Lisez! icon: Search engine
Robert Laffont
EAN : 9782221131152
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 336
Format : 1 x 182 mm

Easter Parade

Aline AZOULAY-PACVON (Traducteur)
Collection : Pavillons Poche
Date de parution : 04/10/2012
Décrire « la vie comme elle va » : on pourrait résumer ainsi l’ambition et la morale de ce roman que Richard Yates, l’auteur de La Fenêtre panoramique et de Onze histoires de solitude, a consacré à son thème favori, l’« american way of life », et à ses héros... Décrire « la vie comme elle va » : on pourrait résumer ainsi l’ambition et la morale de ce roman que Richard Yates, l’auteur de La Fenêtre panoramique et de Onze histoires de solitude, a consacré à son thème favori, l’« american way of life », et à ses héros favoris, les gens ordinaires. On y suit l’existence de deux soeurs, Emily et Sarah, depuis leur plus tendre enfance jusqu’à l’âge mûr. Elles connaîtront des instants de joie et parfois de plaisir, elles se marieront, divorceront, auront des aventures. Pendant que leurs parents, deux excentriques, vieilliront avant de disparaître. Dans le style plein de retenue et de simplicité qui a fait de lui l’un des « grands » des lettres américaines de la seconde moitié du XXe siècle, Richard Yates parvient à atteindre une profondeur bouleversante en évitant tout pathos. Avec un brio hors pair, son roman incite le lecteur à une passionnante réflexion sur l’existence.
Lire la suite
En lire moins
EAN : 9782221131152
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 336
Format : 1 x 182 mm
Robert Laffont

