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EAN : 9782348067327
Code sériel : 530
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 328
Format : 125 x 190 mm
Homo Domesticus
Une histoire profonde des premiers États
Jean-Paul Demoule (préface de), Marc Saint-Upéry (traduit par)
Date de parution : 07/01/2021
Éditeurs :
La Découverte

Homo Domesticus

Une histoire profonde des premiers États

Jean-Paul Demoule (préface de), Marc Saint-Upéry (traduit par)
Date de parution : 07/01/2021
Aucun ouvrage n’avait jusqu’à présent réussi à restituer toute la profondeur et l’extension universelle des dynamiques indissociablement écologiques et anthropologiques qui se sont déployées au cours des dix millénaires ayant... Aucun ouvrage n’avait jusqu’à présent réussi à restituer toute la profondeur et l’extension universelle des dynamiques indissociablement écologiques et anthropologiques qui se sont déployées au cours des dix millénaires ayant précédé notre ère, de l’émergence de l’agriculture à la formation des premiers centres urbains, puis des premiers États.
C’est ce tour...
Aucun ouvrage n’avait jusqu’à présent réussi à restituer toute la profondeur et l’extension universelle des dynamiques indissociablement écologiques et anthropologiques qui se sont déployées au cours des dix millénaires ayant précédé notre ère, de l’émergence de l’agriculture à la formation des premiers centres urbains, puis des premiers États.
C’est ce tour de force que réalise avec un brio extraordinaire Homo domesticus. Servi par une érudition étourdissante, une plume agile et un sens aigu de la formule, ce livre démonte implacablement le grand récit de la naissance de l’État antique comme étape cruciale de la « civilisation » humaine.
Ce faisant, il nous offre une véritable écologie politique des formes primitives d’aménagement du territoire, de l’« auto-domestication » paradoxale de l’animal humain, des dynamiques démographiques et épidémiologiques de la sédentarisation et des logiques de la servitude et de la guerre dans le monde antique. 
Cette fresque omnivore et iconoclaste révolutionne nos connaissances sur l’évolution de l’humanité et sur ce que Rousseau appelait « l’origine et les fondements de l’inégalité parmi les hommes ».
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EAN : 9782348067327
Code sériel : 530
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 328
Format : 125 x 190 mm

Ils en parlent

Le « récit standard »sur la genèse de l’Etat a été forgé au sein des premiers Etats-nations de l’Europe des Lumières, notamment par Hobbes qui expliquait que l’Etat offre la sécurité à ses sujets en échange de leur liberté. Au fond, l’ouvrage de James Scott est une longue réponse à Hobbes pour dire qu’au contraire, l’Etat est source de servitude mais aussi d’insécurité. Son apport décisif pour le lecteur contemporain est d’en dévoiler le substrat agricole. Car, alors que l’humanité est face à des choix environnementaux et agricoles cruciaux, veillons à ne pas répéter les erreurs de nos ancêtres en fonçant tête baissée vers des formes d’agriculture en apparence plus efficaces, mais dont les conséquences politiques peuvent être désastreuses. En matière de végétaux comme dans d’autres domaines, il faut se méfier de ce qui est trop rectiligne, trop aligné, trop domestiqué !
Éric Aeschimann / L'Obs

