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            De Marquette à Veracruz

            10/18
            EAN : 9782264041159
            Code sériel : 3865
            Façonnage normé : POCHE
            Nombre de pages : 496
            Format : 108 x 177 mm
            De Marquette à Veracruz

            Brice MATTHIEUSSENT (Traducteur)
            Date de parution : 05/01/2006

            David Burkett, quatrième du nom, est l’héritier d’une famille lourde à porter, responsable du déboisage sauvage du Michigan. Entre une mère alcoolique et un père cynique, prédateur sexuel, David s’exile, en quête d’expiation. Dans le décor lyrique des grandes plaines, son parcours initiatique est marqué par la tragédie familiale et...

            David Burkett, quatrième du nom, est l’héritier d’une famille lourde à porter, responsable du déboisage sauvage du Michigan. Entre une mère alcoolique et un père cynique, prédateur sexuel, David s’exile, en quête d’expiation. Dans le décor lyrique des grandes plaines, son parcours initiatique est marqué par la tragédie familiale et la beauté des femmes…

            « Un roman magistral, le plus beau qu'ait écrit Big Jim, avec Dalva et La Route du retour. » 
            L’Express

            Traduit de l'anglais (États-Unis)
            par Brice Mathieussent

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            EAN : 9782264041159
            Code sériel : 3865
            Façonnage normé : POCHE
            Nombre de pages : 496
            Format : 108 x 177 mm
            10/18
            9.60 €
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            Ils en parlent

            « De tous les talents qui peuvent susciter l'admiration chez un écrivain, il en est un auquel on pense rarement, le plus évident et le plus étonnant peut-être : son aptitude à nous embarquer dans un univers qui n'est pas le nôtre et sa manière, parfois, de forcer notre indifférence jusqu'à faire naître l'émotion. [...] Aussi, n'est-il nul besoin de s'intéresser à la chasse ou à la pêche, aux oiseaux et à l'alcool [...] aux grands espaces et à la vie dans la nature, pour trouver son bonheur dans les livres de Jim Harrison. »
            Raphaëlle Rérolle, Le Monde

            « Le dernier Jim Harrison est un western sentimental sur une ligne Nord-Sud, Michigan-Mexico, où le narrateur trouvera sa vérité dans le sang répandu par son père. C'est Œudipe au saloon, sur fond de quête pour le wild life fund. Sous le masque de David, transparaît un Jim Harrison rajeuni et lyrique, qu'on reconnaît sans peine. »
            Manuel Carcassonne, Magazine littéraire

            « Une fresque, un roman d'apprentissage, un hymne à la beauté de la nature [...]. Œuvre étouffante autant qu'éblouissante, De Marquette à Véracruz laisse un goût de brûlé, une amertume, un vide presque. Restent de beaux portraits, ces pages aux odeurs enivrantes d'arbres et de pluies, de terre et d'eau. »
            Yaël Ecke, La Croix

