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Dans le ventre du loup

Pocket
EAN : 9782266271981
Code sériel : 17400
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 320
Format : 108 x 177 mm
Dans le ventre du loup

Date de parution : 04/07/2019
Il y a les contes de fées qu’on raconte aux enfants. Et ceux qu’on tait scrupuleusement. Les non-dits. Les silences qui fracassent les familles. Ceux qui n’empêchent pas les loups d’exister…
C’est au détour d’une conversation banale, avec son père, qu’Héloïse apprend le drame qu’on lui a toujours caché. Le meurtre...
Il y a les contes de fées qu’on raconte aux enfants. Et ceux qu’on tait scrupuleusement. Les non-dits. Les silences qui fracassent les familles. Ceux qui n’empêchent pas les loups d’exister…
C’est au détour d’une conversation banale, avec son père, qu’Héloïse apprend le drame qu’on lui a toujours caché. Le meurtre de sa cousine, Sophie, par un tueur sadique, « Le Monstre d’Annemasse ». Une cousine de 9 ans alors, dont elle a totalement occulté le souvenir. Se plongeant bientôt dans les archives du tribunal, Héloïse reprend le conte du début, son histoire, leur histoire – droit dans le ventre du loup…

« Une saisissante composition, à cœur ouvert, sur son métier d’écrivain. » Hubert Artus – Marianne

« Bouleversant parce que réel, ce récit est aussi, et surtout, un formidable coup de poing littéraire dans le plexus qui vous laisse le souffle coupé. » La Dépêche
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EAN : 9782266271981
Code sériel : 17400
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 320
Format : 108 x 177 mm

Ils en parlent

« La littérature est souvent une enquête mémorielle. Ici, elle invite le conte et le fait divers dans un tissage envoûtant. » Mazarine Pingeot - L’Express
« Ce nouveau livre, bien plus qu’un non-fiction novel sur un fait divers, est une saisissante composition, à cœur ouvert, sur son métier d’écrivain » Hubert Artus - Marianne
« Un "roman non fictionnel" qui solde ses comptes par l’intelligence : en leur donnant un autre sens » Causette
« Cette version moderne et angoissante du Chaperon rouge se veut à la fois universelle et totalement personnelle. Une touchante réussite » Paris Normandie
« Bouleversant parce que réel, ce récit est aussi, et surtout, un formidable coup de poing littéraire dans le plexus qui vous laisse le souffle coupé » La Dépêche
« Elle nous y conduit crescendo dans le ventre du loup, Héloïse Guay de Bellissen » L’Est Républicain
 
XXX

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • sandraboop Posté le 2 Août 2019
    C est un récit bouleversant sans tomber dans le sentimentalisme. Y est décortiqué le meurtre atroce de sophie bouvier, 9 ans, par l assassin aux cordelettes, le monstre d Annemasse. Et si les monstres n'avaient pas connus de monstres ? Si les secrets de famille n aboutissaient pas à la rupture familiale? Si le souvenir d une enfant n etait pas sa mort mais sa vie ?