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • Opuscules Posté le 11 Juin 2020
    Mon libraire, d'ordinaire affable à forte tendance mutique, m'avait collé Richard Yates dans les bras un jour où j'errai sans but dans son antre, en pleine panne d'inspiration. Son visage s'était éclairé en me décrivant la puissance de cet auteur dont j'ignorai tout, il avait poussé sa métamorphose jusqu'à sourire franchement en le comparant à Carver. Le pétillement dans les yeux du bouquiniste taciturne a rapidement eu raison de moi et de ma faible volonté en matière de littérature américaine, et je suis rentrée avec sous le bras les deux romans de Yates qu'il avait en stock.  Depuis que j'ai dévoré les deux textes, j'ai compris le sourire du libraire. J'ai compris - ou du moins entrevu - ce qu'il entendait en qualifiant Yates de génie méconnu. J'ai compris son enthousiasme frénétique et son engouement viscéral pour l'écrivain.  Easter Parade est un diamant brut, un bijou littéraire rare et précieux. Il retrace la vie des sœurs Grimes, nées dans l'est des Etats-Unis dans les années trente. Sarah et Emily passent leur enfance sous le joug d'une mère délurée, aussi fantasque qu'alcoolique, qui enchaîne les déménagements en espérant toucher du bout des doigts la petite bourgeoisie de banlieue. Sarah, l'aînée, se marie et... Mon libraire, d'ordinaire affable à forte tendance mutique, m'avait collé Richard Yates dans les bras un jour où j'errai sans but dans son antre, en pleine panne d'inspiration. Son visage s'était éclairé en me décrivant la puissance de cet auteur dont j'ignorai tout, il avait poussé sa métamorphose jusqu'à sourire franchement en le comparant à Carver. Le pétillement dans les yeux du bouquiniste taciturne a rapidement eu raison de moi et de ma faible volonté en matière de littérature américaine, et je suis rentrée avec sous le bras les deux romans de Yates qu'il avait en stock.  Depuis que j'ai dévoré les deux textes, j'ai compris le sourire du libraire. J'ai compris - ou du moins entrevu - ce qu'il entendait en qualifiant Yates de génie méconnu. J'ai compris son enthousiasme frénétique et son engouement viscéral pour l'écrivain.  Easter Parade est un diamant brut, un bijou littéraire rare et précieux. Il retrace la vie des sœurs Grimes, nées dans l'est des Etats-Unis dans les années trente. Sarah et Emily passent leur enfance sous le joug d'une mère délurée, aussi fantasque qu'alcoolique, qui enchaîne les déménagements en espérant toucher du bout des doigts la petite bourgeoisie de banlieue. Sarah, l'aînée, se marie et se fond dans une vie de famille en apparence idyllique. Emily quant à elle grandit en devenant ce que certains qualifieront d'esprit libre. Elle s'investit dans ses études et son travail, enchaîne les relations sans jamais s'enfermer dans le carcan des bien-pensants. Au travers de ces destins d'apparence diamétralement opposée, Yates brosse le portrait amer d'une génération, avec pudeur et tendresse. Il nous jette à la figure le vide de l'existence et le néant qui s'invite le soir, quand la frénésie du dehors n'arrive plus à étouffer la solitude qui ronge. Les sœurs Grimes préféreront tout plutôt que le silence, peu importe qu'il s'agisse de l'alcool, des hommes ou des belles apparences pour cacher leurs drames silencieux. Enfermées dans leur époque et dans leur condition, elles n'empêcheront pas l'inéluctable explosion de leurs façades vouées à voler en éclat.  Le génie de Yates se terre dans les moindres recoins, il est dans tous les petits riens qui font la vie. Il est dans les taches de gras aux commissures des lèvres, il est dans les infimes détails que seule une plume de génie peut décrire. Il ne se passe pas grand'chose, dans Easter Parade, et pourtant tout se passe. L'amour, la mort, les espérances et les désillusions ; la vie dans ce qu'elle a de plus ordinaire et plus douloureux. Pour Yates, cette vie de presque rien est toujours sur la tangente, elle flirte souvent avec la folie, comme pour mieux y succomber.  Je souhaite à chacun de connaître ce que j'ai ressenti en terminant ce grand roman. Je souhaite à chacun de connaître l’exaltation du lecteur abasourdi, de ressentir un jour l'intense frémissement qui gronde dans chaque nerf, dans chaque synapse, le fourmillement qui électrise et retient le temps en suspens, après que la dernière page ait été tournée.Je souhaite à chacun de lire Yates, à cœur ouvert.
    Lire la suite
    En lire moins
  • AnitaMillot Posté le 28 Mai 2020
    La brune Sarah avait neuf ans et la blonde Emily cinq ans lorsque les parents Grimes divorcèrent – ce qui en 1930 n’était pas vraiment chose courante ! L’aînée, plus jolie, fut quelque peu jalousée par sa cadette (amoureuse transie de son fiancé au cours de son adolescence …) En revanche, Emily sera la première de la famille à aller à l’université, ce qui laissera toujours un énorme regret à sa grande soeur … Leur mère « Pookie » est une sorte de mythomane-alcoolique, qui ne peut s’empêcher d’embellir la réalité de leur vie routinière, par pur snobisme. Sarah et Emily auront très rapidement un même désir : la fuir … Tandis que Sarah choisira une existence d’épouse et mère bourgeoise (en cachant un terrible secret à son entourage), Emily – elle – ne parviendra jamais à trouver un équilibre sentimental ou une stabilité affective … Richard Yates est un maitre incontesté dans l’art de rendre attractive la contemplation de la banalité des êtres ordinaires – et des choses simples de la vie quotidienne – tout en abordant des sujets majeurs (et novateurs) ! Un très joli roman !
  • BartMacondo Posté le 5 Octobre 2017
    Une mère qui souffre du bovarysme essaie d'éduquer toute seule ses deux filles. Ce qui compte c'est les apparences: une belle maison (louée) dans une ville résidentielle de l'Etat de New York, de beaux vêtements, des fiancés pour ses filles qui semblent intéressants et ambitieux. Mais tout échoue. Pour toutes les trois. A un moment donné on croit que la fille cadette échappera au sort qui était réservé à sa mère et à sa soeur, mais elle aussi portera le fardeau de la vie. La solitude et la maladie mentale sont au rendez-vous. On ne rigole pas dans ce roman de Richard Yates. Mais on aimera d'autant plus les personnages, qui veulent être heureux et n'y arrivent pas.
  • Fx1 Posté le 29 Mars 2015
    Que c'est noir .... Mais que c'est bon !! Voilà une oeuvre jubilatoire au possible ! Certes les esprits chagrins diront que c'est triste et qu'il faut s'accrocher ... Eh oui , pour découvrir la littérature il faut savoir dépasser ces limites et lire Yates jusqu'au bout ! Cette histoire on peut la diviser en 3 tellement il y a de matériel littéraire . Au fond on se prend même à imaginer ce que ce texte donnerait sur les planches . Oui c'est noir , on est pas chez Pernaut ici , mais au coeur d'une Amérique qui n'a pas encore ouvert les yeux sur la liberté et qui fonctionne encore selon les réglements archaïques chers à certains esprits dérangés . L'étude de caractère est majeure ici , le lecteur plonge dans une société ou les femmes n'ont aucun droit , hormis celui d'encaisser les coups physiques et moraux , tout en donnant le change . Il y a ici de ce fait des portraits féminins d'une richesse rare , Yates avait le talent si rare de croquer l'être humain dans toute sa complexité , cela sans aucun pathos . C'est noir certes , mais c'est beau , et au fond c'est cela la littérature : la beauté de... Que c'est noir .... Mais que c'est bon !! Voilà une oeuvre jubilatoire au possible ! Certes les esprits chagrins diront que c'est triste et qu'il faut s'accrocher ... Eh oui , pour découvrir la littérature il faut savoir dépasser ces limites et lire Yates jusqu'au bout ! Cette histoire on peut la diviser en 3 tellement il y a de matériel littéraire . Au fond on se prend même à imaginer ce que ce texte donnerait sur les planches . Oui c'est noir , on est pas chez Pernaut ici , mais au coeur d'une Amérique qui n'a pas encore ouvert les yeux sur la liberté et qui fonctionne encore selon les réglements archaïques chers à certains esprits dérangés . L'étude de caractère est majeure ici , le lecteur plonge dans une société ou les femmes n'ont aucun droit , hormis celui d'encaisser les coups physiques et moraux , tout en donnant le change . Il y a ici de ce fait des portraits féminins d'une richesse rare , Yates avait le talent si rare de croquer l'être humain dans toute sa complexité , cela sans aucun pathos . C'est noir certes , mais c'est beau , et au fond c'est cela la littérature : la beauté de la noirceur .
    Lire la suite
    En lire moins
  • ChrysteleCorbery Posté le 20 Février 2015
    Un très bon Richard Yates! Mais "La fenêtre panoramique" reste mon préféré...
ABONNEZ-VOUS À LA NEWSLETTER DE ROBERT LAFFONT
Les Éditions Robert Laffont publient de la littérature française et étrangère, des biographies, des témoignages, des mémoires, des romans policiers et d'espionnage, des livres de spiritualité ou encore des livres pratiques.
Chaque mois, recevez toutes les actualités de la maison en vous abonnant à notre newsletter.