors que George Orwell était un écrivain sans le sou, ce récit autobiographique dévoile l’envers du décor de deux des plus grandes villes européennes à la fin des années 20. Orwell y brosse le portrait vivant des petits ouvriers et des laissés-pour-compte, vagabonds, clochards, artistes démunis, auprès desquels il...

Écrit alors que George Orwell était un écrivain sans le sou, ce récit autobiographique dévoile l’envers du décor de deux des plus grandes villes européennes à la fin des années 20. Orwell y brosse le portrait vivant des petits ouvriers et des laissés-pour-compte, vagabonds, clochards, artistes démunis, auprès desquels il a vécu la faim, les petits boulots, les corvées sans fin, les nuits dans des auberges misérables ou dans la rue.  En exposant ce monde saisissant auparavant caché à ses lecteurs, Orwell a donné pour la première fois un visage humain aux statistiques de la pauvreté et, ce faisant, a trouvé sa voix en tant qu'écrivain.

« Un documentaire picaresque, d'une précision photographique, sur une Europe qui vivait encore à l'heure de Dickens, à des années-lumière de l'État-providence et de nos lois sociales. On en mesure tout le prix, à la lecture de cet admirable reportage. »
Jean-Baptiste Michel, L'Express

traduit de l'anglais par Michel Pétris

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EAN : 9782264081285
Code sériel : 99999
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 312
Format : 108 x 177 mm
EAN : 9782264081285
Code sériel : 99999
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 312
Format : 108 x 177 mm

