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10/18
EAN : 9782264065247
Code sériel : 4977
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 384
Format : 140 x 225 mm

Dans la maison de l'autre

Frédérique DABER (Traducteur), Gabrielle MERCHEZ (Traducteur)
Date de parution : 18/06/2015
Hambourg, 1946. La ville est en ruines et la nation brisée. Si la guerre est terminée, la vie, elle peine à reprendre ses droits. Des ombres fantomatiques errent parmi les décombres à la recherche de nourriture, d'un proche, d'un espoir. Lewis Morgan, colonel de l'armée britannique, est chargé de superviser les... Hambourg, 1946. La ville est en ruines et la nation brisée. Si la guerre est terminée, la vie, elle peine à reprendre ses droits. Des ombres fantomatiques errent parmi les décombres à la recherche de nourriture, d'un proche, d'un espoir. Lewis Morgan, colonel de l'armée britannique, est chargé de superviser les opérations de reconstruction du territoire et de dénazification de la population. Il s'installe dans une somptueuse villa réquisitionnée à son intention avec son épouse et leur dernier fils encore en vie.   Touché par leur situation, le colonel propose aux propriétaires des lieux, un architecte allemand éploré par la mort de sa femme et sa fille adolescente, de rester. Les deux familles partagent alors le même toit, se croisent, se frôlent, mais comment supporter pareille situation quand une haine viscérale continue d'opposer les deux peuples ? Dans cette ambiance oppressante, inimitiés et hostilités vont laisser place à des sentiments plus dangereux encore... 
 
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EAN : 9782264065247
Code sériel : 4977
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 384
Format : 140 x 225 mm

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • Fuyating Posté le 9 Octobre 2019
    J'ai beaucoup aimé ce roman qui nous plonge dans l'Allemagne de l'après-guerre, une période assez peu connue de moi. J'avais lu "Une femme dans Berlin" qui m'avait fait découvrir l'Allemagne après la défaite mais côté russe. Je ne savais donc pas par exemple que beaucoup d'Allemands avaient été jetés de chez eux et leur maison réquisitionnée pour des familles anglaises. Je ne savais pas non plus la complexité de la denazification, notamment concernant cet imbuvable questionnaire permettant (ou non) de "blanchir " les gens et le fait que les Allemands ne pouvaient absolument rien faire tant qu'ils n'avaient pas ce fameux certificat. L'auteur a bien su mettre en lumière la situation des Allemands après la guerre. Il nous a décrit la pauvreté, la famine, les moyens que les gens trouvaient pour s'en sortir, le marché noir, mais aussi la haine ressentie par certains pour les Tommies, les groupes de résistance. J'ai été bouleversée par ces orphelins essayant de se débrouiller par eux-mêmes et par la décision de Lewis Morgan de partager la maison avec une famille allemande, outrée par les amalgames sur les Allemands que l'on donnait à lire aux femmes anglaises avant de partir vivre auprès de leurs maris travaillant à... J'ai beaucoup aimé ce roman qui nous plonge dans l'Allemagne de l'après-guerre, une période assez peu connue de moi. J'avais lu "Une femme dans Berlin" qui m'avait fait découvrir l'Allemagne après la défaite mais côté russe. Je ne savais donc pas par exemple que beaucoup d'Allemands avaient été jetés de chez eux et leur maison réquisitionnée pour des familles anglaises. Je ne savais pas non plus la complexité de la denazification, notamment concernant cet imbuvable questionnaire permettant (ou non) de "blanchir " les gens et le fait que les Allemands ne pouvaient absolument rien faire tant qu'ils n'avaient pas ce fameux certificat. L'auteur a bien su mettre en lumière la situation des Allemands après la guerre. Il nous a décrit la pauvreté, la famine, les moyens que les gens trouvaient pour s'en sortir, le marché noir, mais aussi la haine ressentie par certains pour les Tommies, les groupes de résistance. J'ai été bouleversée par ces orphelins essayant de se débrouiller par eux-mêmes et par la décision de Lewis Morgan de partager la maison avec une famille allemande, outrée par les amalgames sur les Allemands que l'on donnait à lire aux femmes anglaises avant de partir vivre auprès de leurs maris travaillant à la reconstruction de l'Allemagne. Certains deqcriptifs de la perte d'un proche sont faites avec assez de finesse, nous y voyons différentes façons d'appréhender un deuil. J'ai beaucoup aimé chaque personnage, tous très différents les uns des autres. Lewis Morgan m'a bouleversé, sa bonté, son attention au travail, son désir d'aider les autres. Si tout le monde était comme lui, il n'y aurait plus jamais de guerre. J'ai également aimé Stefan Lubert, cet Allemand sensible, Rachael qui essaie de revivre, Edmund ce jeune garçon curieux et prêt à tout pour aider ces petits amis allemands. J'ai apprécié ses sentiments touchants envers son professeur et ses réflexions sur cette personne. Et j'ai même ressenti de la compassion pour une Frieda en colère, fragile et facilement influençable. Je conseille vivement la lecture de ce très beau roman et j'ai hâte de voir l'adaptation cinématographique !
