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10/18
EAN : 9782264075406
Code sériel : 5506
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 480
Format : 108 x 177 mm
Nouveauté

Devouchki

Jean-Baptiste GODON (Traducteur)
Date de parution : 02/01/2020
Après Volia Volnaïa, Victor Remizov livre un roman initiatique bluffant sur une jeunesse russe en perte de repères.
Après le succès de Volia volnaïa, Victor Remizov explore de nouveau les paradoxes d’une Russie à deux vitesses, entre campagne sibérienne et faste moscovite, pour dresser le portrait d’une jeunesse qui cherche à se construire. Aussi glaçante qu’intense, une fresque brillante où s’entremêlent les destins de deux cousines en quête... Après le succès de Volia volnaïa, Victor Remizov explore de nouveau les paradoxes d’une Russie à deux vitesses, entre campagne sibérienne et faste moscovite, pour dresser le portrait d’une jeunesse qui cherche à se construire. Aussi glaçante qu’intense, une fresque brillante où s’entremêlent les destins de deux cousines en quête de repères.
À Beloretchensk, en plein cœur de l’immense Sibérie, Katia et Nastia, la vingtaine, lasses de voir leur quotidien s’embourber dans la misère, décident de quitter leur province natale pour les lumières de la capitale.
Elles rêvent d’avenir, d’argent, d’amour ; elles rêvent d’amitié, de joie, de nouveauté. Mais c’est le Moscou de l’argent sale, du mensonge et de la violence qui les accueille. À peine descendues du train, les voici traquant toit, travail, nourriture, craignant à chaque minute de devoir retourner auprès de leurs familles et assumer un échec.

Livrées à elles-mêmes dans une jungle urbaine d’une brutalité inouïe, les deux devouchki se verront contraintes de garder la tête froide pour éviter d’avoir à commettre le pire et de sacrifier ce qu’elles ont de plus cher : l’espoir.
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EAN : 9782264075406
Code sériel : 5506
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 480
Format : 108 x 177 mm
10/18

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • Fauvine Posté le 23 Février 2020
    Voici un roman qui permet de plonger à la fois dans la vie dure et aride d'un village de Sibérie et dans l'effervécence et la débrouille de la vie moscovite puisque deux cousines, Katia et Nastia décident un jour de tenter leur chance à Moscou. Il leur faut en effet quitter leur patelin pour pouvoir trouver un travail (qui manque dans leur Sibérie natale) et essayer d'aider au mieux leurs familles pauvres et en difficulté. Ces filles ont des conditions de vie compliquées, la mère de l'une étant alcoolique, le père de l'autre alité à cause d'un accident, et son frère en prison… Après leur « rêve moscovite », elles découvrent que la vie dans la capitale n'est pas non plus exempte des duretés de la vie, certes elles gagnent mieux mais la vie y est bien plus chère. On se rend compte alors que les deux cousines ont des personnalités et une façon de voir la vie bien différentes. Aux rapports amicaux des débuts se mêlera la jalousie et la cruauté de l'une d'elle, due en majeure partie à sa bêtise car elle semble ne pas se rendre compte de la grande souffrance infligée par ses bas calculs. Mais on y découvre aussi... Voici un roman qui permet de plonger à la fois dans la vie dure et aride d'un village de Sibérie et dans l'effervécence et la débrouille de la vie moscovite puisque deux cousines, Katia et Nastia décident un jour de tenter leur chance à Moscou. Il leur faut en effet quitter leur patelin pour pouvoir trouver un travail (qui manque dans leur Sibérie natale) et essayer d'aider au mieux leurs familles pauvres et en difficulté. Ces filles ont des conditions de vie compliquées, la mère de l'une étant alcoolique, le père de l'autre alité à cause d'un accident, et son frère en prison… Après leur « rêve moscovite », elles