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EAN : 9782264060778
Code sériel : 4869
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 168
Format : 108 x 177 mm

En mer

Danielle LOSMAN (Traducteur)
Date de parution : 18/09/2014
 À bord de son voilier Ismaël, Donald vogue. Trois mois durant, il écume la mer du Nord dans le silence et la solitude. Avant de retrouver sa femme qui l’attend, c’est Maria, sa fille de sept ans, qui le rejoint pour la dernière étape. Maria qui s’amuse à tenir la...  À bord de son voilier Ismaël, Donald vogue. Trois mois durant, il écume la mer du Nord dans le silence et la solitude. Avant de retrouver sa femme qui l’attend, c’est Maria, sa fille de sept ans, qui le rejoint pour la dernière étape. Maria qui s’amuse à tenir la barre comme elle coiffe ses Barbies. Mer étale, complicité : la traversée s'annonce idyllique. Mais rapidement, les nuages noirs se profilent à l'horizon, et Donald semble de plus en plus tourmenté. Jusqu'à cette nuit cauchemardesque où Maria disparaît du bateau alors que la tempête éclate...

« Sorte de Sukkwan island sur les flots, En mer nous embarque dès sa première phrase […]. La tension monte alors crescendo pour ne jamais redescendre. » Baptiste Liger, L’Express

Prix Medicis Etranger 2013

Traduit du néerlandais par Danielle Losman
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EAN : 9782264060778
Code sériel : 4869
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 168
Format : 108 x 177 mm

Ils en parlent

Le ciel est bleu. La fin de ce périple en bateau s’annonce merveilleuse pour Donald. Il va retrouver sa femme qui l’attend. Sa fille de 7 ans, Maria, le rejoint pour l’accompagner dans la dernière étape. Soudainement, la tempête se lève, les nuages s’accumulent et le drame arrive… C’est un roman glaçant, bouleversant. La tension narrative nous pousse jusqu’au cauchemar. Mais que cache Donald ?
Isabelle Couriol / Librairie de Paris