            PRESSE

            Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

            • Warrenbismuth Posté le 23 Mars 2019
              L’un des plus longs romans de l’ami Jim (1937-2016), sorti en 2004 et retraçant le parcours d’une famille états-unienne du Michigan du début des années 60 jusqu’au milieu des années 80, soit près de trois décennies découpées en trois parties. En personnage principal David Burkett, dont le roman est en quelque sorte le parcours. Fils et petit fils d’exploitants forestiers, il grandit dans l’aisance mais pas dans la tendresse, dans le développement économique mais pas dans l’affection. De plus, sa famille se trimballe de vilaines casseroles au fessier depuis pas mal de temps, notamment le père Burkett, alcoolique et pédophile notoire, alors que la chère maman gobe des cachets comme des bonbons pour la gorge pour tenter de voir la vie en rose. La vie de David va se définir entre son amour pour la nature, les bateaux, la pêche, Dieu et les filles. Quelques abus d’alcool de temps à autre, mais avec prudence, il ne veut pas se farcir le curriculum vitae encombrant du paternel ni posséder le regard vide de la maman. Au début, David est un chrétien convaincu. Il se mettra à douter de plus en plus au fil des années. Sa famille, propriétaire d’une exploitation forestière,... L’un des plus longs romans de l’ami Jim (1937-2016), sorti en 2004 et retraçant le parcours d’une famille états-unienne du Michigan du début des années 60 jusqu’au milieu des années 80, soit près de trois décennies découpées en trois parties. En personnage principal David Burkett, dont le roman est en quelque sorte le parcours. Fils et petit fils d’exploitants forestiers, il grandit dans l’aisance mais pas dans la tendresse, dans le développement économique mais pas dans l’affection. De plus, sa famille se trimballe de vilaines casseroles au fessier depuis pas mal de temps, notamment le père Burkett, alcoolique et pédophile notoire, alors que la chère maman gobe des cachets comme des bonbons pour la gorge pour tenter de voir la vie en rose. La vie de David va se définir entre son amour pour la nature, les bateaux, la pêche, Dieu et les filles. Quelques abus d’alcool de temps à autre, mais avec prudence, il ne veut pas se farcir le curriculum vitae encombrant du paternel ni posséder le regard vide de la maman. Au début, David est un chrétien convaincu. Il se mettra à douter de plus en plus au fil des années. Sa famille, propriétaire d’une exploitation forestière, a vu passer des générations d’ouvriers qui tour à tour ont aidé à la déforestation, au saccage de la forêt pour le profit (le mot « cupidité » revient souvent). David voulait échapper à ce quotidien, avait récupéré un chalet, son espace de sécurité, mais le père Burkett l’a vendu. Malaise dans la famille, le père honni, violeur d’une petite fille dont David était jadis amoureux, la mère respectée mais complètement à l’ouest, la frangine Cynthia lucide mais sombre et hostile, un peu locomotive aussi. Quant à David, il reluque les nanas, il finit par se demander si la pédophilie ou le mauvais comportement envers les femmes n’est pas héréditaire. Son parcours est jalonné de pas mal d’aventures amoureuses dont Laurie (qui mourra d’un cancer du sein). Dans tout ce défilé, une seule va lui rester fidèle. Jusqu’à la mort. Elle s’appelle Carla. Mais c’est sa chienne, en quelque sorte la femme de sa vie. « Debout sur ses pattes arrières, Carla grattait le sac de couchage pour tenter de s’y glisser à côté de Vernice. J’ai ressenti une jalousie enfantine, mais je l’ai aidée à s’y nicher ». Jim n’oublie pas de se révolter, jamais. « J’avais déjà compris que la proportion de connards irrécupérables était la même dans toutes les classes sociales ». Une phrase résume assez bien ce roman en forme de road book décoiffant : « L’histoire de ma propre famille n’était pas, elle aussi, sans ressembler à celle des États-Unis. Nous faisions partie des premiers conquérants d’une région et, une fois accomplie notre éradication massive des principales richesses de cette région, nous avons ensuite métamorphosé cette destruction en mythe ». David Burkett est un homme qui, plus il s’éloigne de son engouement pour la chrétienté, plus il culpabilise pour les maux infligés à la nature. Comme à son habitude, HARRISON, sur certains passages, ne fait pas dans la demi-mesure, nous rendant témoins du dépucelage de David, nous invitant au premier rang des