  • Ziliz Posté le 30 Juillet 2019
    En 1986, la cousine de l'auteur a été kidnappée et assassinée. La petite victime avait neuf ans, Héloïse, cinq. Les parents ont estimé qu'Héloïse était trop jeune pour qu'on lui parle du drame. Sujet tabou, à jamais. Chacun gère le deuil à sa façon, et comme il peut, surtout. C'est en voyant l'émission 'Faites entrer l'accusé' consacrée à cette affaire que l'auteur a eu connaissance des faits, en 2015, et éprouvé le besoin d'en savoir davantage. Ce travail de recherche et de mémoire s'est imposé pour éclairer la zone d'ombre familiale, et pour mettre des mots sur un malaise diffus. D'après Bruno Bettelheim, le loup (et l'anthropophagie en général) dans les contes traditionnels symbolise la prédation sexuelle*. En vertu de ce principe et sur un mode psychanalytique, l'auteur illustre le drame subi par sa famille en se référant à cette littérature. Elle place ainsi à la fin de chaque chapitre un court extrait de conte, le plus souvent 'Le petit Chaperon rouge'. De cette façon, les notions de peur, traque, danger, dévoration, emprise, mensonge, ruse, lutte inégale entre faible et fort (enfant vs adulte, humain vs animal) reviennent de manière lancinante. Légende, histoire réelle et ressenti(ment) de l'auteur sont ainsi parfaitement tissés dans ce récit. J'ai... En 1986, la cousine de l'auteur a été kidnappée et assassinée. La petite victime avait neuf ans, Héloïse, cinq. Les parents ont estimé qu'Héloïse était trop jeune pour qu'on lui parle du drame. Sujet tabou, à jamais. Chacun gère le deuil à sa façon, et comme il peut, surtout. C'est en voyant l'émission 'Faites entrer l'accusé' consacrée à cette affaire que l'auteur a eu connaissance des faits, en 2015, et éprouvé le besoin d'en savoir davantage. Ce travail de recherche et de mémoire s'est imposé pour éclairer la zone d'ombre familiale, et pour mettre des mots sur un malaise diffus. D'après Bruno Bettelheim, le loup (et l'anthropophagie en général) dans les contes traditionnels symbolise la prédation sexuelle*. En vertu de ce principe et sur un mode psychanalytique, l'auteur illustre le drame subi par sa famille en se référant à cette littérature. Elle place ainsi à la fin de chaque chapitre un court extrait de conte, le plus souvent 'Le petit Chaperon rouge'. De cette façon, les notions de peur, traque, danger, dévoration, emprise, mensonge, ruse, lutte inégale entre faible et fort (enfant vs adulte, humain vs animal) reviennent de manière lancinante. Légende, histoire réelle et ressenti(ment) de l'auteur sont ainsi parfaitement tissés dans ce récit. J'ai d'abord trouvé le procédé narratif absolument génial. Eblouie par la forme, j'ai oublié que les proches des victimes n'ont pas forcément envie de voir 'leur' tragique histoire publiée (comme le déplore un lecteur sur Babelio, dans sa critique sur cet ouvrage). La prise de conscience de cette réalité a terni mon enthousiasme, et je me suis focalisée sur la question 'A qui appartient une histoire ?' - c'est le problème de l'autofiction... Je me contente donc pour conclure de saluer la forme, le style, les couvertures des deux éditions (Flammarion et Pocket), et la bibliographie alléchante en fin d'ouvrage, notamment sur les contes. * cf. 'Psychanalyse des Contes de fées', 1976
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  • Dupuisalex Posté le 26 Novembre 2018
    " Le drame a débarqué , comme ça un jour d'avril dans un restaurant, dans une ville, dans deux corps face à face, assis à une table. Un père et sa fille. J'avais dix-neuf ans, l'âge de l'incident de Bruxelles entre Rimbaud et Verlaine, un belle âge pour qu'on vous tire dessus." Héloïse Guay de Bellissen met en lumière un drame mis sous tapis par sa famille, et qui la détruite. Découvert par hasard lors d'un tête à tête avec son père, cette confession va refaire naitre des souvenir perdu de l'existence de sa cousine Sophie. Agée de neuf ans,Sophie a été victime du monstre d'Annemasse . Dans le ventre du loup est histoire d'un fait divers où l'auteur veut rendre hommage à sa cousine qui à longtemps était oublié. Roman assez ambitieux et intéressant. On se plonge d'une affaire ancienne et évolue dans l enquête.