découvrent que la vie dans la capitale n'est pas non plus exempte des duretés de la vie, certes elles gagnent mieux mais la vie y est bien plus chère. On se rend compte alors que les deux cousines ont des personnalités et une façon de voir la vie bien différentes. Aux rapports amicaux des débuts se mêlera la jalousie et la cruauté de l'une d'elle, due en majeure partie à sa bêtise car elle semble ne pas se rendre compte de la grande souffrance infligée par ses bas calculs. Mais on y découvre aussi des personnages attachants, des rapports mi fraternels, mi amoureux se nouent entre Katia et Alexeï puis Andreï, on ne sait pas trop sur quel pied danser, comme les personnages qui s'interrogent sur leurs sentiments, surtout Katia (mais aussi Andreï). Amitié, amour, quelle est la frontière entre les deux, comment savoir si l'on aime plus une personne ou une autre ? Et Nastia s'attache elle aussi en dépit de son attitude détachée et lucide, vit une relation faite de hauts, de bas, de passion physique avec un jeune homme qui lui ressemble. Ce sont essentiellement ces relations qui vont porter le récit à partir du moment où les personnages principaux ont de quoi subvenir à leurs besoins. Et c'est pour cela que les dialogues sont si présents. À ce sujet, c'est-à-dire le style de l'auteur, j'ai un sentiment étrange car j'ai été parfois conquise par le genre de dialogues qu'il met en place, parfois vraiment agacée. Cela vient du fait qu'en général, dans les romans, seuls les éléments les plus signifiants sont conservés, sont évitées les répétitions, les redites (ou bien conservées mais à titre exceptionnel, et l'on sent une vraie progression dans les échanges au fur et à mesure). Les hésitations renouvelées sont rapportées dans des discours indirects ou narrativisés, pas principalement en discours direct. Ici, c'est différent, c'est l'inverse, l'auteur n'a pas suivi la règle implicite d' «économie du récit », tout est dit, redit, dans chaque dialogue ou bribe d'échange, les personnages se parlent mais ne rebondissent pas toujours sur ce que l'autre dit, laissent parfois des blancs, expliquent une énième fois ce qu'ils ont déjà expliqué à l'autre. Parfois, cette redondance agace fortement (en tout cas, pour ma part je l'ai été), parfois ça aide à mieux sentir les personnages, avoir l'impression d'être vraiment là, avec eux car ça donne une grande impression de réalisme en même temps. Mais à d'autres moment, on a aussi le sentiment que le narrateur (et l'auteur derrière) cherche à donner l'apparence de discussions poussées et profondes alors qu'en fait non, ce n'en sont pas (par exemple quand Alexei ou Andrei s'émerveillent de l'érudition de Katia mais où ne sont cités que les noms des grands auteurs qu'elle lit, sans vrai début de conversation sur leurs livres eux-mêmes). Katia elle-même m'a parfois irritée, avec sa naïveté, ses remarques fréquentes sur son gentil papa, sa maman, sa grand-mère, son regret de son petit village où ses seuls amis étaient les membres de sa famille (quel jeune de 25 ans voudrait vraiment vivre uniquement avec papa, maman et les grand-parents toute sa vie ?) et son trop grand angélisme dans certains extraits (je ne compte plus le nombre de fois où j'ai lu dans la même page « regard coupable », « honte », « rougit », « regard gêné » ou « le rouge aux joues » à son propos. Je crois que c'est un tic de langage de l'auteur !) Et l'auteur semble aussi associer la pureté morale, le sens du devoir, la bonté et le fait d'être intellectuel au désintérêt pour la sexualité ou à la virginité tardive (comme si une personne ne pouvait pas aimer les plaisirs charnels tout en étant profondément gentille ou intellectuelle !) Je mets 3,5 pour les défauts cités (mais je sais que c'est très subjectif), même si j'ai hésité à mettre 4 comme j'ai été happée par le passage après le drame survenu et par la fin du roman.
