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Robert Laffont
EAN : 9782221246870
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 672
Format : 122 x 182 mm

Gonzo Highway

Nicolas RICHARD (Traducteur)
Collection : Pavillons Poche
Date de parution : 20/02/2020
« Découvrir la littérature sauvage [de Hunter S. Thompson], c’était comme se faire gifler d’un coup par les Stones ou les Clash après des années d’écoute de Georges Brassens : une sensation physique, électrique, sexuelle, le sentiment de coller au plus près à l’urgence du monde et du moment. » Serge Kaganski, Les Inrockuptibles.

Le 21 février 2005, Hunter S. Thompson se tirait une balle dans la tête. Une mort en accord avec la vie qu’il avait choisie – et un point final mis à l’oeuvre la plus délirante et la plus féroce de la littérature américaine. Inventeur du journalisme « gonzo », où...

Le 21 février 2005, Hunter S. Thompson se tirait une balle dans la tête. Une mort en accord avec la vie qu’il avait choisie – et un point final mis à l’oeuvre la plus délirante et la plus féroce de la littérature américaine. Inventeur du journalisme « gonzo », où le reporter est à la fois l’auteur et le héros de ses articles, Thompson était alors reconnu depuis peu comme un véritable écrivain. Gonzo Highway, recueil de lettres et de papiers divers, apparaît comme la quintessence de son univers : explosif et comique, sur fond d’autodérision et de saine colère. « J’ai l’impression que les gens préfèrent mes lettres à mes articles », écrivait Thompson. Une chose est sûre : il s’y montre à son meilleur, trublion politique et voyageur lucide, portant haut sa fascination teintée de haine pour le rêve américain – qu’il perpétue en s’acharnant à le détruire.

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EAN : 9782221246870
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 672
Format : 122 x 182 mm

