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EAN : 9782264067968
Code sériel : 5062
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 432
Format : 108 x 177 mm

Fairyland

Nicolas RICHARD (Traducteur)
Date de parution : 07/04/2016
Là où Joan Baez a pris le micro dix ans plus tôt pour appeler à lutter contre la censure et en faveur de la liberté d’expression. Là où les représentants officiels de la Beat Generation – William Burroughs, Jack Kerouac, Allen Ginsberg, Lawrence Ferlinghetti, Neal Cassidy… – annoncèrent l’avènement de la... Là où Joan Baez a pris le micro dix ans plus tôt pour appeler à lutter contre la censure et en faveur de la liberté d’expression. Là où les représentants officiels de la Beat Generation – William Burroughs, Jack Kerouac, Allen Ginsberg, Lawrence Ferlinghetti, Neal Cassidy… – annoncèrent l’avènement de la révolution psychédélique. Steve Abbott découvre une ville en pleine effervescence dans laquelle la communauté gay se bat pour ses droits, il rejoint la scène littéraire de l’époque et fréquente cette génération de jeunes gens bien décidés à tout vivre, tout expérimenter. Commence pour le duo père-fille une vie de bohème, ponctuée de déménagements, de fêtes et de lectures de poésie à l’arrière des librairies. Alysia Abbott raconte son enfance alors que le virus du sida ronge peu à peu la ville.
 
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EAN : 9782264067968
Code sériel : 5062
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 432
Format : 108 x 177 mm

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • jardin1001livres Posté le 9 Juin 2020
    Ce témoignage nous amène à San Francisco / "Fairyland" sur les traces de Steve Abbott, poète, dessinateur, critique et homosexuel dans les années 1970-1980. Son parcours est retracé par sa fille Alysia, à partir des souvenirs qu'elle en a gardés, mais aussi les écrits et dessins de son père. En creux se dessine le portrait de la jeune fille, de San Francisco et de la communauté gay. Ce texte m'a ému et m'a fait réfléchir. Nous sommes loin des couleurs vives de la série d'Armistead Maupin, nous sommes plus dans des tonalités grises et brunes. Le livre a plus l'ambiance du film retraçant la carrière d'Harvey Milk. Steve se débat comme il peut entre ses aspirations littéraires et l'éducation de sa fille qu'il adore, Alysia cherche sa place dans ce monde bohème... Se pose la question de l'équilibre à trouver, sans se renier. Se pose aussi la question du passage à l'âge adulte et la part d'enfance-innocence que l'on peut garder en soi. Se pose aussi la question de la différence qu'elle soit voulue ou subie. En toile de fonds, on assiste aux ravages du virus du sida, de gens trop vite disparus, d'une certaine indifférence face à cette maladie qui... Ce témoignage nous amène à San Francisco / "Fairyland" sur les traces de Steve Abbott, poète, dessinateur, critique et homosexuel dans les années 1970-1980. Son parcours est retracé par sa fille Alysia, à partir des souvenirs qu'elle en a gardés, mais aussi les écrits et dessins de son père. En creux se dessine le portrait de la jeune fille, de San Francisco et de la communauté gay. Ce texte m'a ému et m'a fait réfléchir. Nous sommes loin des couleurs vives de la série d'Armistead Maupin, nous sommes plus dans des tonalités grises et brunes. Le livre a plus l'ambiance du film retraçant la carrière d'Harvey Milk. Steve se débat comme il peut entre ses aspirations littéraires et l'éducation de sa fille qu'il adore, Alysia cherche sa place dans ce monde bohème... Se pose la question de l'équilibre à trouver, sans se renier. Se pose aussi la question du passage à l'âge adulte et la part d'enfance-innocence que l'on peut garder en soi. Se pose aussi la question de la différence qu'elle soit voulue ou subie. En toile de fonds, on assiste aux ravages du virus du sida, de gens trop vite disparus, d'une certaine indifférence face à cette maladie qui touche principalement des homosexuels. J'y ai découvert aussi un milieu de poètes que je ne connaissais pas toujours, quelques textes que je me suis promis de lire...