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  • Eroblin Posté le 3 Avril 2019
    Je suis tombée par hasard sur ce roman, la couverture et surtout le résumé m’ont attirée. L’histoire se déroule à Hambourg durant l’hiver 1946/47 et un officier britannique s’installe dans une belle demeure appartenant à une famille allemande. Et au lieu de réquisitionner la maison et d’en expulser les habitants l’officier Lewis décide de laisser à Lubert et sa fille un étage… Cette mansuétude étonne les autres officiers que fréquente Lewis, notamment un certain Burnham qui voit en tout allemand un nazi qui se cache et dérange sa femme qu’il a fait venir avec leur fils. Rachael ne se remet pas de la mort de leur fils aîné mort lors d’un bombardement allemand et elle peine à accepter la présence d’un ennemi dans la maison. La fille de Lubert n’est pas en reste qui n’accepte pas non plus ce qu’elle considère comme une occupation illégale. L’intrigue s’intéresse à la vie de ces êtres obligés de cohabiter et de s’accepter dans un contexte d’après-guerre et de dénazification. J’ai beaucoup aimé ce roman car il aborde un sujet peu abordé dans la littérature : la situation de l’Allemagne après la Seconde guerre mondiale. Le pays fut découpé en zones par les... Je suis tombée par hasard sur ce roman, la couverture et surtout le résumé m’ont attirée. L’histoire se déroule à Hambourg durant l’hiver 1946/47 et un officier britannique s’installe dans une belle demeure appartenant à une famille allemande. Et au lieu de réquisitionner la maison et d’en expulser les habitants l’officier Lewis décide de laisser à Lubert et sa fille un étage… Cette mansuétude étonne les autres officiers que fréquente Lewis, notamment un certain Burnham qui voit en tout allemand un nazi qui se cache et dérange sa femme qu’il a fait venir avec leur fils. Rachael ne se remet pas de la mort de leur fils aîné mort lors d’un bombardement allemand et elle peine à accepter la présence d’un ennemi dans la maison. La fille de Lubert n’est pas en reste qui n’accepte pas non plus ce qu’elle considère comme une occupation illégale. L’intrigue s’intéresse à la vie de ces êtres obligés de cohabiter et de s’accepter dans un contexte d’après-guerre et de dénazification. J’ai beaucoup aimé ce roman car il aborde un sujet peu abordé dans la littérature : la situation de l’Allemagne après la Seconde guerre mondiale. Le pays fut découpé en zones par les vainqueurs du conflit (Hambourg se trouvait dans la zone anglaise) et les allemands obligés de se soumettre à des administrations étrangères. Le personnage de Lubert permet de saisir l’humiliation ressenti par les allemands après la guerre : il n’a pas fait partie de la NSDAP mais il est soumis comme tout le monde à une enquête et, en attendant qu’elle le blanchisse ou le fasse arrêter, il est privé de son métier, de sa maison, de son honneur. La présence des anglais est difficile pour lui mais en même temps, il ne ressent pas de haine envers eux, à l’inverse de sa fille encore trop endoctrinée. Il y a un autre personnage intéressant dans ce roman, c’est celui de l’officier Lewis qui peine à mener sa mission. Il est chargé entre autres de s’assurer que tout le potentiel industriel de Hambourg soit détruit (à la demande de l’URSS) et il a du mal à voir tous les allemands comme des coupables. Il s’offusque d’ailleurs de la rigidité de Burnham qui, au contraire, voit des nazis partout et aimerait punir tout le monde. Quant à sa femme, dépressive depuis la mort de son fils, son arrivée et sa vie en Allemagne vont lui permettre de revivre. L’auteur a donc su me faire aimer des personnages complexes et de saisir toute l’ambiguïté de la situation d’après-guerre en Allemagne.
