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Pocket jeunesse
EAN : 9782266288934
Code sériel : J3168
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 208
Format : 108 x 177 mm

Et mes yeux se sont fermés

Date de parution : 06/09/2018
A priori, Maëlle n’est pas différente des autres filles de seize ans. Cette année-là, elle passe de plus en plus de temps sur Facebook, abandonne le sport, modifie sa façon de s’habiller, quitte son petit ami… Sans hésitation ni compromis, elle prend un virage à 180 degrés. C’est pour, croit-elle, sauver le monde qu’elle rejoint l’organisation Daech. Un an plus tard, pourtant, Maëlle revient de Syrie.
EAN : 9782266288934
Code sériel : J3168
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 208
Format : 108 x 177 mm

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • Nikouette Posté le 15 Avril 2020
    Grâce à un récit choral nous est conté l’histoire de Maëlle qui est devenue Ayat, partie en Syrie puis revenue. Sa mère n’a réalisé que trop tard ce qu’il se passait, elle pensait que Maëlle -enfant plutôt rebelle- faisait juste une grosse crise d’adolescence mais que ça finirait par passer. Recrutée sur Internet, mariée via ce médium avant d’être envoyée en Syrie, veuve avant même d’y mettre les pieds elle est rapidement remariée à Redouane – français lui aussi- et tombe enceinte dans la foulée alors qu’elle n’a que 16 ans. Tous les deux sont vraiment amoureux, mais bien embrigadée, enfin surtout Maëlle/Ayat. La seule chose qui créera un déclic pour qu’elle pense à rentrer avec Redouane c’est la peur que son bébé meure avant même de naître, à cause des bombardements de plus en plus réguliers. On lit donc tour à tour : Maëlle/Ayat, sa mère, Redouane, une employée de la cellule de dés-embrigadement, une « sœur », etc. Ces différents points de vue nous permettent un éclairage varié sur cet embrigadement. C’est d’ailleurs assez effrayant de constater celui-ci, le genre de pensées que peuvent avoir ces jeunes, qui sont très dures. (Par exemple p.37 Maëlle dit à sa... Grâce à un récit choral nous est conté l’histoire de Maëlle qui est devenue Ayat, partie en Syrie puis revenue. Sa mère n’a réalisé que trop tard ce qu’il se passait, elle pensait que Maëlle -enfant plutôt rebelle- faisait juste une grosse crise d’adolescence mais que ça finirait par passer. Recrutée sur Internet, mariée via ce médium avant d’être envoyée en Syrie, veuve avant même d’y mettre les pieds elle est rapidement remariée à Redouane – français lui aussi- et tombe enceinte dans la foulée alors qu’elle n’a que 16 ans. Tous les deux sont vraiment amoureux, mais bien embrigadée, enfin surtout Maëlle/Ayat. La seule chose qui créera un déclic pour qu’elle pense à rentrer avec Redouane c’est la peur que son bébé meure avant même de naître, à cause des bombardements de plus en plus réguliers. On lit donc tour à tour : Maëlle/Ayat, sa mère, Redouane, une employée de la cellule de dés-embrigadement, une « sœur », etc. Ces différents points de vue nous permettent un éclairage varié sur cet embrigadement. C’est d’ailleurs assez effrayant de constater celui-ci, le genre de pensées que peuvent avoir ces jeunes, qui sont très dures. (Par exemple p.37 Maëlle dit à sa mère« : « Il y a seulement 6 mois tu serais venue me chercher en Turquie, j’aurais été capable de te dénoncer aux frères pour qu’ils te tuent. J’aurais été capable de monter un piège pour ça. » Le mécanisme d’endoctrinement est effrayant... Ils partent de faits réels comme l’exploitation par l’homme d’autres hommes et de la nature, dénoncent le manque de valeurs de la société qui serait centrée uniquement autour de l’argent, de la consommation et du sexe et utilisent ainsi la soif d’idéal et le besoin de lutter contre les injustices des jeunes pour les enrôler. Cela va même plus loin car ils apprennent aux jeunes à ne plus croire les mécréants qui ne racontent que des mensonges et ils leur font croire qu’ils sont sous l’emprise d’un complot mondial, les adolescents ne font alors plus confiance aux adultes qui les entourent. C’est un récit assez glaçant, qui décortique bien le processus et qui semble juste et réaliste concernant les différents protagonistes.
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  • lesecondsouffle Posté le 11 Août 2019
    Ce roman nous raconte l’histoire de Maëlle, cette jeune fille encore mineure revenant tout juste de Syrie. Elle s’est faite embrigadée sur Facebook par un homme d’une trentaine d’années prénommé Mokhtar. Maëlle ne connaîtra jamais ce premier mari mort en martyr. On lui en attribuera un second du nom de Rédouane, avec qui elle aura une petite fille Aamal. Seulement comment faire grandir un enfant dans de telles conditions : des bombardements et des morts à tout va. Ils décideront donc de s’enfuirent et de rentrer en France. Au travers de plusieurs personnes de l’entourage de Maëlle qui témoigneront nous découvrirons son histoire et son retour. Il y aura Aïcha, membre d’une cellule de désembrigadement | Rédouane, son mari rencontré en Syrie | Amina, sœur française rencontrée sur Facebook qui est partie en Syrie à ses côtés | Céline, la maman de Maëlle | Hugo, son petit ami de France avant son départ en Syrie | Frédéric Da Silva, son professeur de français | Jeanne, la sœur de Maëlle | Souad, une camarade de classe | Un roman très réaliste et très bien pensé pour laisser la parole à chacun afin qu’ils nous expliquent les changements de... Ce roman nous raconte l’histoire de Maëlle, cette jeune fille encore mineure revenant tout juste de Syrie. Elle