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  • LesLivresDeCedrick Posté le 16 Mai 2020
    Ce livre était bien au chaud dans ma PAL depuis un moment déjà. Il y eut une première tentative de lecture qui s'était avérée infructueuse mais la deuxième fut la bonne. Je vais donc pouvoir vous parler de "Fairyland : un poète homosexuel et sa fille à San Francisco dans les années 1970" de Alysia Abbott. On est bien loin du thriller ou de la romance ici avec cette biographie que l'auteure consacre à sa relation avec son père le poète Steve Abbott. C'est un concentré de bonheur et de tristesse que nous livre l'auteure avec en trame de fond la ville si particulière de San Francisco. C'est une magnifique leçon d'amour et d'histoire, cruellement accompagnée de la naissance de l'épidémie du sida. Ce livre est dur et poignant, intime parfois presque trop pour une fille vis-à-vis de son père. Mais que d'amour ! Tout en étant très personnelle, cette histoire est en même temps la nôtre et doit être partagée. Je vous encourage donc à lire cet ouvrage de référence si ce n'est pas déjà fait. Ces pages sont touchantes, criantes de vérité, tant sur les relations entre un père et sa fille (et vice-versa), que sur les années 70,... Ce livre était bien au chaud dans ma PAL depuis un moment déjà. Il y eut une première tentative de lecture qui s'était avérée infructueuse mais la deuxième fut la bonne. Je vais donc pouvoir vous parler de "Fairyland : un poète homosexuel et sa fille à San Francisco dans les années 1970" de Alysia Abbott. On est bien loin du thriller ou de la romance ici avec cette biographie que l'auteure consacre à sa relation avec son père le poète Steve Abbott. C'est un concentré de bonheur et de tristesse que nous livre l'auteure avec en trame de fond la ville si particulière de San Francisco. C'est une magnifique leçon d'amour et d'histoire, cruellement accompagnée de la naissance de l'épidémie du sida. Ce livre est dur et poignant, intime parfois presque trop pour une fille vis-à-vis de son père. Mais que d'amour ! Tout en étant très personnelle, cette histoire est en même temps la nôtre et doit être partagée. Je vous encourage donc à lire cet ouvrage de référence si ce n'est pas déjà fait. Ces pages sont touchantes, criantes de vérité, tant sur les relations entre un père et sa fille (et vice-versa), que sur les années 70, sur San Francisco ou encore sur le sida et ses ravages. Il y a des livres qui participent à la sauvegarde de l'histoire et d'une culture. C'est clairement le cas pour celui-ci. N'hésitez pas à partager vos commentaires. Bonne lecture.
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  • Stockard Posté le 19 Novembre 2019
    La vie d'Alysia Abbott démarre mal, elle a tout juste deux ans quand sa mère se tue dans un accident de voiture les laissant elle et son père seuls au monde. Tellement orphelins d'ailleurs que plus rien ne les retient et qu'ils partent s'installer sur la côte ouest où le père d'Alysia espère prendre un nouveau départ en vivant de l'art poétique qu'il pratique en amateur éclairé tout en laissant derrière lui une bisexualité hésitante pour expérimenter pleinement son homosexualité. Compliqué de vivre cette vie de bohème et cette sexualité nouvellement assumée quand on a en charge une enfant aussi jeune mais Steve Abbott ne se laisse pas décourager et voit sa fille comme une chance, la seule personne qu'il sera capable d'aimer à jamais et décide d'en faire la complice de sa vie – toute sa vie – où qu'il aille il l'emmène, quoiqu'il fasse il la tient au courant, n'ayant aucun secret ni honte sur la vie qu'il mène. Alysia n'est à ses yeux plus simplement une fillette mais une confidente, la seule personne qui le connaitrait assez pour le comprendre et qui malgré cela, l'aimerait