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • Ingannmic Posté le 15 Octobre 2020
    Lecture de plage… ? Le titre et la couverture pourraient le laisser penser, à condition d’occulter l'assemblement de nuages noirs surplombant la mer… Il n’empêche, c’est bel et bien à la plage que je l’ai lu, quasiment d’une traite, vu la brièveté de l’ouvrage. Donald a réalisé un de ses rêves : naviguer en solitaire. Ayant pris un congé sabbatique, il est parti pour un périple de trois mois en mer du Nord, à bord de son voilier, nommé Ismaël en hommage au matelot de "Moby Dick". Et cerise sur le gâteau, Maria, sa fille de sept ans, l’a rejoint au Danemark pour l’accompagner lors des dernières quarante-huit de son voyage qui les ramèneront aux Pays-Bas, où les attend Hagar, leur épouse et mère. Excité par ces deux jours à vivre de complicité père-fille, Donald a l’intention d’en profiter pour montrer à Maria qu’une vie de liberté et d’indépendance, détachée des aliénantes contingences sociales, est possible. "En mer" nous fait suivre ses pensées, en un long monologue intérieur exprimant dans un premier temps l’assurance d’un homme qui maîtrise les situations, fort d’une ligne de conduite consistant à se tenir à ses décisions, et à respecter la rigoureuse routine qui permet de garder... Lecture de plage… ? Le titre et la couverture pourraient le laisser penser, à condition d’occulter l'assemblement de nuages noirs surplombant la mer… Il n’empêche, c’est bel et bien à la plage que je l’ai lu, quasiment d’une traite, vu la brièveté de l’ouvrage. Donald a réalisé un de ses rêves : naviguer en solitaire. Ayant pris un congé sabbatique, il est parti pour un périple de trois mois en mer du Nord, à bord de son voilier, nommé Ismaël en hommage au matelot de "Moby Dick". Et cerise sur le gâteau, Maria, sa fille de sept ans, l’a rejoint au Danemark pour l’accompagner lors des dernières quarante-huit de son voyage qui les ramèneront aux Pays-Bas, où les attend Hagar, leur épouse et mère. Excité par ces deux jours à vivre de complicité père-fille, Donald a l’intention d’en profiter pour montrer à Maria qu’une vie de liberté et d’indépendance, détachée des aliénantes contingences sociales, est possible. "En mer" nous fait suivre ses pensées, en un long monologue intérieur exprimant dans un premier temps l’assurance d’un homme qui maîtrise les situations, fort d’une ligne de conduite consistant à se tenir à ses décisions, et à respecter la rigoureuse routine qui permet de garder le cap, en mer comme dans la vie. Mais son insistance à énoncer ces credo est quelque peu suspecte, comme s’il voulait se convaincre lui-même… Tout comme dans ses brèves allusions à sa vie professionnelle, on devine sous le ton faussement blasé l’amertume de celui qui n’est plus dans le coup, laissé sur place par des jeunes loups aux dents longues dans la course au chiffre d’affaires et aux promotions. On soupçonne la fragilité de cet homme qui veut sublimer sa vie, se mettre à la fois hors du monde et prouver sa valeur en faisant quelque chose d’audacieux. Mais les nuages se rassemblent, une tempête se lève et Donald se retrouve bientôt face à son pire cauchemar… Aux prémices d’une angoisse grandissante succède une forme de désespoir qui le conduit à se comporter de manière irrationnelle, et à sombrer dans un profond abattement. Les détails qui faisaient suspecter un vague mal-être chez le héros prennent peu à peu des proportions démesurées. Face à la menace grandissante de la tempête, qui semble ne jamais vouloir se concrétiser, le lecteur est soumis aux fluctuations des angoisses de Donald, et assiste à son glissement dans la démence. La violence de sa chute s’oppose à la sobriété du ton qui la décrit, et la rend d’autant plus glaçante. Un récit sous tension, dont on a tôt fait de deviner les rebondissements et l’issue, sans doute trop court pour être mémorable, mais dont l’efficacité permet de passer un très bon moment. Oui, une bonne lecture de plage finalement…
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  • Mangeur_de_livre Posté le 29 Février 2020
    Alors qu’on sort depuis peu de la saison des prix littéraires, il est temps pour moi de vous parler d’un ancien lauréat du prix Médicis étranger 2013. En général, quand je choisis des livres pour ma belle-mère, mon choix se porte plutôt sur les histoires les plus glauques et tristes. Non que je ne l’aime pas, loin de là ! Mais elle semble avoir une appétence toute particulière pour ce genre d’histoires. « En mer » lui a beaucoup plu, et je me suis finalement lancé aussi dans ce court roman. Donald est parti pendant trois mois pour naviguer en solitaire sur un voilier. Lors de sa dernière escale, Maria, sa fille de sept ans le rejoint pour effectuer ensemble la dernière ligne droite. Mais bientôt, une tempête se déchaîne et tout à coup, Donald réalise que sa fille n’est plus à bord du bateau… « En mer » est un roman qui prend aux tripes. Sa construction est très intéressante puisque l’auteur nous annonce d’emblée qu’il se passe quelque chose de grave pour mieux utiliser les flashbacks pour nous faire patienter et laisser monter le suspense en même temps que le malaise. Le personnage de Donald n’y est pas étranger,... Alors qu’on sort