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EAN : 9782266293419
Code sériel : 6148
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 512
Format : 108 x 177 mm

Iliade

Date de parution : 07/11/2018
LES GRANDS TEXTES DE L'ANTIQUITÉ

La guerre de Troie s'éternise. Pâris le Troyen a ravi Hélène à son époux Ménélas et les Grecs s'acharnent à venger l'honneur de ce dernier. En abandonnant le combat, Achille, furieux après le rapt de sa captive bien-aimée Briséis par le roi Agamemnon, compromet la victoire...
LES GRANDS TEXTES DE L'ANTIQUITÉ

La guerre de Troie s'éternise. Pâris le Troyen a ravi Hélène à son époux Ménélas et les Grecs s'acharnent à venger l'honneur de ce dernier. En abandonnant le combat, Achille, furieux après le rapt de sa captive bien-aimée Briséis par le roi Agamemnon, compromet la victoire de son camp. Rien ne saurait apaiser sa colère, hormis la mort héroïque de son ami Patrocle qui le ramène à la raison...
Les hommes s'épuisent en vaines querelles, guerres, trahisons et massacres. Les dieux et les déesses, qui en font autant, disposent de leurs destinées. Huit siècles avant notre ère, un poète de génie légendaire nomme Homère, le premier magicien du verbe, chante la chanson épique de leurs exploits.

Traduction de Leconte de Lisle

@ Disponible chez 12-21
L'ÉDITEUR NUMÉRIQUE
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EAN : 9782266293419
Code sériel : 6148
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 512
Format : 108 x 177 mm