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  • cmpf Posté le 20 Février 2018
    “ Il était beaucoup plus facile de détruire que de reconstruire : une ville millénaire était rasée en une seule journée ; la vie d'un homme se terminait dans le claquement d'une balle. À l'avenir, Edmund et ses enfants connaîtraient des noms d'avions, de tanks, de batailles et se rappeleraient facilement les horreurs de l'époque, les noms de ceux qui les avait commises. Mais lequel d'entre eux serait capable de nommer celui qui avait colmaté les brèches ou rebâti sur les ruines de jadis ?” En effet on connaît mieux les évènements et les personnages qui ont fait une guerre que ceux qui ont permis les reconstructions. Peu de romans et d’ouvrages historiques par exemple sur les années qui ont suivi la chute du régime hitlérien en Allemagne. Je ne saurais citer pour ma part que Automne allemand de Stig Dagerman et Un temps pour vivre, un temps pour mourir de Erich Maria Remarque. Ce roman prend donc place en Allemagne pendant la dénazification. C’est le récit d’une cohabitation tout à fait inhabituelle au sein d’une très belle maison de Hambourg au bord de l’Elbe, entre la famille d’un militaire anglais pour laquelle elle a été réquisitionnée, et la famille allemande... “ Il était beaucoup plus facile de détruire que de reconstruire : une ville millénaire était rasée en une seule journée ; la vie d'un homme se terminait dans le claquement d'une balle. À l'avenir, Edmund et ses enfants connaîtraient des noms d'avions, de tanks, de batailles et se rappeleraient facilement les horreurs de l'époque, les noms de ceux qui les avait commises. Mais lequel d'entre eux serait capable de nommer celui qui avait colmaté les brèches ou rebâti sur les ruines de jadis ?” En effet on connaît mieux les évènements et les personnages qui ont fait une guerre que ceux qui ont permis les reconstructions. Peu de romans et d’ouvrages historiques par exemple sur les années qui ont suivi la chute du régime hitlérien en Allemagne. Je ne saurais citer pour ma part que Automne allemand de Stig Dagerman et Un temps pour vivre, un temps pour mourir de Erich Maria Remarque. Ce roman prend donc place en Allemagne pendant la dénazification. C’est le récit d’une cohabitation tout à fait inhabituelle au sein d’une très belle maison de Hambourg au bord de l’Elbe, entre la famille d’un militaire anglais pour laquelle elle a été réquisitionnée, et la famille allemande qui en est propriétaire. Chacune des familles a une plaie, chez les Morgan la mort du fils aîné dans un bombardement et chez les Lubert la disparition de l’épouse également lors d’un bombardement. Le rapprochement sera long et assez difficile. Ce livre montre aussi le quotidien des Allemands : le déblaiement des ruines, la recherche des proches disparus, le marché noir, les enfants sans famille vivant dans la rue, la difficulté d’obtenir le “Persilschein”, le certificat de probité indispensable pour travailler, sans oublier les opposants à la présence étrangère en Allemagne. Mais aussi les comportements plus ou moins nobles des officiers d’occupation, un peu des tractations avec les Russes... Inspiré par l’exemple du grand-père du romancier qui lui même avait préféré partager la maison réquisitionnée plutôt que d’envoyer la famille allemande dans un des baraquements prévus pour eux. Beaucoup de mots et phrases en Allemand ne sont pas traduits, c’est peut-être génant voire agaçant lorsque l’on n’est pas germanophone. Un livre qui avait retenu mon attention et ne m’a pas déçue.
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  • Bookinista Posté le 5 Novembre 2017
    Lu en anglais (The Aftermath), bien écrit. Effectivement, ce roman se déroulant dans l'Allemagne vaincue est écrit par un romancier britannique dont l'aïeul servit à Hambourg au lendemain de la capitulation allemande. Le contexte historique m'a fortement intéressée : en 1946, l'Allemagne vaincue est partagée entre troupes françaises, russes, américaines et britanniques. Le colonel Lewis Morgan est nommé gouverneur de la zone de Hambourg, l'une des zones les plus bombardées et détruites, et on lui attribue comme à tous les gradés étrangers l'occupation d'une résidence cossue confisquée au Allemands. Sise sur les bords de l'Elbe, la demeure est habitée par un père veuf et sa fille de 15 ans. Le colonel anglais décide alors de rompre avec le protocole et de laisser cohabiter la famille allemande, tandis qu'il fait venir son épouse et son fils. Rien que les retrouvailles maladroites entre les deux époux qui ne se sont pas vus depuis tant de mois semblent si réalistes et augurent de la suite. Je ne raconterai pas l'histoire. Tous les personnages ont leur importance : le gamin anglais, Edmund, qui sympathise avec une bande de gamins des rues, orphelins, affamés, débrouillards, justement ces gamins sont fascinants dans le roman, et illustrent la grande... Lu en anglais (The Aftermath), bien écrit. Effectivement, ce roman se déroulant dans l'Allemagne