  • StefEleane Posté le 25 Juillet 2018
    En ouvrant ce livre, je ne me doutais pas que je serais propulsée dans une vieille affaire criminelle, dans l’abomination. Dans le ventre du loup justement. Et dans celui d’une petite fille innocente. Héloïse Guay de Bellissen nous raconte son histoire, ou plus exactement celui de sa famille. Elle ouvre les portes d’un secret que tout le monde a tu. Qui a détruit et ravagé l’équilibre. Elle nous parle de sa découverte, adulte, de l’horreur sur une enfant, sa cousine. Dans le ventre du loup est son enquête, son émoi, son cri du cœur. Marcher dans les décombres de soi et essayer de reconnaître un nom. Aller se balader du côté des ruines de souvenirs, mais rien, que dalle, le cerveau est bousillé. Sensation que de grands arbres sont en train de prendre racine. Une forêt naissante, avec un crépuscule, l’odeur de la terre retournée, une guerre, bon Dieu, où sont les sages-femmes ? On n’accouche pas seule d’un fait divers ! Héloïse Guay de Bellissen m’avait déjà bouleversé et particulièrement étonnée avec son roman Les enfants de choeur de L’Amérique. Elle s’intéresse aux monstres, aux déviances, aux côtés sombres de l’humanité. Aujourd’hui, elle comprend pourquoi ! Elle a mis le doigt... En ouvrant ce livre, je ne me doutais pas que je serais propulsée dans une vieille affaire criminelle, dans l’abomination. Dans le ventre du loup justement. Et dans celui d’une petite fille innocente. Héloïse Guay de Bellissen nous raconte son histoire, ou plus exactement celui de sa famille. Elle ouvre les portes d’un secret que tout le monde a tu. Qui a détruit et ravagé l’équilibre. Elle nous parle de sa découverte, adulte, de l’horreur sur une enfant, sa cousine. Dans le ventre du loup est son enquête, son émoi, son cri du cœur. Marcher dans les décombres de soi et essayer de reconnaître un nom. Aller se balader du côté des ruines de souvenirs, mais rien, que dalle, le cerveau est bousillé. Sensation que de grands arbres sont en train de prendre racine. Une forêt naissante, avec un crépuscule, l’odeur de la terre retournée, une guerre, bon Dieu, où sont les sages-femmes ? On n’accouche pas seule d’un fait divers ! Héloïse Guay de Bellissen m’avait déjà bouleversé et particulièrement étonnée avec son roman Les enfants de choeur de L’Amérique. Elle s’intéresse aux monstres, aux déviances, aux côtés sombres de l’humanité. Aujourd’hui, elle comprend pourquoi ! Elle a mis le doigt sur ce besoin de comprendre et d’assimiler. Tout vient de son enfance, de sa famille, d’un secret. Résultat de recherche d'images pour "monstre dâ#128;#153;Annemasse" Elle découvre par hasard en regardant l’émission « Faites entrer l’accusé » que sa cousine a été une petite victime du monstre d’Annemasse. Je ne vous raconterai pas le fait divers..Je vous laisse découvrir celui-ci dans le livre ou sur notre ami Google. Toujours est’il que ce roman est difficile à lire. Des extraits des contes de Grimm, Le Petit Chaperon Rouge, du monde entier viennent couronner cette histoire mettant un lien entre la réalité et l’imaginaire. Le monstre est le loup. L’enfant reste l’enfant innocent. La seule chose que je me demande, et c’est comme cela à chaque lecture de ce type de roman où le fait divers n’est pas assez vieux, comment la mère de Sophie et son frère Alexandre ont vécu cette sortie de livre. C’est souvent ouvrir de vieilles blessures qui ne cicatrisent pas vraiment. Je comprends la démarche de l’auteure mais je pense aussi aux autres proches de Sophie. C’est mon seul point négatif car l’écriture de Héloïse Guay de Bellissen est toujours autant enivrante.