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • Tarmack Posté le 3 Novembre 2021
    Excellent livre, bien documenté et qui interroge de manière percutante nos croyances sur l'histoire de notre espèce, ses choix pour la sédentarisation, l'agriculture... Un livre qui peut paraître long mais qui reste accessible tout en développant des sujets académies profonds.
  • Pris Posté le 30 Mai 2021
    Je ne vais pas résumer le bouquin ici, d'autres s'en sont chargés depuis la parution du livre avec plus de talent et d'esprit de synthèse que je n'en ai. Je tiens à rassurer les parents susceptibles de me lire: certes on enseigne le Paléolithique, le Néolithique, la naissance de l'agriculture et de l'écriture et l'apparition des premières cités-Etats en Sixième, mais si le professeur est un peu sérieux il ne fait pas les amalgames que l'auteur énonce en début d'ouvrage. Cependant, cela n'empêche pas les élèves de les faire par la suite... si tant est qu'ils se souviennent de ces quelques heures de préhistoire qui ne pèsent pas lourd dans leur cursus. Ceci étant dit, il s'agit d'un ouvrage d'une grande érudition, sérieux, documenté, mais aussi plein d'humour et surtout très agréable à lire pour le vulgum pecus dont je fais partie. Il m'a permis de faire des liens entre mes quelques bribes de connaissances et de m'apporter d'autres éclairages. L'auteur cite toujours ses sources et énonce ses positions très clairement à chaque fois qu'il spécule.
  • ErnestLONDON Posté le 14 Janvier 2021
    À la recherche de l’origine des États antiques, James C. Scott, professeur de science politique et d’anthropologie, bouleverse les grands récits civilisationnels. Contrairement à bien des idées reçues, la domestication des plantes et des animaux n’a pas entrainé la fin du nomadisme ni engendré l’agriculture sédentaire. Et jusqu’il y a environ quatre siècles un tiers du globe était occupé par des chasseurs-cueilleurs tandis que la majorité de la population mondiale vivait « hors d’atteinte des entités étatiques et de leur appareil fiscal ». (...) Dans la continuité de Pierre Clastres et ouvrant la voie aux recherches de David Graeber, James C. Scott contribue à mettre à mal les récits civilisationnels dominants. Avec cette étude, il démontre que l’apparition de l’État est une anomalie et une contrainte, présentant plus d’inconvénients que d’avantages, raison pour laquelle ses sujets le fuyait. Comprendre la véritable origine de l’État c’est découvrir qu’une toute autre voie était possible et sans doute encore aujourd’hui. compte rendu complet sur le blog :
  • folea Posté le 12 Août 2020
    Un livre intéressant mais à lire avec un peu d'esprit critique. Que de rousseauisme ! L'homme est bon et c'est la société qui le corrompt. Que de romantisme ! Les Barbares sont tellement pittoresques et sympathiques vus de son salon bien chauffé et sécurisé. Un livre de bobo ? En tout cas, le livre de Scott sera bien accueilli dans cette mouvance. Voir la critique bien argumentée de Charles Stepanoff : https://www.terrestres.org/2020/06/26/comment-en-sommes-nous-arrives-la/ Je connais trop mal l'histoire de la Mésopotamie pour pouvoir discuter sérieusement du livre de Scott. Mais pour l'histoire grecque et romaine, il y a vraiment beaucoup d'erreurs. Athènes et Rome au milieu d'une grande plaine céréalière ? Allez-y voir. Cela ne saute pas aux yeux. De nombreuses révoltes gauloises après la conquête ? Lesquelles ? Des habitants de l'empire romain migrant chez les Barbares pour être libres ? Quelles traces ? Vers l'an mil, les paysans acceptent le pouvoir féodal en échange d'une protection armée. Après les guerres de religions, tous les peuples européens (sauf les Anglais) acceptent la monarchie absolue : un roi, une loi, une foi. Tout plutôt que le pouvoir des bandes armées sillonnant le territoire. Les anarchistes actuels rêvant d'un monde sans État sont soit des idiots (utiles?) soit se verraient bien... Un livre intéressant mais à lire avec un peu d'esprit critique. Que de rousseauisme ! L'homme est bon et c'est la société qui le corrompt. Que de romantisme ! Les Barbares sont tellement pittoresques et sympathiques vus de son salon bien chauffé et sécurisé. Un livre de bobo ? En tout cas, le livre de Scott sera bien accueilli dans cette