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • LudovicDesvaux 03/11/2022
    Un journal d'antan Tout parcours peut être semé d'embûches. Alors qu'on imagine qu'un auteur à succès ne peut avoir été couronné d'autre chose, George Orwell nous prouve le contraire, en nous racontant un passage sombre de sa propre vie. Celui où, entre Paris et Londres, il côtoya de près la misère. Parce qu'on ne refait pas un écrivain, ce dernier s'attache à retranscrire de façon journalistique ce qu'il romance cependant. On imagine aisément qu'il ait tenu un carnet de bord et en ressorte certaines annotations. Des détails, comme les salaires et le prix de la nourriture ou des hébergements, qui donnent un pragmatisme inégalable au récit, et dans le même temps une vérité brutale, qui saisit à la gorge et s'empare de nos tripes. À travers un tel texte, c'est aussi l'occasion de mieux cerner une époque, qui ne remonte qu'à un siècle mais paraît bien lointaine, et de comprendre les divergences culturelles entre la France et l'Angleterre. Dans le premier pays, le prérequis est d'obtenir un emploi pour ensuite trouver un logement ; dans le second, il faut savoir où dormir la nuit qui vient, puis se reposer la même question le jour suivant, car la mendicité étant interdite,... Un journal d'antan Tout parcours peut être semé d'embûches. Alors qu'on imagine qu'un auteur à succès ne peut avoir été couronné d'autre chose, George Orwell nous prouve le contraire, en nous racontant un passage sombre de sa propre vie. Celui où, entre Paris et Londres, il côtoya de près la misère. Parce qu'on ne refait pas un écrivain, ce dernier s'attache à retranscrire de façon journalistique ce qu'il romance cependant. On imagine aisément qu'il ait tenu un carnet de bord et en ressorte certaines annotations. Des détails, comme les salaires et le prix de la nourriture ou des hébergements, qui donnent un pragmatisme inégalable au récit, et dans le même temps une vérité brutale, qui saisit à la gorge et s'empare de nos tripes. À travers un tel texte, c'est aussi l'occasion de mieux cerner une époque, qui ne remonte qu'à un siècle mais paraît bien lointaine, et de comprendre les divergences culturelles entre la France et l'Angleterre. Dans le premier pays, le prérequis est d'obtenir un emploi pour ensuite trouver un logement ; dans le second, il faut savoir où dormir la nuit qui vient, puis se reposer la même question le jour suivant, car la mendicité étant interdite, la pauvreté est encadrée par des établissements conçus pour les sans-logis, mais dans lesquels il est impossible de demeurer plus d'une journée... Des morceaux de vie choisis, crus et cruels : le livre ouvre une parenthèse sur la déchéance mais lorsqu'on la referme, on sort enrichi d'une telle lecture*. *Lecture qui, dans la langue originale, est abordable dans la première partie ayant lieu à Paris mais se complique une fois à Londres, où le vocabulaire devient très parlé et argotique.
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  • Bequelune 06/09/2022
    Voilà un livre que j'ai lu en langue originale dans le but de perfectionner mon anglais. Comme je n'ai pas un niveau incroyable, je suis probablement beaucoup passé à coté de la qualité d'écriture de l'auteur. Ca ne m'a pas empéché d'apprécier cette lecture. Ce livre est en fait une sorte de biographie puisqu'il raconte ses expériences de travailleur très précaire puis de clochard dans les capitales française et anglaise. Il y a des passages impressionnants, notamment quand il raconte à quel point il a pu avoir faim ou les conditions de travail terribles dans des grands hotels pourtant chics. Plus tard, Orwel sera un militant socialiste ; on comprend pourquoi il a soutenu plus d'égalité après avoir vécu ces expériences de pauvreté extrème.
  • BVIALLET 06/04/2022
    Dans les années 30, George Orwell, encore inconnu, séjourne à Paris dans un quartier défavorisé qu’il nomme « le Coq d’or ». Dans un hôtel miteux, il loue une petite chambre remplie de cafards pour la modique somme de 35 francs. Il survit en donnant quelques cours d’anglais. Un jour, il se fait voler son modeste pécule et se retrouve ainsi à essayer de survivre avec juste 6 francs par jour. Il réduit drastiquement son train de vie, ne donne plus son linge à laver, ne va plus au restaurant et doit se contenter d’un peu de pain, de vin et de margarine. Il commence à s’ennuyer ferme. Puis l’été arrivant, il perd ses élèves et ainsi ses tout derniers revenus. Il ne lui reste plus qu’à proposer toute sa garde-robe au Mont-de-Piété. Il s’attend à recevoir au moins 300 francs, on ne lui en donne que 70. Il finit par trouver une place de plongeur dans les cuisines crasseuses d’un hôtel. Il doit y trimer dans la chaleur et la saleté six jours sur sept et jusqu’à 17 heures par jour. Le samedi, il ne lui reste plus qu’à aller se saouler jusqu’à deux heures du matin… Quand il rentre à... Dans les années 30, George Orwell, encore inconnu, séjourne à Paris dans un quartier défavorisé qu’il nomme « le Coq d’or ». Dans un hôtel miteux, il loue une petite chambre remplie de cafards pour la modique somme de 35 francs. Il survit en donnant quelques cours d’anglais. Un jour, il se fait voler son modeste pécule et se retrouve ainsi à essayer de survivre avec juste 6 francs par jour. Il réduit drastiquement son train de vie, ne donne plus son linge à laver, ne va plus au restaurant et doit se contenter d’un peu de pain, de vin et de margarine. Il commence à s’ennuyer ferme. Puis l’été arrivant, il perd ses élèves et ainsi ses tout derniers revenus. Il ne lui reste plus qu’à proposer toute sa garde-robe au Mont-de-Piété. Il s’attend à recevoir au moins 300 francs, on ne lui en donne que 70. Il finit par trouver une place de plongeur dans les cuisines crasseuses d’un hôtel. Il doit y trimer dans la chaleur et la saleté six jours sur sept et jusqu’à 17 heures par jour. Le samedi, il ne lui reste plus qu’à aller se saouler jusqu’à deux heures du matin… Quand il rentre à Londres, sa situation empire encore. Il devient carrément clochard… « Dans la dèche à Paris et à Londres » est un témoignage émouvant sur un épisode peu connu de la vie du célèbre auteur de « 1984 », doublé d’une étude comparative de la pauvreté dans les deux capitales. La vie y est aussi terrible pour les SDF de chaque côté du Channel avec des difficultés supplémentaires du côté britannique. Si un clochard peut dormir sur des cartons au-dessus d’une bouche de métro ou ailleurs à Paris, c’est impossible à Londres où la police veille à ce que personne ne dorme dehors, même assis sur un banc. La mendicité y est aussi interdite et passible d’emprisonnement. On ne peut rester qu’une seule nuit dans des asiles crasseux, bondés et mal chauffés. Seule compensation, le thé et les deux tartines de pain des instituts religieux genre Armée du Salut en échange d’une assistance aux offices. Un des chapitres va même plus loin dans l’étude sociologique des « tramps » (vagabonds, traine-savates) anglais dans laquelle Orwell cherche à tordre le cou à toutes sortes d’idées reçues. Non, on ne devient pas clochard par esprit nomade ou par alcoolisme. Non, les SDF anglais ne peuvent pas être des ivrognes, car ils n’ont même pas les moyens de se payer la moindre pinte de bière. Et s’ils trainent lamentablement dans les villes et sur les routes, c’est qu’ils y sont obligés par la règle idiote d’une seule nuit en asile. Orwell propose des solutions très proches de celles des « Compagnons d’Emmaüs » du célèbre Abbé Pierre pour réhabiliter par le travail ces hommes privés de tout. Intéressant et toujours d’actualité à presque un siècle de distance.
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  • virago 14/07/2021
    Je découvre Orwell cette année. Et vraiment c'est un auteur majeur pour le regard qu'il porte sur la société en plus de la qualité de son écriture. Beaucoup de nos dirigeants si sûrs de mériter leur supériorité et qui toisent le peuple feraient bien de lire cette autobiographie. Orwell, dans les années 20 se trouve à Paris. Ses économies fondent peu à peu, son avenir est incertain, avant de sombrer totalement dans la misère il va chercher toutes sortes de petits boulots, il va vendre toutes ses pauvres possessions. [Lire la suite]
  • Tans78 21/05/2021
    Un très bon reportage dans le Paris des pauvres de Paris et des clochards de Londres dans les années 1930. Orwell décrit la vie quotidienne qu'il a partagé pendant plusieurs mois/années dans les quartiers populaires à Paris ou sur les routes d'Angleterre.
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