depuis peu de la saison des prix littéraires, il est temps pour moi de vous parler d’un ancien lauréat du prix Médicis étranger 2013. En général, quand je choisis des livres pour ma belle-mère, mon choix se porte plutôt sur les histoires les plus glauques et tristes. Non que je ne l’aime pas, loin de là ! Mais elle semble avoir une appétence toute particulière pour ce genre d’histoires. « En mer » lui a beaucoup plu, et je me suis finalement lancé aussi dans ce court roman. Donald est parti pendant trois mois pour naviguer en solitaire sur un voilier. Lors de sa dernière escale, Maria, sa fille de sept ans le rejoint pour effectuer ensemble la dernière ligne droite. Mais bientôt, une tempête se déchaîne et tout à coup, Donald réalise que sa fille n’est plus à bord du bateau… « En mer » est un roman qui prend aux tripes. Sa construction est très intéressante puisque l’auteur nous annonce d’emblée qu’il se passe quelque chose de grave pour mieux utiliser les flashbacks pour nous faire patienter et laisser monter le suspense en même temps que le malaise. Le personnage de Donald n’y est pas étranger, tant émergent au fur et à mesure de l’histoire sa fragilité, ses doutes et son mal être et en corollaire son incapacité à faire face aux évènements. Toine Heijmans fait émerger petit à petit ce sentiment de malaise et d’inquiétude devant cette traversée qui ne peut que mal se terminer. En bref, un livre à l’atmosphère très pesante et très bien écrit. Une sorte de « Sukkwan Island maritime, court mais très intense et vraiment prenant !
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  • Corboland78 Posté le 17 Mai 2019
    Toine Heijmans, né en 1969 à Nimègue aux Pays-Bas, est un journaliste et écrivain néerlandais. En mer, son premier roman, a obtenu le prix Médicis étranger en 2013. Donald a pris un congé sabbatique et part seul, à bord de son voilier, pour un voyage de trois mois dans l’Atlantique et la Mer du Nord. Sa dernière étape, entre le Danemark et les Pays-Bas, il la fera avec Maria sa fille de sept ans. Un trajet de quarante-huit heures, Hagar la mère, les attendant au port. La traversée devrait bien se passer, pourtant la petite fille disparaît…. Je suis toujours admiratif quand je tombe, comme ici, sur un très bon roman aussi peu long. Pas de gras, pas de longueurs ajoutées, rien que du fruit, heu ! rien que l’essentiel mais qui touche du début jusqu’à la fin. Dès la première phrase, le ton est donné : « Je n’avais pas vu les nuages ». Ces quelques mots nous préviennent d’un danger potentiel à l’approche mais aussi que le narrateur n’est peut-être pas un homme très prudent ou attentif. Une légère angoisse s’installe et ne va plus vraiment vous lâcher, car même si le roman ne suit pas un ordre chronologique avec... Toine Heijmans, né en 1969 à Nimègue aux Pays-Bas, est un journaliste et écrivain néerlandais. En mer, son premier roman, a obtenu le prix Médicis étranger en 2013. Donald a pris un congé sabbatique et part seul, à bord de son voilier, pour un voyage de trois mois dans l’Atlantique et la Mer du Nord. Sa dernière étape, entre le Danemark et les Pays-Bas, il la fera avec Maria sa fille de sept ans. Un trajet de quarante-huit heures, Hagar la mère, les attendant au port. La traversée devrait bien se passer, pourtant la petite fille disparaît…. Je suis toujours admiratif quand je tombe, comme ici, sur un très bon roman aussi peu long. Pas de gras, pas de longueurs ajoutées, rien que du fruit, heu ! rien que l’essentiel mais qui touche du début jusqu’à la fin. Dès la première phrase, le ton est donné : « Je n’avais pas vu les nuages ». Ces quelques mots nous préviennent d’un danger potentiel à l’approche mais aussi que le narrateur n’est peut-être pas un homme très prudent ou attentif. Une légère angoisse s’installe et ne va plus vraiment vous lâcher, car même si le roman ne suit pas un ordre chronologique avec des retours en arrière nombreux et apaisants, le lecteur devine et attend le drame, d’où une tension permanente. Donald est las de sa vie de bureau, pas très friand d’une vie sociale trop envahissante, évitant les gens et critique de cette société où son job lui paraît vain. Lui-même se reconnait des faiblesses, « Je ne réfléchis jamais bien aux choses ». S’il part en mer pour s’aérer la tête, seule sa petite famille, Maria et Hagar, compte réellement pour lui. Le voyage avec sa fille, il l’a tant espéré et souhaité, craignant une opposition de sa femme. Pères et mères n’aiment ou ne comprennent pas leurs enfants de la même manière, « Les mères ne veulent pas que leurs enfants grandissent, les pères si. Les pères sont impatients que leurs enfants aient enfin l’âge de faire avec eux des trucs de pères. » Un orage qui approche, l’enfant dort dans la cale, le père veille, ne pas dormir ou tout juste un quart d’heure. Réveil en sursaut, Maria n’est plus dans son lit, Donald inspecte tout le bateau. Il n’appelle pas les secours, mettant un point d’honneur à la retrouver tout seul – là, le lecteur s’agace, pas certain des capacités du père. Je ne vous en dis pas plus, si ce n’est que la fin est très belle avec coup de théâtre et émotions garanties. Les acteurs sont très attachants, Donald n’est pas un héros, rien qu’un homme ordinaire avec ses faiblesses et son trop plein d’amour ; Maria une gamine débrouillarde. L’écriture est très simple mais extrêmement plaisante à lire, et mon tout donne un excellent roman !