mouvance. Voir la critique bien argumentée de Charles Stepanoff : https://www.terrestres.org/2020/06/26/comment-en-sommes-nous-arrives-la/ Je connais trop mal l'histoire de la Mésopotamie pour pouvoir discuter sérieusement du livre de Scott. Mais pour l'histoire grecque et romaine, il y a vraiment beaucoup d'erreurs. Athènes et Rome au milieu d'une grande plaine céréalière ? Allez-y voir. Cela ne saute pas aux yeux. De nombreuses révoltes gauloises après la conquête ? Lesquelles ? Des habitants de l'empire romain migrant chez les Barbares pour être libres ? Quelles traces ? Vers l'an mil, les paysans acceptent le pouvoir féodal en échange d'une protection armée. Après les guerres de religions, tous les peuples européens (sauf les Anglais) acceptent la monarchie absolue : un roi, une loi, une foi. Tout plutôt que le pouvoir des bandes armées sillonnant le territoire. Les anarchistes actuels rêvant d'un monde sans État sont soit des idiots (utiles?) soit se verraient bien en chefs de bande.
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  • Lullabyincolor Posté le 10 Août 2020
    L'une des choses de que je recherche en lisant un livre, en particulier un essai, c'est d'être dérangée, chatouillée, dans mes habitudes de penser. J'aime les livres qui nous font remettre en question ce que l'on a jamais pensé à secouer par nous mêmes. Et Homo Domesticus de James C. Scott en est un bon exemple. Je connaissais son livre précédent Zomia mais il est toujours sur la liste de lecture. J'ai donc commencé par celui-ci, (peut-être parce qu'il me semblait le plus dérangeant ?). Je m'attendais à apprendre beaucoup et je n'ai pas été déçue. Mes connaissances en matière de Préhistoire se limitaient à quelques souvenirs d'école, cela pourtant ne gêne en rien la compréhension du livre tant le propos est clair et accessible. En plus, de développer mes connaissances sur l'époque il a permis également de la mettre à jour avec les dernières découvertes archéologiques. En effet, l'auteur présente lui-même son ouvrage comme une somme des dernières recherches sur la Mésopotamie en particulier. Ce que l'on apprend ne donne qu'envie de creuser. Loin des clichés et du roman de la "naissance de la civilisation", nous découvrons que les premiers États n'avaient de stables ou de pérennes, que... L'une des choses de que je recherche en lisant un livre, en particulier un essai, c'est d'être dérangée, chatouillée, dans mes habitudes de penser. J'aime les livres qui nous font remettre en question ce que l'on a jamais pensé à secouer par nous mêmes. Et Homo Domesticus de James C. Scott en est un bon exemple. Je connaissais son livre précédent Zomia mais il est toujours sur la liste de lecture. J'ai donc commencé par celui-ci, (peut-être parce qu'il me semblait le plus dérangeant ?). Je m'attendais à apprendre beaucoup et je n'ai pas été déçue. Mes connaissances en matière de Préhistoire se limitaient à quelques souvenirs d'école, cela pourtant ne gêne en rien la compréhension du livre tant le propos est clair et accessible. En plus, de développer mes connaissances sur l'époque il a permis également de la mettre à jour avec les dernières découvertes archéologiques. En effet, l'auteur présente lui-même son ouvrage comme une somme des dernières recherches sur la Mésopotamie en particulier. Ce que l'on apprend ne donne qu'envie de creuser. Loin des clichés et du roman de la "naissance de la civilisation", nous découvrons que les premiers États n'avaient de stables ou de pérennes, que la sédentarité ne s'oppose pas au nomadisme, ni n'était définitive une bonne fois pour toute. La sédentarité a ses débuts n'avait rien d'un long fleuve tranquille, mais au contraire, était soumise aux maladies, à plus de travail, aux impôts et autres corvées. Bref, l'histoire humaine du monde tel que nous le vivons ne s'est pas faite comme une ligne droite irréversible comme nous l'avons trop souvent entendu. La thèse de l'auteur étant que la domestication des animaux et des végétaux a entrainé aussi une domestication des hommes. Ce livre m'a donné envie de lire Zomia, que je pense placé en plus haut dans ma liste de lecture. PS: il s'agit ici de ma 1ère critique, alors soyez indulgents, pardonnez mes maladresses.
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