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EAN : 9782264073860
Code sériel : 1954
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 240
Format : 108 x 177 mm

Demande à la poussière Edition spéciale

Charles BUKOWSKI (Préface), Philippe GARNIER (Traducteur)
Date de parution : 08/11/2018

Dans les années trente, Arturo Bandini, fils d’ immigrés italiens, quitte le Colorado pour l’Eldorado, Los Angeles, avec son unique roman en poche et un rêve : devenir un écrivain reconnu. Vénérant les femmes et la littérature, il débarque dans une chambre d’hôtel miteuse, prêt à saisir la vie à...

Dans les années trente, Arturo Bandini, fils d’ immigrés italiens, quitte le Colorado pour l’Eldorado, Los Angeles, avec son unique roman en poche et un rêve : devenir un écrivain reconnu. Vénérant les femmes et la littérature, il débarque dans une chambre d’hôtel miteuse, prêt à saisir la vie à bras-le-corps. Une errance sublime parmi les laissés-pour-compte du rêve américain.

« Dans la lignée de Faulkner, et avant Charles Bukowski ou Jim Harrison, Fante ouvre une piste balayée par les poussières chères à l'Ouest sauvage. Elle se termine sur l'océan Pacifique, après moult détours, cuites et amours sans lendemain. »
Sophie Cachon, Télérama

Préface de Charles Bukowski

Traduit de l’anglais (Etats-Unis)
par Philippe Garnier

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EAN : 9782264073860
Code sériel : 1954
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 240
Format : 108 x 177 mm