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  • nicolashouguet Posté le 16 Juillet 2018
    Subjugué. Raide dingue. Foudroyé. Aux premières pages, j’haletais déjà de superlatifs. Je ne vais pas mentir. Ça m’arrive quoi, une fois, deux fois par an. Des bons, et même des très bons bouquins il y en a des dizaines. Des qui prennent le pouvoir, vous ôtent vos obligations, tout ce qui était annoncé, tout ce qui était prévu, qui s’immiscent dans vos chemins tout tracés pour les bouleverser, pour vous inviter dans leur égarement, ça n’arrive presque jamais. Des bouquins pour qui on lâche tout pour les suivre comme des coups de foudre. Ceux qui éclipsent tout, ceux qui deviennent la chose la plus importante de votre vie quand vous les découvrez. Ça déborde. J’ai beau tenter d’attendre, de digérer, ça déborde. Alors tant pis, je me rends. C’est comme ça quand c’est beau. Quand c’est intense et quand c’est vrai. Quand c’est l’âme le sang et les larmes de quelqu’un sur la page et quand ça vibre en vous. J’aime Héloïse Guay de Bellissen depuis son premier livre, le Roman de Boddah, qui a été une émotion assez forte pour décider de ma vocation. Une œuvre qui m’a réconcilié avec moi-même et avec mes temps jadis et décidé de la trajectoire de... Subjugué. Raide dingue. Foudroyé. Aux premières pages, j’haletais déjà de superlatifs. Je ne vais pas mentir. Ça m’arrive quoi, une fois, deux fois par an. Des bons, et même des très bons bouquins il y en a des dizaines. Des qui prennent le pouvoir, vous ôtent vos obligations, tout ce qui était annoncé, tout ce qui était prévu, qui s’immiscent dans vos chemins tout tracés pour les bouleverser, pour vous inviter dans leur égarement, ça n’arrive presque jamais. Des bouquins pour qui on lâche tout pour les suivre comme des coups de foudre. Ceux qui éclipsent tout, ceux qui deviennent la chose la plus importante de votre vie quand vous les découvrez. Ça déborde. J’ai beau tenter d’attendre, de digérer, ça déborde. Alors tant pis, je me rends. C’est comme ça quand c’est beau. Quand c’est intense et quand c’est vrai. Quand c’est l’âme le sang et les larmes de quelqu’un sur la page et quand ça vibre en vous. J’aime Héloïse Guay de Bellissen depuis son premier livre, le Roman de Boddah, qui a été une émotion assez forte pour décider de ma vocation. Une œuvre qui m’a réconcilié avec moi-même et avec mes temps jadis et décidé de la trajectoire de mon Albatros. Je n’oublierai jamais la conversation glorieuse d’une après-midi chez elle, à la sortie des Enfants de chœur de l’Amérique. Cette impression de rencontrer une héroïne et une semblable. C’est fugitif et fébrile, les rencontres. C’était beau. Elle m’avait fait la confidence à l’époque de ce crime qui hantait sa famille et sur lequel elle se penchait. Elle allait alors partir dans le sud pour en consulter les archives. Je ne savais quoi penser de cette confidence. J’étais obnubilé par les questions que j’avais prévues, par mes preuves d’admiration. Je ne savais pas qu’elle m’avait dévoilé là la promesse d’un chef d’œuvre. Dans le ventre du loup, qui sort aujourd’hui chez Flammarion. J’ai ouvert le livre ce matin. Il a fait bien plus que me captiver. Il m’a kidnappé. On la suit, revisitant son passé dans ce tribunal. Laissant deviner les traits de Sophie, sa cousine, dont le meurtre par le tueur d'Annemasse en 1986 la hante. Au cœur du souvenir, au plus près des démons de sa famille, de ces sombres secrets qui hantent les placards, de ces tragédies dont l’ombre plane sur les silences. Ceux de toutes les familles et ceux de tous les destins, de ces coins de pénombre que l’on ne ravive pas sans risquer quelque chose. La plongée est intense et les enfances brisées. Celle de Sophie, bien-sûr. La vie aussi d’Héloïse marquée par ce drame. Et celle du meurtrier, dont l’autrice donne parfois à entendre le dérèglement et les obsessions. J’ai songé aux pauvres gosses sur les rives de la Mystic River de Clint Eastwood, à la quête fiévreuse du Zodiac de David Fincher, à l'innocence perdue des adolescences de Sofia Coppola. Et puis il y a la tendresse, la nostalgie de l’enfance et de la pureté qui irriguait déjà les deux romans précédents d’Héloïse. La hantise des désastres autour de l’innocence. L'âme de son oeuvre. Je lis le roman. Fasciné, horrifié, le souffle court. Emerveillé par les lumières changeantes et l'élégance de son style, par ses images d’une poésie intense qui