beuveries salaces de Fred, nous faisant sentir un vrai chapelet de culottes de jeunes femmes, pour ne pas dire de jeunes filles. Suite à un accident, la cheville défectueuse de David va revenir souvent sur la scène, le taraudant régulièrement. C’est le côté agaçant d’HARRISON : des petits détails qui reviennent trop souvent dans le déroulement du scénario, et surtout cet aspect très limite sur son positionnement quant aux femmes, chaque fois que son personnage en rencontre une, il parle de son corps (souvent imaginé nu) avant son cerveau, ça peut s’avérer très pénible car, même si dans le cas du présent roman le jugement physique peut avoir sa place (David a peur d’avoir hérité des obsessions et déviances de son père pour les jeunes filles), HARRISON est en général adepte des jeunes femmes qui se dévêtent devant des inconnus, et sont positionnées dans le texte comme des femmes faciles. C’est précisément cet abord qui longtemps m’a fait buter sur les romans d’HARRISON et, encore aujourd’hui, si j’aime rendre hommage à l’homme et à son œuvre, je ne vois pas quel est son intérêt à répéter tout au long de sa longue carrière des descriptions de corps de femmes désirées, vus par des héros de romans prêts à besogner s’il le faut (insistances balourdes de l’érection dans le présent ouvrage). Le rythme du récit est assez étonnant : commencé très lentement, de manière assez contemplative, il prend sa vitesse de croisière dans la deuxième partie du livre à partir des années 70, pour même se précipiter et jouer avec les ellipses pour les années 80, puisque chaque décennie comporte sa partie propre. Le tout, précipité, finira dans un bain de sang. La réflexion peut-être la plus intéressante et la plus originale du récit est celle de la destruction de la nature et plus particulièrement l’anéantissement des forêts mis en concordance avec l’extinction des bisons aux États-Unis au XIXe siècle à cause de la folie de l’homme blanc uniquement bon à amasser de l’argent sans réfléchir. C’est un livre écologiste et lucide, ainsi qu’un très bon millésime d’un auteur superbe bien que relativement irrégulier, avec ses grandes qualités et ses défauts. https://deslivresrances.blogspot.fr/
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            • Delautrecotedelafrontiere Posté le 27 Janvier 2019
              Aussi grand que Dalva.
            • Myriam3 Posté le 4 Janvier 2019
              Comment l'histoire familiale, surtout lorsqu'elle est peu reluisante, peut-elle empêcher ses descendants de vivre sans culpabilité? David s'évertue à mettre sur papier tout ce dont ses ancêtres sont coupables, par cupidité, avidité, insensibilité. Né dans une famille riche du nord Michigan, il a de quoi vivre toute sa vie sans travailler; Mais cet argent vient d'Indiens chassés de leurs terres, d'animaux tués en masse et d'une nature sacrifiée à l'industrie. Autre objet d'une honte plus grande encore: la lubricité du père pour les très jeunes filles et dont la notoriété lui a évité, jusqu'ici, tout souci juridique. Quand son père s'en prend à sa soeur, puis à la fille dont il est amoureux et qui est aussi la fille de l'employé du père, Vera, la famille toute entière se désagrège pour toujours et David partira pour un long chemin de croix. Bien sûr, comme c'est Jim Harrison, les paysages des Grands Lacs et du Michigan sont grandioses et donnent vraiment envie de s'isoler comme David dans un chalet en pleine nature où même les ours et les serpents ne font pas si peur. C'est dans ce milieu hostile, quand même, que David choisit de faire sa vie d'adulte, en refus... Comment l'histoire familiale, surtout lorsqu'elle est peu reluisante, peut-elle empêcher ses descendants de vivre sans culpabilité? David s'évertue à mettre sur papier tout ce dont ses ancêtres sont coupables, par cupidité, avidité, insensibilité. Né dans une famille riche du nord Michigan, il a de quoi vivre toute sa vie sans travailler; Mais cet argent vient d'Indiens chassés de leurs terres, d'animaux tués en masse et d'une nature sacrifiée à l'industrie. Autre objet d'une honte plus grande encore: la lubricité du père pour les très jeunes filles et dont la notoriété lui a évité, jusqu'ici, tout souci juridique. Quand son père s'en prend à sa soeur, puis à la fille dont il est amoureux et qui est aussi la fille de l'employé du père, Vera, la famille toute entière se désagrège pour toujours et David partira pour un long chemin de croix. Bien sûr, comme c'est