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • LecteurVoyageur Posté le 27 Mai 2020
    J'ai toujours aimé l'écriture énergique, spontanée, brute de Fante, qui écrit comme s'il parlait. Demande à la Poussière est probablement mon livre préféré de Fante, plus drôle, plus fort selon moi que son célèbre Mon chien stupide. L'histoire abracadabrante de Bandini est parfois hilarante, très vivante, un véritable remède à l'inertie et à la morosité. Cela me donne envie de lire les autres tomes de la trilogie qui est dans ma bibliothèque !
  • JoLynRol Posté le 21 Mars 2020
    Eh bah voilà, c'est du vrai, du chaotique, du sec, l'anti-thèse de l'intellectualisme stérile Hessien quoi (coucou le Loup). Toutes les dissertations sur l'humanité des cyniques solitaires empruntent une route factice découlant d'une erreur primordiale d'appréciation car leurs observations ne traversent pas le voile superficiel des êtres en n'abandonnant l'égocentrisme qui embrume l'intime des autres.
  • Ingannmic Posté le 17 Mars 2020
    -"Demande à la poussière" est le récit des débuts laborieux d'un jeune écrivain dans le Los Angeles des années 30. - (...) ... Bon d'accord, je recommence : -"Demande à la poussière" est LE récit des débuts laborieux d'un jeune écrivain, et c'est accessoirement l’œuvre d'un auteur qui inspira, entre autres, Charles Bukowski, Jack Kerouac ou Hubert Selby Jr. Voilà qui suscite un minimum de respect, non ? -Et qu'a donc cet auteur de si extraordinaire ? -Ça, c'est une question posée par quelqu'un qui ne l'a jamais lu ! Parce que s'il y a bien une évidence qui saute aux yeux, à la lecture de "Demande à la poussière", en dépit d'un style aux accents parfois populaires, voire familiers, c'est que John Fante est un grand écrivain... L'alliance d'un ton faussement naïf, et d'une écriture en réalité travaillée, confèrent aux événements décrits par le narrateur un caractère épique, extraordinaire. Il m'a semblé que l'auteur aurait pu raconter n'importe quoi, mon plaisir à le lire serait resté le même. Il serait donc injuste de ne voir dans ce roman qu'une histoire facile et truculente, car il est loin de n'être QUE cela. Son personnage principal lui-même, Arturo Bandini, incarne parfaitement ces apparences trompeuses, qui apparaît de prime abord... -"Demande à la poussière" est le récit des débuts laborieux d'un jeune écrivain dans le Los Angeles des années 30. - (...) ... Bon d'accord, je recommence : -"Demande à la poussière" est LE récit des débuts laborieux d'un jeune écrivain, et c'est accessoirement l’œuvre d'un auteur qui inspira, entre autres, Charles Bukowski, Jack Kerouac ou Hubert Selby Jr. Voilà qui suscite un minimum de respect, non ? -Et qu'a donc cet auteur de si extraordinaire ? -Ça, c'est une question posée par quelqu'un qui ne l'a jamais lu ! Parce que s'il y a bien une évidence qui saute aux yeux, à la lecture de "Demande à la poussière", en dépit d'un style aux accents parfois populaires, voire familiers, c'est que John Fante est un grand écrivain... L'alliance d'un ton faussement naïf, et d'une écriture en réalité travaillée, confèrent aux événements décrits par le narrateur un caractère épique, extraordinaire. Il m'a semblé que l'auteur aurait pu raconter n'importe quoi, mon plaisir à le lire serait resté le même. Il serait donc injuste de ne voir dans ce roman qu'une histoire facile et truculente, car il est loin de n'être QUE cela. Son personnage principal lui-même, Arturo Bandini, incarne parfaitement ces apparences trompeuses, qui apparaît de prime abord comme un jeune écervelé assez agaçant... Débarqué de fraîche date à Los Angeles, il a quitté son Colorado natal et sa famille d'origine italienne pour tenter de matérialiser ses fantasmes de richesse et de gloire en devenant écrivain. Il doit vite faire face à la sordide réalité, celle des piaules insalubres, des bas-quartiers où survivent tant bien que mal les oubliés du rêve américain. Lui-même a du mal à joindre les deux bouts. Arturo, pétri de contradictions, est d'une mauvaise foi parfois hilarante. Il se dit athée mais ne peut s'empêcher d'invoquer la sainte vierge à tout moment, se montre odieux avec celle dont il prétend être amoureux... mais il sait aussi faire preuve d’auto-dérision, et surprend le lecteur par ses accès de générosité, d'amour de l'humanité, et surtout par ses soudaines envolées poétiques. Il est finalement touchant, Arturo, avec ses rêves de fortune, de filles pendues à son bras, de grosses voitures, et qui après une journée en costume préfère renfiler ses vieilles frusques puantes mais familières. Et ce n'est qu'un exemple - certes très parlant- de la dualité qui semble habiter le jeune écrivain : il proclame sa fierté d'être américain, son désir d'être riche, mais en même temps donne l'impression d'avoir sa place parmi les laissés pour compte de cette nation qui sait aussi se montrer chauvine et raciste. Avec "Demande à poussière", John Fante, sous le couvert d'un humour qui confine parfois au burlesque, sublime l'existence sans gloire de ceux qui sont habituellement méprisés. -Hum... d'autres questions ?
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  • Bookestdude Posté le 8 Février 2020
    Premier Fante que je lis. Je suis séduit. En grand fan de Bukowski, je vois chez qui ce dernier a tiré son style. Cependant, j'apprécie fortement car c'est plus reposant, plus calme, moins alcoolique et vulgaire. C'est plaisant à lire. La prose de Fante est maitrisée, sensible et aiguisée. Ce roman est excellent. J'avoue avoir du mal à écrire davantage sur ce livre. Il faut vraiment le lire pour parvenir à la capter. D'autant que le texte étant semi-autobiographique, le juger en terme d'histoire ou d'événements me semble malhonnête. Mais lisez-le.
  • Gerard17200 Posté le 29 Janvier 2020
    C’est un livre touchant et plein d’humanité. On ne peut pas être insensible aux errances du personnage (Arturo Bandini), l’incarnation littéraire de l’auteur. Nous sommes dans les années 30 à Los Angeles. Arturo Bandini rêve de gloire littéraire depuis que sa nouvelle (le petit chien qui riait) a été éditée. Mais, dans l’attente de cette gloire, et de l’argent qui va avec, il a bien du mal à joindre les deux bouts. Il vit dans des conditions précaires et côtoie les petites gens. Au hasard de ses errances nocturnes, il va faire la connaissance de Camilla Lopez, une jolie barmaid d’origine mexicaine. Elle deviendra tout ce qui compte pour lui, malgré son caractère bouillant et ses problèmes psychologiques. Arturo Bandini est un personnage positif et optimiste. S’il n’a pas d’argent, il fait avec, et quand il en a, il le claque. Tout ce qu’il veut, c’est être un homme heureux, pour reprendre le titre de William Sheller, avec toute la mélancolie qui est liée à cette belle chanson. Ça se lit vite. Le style est original et probablement assez inédit quand on réalise qu’il a été écrit dans les années 30. C’est écrit à la première personne, dans un langage simple et populaire,... C’est un livre touchant et plein d’humanité. On ne peut pas être insensible aux errances du personnage (Arturo Bandini), l’incarnation littéraire de l’auteur. Nous sommes dans les années 30 à Los Angeles. Arturo Bandini rêve de gloire littéraire depuis que sa nouvelle (le petit chien qui riait) a été éditée. Mais, dans l’attente de cette gloire, et de l’argent qui va avec, il a bien du mal à joindre les deux bouts. Il vit dans des conditions précaires et côtoie les petites gens. Au hasard de ses errances nocturnes, il va faire la connaissance de Camilla Lopez, une jolie barmaid d’origine mexicaine. Elle deviendra tout ce qui compte pour lui, malgré son caractère bouillant et ses problèmes psychologiques. Arturo Bandini est un personnage positif et optimiste. S’il n’a pas d’argent, il fait avec, et quand il en a, il le claque. Tout ce qu’il veut, c’est être un homme heureux, pour reprendre le titre de William Sheller, avec toute la mélancolie qui est liée à cette belle chanson. Ça se lit vite. Le style est original et probablement assez inédit quand on réalise qu’il a été écrit dans les années 30. C’est écrit à la première personne, dans un langage simple et populaire, mais qui conserve toute sa qualité littéraire. Beaucoup de dialogues, peu de temps mort, il y a du rythme. Ce livre est une belle rencontre. Je m’attendais à quelque chose de plus « trash », car cet auteur a été la source d’inspiration d’écrivains « borderline », proche de la « beat generation » et plus particulièrement de Charles Bukowski qui avait fait de John Fante son mentor.
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