saisissent sans prévenir ("Les dépositions que je lis sont des bouches qui parlent et se referment comme des cercueils"). Des extraits des contes de Grimm viennent auréoler sa quête d’une nuance extraordinaire, fantastique et terrifiante. Les monstres de l’enfance, les loups et les petits chaperons rouges ne se trouvent pas que dans les lointains souvenirs enfantins. Ils sont là, à la lisière des regards comme des archétypes. Des mythologies qui conditionnent nos destins. Les cauchemars sous nos insomnies. L’héritage de l’horreur. Ces images contorsionnées que l’on porte en nous sans qu’on nous les aie racontées toujours, ces massacres qui nous frôlent si on a eu de la chance, mais dont on a eu sans les articuler de curieuses prémonitions dans l’enfance. Les déviances qu’il y a parfois sous les apparences sans histoires. On plonge dans ce roman comme dans une introspection, noire et hypnotisante. Et ce qu’il y a d’anecdotique dans un fait divers qui vous aurait effleuré comme une rumeur lointaine dans un entrefilet de journal, finit par vous parler de vos démons à vous, de ce qu’il y a sous les masques et derrière les sourires des photos mal cadrées, l’horreur, les chagrins, les non-dits sous les souvenirs vintage. Il s'agit d'exorciser son passé. Trouver en elle les mots pour remplacer les larmes qui n'ont pas pu couler. C’est sublime. C’est un joyau. C’est d’une intégrité totale. D’une intensité virtuose et avec ce côté risqué qu’il y a parfois dans l’écriture qui réclame un peu de votre âme pour être superbe (ce qu’il y avait par exemple dans la Mésange et l’ogresse de Harold Cobert et dans les enquêtes en profondeur de ce cher Philippe Jaenada). Elle dit à quel point un crime atteint chacun de ses protagonistes, passant d'une époque à l'autre, la seule continuité étant celle de l'émotion, de la sensation, du surgissement des souvenirs. Le passé et le présent se mêlent et se confondent, s'écoulent en même temps. On ressent tout avec intensité. Et la plongée dans l'histoire d'Héloïse devient puissante, aussi universelle qu'intime. Peu à peu, tout cela devient tangible et s'impose à vous. Chaque personnage, même dans son quotidien le plus prosaïque, devient un trésor d'humanité et de profondeur. Tout s'incarne. Tout vous marque au fer rouge. La narratrice vous raconte les traumatismes d'avant votre naissance que vous perpétuez sans le savoir, les endossant comme des malédictions ignorées. Elle écrit pour percer son propre mystère. J'ai songé souvent à la lecture à ces fantômes dont on hérite, à ces secrets qu'il conviendrait de briser pour devenir nous-mêmes. Pour choisir de grandir et s'affranchir enfin des inquiétudes, des stupeurs et des tremblements de l'enfance. Le courage et la force qu'il faut pour revisiter sa propre histoire... Héloïse s’est immergée totalement dans cette écriture cathartique, douloureuse et bouleversante. Et tout, dans ce livre vibre de ses obsessions d’auteur. De cet assassin qui obéit à cet homme en noir imaginaire qui le fait basculer dans le mal, de ces adultes qui ne comprennent rien à l’enfance, de ces adolescences qui se brisent en réalisant ce qu’est le réel. Et à quel point l’abîme est grand sous la quiétude d’un lac. Le coeur de son roman, c’est son enfance, la mienne, celle de tous ceux qui ne savent pas que leurs tourments ont une racine dans tout ce qu’on ne leur a pas dit. Dans le ventre du Loup, c’est l’histoire d’un effarement fondateur. Nul n’est bon ou méchant, même le monstre on l’entend. C’est l’histoire de ces contes d’enfance que l’on édulcore, avec le vernis que le temps nous confère, mais qui nous font finalement toujours si peur. C’est le talent immense d’une écrivaine qui s’affirme et parle de sa voix pleine. Il s'agit ici de son histoire à elle, mais elle la transcende, avec une sincérité et une puissance d'évocation à couper le souffle. Au bout du livre, j’ai été K.O d’admiration, comme on peut l’être devant les traumatismes transcendés de Guillermo Del Toro, comme quand on a pu soutenir le regard de la beauté et du mal en même temps, quand on a été témoin d’une œuvre d’art fulgurante, exceptionnelle d’intensité. Et puis j’avoue un petit frisson d’orgueil à avoir vu il y a longtemps qu’Héloïse Guay de Bellissen est simplement une très grande voix de la littérature contemporaine, et d’en avoir trouvé dans ce livre une étincelante confirmation.
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