Jim Harrison, les paysages des Grands Lacs et du Michigan sont grandioses et donnent vraiment envie de s'isoler comme David dans un chalet en pleine nature où même les ours et les serpents ne font pas si peur. C'est dans ce milieu hostile, quand même, que David choisit de faire sa vie d'adulte, en refus au luxe qu'aime son père. Mais peut-on vivre éternellement dans ce réflexe constant d'opposition? Face aux dégâts irréversibles provoqués par le père, chacun va devoir se débrouiller avec ce qu'il a perdu; c'est un roman captivant sur la nature humaine, les tragédies familiales, la résiliation, le tout posé dans une Amérique qui a le poids d'un passé colonisateur et destructeur à accepter et dépasser car finalement, à travers le père, ce sont tous les colons du Vieux Monde qui sont accusés.
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            • Aouan Posté le 17 Novembre 2017
              Noir, c’est noir dans la famille Burkett ! Bien que lu en anglais, ce livre m’a accroché jusqu’au bout une fois dépassée l’irritation que toutes les filles qu’il rencontre lui tombe dans les bras, et qu’il n’a pas besoin de travailler pour vivre. Mais cette fuite dans le canoing pour échapper à sa famille et cette quête impossible de la rédemption me parlent et m’ont fait suivre avec empathie les errances de David dans les grands espaces américains. Le style particulier d’écritures, vif et très décousu participe au plaisir de lecture.
            • vassili99 Posté le 8 Juin 2017
              Un beau roman d'initiation il était une fois un petit garçon rêveur a décidé de se lancer à la conquête du monde. Comment se passe le passage à l'âge adultequand on vit dans le Michigan au beau milieu de la nature ? David Burkett, fils d'une famille de notables locaux, sera confronté à une multitude d'examens de passage. Un jour il décide de se consacrer aux recherches sur les activités industrielles de sa famille qui on laissé une empreinte indélébile en défigurant le paysage, en abattant des millions d'arbres, en faisant souffrir les gens payés une misère pour travailler jusqu'à l'épuisement. L'alcoolisme et les multiples agressions sexuelles perpétrées par le père à l'encontre de très jeunes filles complètent le tableau. David est obsédé par ce mal fait par le passé et qu'on risque de refaire si on n'y prend pas garde. Ce mal dévore son existence, comme le lui fait remarquer Vernice, une amie. Avec Vernice et quelques autres il réfléchit à leurs destins d'Américains en s'écartant des autoroutes et en renonçant à la télé. Fuir pour vivre en pleine nature dans un chalet de chasseur pour oublier ce sentiment de culpabilité et mieux comprendre le monde, tout en travaillant à... Un beau roman d'initiation il était une fois un petit garçon rêveur a décidé de se lancer à la conquête du monde. Comment se passe le passage à l'âge adultequand on vit dans le Michigan au beau milieu de la nature ? David Burkett, fils d'une famille de notables locaux, sera confronté à une multitude d'examens de passage. Un jour il décide de se consacrer aux recherches sur les activités industrielles de sa famille qui on laissé une empreinte indélébile en défigurant le paysage, en abattant des millions d'arbres, en faisant souffrir les gens payés une misère pour travailler jusqu'à l'épuisement. L'alcoolisme et les multiples agressions sexuelles perpétrées par le père à l'encontre de très jeunes filles complètent le tableau. David est obsédé par ce mal fait par le passé et qu'on risque de refaire si on n'y prend pas garde. Ce mal dévore son existence, comme le lui fait remarquer Vernice, une amie. Avec Vernice et quelques autres il réfléchit à leurs destins d'Américains en s'écartant des autoroutes et en renonçant à la télé. Fuir pour vivre en pleine nature dans un chalet de chasseur pour oublier ce sentiment de culpabilité et mieux comprendre le monde, tout en travaillant à son œuvre monumentale… Après vingt ans d'écriture et de recherche, il ne faudrait en retenir que 13 pages, selon Vernice. Ce pays étrange où l'attitude de l'homme européen face aux autochtones n'était pas sans rappeler ce que Hitler a fait aux Juifs en Allemagne, tout comme l'histoire de David n'est pas sans rappeler l'histoire d'Amérique. Pas un seul instant d'ennui...
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            Lisez inspiré avec 10/18 !
            Voyagez hors des sentiers battus, loin d'une littérature conventionnelle et attendue…