s’est faite embrigadée sur Facebook par un homme d’une trentaine d’années prénommé Mokhtar. Maëlle ne connaîtra jamais ce premier mari mort en martyr. On lui en attribuera un second du nom de Rédouane, avec qui elle aura une petite fille Aamal. Seulement comment faire grandir un enfant dans de telles conditions : des bombardements et des morts à tout va. Ils décideront donc de s’enfuirent et de rentrer en France. Au travers de plusieurs personnes de l’entourage de Maëlle qui témoigneront nous découvrirons son histoire et son retour. Il y aura Aïcha, membre d’une cellule de désembrigadement | Rédouane, son mari rencontré en Syrie | Amina, sœur française rencontrée sur Facebook qui est partie en Syrie à ses côtés | Céline, la maman de Maëlle | Hugo, son petit ami de France avant son départ en Syrie | Frédéric Da Silva, son professeur de français | Jeanne, la sœur de Maëlle | Souad, une camarade de classe | Un roman très réaliste et très bien pensé pour laisser la parole à chacun afin qu’ils nous expliquent les changements de Maëlle avant son départ.
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  • NanouAnne25 Posté le 26 Mai 2019
    "Non non non, je ne peux pas croire que les jeunes soient aussi naïfs pour croire à la propagande de Daech! Mais si, NanouAnne! Et si les ados y croient, c'est parce que l'organisation est très forte pour les convaincre, elle sait s'engouffrer dans la faille de leur crédulité, de leur recherche d'affection et de leur besoin de reconnaissance pour les appâter..." C'est ce que décrit Patrick Bard au travers de son personnage imaginaire Maëlle. Plusieurs voix s'expriment dans ce roman. La première à parler, c'est Maëlle. Elle est revenue de Syrie. Enceinte et veuve. A 16 ans. Sous le nom de Ayat. En quelques pages, elle explique sa décision de partir là-bas, sa désillusion et son retour chaotique en France. Ensuite, c'est l'entourage de Maëlle qui prend la parole : sa mère, sa soeur charnelle, un de ses professeurs. Ils racontent les mois qui ont précédé le départ de Maëlle pour la Syrie, les changements qu'ils ont observés dans son comportement et le reproche qu'ils se font d'avoir fermé les yeux sur cette métamorphose. Au fur et à mesure qu'ils racontent, on vit la façon dont Maëlle s'est laissée prendre au piège de la propagande de Daech, des éléments malheureusement bien... "Non non non, je ne peux pas croire que les jeunes soient aussi naïfs pour croire à la propagande de Daech! Mais si, NanouAnne! Et si les ados y croient, c'est parce que l'organisation est très forte pour les convaincre, elle sait s'engouffrer dans la faille de leur crédulité, de leur recherche d'affection et de leur besoin de reconnaissance pour les appâter..." C'est ce que décrit Patrick Bard au travers de son personnage imaginaire Maëlle. Plusieurs voix s'expriment dans ce roman. La première à parler, c'est Maëlle. Elle est revenue de Syrie. Enceinte et veuve. A 16 ans. Sous le nom de Ayat. En quelques pages, elle explique sa décision de partir là-bas, sa désillusion et son retour chaotique en France. Ensuite, c'est l'entourage de Maëlle qui prend la parole : sa mère, sa soeur charnelle, un de ses professeurs. Ils racontent les mois qui ont précédé le départ de Maëlle pour la Syrie, les changements qu'ils ont observés dans son comportement et le reproche qu'ils se font d'avoir fermé les yeux sur cette métamorphose. Au fur et à mesure qu'ils racontent, on vit la façon dont Maëlle s'est laissée prendre au piège de la propagande de Daech, des éléments malheureusement bien d'actualité. Il y a aussi Aïcha qui parle, une éducatrice qui suit Maëlle depuis son retour en France. Formée à la lutte contre l'enrôlement, elle va aider Maëlle dans ce parcours difficile de désembrigadement. Par ce personnage fictif, l'auteur place des éléments concrets permettant de comprendre les rouages de l'endoctrinement via la propagande sur Internet. Et puis, il y a la voix d'Amina aussi dans le roman, la "soeur dans la foi" de Mälle. Amina, comme Maëlle, est une adolescente française convertie à l'islam et partie en Syrie en même temps que Maëlle. Sauf qu'elle y est restée. Et elle en veut à Maëlle pour sa trahison. Elle raconte la lumière de la vérité qui s'est faite dans son esprit grâce à Daech. Cette lumière, c'est en réalité un endoctrinement affolant via les théories du complot! Maëlle s'en est sortie. Enfin, façon de parler, car évidemment elle reste très marquée par ce qu'elle a cru, entendu, vu et vécu. Un roman jeunesse troublant qui dénonce une triste réalité. Le constat est sans appel : un énorme travail de prévention et d'information est à faire dans les établissements scolaires.
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  • marinedesvaux1 Posté le 21 Mai 2019
    Une histoire qui parait vrai alors que l'auteur précise que ce n'est pas le cas mais il s'est très bien informé pour son roman. Ce livre est pour un public lycéen et il n'est pas conseillé à tout le monde car le sujet ne peut pas être totalement bien compris pour un public plus jeune et par conséquent "plus fragile" L'histoire de Maelle fait froid dans le dos car son histoire montre que n'importe qui peur se faire embrigader dan le salafisme.
  • emelivres Posté le 18 Mai 2019
    J'ai trouvé ce livre très intéressant, notamment par le sujet que je n'avais jamais trouvé dans les lectures. L'utilisation de différents points de vus permet de se rendre compte de la façon dont chaque personnage vit cette radicalisation. J'ai beaucoup aimé.
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