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  • Sabine57 Posté le 15 Avril 2019
    Donald et sa fille Marie partent pour un voyage à bord du voilier l’Ismaël, trois mois ou s'accumulent la fatigue et la faim. Arrive le jour ou une tempête va s'abattre au-dessus du voilier, des passages agités et mystérieux. Marie disparaît, une profonde angoisse va s'emparer de notre personnage, la terreur s’empare de lui, la tempête qui s'agite autour du bateau, ou est-elle ? Je suis tombé comme lui au fond du gouffre, cette histoire m'a retourné l’estomac, la peur de ne pas arriver au bout du voyage. Une histoire de famille ou la peur, l’angoisse et la mort viennent se frôler aux personnages. Hagar, la femme de Donald guette leur retour avec impatience, Je pense que je vais vous laisser découvrir ce roman, qui mérite vraiment son prix Médicis 2013. Envie d’évasion et de liberté, j’ai été bluffé par ce roman noir, agité par le ressac qui s’empare de notre esprit. J’ai été bluffée par la conclusion de cette histoire.
  • colka Posté le 19 Février 2018
    "Je n'avais pas vu les nuages. Ils ont dû se rassembler dans mon dos. Ils ont dû s'avancer sur ordre de Dieu sait quoi". Cette première phrase du roman met tout de suite dans l'ambiance et je me suis dit que je n'étais pas partie pour un voyage en mer du style "la croisière s'amuse". Car c'est bien d'un véritable thriller maritime qu'il s'agit. Et Toine Heijman nous livre une histoire dont le suspense va crescendo via le récit du personnage principal Donald, homme de mer averti, parti pour naviguer avec sa fille Maria, de Thyboron au Danemark jusqu'à Harlingen aux Pays-Bas. Jusqu'au jour où, panique à bord, Donald ne trouve plus Maria dans sa couchette sur le bateau. Mais qui se cache derrière le marin expérimenté que paraît être Donald ? Très vite ses longs monologues intriguent, dérangent. Et j'ai bien vite senti que Toine Heijman, via de petites phrases apparemment anodines, se plaisait à semer le doute dans l'esprit du lecteur et que Donald était un homme en perte de contact avec la réalité, oscillant constamment entre des pensées euphoriques conjurant le mauvais sort et des scénarios catastrophes générateurs de véritables crises de panique. Dès lors, même si la ligne directrice... "Je n'avais pas vu les nuages. Ils ont dû se rassembler dans mon dos. Ils ont dû s'avancer sur ordre de Dieu sait quoi". Cette première phrase du roman met tout de suite dans l'ambiance et je me suis dit que je n'étais pas partie pour un voyage en mer du style "la croisière s'amuse". Car c'est bien d'un véritable thriller maritime qu'il s'agit. Et Toine Heijman nous livre une histoire dont le suspense va crescendo via le récit du personnage principal Donald, homme de mer averti, parti pour naviguer avec sa fille Maria, de Thyboron au Danemark jusqu'à Harlingen aux Pays-Bas. Jusqu'au jour où, panique à bord, Donald ne trouve plus Maria dans sa couchette sur le bateau. Mais qui se cache derrière le marin expérimenté que paraît être Donald ? Très vite ses longs monologues intriguent, dérangent. Et j'ai bien vite senti que Toine Heijman, via de petites phrases apparemment anodines, se plaisait à semer le doute dans l'esprit du lecteur et que Donald était un homme en perte de contact avec la réalité, oscillant constamment entre des pensées euphoriques conjurant le mauvais sort et des scénarios catastrophes générateurs de véritables crises de panique. Dès lors, même si la ligne directrice du roman se dessine assez vite, je me suis laissée assaillir de questions. Quid de Maria, petite fille très attachante et qui, dans le couple père /fille, joue le rôle d'adulte ? Quid des dangers réels de la mer qui planent sur tout le roman, via de superbes descriptions, avec le thème récurrent des vagues, véritables actrices de ce drame maritime. Quid des scènes hallucinatoires où Donald, en proie à des crises de panique, va apparemment braver tous les dangers pour retrouver Maria, seul face aux éléments déchaînés. Ce sont des passages où la plume d'Heijman sait admirablement bien caler la dislocation de la phrase sur celle de la pensée, entraînant ainsi son lecteur dans la spirale de l'angoisse. Toutes ces questions sont pressantes, oppressantes et l'art d'Heijman vient de cette zone d'incertitude qu'il crée autour des propos de son narrateur et qui ne laisse pas d'autre choix au lecteur que celui de se livrer à un décryptage subtil, aléatoire, de ce que fait ou dit Donald, sans être sûr d'être sur la bonne piste. C'est là que réside le suspense du roman plus que dans le dénouement un peu attendu et somme toute pas très original. Dernière remarque sur ce livre que j'ai lu d'une seule traite : les superbes évocations de la mer qu'elle soit déchaînée ou porteuse de ces moments de bonheur immobile que ressentent, paraît-il, les navigateurs de haute mer... Heureuses digressions dans ce roman tout en tensions, en noirceur supposée ou avérée.
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Lisez inspiré avec 10/18 !
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