tout de même. Voilà de quoi est fait Fairyland : de souvenirs qui reviennent... La vie d'Alysia Abbott démarre mal, elle a tout juste deux ans quand sa mère se tue dans un accident de voiture les laissant elle et son père seuls au monde. Tellement orphelins d'ailleurs que plus rien ne les retient et qu'ils partent s'installer sur la côte ouest où le père d'Alysia espère prendre un nouveau départ en vivant de l'art poétique qu'il pratique en amateur éclairé tout en laissant derrière lui une bisexualité hésitante pour expérimenter pleinement son homosexualité. Compliqué de vivre cette vie de bohème et cette sexualité nouvellement assumée quand on a en charge une enfant aussi jeune mais Steve Abbott ne se laisse pas décourager et voit sa fille comme une chance, la seule personne qu'il sera capable d'aimer à jamais et décide d'en faire la complice de sa vie – toute sa vie – où qu'il aille il l'emmène, quoiqu'il fasse il la tient au courant, n'ayant aucun secret ni honte sur la vie qu'il mène. Alysia n'est à ses yeux plus simplement une fillette mais une confidente, la seule personne qui le connaitrait assez pour le comprendre et qui malgré cela, l'aimerait tout de même. Voilà de quoi est fait Fairyland : de souvenirs qui reviennent en mémoire d'une Alysia Abbott, adulte cette fois quand elle vide la maison de son père décédé du sida et trie ses papiers. Elle revisite sa jeunesse à travers les journaux intimes que Steve tenait scrupuleusement, se souvient des garçons qu'elle découvrait le matin dans le lit de son père et qu'elle considérait souvent comme ses propres amis et, dans la foulée, met à jour des vérités qui avaient été par le passé pas mal édulcorées (notamment sur la mort de sa mère, accident de voiture oui mais dans des circonstances dont elle n'aurait jamais douté, et pourtant, son père lui racontant absolument tout c'est dire si ce coup-ci, pour lui cacher une partie des faits, la réalité était graveleuse). De notre côté, on en profite pour visiter le San Francisco des années 70-80 qu'Alysia Abbott, grâce à moult détails et anecdotes, nous rend aussi vivant que si on s'y promenait de nos jours, entre Haight Ashbury et le plus que mythique Castro, l'émergence du sida, les gays qui n'y croient pas encore et tombent comme des mouches, le militantisme, l'ascension tourbillonnante d'Harvey Milk et son tragique épilogue, les rencontres avec Allen Ginsberg... En bref, Fairyland c'est une histoire de vie, d'espérance, de tristesse, de joie, de création et de perte mais avant tout c'est une histoire d'amour sans faille d'un père pour sa fille et – l'adolescence étant ce qu'elle est, même si elle n'a pas toujours hésité à le rejeter lui et ses moeurs qui parfois lui faisaient honte – aussi une histoire d'amour indéfectible d'une fille pour son père, différent des paternels plus ordinaires mais peut-être grâce à ça, aux difficultés rencontrées tout au long de la route, plus aimant. Oui, peut-être. Un livre en forme d'album de souvenirs comme un cri du coeur, une déclaration d'amour ultime d'une fille unique pour son père qui, malgré ses erreurs de jugement et ses défaillances a tenté de faire du mieux qu'il pouvait avec ce qu'il avait et tout compte fait, y a réussi, largement.
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  • AldrikKirdla Posté le 10 Septembre 2019
    Un livre fantastique que je conseille. Alysia Abbott nous raconte son enfance auprès d’un père poète et homo dans le San Francisco des années 70 et 80. A ses propres souvenirs, Alysia Abbot entrelace des photos, des dessins, des lettres, des poèmes et des extraits du journal intime de son père, et nous plonge dans l’effervescence intellectuelle d'un San Francisco rongé par le sida. C'est aussi une merveilleuse histoire d'amour entre un père et sa fille.