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  • Deltak Posté le 6 Octobre 2019
    À Beloretchensk, en plein coeur de l'immense Sibérie, Katia et Nastia, la vingtaine, lasses de voir leur quotidien s'embourber dans la misère, décident de quitter leur province natale pour les lumières de la capitale. Elles rêvent d'avenir, d'argent, d'amour ; elles rêvent d'amitié, de joie, de nouveauté. Mais c'est le Moscou de l'argent sale, du mensonge et de la violence qui les accueille. À peine descendues du train, les voici traquant toit, travail, nourriture, craignant à chaque minute de devoir retourner auprès de leurs familles et assumer un échec. Livrées à elles-mêmes dans une jungle urbaine d'une brutalité inouïe, les deux devouchki se verront contraintes de garder la tête froide pour éviter d'avoir à commettre le pire et de sacrifier ce qu'elles ont de plus cher : l'espoir. Une petite révélation de la littérature russe contemporaine. Un roman de type initiatique qui narre les tribulations de deux cousines de Sibérie dans la grande ville de Moscou. Tous les ingrédients du roman russe sont présents : le caractère introspectif des personnages, une réflexion sur le bien et le mal et une dose de fatalisme. On explore tour à tour les thématiques du vice, de l'amour, de l'ambition, du sens du devoir. Un bon équilibre... À Beloretchensk, en plein coeur de l'immense Sibérie, Katia et Nastia, la vingtaine, lasses de voir leur quotidien s'embourber dans la misère, décident de quitter leur province natale pour les lumières de la capitale. Elles rêvent d'avenir, d'argent, d'amour ; elles rêvent d'amitié, de joie, de nouveauté. Mais c'est le Moscou de l'argent sale, du mensonge et de la violence qui les accueille. À peine descendues du train, les voici traquant toit, travail, nourriture, craignant à chaque minute de devoir retourner auprès de leurs familles et assumer un échec. Livrées à elles-mêmes dans une jungle urbaine d'une brutalité inouïe, les deux devouchki se verront contraintes de garder la tête froide pour éviter d'avoir à commettre le pire et de sacrifier ce qu'elles ont de plus cher : l'espoir. Une petite révélation de la littérature russe contemporaine. Un roman de type initiatique qui narre les tribulations de deux cousines de Sibérie dans la grande ville de Moscou. Tous les ingrédients du roman russe sont présents : le caractère introspectif des personnages, une réflexion sur le bien et le mal et une dose de fatalisme. On explore tour à tour les thématiques du vice, de l'amour, de l'ambition, du sens du devoir. Un bon équilibre entre la noirceur et la lumière. L'écriture est fluide, facile à lire et le roman se lit d'une traite. Je vais m'empresser de découvrir son premier roman. Un de mes coups de cœur 2019.
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  • madnathalie Posté le 3 Juin 2019
    Il n' y a rien à faire, un roman russe a un petit je-ne-sais-quoi que j'adore ! Tous les ingrédients présents dans les romans de Dostoïevski se retrouvent dans ce roman pourtant d'aujourd'hui: la vodka, le froid, la misère sociale, les sentiments exacerbés, des personnages très tourmentés voire fêlés, la corruption, la religion , la recherche d'un sens à sa vie et d'un avenir meilleur. Je ne connaissais pas cet auteur; je remercie les babéliotes grâce à qui je l'ai découvert ! Je m'en vais de ce pas acheter "Volia Volnaïa".
  • lelivredapres Posté le 11 Mars 2019
    Proposé dans la dernière opération Masse critique de Babelio, « Devouchki », le second roman de Victor Remizov, a tout de suite attiré mon attention, par sa couverture tout d’abord, à la fois attirante et énigmatique et par la quatrième de couverture qui nous propose « le portrait d’une jeunesse qui cherche à se construire » dans « une Russie à deux vitesses, entre campagne sibérienne et faune moscovite ». Tout un programme. Katia et Nestia, sont deux « Devouchki », deux jeunes filles. Cousines, elles sont aussi différentes que l’eau et le feu et seul les rapproche leur lien de parenté ainsi que le fait qu’elles habitent toutes deux en Sibérie, dans la petite ville de Beloretchensk. Katia, qui est très belle, n’a que vingt ans. Timide, elle aime Mozart et la littérature. Elle n’a été amoureuse que de Pouchkine, au point de s’être juré de lui rester fidèle. Katia aimerait étudier, mais malheureusement, son père est infirme suite à un accident. Une