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • LaBiblidOnee Posté le 28 Septembre 2020
    Il s'agit d'un recueil complètement… gonzo ! de correspondances entre cet auteur / journaliste et ses éditeurs, confrères, familles, etc… ATTENTION ça dépote ! Hunter THOMPSON aspire à écrire des romans, mais doit pour cela gagner sa vie comme pigiste. Sauf que le journalisme pratiqué comme la plupart de ses confrères n'inspire que son plus grand mépris. Selon lui, ce journalisme sonne faux et creux, est formaté, totalement mensonger, ne reflète pas la réalité ni ne provoque de réaction chez le lecteur. Son style à lui… est explosif. Un peu trop, au goût des journaux, qui ne prennent pas toujours le risque de le publier. « Il est notre dingue officiel, celui qui patrouille à la lisière ». Son style, farouchement subjectif, ne laisse pas indifférent : Il le rend aussi génialement extraordinaire que tristement marginalisé. Quand on lui commande des articles sur des thèmes particuliers, ça détonne, et il commence à se faire un nom dans la presse libre. Mais s'il se vend mal au début, c'est qu'il ne rentre pas dans les cases : Ses écrits se situent entre journalisme et fiction. Ils n'ont donc pas vraiment leur place dans un journal national qui traite de thèmes d'actualité, de société, etc… car... Il s'agit d'un recueil complètement… gonzo ! de correspondances entre cet auteur / journaliste et ses éditeurs, confrères, familles, etc… ATTENTION ça dépote ! Hunter THOMPSON aspire à écrire des romans, mais doit pour cela gagner sa vie comme pigiste. Sauf que le journalisme pratiqué comme la plupart de ses confrères n'inspire que son plus grand mépris. Selon lui, ce journalisme sonne faux et creux, est formaté, totalement mensonger, ne reflète pas la réalité ni ne provoque de réaction chez le lecteur. Son style à lui… est explosif. Un peu trop, au goût des journaux, qui ne prennent pas toujours le risque de le publier. « Il est notre dingue officiel, celui qui patrouille à la lisière ». Son style, farouchement subjectif, ne laisse pas indifférent : Il le rend aussi génialement extraordinaire que tristement marginalisé. Quand on lui commande des articles sur des thèmes particuliers, ça détonne, et il commence à se faire un nom dans la presse libre. Mais s'il se vend mal au début, c'est qu'il ne rentre pas dans les cases : Ses écrits se situent entre journalisme et fiction. Ils n'ont donc pas vraiment leur place dans un journal national qui traite de thèmes d'actualité, de société, etc… car « sa plume spirituelle trempée dans le curare » provoquerait au bas mot des polémiques ou procès, et ce n'est pas ce qu'attend le lectorat d'un journal d'informations ; Mais ce ne peut pas non-plus être présenté comme de la fiction tellement le réalisme piquant risquerait de choquer. Cependant, THOMSON est sûr de son génie et persiste : Son style à part porte désormais un nom : le journalisme gonzo. Il s'agit de ce « nouveau journalisme » qui semble émerger dans les années 1965, dont l'écriture emprunte à la fiction. Ce style, encore appelé « journalisme impressionniste », l'auteur en a été l'un des représentants les plus marquants. Même si pour lui, Georges Orwell, Jack London, Mark Twain ou encore Hemingway en étaient les précurseurs, qui « capturaient la dimension explosive de l'aventure journalistique à la première personne ». Car selon Hunter THOMSON, « pour que le journalisme n'ait rien à envier à la fiction, il fallait que l'article résonne pour l'éternité ». Pour parler d'un thème choisi, il en sera donc l'auteur autant que le héros. Douglas Brinkley, éditeur, explique comment Orwell a influencé le style de THOMSON : « si Orwell était capable de vivre une misère noire en compagnie de clochards pour écrire sur le sujet [« dans la dèche à Paris et à Londres »], alors THOMSON ferait de même. » Ainsi devinez ce qu'il a fait lorsqu'on lui a commandé un papier sur les Hell's Angels ? Il est devenu Hell's Angel. Et dans quel état il en est revenu, avec sa personnalité…? Car pour THOMSON, « La fiction est une passerelle vers la vérité, que le journalisme ne peut pas atteindre. Les faits sont des mensonges lorsqu'on se contente de les ajouter les uns aux autres ». Il faut donc les vivre, les ressentir ou expérimenter, puis donner son point de vue subjectif mais, au moins, réel et avéré, sur cette expérience. Ce recueil, donc, fait rire, réfléchir, choque, intrigue, attise notre soif de culture et titille notre envie d'aventure. L'intérêt de cette correspondance, en plus de nous faire découvrir l'homme et son franc parler, c'est aussi de découvrir la vie instable de pigiste qu'il mène à cette époque et, à travers elle, l'Amérique des années 50-70. Ses correspondances retracent à la fois ses voyages, ses victoires, ses claques magistrales, sa façon d'y répondre. La manière dont il pense et prépare ses sujets, aussi. On y rencontre des destinataires incroyables : Il écrit au Président des Etats-Unis, à Faulkner (Le bruit et la fureur), Tom Wolfe (Le bûcher des vanités), Ken Kesey (Vol au dessus d'un nid de coucou), et bien d'autres. le personnage que THOMSON se crée peut sembler infecte, mais ça le protège de tous les obstacles mis sur sa route pour le faire entrer dans un moule qui n'est pas le sien. Comment faire entrer un triangle piquant dans un rond tout doux…? HST sait qu'il ne pourra révéler le grand écrivain qu'il est qu'en conservant son propre style, même s'il dérange. Et son personnage, sans filtre, devient comique et attachant même pour ceux à qui parle mal, qui lui répondent sur le même ton et deviennent des correspondants de choix pour l'original qu'il est. Avant de nous plonger dans cet univers totalement gonzo, l'édition nous introduit judicieusement le personnage via la présentation d'employeurs et éditeurs de l'auteur. Par la suite, chaque lettre est précédée de trois lignes de contexte. Un recueil aussi instructif que décapant qui m'a incitée à commander les écrits de ce personnage fascinant, car ils semblent d'anthologie !
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  • AnaGBMF Posté le 14 Juillet 2018
    Je l'aimais déjà, Hunter S. Thompson. Et puis j'ai lu Gonzo Highway, qui a détrôné tout le reste. Et je l'ai aimé encore plus. Crue, sauvage, fine et explosive, on entend presque ses doigts frapper contre sa machine à écrire à un rythme halluciné. L'irrévérence de Hunter S. Thompson à son paroxysme.
  • marcanciel Posté le 17 Mai 2010
    Cela faisait un paquet de temps que je n'avais pas pondu une critique de bouquin, et pour cause: je lisais Gonzo Highway, qui est un délectable pavé. En plus de ça, j'ai toujours ma nouvelle pièce de théâtre à terminer, un scénario et je me suis abonné à Marianne, qui est un copieux hebdomadaire. J'ai donc pris mon temps pour savourer ce bouquin, et je n'en ai aucun regret. Quand je l'ai acheté, sur Internet, je ne savais pas vraiment ce que c'était. J'avais vu le film "Las Vegas Parano" et adoré, donc j'avais lu "Las Vegas Parano" et adoré, ça m'a semblé une phase de test convainquante autour du nom de Thompson pour acheter à l'aveugle ce bouquin post mortem; d'ailleurs on pourrait facilement l'assimiler à une autopsie. Et je ne suis déçu que d'une seule chose, après avoir terminé ce bouquin, c'est que cet enfoiré soit mort.
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