  • SolennMirarchi Posté le 26 Août 2019
    #ÉNORMECOUPDECOEUR !!! Cela faisait longtemps, très longtemps, qu’un livre ne m’avait pas transporté à ce point. Emmenée entre ses lignes. Plongée dans ses mots. J’étais, et je suis encore, embarquée. Complètement. Immergée. C’est frustrant, je n’arriverais sans doute pas à vous retranscrire toutes les émotions m’ayant traversé durant ma lecture. C’est là que je trouve fabuleux le pouvoir des mots. Le phrasé n’est pas des plus beaux, aucun suspens insoutenable ne viendra vous nouer le ventre, et les larmes déchirantes ne viendront certainement pas. Et pourtant, je l’ai refermé avec tant de regret. Et une seule envie : celle de poursuivre ce voyage dans le San Francisco des années 70. Je voulais encore lire les poèmes de Steve, ce personnage attachant, nourrit de liberté autant que de vulnérabilité. Continuer à me promener avec Alyssia, figure courageuse qui nous raconte, sans filtre ni pudeur, son enfance. Qui ne ferme pas les yeux, trouve et pose les mots. Même lorsque c’est moche. Des années à grandir au milieu des livres, des mots, des soirées jusqu’au lever du soleil. Petite fille évoluant entre ces hommes, la drogue, l’alcool, le sida... Lorsque sa maman meurt dans un accident de voiture, Alyssia a deux ans. Son père décide de continuer à l’élever, seul. Il l’emmène dans... #ÉNORMECOUPDECOEUR !!! Cela faisait longtemps, très longtemps, qu’un livre ne m’avait pas transporté à ce point. Emmenée entre ses lignes. Plongée dans ses mots. J’étais, et je suis encore, embarquée. Complètement. Immergée. C’est frustrant, je n’arriverais sans doute pas à vous retranscrire toutes les émotions m’ayant traversé durant ma lecture. C’est là que je trouve fabuleux le pouvoir des mots. Le phrasé n’est pas des plus beaux, aucun suspens insoutenable ne viendra vous nouer le ventre, et les larmes déchirantes ne viendront certainement pas. Et pourtant, je l’ai refermé avec tant de regret. Et une seule envie : celle de poursuivre ce voyage dans le San Francisco des années 70. Je voulais encore lire les poèmes de Steve, ce personnage attachant, nourrit de liberté autant que de vulnérabilité. Continuer à me promener avec Alyssia, figure courageuse qui nous raconte, sans filtre ni pudeur, son enfance. Qui ne ferme pas les yeux, trouve et pose les mots. Même lorsque c’est moche. Des années à grandir au milieu des livres, des mots, des soirées jusqu’au lever du soleil. Petite fille évoluant entre ces hommes, la drogue, l’alcool, le sida... Lorsque sa maman meurt dans un accident de voiture, Alyssia a deux ans. Son père décide de continuer à l’élever, seul. Il l’emmène dans cette nouvelle vie qu’il souhaite se construire. Là-bas, dans cette ville de tout les possibles. San Francisco est synonyme de liberté. La liberté d’aimer, d’écrire, de vivre. Au milieu de toutes ces couleurs, de ces rues en ébullition, de ces appartements enfumés, comment trouver sa place lorsque tous autour de vous la cherche encore eux-mêmes ? Alyssia Abbott raconte ses années, son père, sa ville avec tant d’amour et de lucidité. Cet homme brillant, vivant et survivant à travers ses poèmes. Cet homme qui cherchera toute sa vie des réponses dans les mots, seule manière de panser ce mal que nous sommes nombreux à ressentir. En dehors de ce père, Alyssia Abbott raconte cet homme, ces hommes, pour qui l’excès est un refuge. Ces êtres pour qui le doux nuage de la drogue, de l’alcool, et du sexe est une échappe. Une porte de sortie face à ce quotidien qui paraît parfois trop lourd, sans que personne, pas meme nous, puissions en saisir la raison. C’est un hommage, un mémoire, un souvenir de cette époque. De ces personnes qui à défaut d’accepter les règles, ce sont fait les leurs. Cette histoire évolue dans l’ambiance d’un San Francisco au cœur des années 70. C’est tout simplement fabuleux. « Fairyland » est publié aux editions @editions1018. J’ai tellement aimé que j’ai couru racheter « Les chroniques de San Francisco » afin, d’encore un peu, prolonger mon voyage si c’est possible. ❤️ LISEZ-LE, VRAIMENT ! ❤️
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Lisez inspiré avec 10/18 !
Voyagez hors des sentiers battus, loin d'une littérature conventionnelle et attendue…