opération est possible, mais elle coûte trop cher pour une famille qui, sans le salaire du père, peine déjà à joindre les deux bouts. La cousine de Katia, Nestia, vingt-quatre ans, est très jolie également, mais elle s’habille... Proposé dans la dernière opération Masse critique de Babelio, « Devouchki », le second roman de Victor Remizov, a tout de suite attiré mon attention, par sa couverture tout d’abord, à la fois attirante et énigmatique et par la quatrième de couverture qui nous propose « le portrait d’une jeunesse qui cherche à se construire » dans « une Russie à deux vitesses, entre campagne sibérienne et faune moscovite ». Tout un programme. Katia et Nestia, sont deux « Devouchki », deux jeunes filles. Cousines, elles sont aussi différentes que l’eau et le feu et seul les rapproche leur lien de parenté ainsi que le fait qu’elles habitent toutes deux en Sibérie, dans la petite ville de Beloretchensk. Katia, qui est très belle, n’a que vingt ans. Timide, elle aime Mozart et la littérature. Elle n’a été amoureuse que de Pouchkine, au point de s’être juré de lui rester fidèle. Katia aimerait étudier, mais malheureusement, son père est infirme suite à un accident. Une opération est possible, mais elle coûte trop cher pour une famille qui, sans le salaire du père, peine déjà à joindre les deux bouts. La cousine de Katia, Nestia, vingt-quatre ans, est très jolie également, mais elle s’habille et se comporte de façon vulgaire et sa morale, d’abord peu exigeante, va se révéler franchement inexistante. Elle ne cache pas son unique but : gagner beaucoup d’argent ou mieux, « mettre le grappin » sur un homme riche qui l’entretiendra. Pour cela, il lui faut aller à Moscou, ce qui lui permettra aussi d’échapper à une mère alcoolique et à une ville sans attrait ni espoir. Lorsqu’elle propose à Katia de partir avec elle, celle-ci pense aussitôt à son père et à la possibilité de financer l’opération qui lui rendra sa mobilité. A Moscou, les difficultés s’accumulent pour les Devouchki. Il faut d’abord trouver un endroit où passer la nuit, puis un logement et ensuite un travail. Nestia dépense tout son argent et se jette à la tête du premier venu, tandis que Katia, prudente, mais aussi naïve, ne se rend pas compte que Nestia ne pense qu’à elle-même et est prête à trahir sa cousine pour obtenir ce qu’elle veut. Le destin des jeunes filles prend alors des chemins différents… « Devouchki » est un roman d’initiation, sur fond de misère sociale et d’arrivisme. Il dépeint une société fracturée entre des campagnes qui vivent chichement d’un travail laborieux, et Moscou, où règne un faune qui papillonne autour de quelques riches parvenus et où chacun, riche ou espérant le devenir, veut prendre sa part d’une croissance nouvelle, au mépris de la morale et du respect d’autrui. A Moscou, on est toujours le pauvre de quelqu’un, l’immigré d’un autre, et les jeunes ou moins jeunes venus des anciennes républiques soviétiques se heurtent à la méfiance et au racisme des russes ou des moscovites. « Devouchki » comporte beaucoup de dialogues, ce qui crée une forme de proximité avec les personnages et donne une impression d’authenticité à l’histoire qui se crée sous nos yeux. Les références littéraires sont nombreuses, ce qui ancre le roman dans une continuité littéraire assez cohérente. J’ai un peu regretté le trop grand manichéisme qui existe entre les deux jeunes filles, à l’une le mal absolu, à l’autre la pureté. Ce qui n’est pas vrai des deux principaux personnages masculins : Andreï, l’ami d’âge mûr de Katia, richissime et admiré, se révèle plus délicat et respectueux que ce que l’on aurait pu attendre d’un tel homme. Il en va de même avec Alexeï, le jeune homme avec lequel Katia partage une colocation à Moscou, qui n’a pas l’assurance qu’aurait pu lui donner son appartenance à un milieu aisé. Car vous l’aurez compris, la question sociale qui occupe la première partie du roman fait place ensuite à une histoire d’amour qui se tisse sur un cruel dilemme : Andreï ou Alexei, vers lequel Katia se tournera-t-elle ? Vous le saurez vite, car « Devouchki » se lit d’une seule traite : il a, comme beaucoup de grands romans russes, un vrai souffle romanesque. Je remercie donc les éditions Belfond et Babelio de m’avoir permis de découvrir cet auteur extrêmement prometteur et je vais bien vite me procurer son premier roman intitulé « Volia Volnaïa ».