vaincue est écrit par un romancier britannique dont l'aïeul servit à Hambourg au lendemain de la capitulation allemande. Le contexte historique m'a fortement intéressée : en 1946, l'Allemagne vaincue est partagée entre troupes françaises, russes, américaines et britanniques. Le colonel Lewis Morgan est nommé gouverneur de la zone de Hambourg, l'une des zones les plus bombardées et détruites, et on lui attribue comme à tous les gradés étrangers l'occupation d'une résidence cossue confisquée au Allemands. Sise sur les bords de l'Elbe, la demeure est habitée par un père veuf et sa fille de 15 ans. Le colonel anglais décide alors de rompre avec le protocole et de laisser cohabiter la famille allemande, tandis qu'il fait venir son épouse et son fils. Rien que les retrouvailles maladroites entre les deux époux qui ne se sont pas vus depuis tant de mois semblent si réalistes et augurent de la suite. Je ne raconterai pas l'histoire. Tous les personnages ont leur importance : le gamin anglais, Edmund, qui sympathise avec une bande de gamins des rues, orphelins, affamés, débrouillards, justement ces gamins sont fascinants dans le roman, et illustrent la grande misère de la population allemande mise au ban, dénutrie, frigorifiée, errante, dépouillée. Un couple de Britanniques, lui gradé et elle sans vergogne, sauront pour leur part mettre la main sur les biens, tableaux, argenterie des Allemands ruinés et se faire rapatrier ce butin de guerre illégal. Et le roman amène à ouvrir les yeux sur la dénazification menée tous azimuts. Avec cette prise de conscience subtilement amenée concernant les cours d'histoire géo du petit Edmund. Côté anglais, le père, la mère, le gamin, le frère décédé... Côté allemand, le père veuf, la fille rebelle Frieda, la mère disparue, la bande de gamins qui squattent le pré derrière. Une fin un brin convenue, un happy ending dans un contexte si douloureux. Mais le livre a vraiment le mérite de s'attarder sur une période et un environnement que peu de gens connaissent. Ensuite viendra quelques années plus tard le Plan Marshall... Détail mineur : la couverture m'a fait belle impression...
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  • Katsika Posté le 19 Décembre 2016
    Autant la seconde guerre mondiale est une source d'inspiration inépuisable pour les romanciers autant les années qui l'ont suivie sont peu traitées. Rhidian Brook trouve le sujet de son roman, Dans la maison de l'autre, dans l'expérience de son grand-père et raconte le destin de quelques militaires anglais -et de leurs épouses- à Hambourg en 1946, alors qu'ils sont chargés à la fois d'assurer la "dénazification" des Allemands vaincus et de leur fournir de quoi se nourrir et reconstruire leurs pays dévasté. Comment les relations s'établissent-elles entre vainqueurs et vaincus à leur tour occupés ? Rhidian Brook fait la part belle à son héros, Lewis Morgan, seul des personnages britanniques à faire preuve d'un profond humanisme et à l'homme avec lequel il a choisi de cohabiter plutôt que de l'expulser de sa maison. A ce schéma initial s'ajoute la difficulté à rester un couple uni dans un univers où le monde en ruines environnant est une source de difficultés et de remise en question personnelle. Rien n'est traité à la légère mais rien n'est pesant. Les personnages s'étoffent au cours des pages et la narration s'emballe à la fin qui se lit, avec grand plaisir , sur un rythme... Autant la seconde guerre mondiale est une source d'inspiration inépuisable pour les romanciers autant les années qui l'ont suivie sont peu traitées. Rhidian Brook trouve le sujet de son roman, Dans la maison de l'autre, dans l'expérience de son grand-père et raconte le destin de quelques militaires anglais -et de leurs épouses- à Hambourg en 1946, alors qu'ils sont chargés à la fois d'assurer la "dénazification" des Allemands vaincus et de leur fournir de quoi se nourrir et reconstruire leurs pays dévasté. Comment les relations s'établissent-elles entre vainqueurs et vaincus à leur tour occupés ? Rhidian Brook fait la part belle à son héros, Lewis Morgan, seul des personnages britanniques à faire preuve d'un profond humanisme et à l'homme avec lequel il a choisi de cohabiter plutôt que de l'expulser de sa maison. A ce schéma initial s'ajoute la difficulté à rester un couple uni dans un univers où le monde en ruines environnant est une source de difficultés et de remise en question personnelle. Rien n'est traité à la légère mais rien n'est pesant. Les personnages s'étoffent au cours des pages et la narration s'emballe à la fin qui se lit, avec grand plaisir , sur un rythme soutenu. enfin le roman s'ouvre et se ferme sur "les enfants des ruines", victimes à la fois résignées et inventives qui aujourd'hui ne peuvent que faire penser aux enfants d'Alep.
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Lisez inspiré avec 10/18 !
Voyagez hors des sentiers battus, loin d'une littérature conventionnelle et attendue…

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