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  • Annette55 Posté le 11 Mars 2019
    Voici un roman brillant et intense, où les paradoxes donnent le ton au coeur de cette Russie moderne si contrastée ... C'est le deuxième ouvrage de Victor Remizov, dont j'avais lu avec bonheur «-Volnia -Volnaïa  »partagé entre l'opulence trompeuse ——-de la capitale pétrolière orientale Moscou, qui brille de mille feux, ——-de loin dans cet immense pays , livré à l'incurie de ses dirigeants ——et la beauté lumineuse et glacée de la petite ville de Beloretchensk, au coeur de la campagne Sibérienne où les potagers et Les maisons individuelles s'amoncelaient sur la vaste Colline , bordée par la taïga ... . On y écoutait , immobile, le silence de la campagne , seules quelques mésanges donnaient une note colorée ,...la rivière était haute, les nuages mouchetés ... On y pêche et des petites entreprises : usine d'huile de tournesol, de briques, il ne restait pas grand chose ....de l'usine de poissons ni de la « laitière », jadis d'importance régionale ... Les gens vivaient des potagers , de la rivière et de la forêt.... Deux cousines jeunes et belles, au caractère diamétralement opposés Katia et Nastia , lassées de voir leur quotidien s'embourber dans la misère , rêvent d'avenir et de nouveautés , de bon travail. Las! Elles... Voici un roman brillant et intense, où les paradoxes donnent le ton au coeur de cette Russie moderne si contrastée ... C'est le deuxième ouvrage de Victor Remizov, dont j'avais lu avec bonheur «-Volnia -Volnaïa  »partagé entre l'opulence trompeuse ——-de la capitale pétrolière orientale Moscou, qui brille de mille feux, ——-de loin dans cet immense pays , livré à l'incurie de ses dirigeants ——et la beauté lumineuse et glacée de la petite ville de Beloretchensk, au coeur de la campagne Sibérienne où les potagers et Les maisons individuelles s'amoncelaient sur la vaste Colline , bordée par la taïga ... . On y écoutait , immobile, le silence de la campagne , seules quelques mésanges donnaient une note colorée ,...la rivière était haute, les nuages mouchetés ... On y pêche et des petites entreprises : usine d'huile de tournesol, de briques, il ne restait pas grand chose ....de l'usine de poissons ni de la « laitière », jadis d'importance régionale ... Les gens vivaient des potagers , de la rivière et de la forêt.... Deux cousines jeunes et belles, au caractère diamétralement opposés Katia et Nastia , lassées de voir leur quotidien s'embourber dans la misère , rêvent d'avenir et de nouveautés , de bon travail. Las! Elles débarquent à Moscou, ce qui leur avait semblé un palais chatoyant , la gare , devient inhospitalière et tracassière... Nous suivrons leur périple durant près de 400 pages... Katia , la brune , idéaliste , cultivée, passionnée de musique classique,innocente a lu presque tous les classiques,( elle aime plus particulièrement Tolstoi et Mozart ) amoureuse de littérature, elle n'a jamais eu de relation charnelle. Incroyablement attachée à ses parents et à sa famille, elle leur enverra de l'argent dès qu'elle le pourra .. Nastia, la blonde, un brin vulgaire, croqueuse d'hommes, intrigante, terre à terre, fourbe parfois, envieuse souvent, amatrice de coups fourrés, s'amendera à la fin,. Katia tentera de sauvegarder ses valeurs et son fol amour filial ...je n'en dirai pas plus . L'auteur dresse un constat, un état des lieux de la Russie féroce , «  Nous sommes dirigés par une force stupide qui ne sait rien dire par elle même à part confisquer les biens d'autrui. » Une jungle urbaine, chaotique où l'argent sale est roi, où la débauche et la misère , la futilité et la corruption , la brutalité, se côtoient au plus près ,... Un abime entre la beauté de la Nature , généreuse et la ville insalubre ....et dangereuse ... Un ouvrage d'apprentissage romanesque entre noirceur et lumière contrastant entre l'amour fou et la violence , la naïveté et la droiture, rongé par l'incurie d'un pouvoir détraqué dans un immense pays ..... «  On ne peut pas épouser une âme , on ne peut que l'aimer » . Un coup de coeur pour moi, lu une grande partie de la nuit. Merci à ma chère Idil, qui se reconnaîtra ,..
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Lisez inspiré avec 10/18 !
Voyagez hors des sentiers battus, loin d'une littérature conventionnelle et attendue…