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • lebelier Posté le 21 Août 2021
    Quand les dieux et les hommes se querellent, les disputes des uns se transforment en guerre chez les autres. Ainsi, si Agamemnon se dispute avec Achille, c’est qu’il a outragé Apollon qui s’est vengé sur son armée. Or, sachant que la mère d’Achille est Thétis, déesse proche de Zeus, et que celui-ci a des mots avec la déesse Héra, on a compris qu’on entrait dans un drôle de sac de nœuds. L’Iliade n’est donc pas facile à lire. C’est en tout cas, ce que dit en substance Jean Métayer (GF) dans sa préface qu’on ne saurait trop conseiller de lire avant de se jeter dans l’aventure. Entre les dieux de l’Olympe qui avantagent l’un ou l’autre guerrier, Troyen ou Achéen (Grec), les noms différents de certains personnages, les amples épithètes homériques "les Achéens aux beaux jambarts", "Achille au pied rapide", "l’Aurore aux doigts de rose", "Briséis au bras blanc" (comme "la belle Aude" de Hugo) et les répétitions diverses et des mots dits et rapportés, et des scènes de bataille, il faut naviguer avec raison, à vue et lire avec parcimonie à raison d’un chant par jour, le temps de tout digérer. ... Quand les dieux et les hommes se querellent, les disputes des uns se transforment en guerre chez les autres. Ainsi, si Agamemnon se dispute avec Achille, c’est qu’il a outragé Apollon qui s’est vengé sur son armée. Or, sachant que la mère d’Achille est Thétis, déesse proche de Zeus, et que celui-ci a des mots avec la déesse Héra, on a compris qu’on entrait dans un drôle de sac de nœuds. L’Iliade n’est donc pas facile à lire. C’est en tout cas, ce que dit en substance Jean Métayer (GF) dans sa préface qu’on ne saurait trop conseiller de lire avant de se jeter dans l’aventure. Entre les dieux de l’Olympe qui avantagent l’un ou l’autre guerrier, Troyen ou Achéen (Grec), les noms différents de certains personnages, les amples épithètes homériques "les Achéens aux beaux jambarts", "Achille au pied rapide", "l’Aurore aux doigts de rose", "Briséis au bras blanc" (comme "la belle Aude" de Hugo) et les répétitions diverses et des mots dits et rapportés, et des scènes de bataille, il faut naviguer avec raison, à vue et lire avec parcimonie à raison d’un chant par jour, le temps de tout digérer. Car on connaît l’histoire, ou du moins son issue fatale. Achille est le héros qui tue Hector le petit prétentieux qui croit sauver Troie mais qui fuit devant Achille, ivre de vengeance contre lui car il a tué Patrocle, son compagnon le plus cher. Pour en arriver là, il en faut des combats autour de Troie assiégée, où les descriptions des lances entrant dans les chairs et des épées coupantes qui répandent les entrailles à terre, sont souvent dignes des films d’horreur dans lesquels giclent les cervelles et roule le sang noir. Mais avant, il est nécessaire de beaucoup parlementer, de s’offrir des cadeaux somptueux et d’envoyer des ambassadeurs pour qu’Achille arrête de faire sa mauvaise tête. Derrière toutes ses querelles, se trament des vengeances, des orgueils, des mesquineries, des vexations. Les dieux ressemblent aux hommes et les hommes aux dieux. Ils contrarient ou aident leur destin, il suffit parfois de les émouvoir avec une prière, une libation ou des cuisses de bœufs ou de moutons (on en égorge aussi dans ce "poème"). Au milieu des combats, on a l’impression que les dieux jouent avec le destin des hommes en se trompant entre eux, comme Héra endort Zeus d’une nuit d’amour pour que Poséidon puisse avantager les Achéens. On sent que c’est un texte antique qui aime les adjectifs, ils abondent mais ce sont toujours les mêmes qui reviennent, on voit combien ils ont marqué les générations puisqu’on retrouve ce style épique chez Hugo et sa "Légende des Siècles". Bien sûr, on ne peut pas encore parler de clichés ou de stéréotypes dans un texte fondateur. Personnellement, j’ai pris ça comme la touche un peu comique de cette tragédie. On sent aussi l’oralité d’Homère, proche du texte récité, un peu biblique, avec de nombreuses redites et des phrases répétitives. Mais c’est cela aussi qui donne du charme et de la beauté à ces vingt-quatre chants. Reste à compléter cette lecture, tant qu’à faire, avec l’Énéide de Virgile et la fin des Métamorphoses d’Ovide. Mais, j’avoue que je vais observer un temps de repos avant de me replonger dans l’antique. Le repos du guerrier.
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  • jmb33320 Posté le 18 Août 2021
    « Patrocle s’approche, le pique de sa lance à la mâchoire, à droite, et passe à travers les dents. Alors, avec la lance, il le soulève et le tire par-dessus la rampe du char, comme un homme assis sur un cap rocheux tire hors de la mer un énorme poisson avec un fil de lin et un bronze luisant ; de la même façon, il tire du char l’homme, bouche ouverte, avec sa lance éclatante, puis le rejette à terre, la face en avant, et, dès qu’il est à terre, la vie l’abandonne. » Première constatation : L’Iliade, c’est vraiment gore ! Ce conflit qui s’éternise devant les remparts de la ville de Troie (plus de dix ans) voit s’opposer Achéens et Troyens, sous la surveillance des dieux, eux-aussi divisés sur son issue. D’un côté, près de la mer, les Achéens ont leurs embarcations, auxquelles ont été ajoutées des baraquements provisoires et des fortifications. En face, dans la plaine, la ville de Troie. Des combats d’une grande violence s’y tiennent. A se demander comment au bout de dix ans il reste suffisamment de monde pour s’entretuer… Deuxième remarque, l’Iliade est vraiment le reflet d’une mentalité archaïque, qui laisse libre cours à sa... « Patrocle s’approche, le pique de sa lance à la mâchoire, à droite, et passe à travers les dents. Alors, avec la lance, il le soulève et le tire par-dessus la rampe du char, comme un homme assis sur un cap rocheux tire hors de la mer un énorme poisson avec un fil de lin et un bronze luisant ; de la même façon, il tire du char l’homme, bouche ouverte, avec sa lance éclatante, puis le rejette à terre, la face en avant, et, dès qu’il est à terre, la vie l’abandonne. » Première constatation : L’Iliade, c’est vraiment gore ! Ce conflit qui s’éternise devant les remparts de la ville de Troie (plus de dix ans) voit s’opposer Achéens et Troyens, sous la surveillance des dieux, eux-aussi divisés sur son issue. D’un côté, près de la mer, les Achéens ont leurs embarcations, auxquelles ont été ajoutées des baraquements provisoires et des fortifications. En face, dans la plaine, la ville de Troie. Des combats d’une grande violence s’y tiennent. A se demander comment au bout de dix ans il reste suffisamment de monde pour s’entretuer… Deuxième remarque, l’Iliade est vraiment le reflet d’une mentalité archaïque, qui laisse libre cours à sa soif de colère, de meurtres et de sacrifices. Elle est souvent déconcertante. Par exemple, si les déesses se révèlent pugnaces, les mortelles ont une place purement utilitaire et décorative. Seule compte leur valeur marchande, mais elles passent visiblement bien après les trépieds (je ne suis pas parvenu à comprendre pourquoi ces objets utilitaires ont une telle importance), les chars, les chevaux et les armes. Nos amis les animaux sont tout aussi maltraités. Les dieux grecs sont avides de sang et du fumet de viandes rôties, tout comme les mortels. Un cauchemar de végan, donc. Malgré ce fort décalage spatio-temporel, je suis parvenu à m’intéresser à ce texte fondateur (d’où les cinq étoiles), si étrange et barbare. Les images poétiques sont essentiellement marquées par la nature : oiseaux, fauves, puissance des éléments. Les rapports entre les dieux, et des dieux avec les mortels dont ils sont parfois les géniteurs, ne sont pas simples. Là c’est plutôt l’image d’une organisation mafieuse qui s’est imposée à moi ! En conclusion, si vous voulez du dépaysement tentez l’Iliade. On est loin du feel-good.
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  • LesLecturesDuCrepuscule Posté le 22 Juillet 2021
    J’avais décidé de lire l’Iliade car ce livre est quand même a mon sens un classique incontournable. Malheureusement je n’ai pas du tout accroché au récit que j’ai souvent trouvé lourd et répétitif (sûrement du fait que le récit est traduit du grec ancien). Je sais que ce n’est pas vraiment le genre de livre adapté pour s’attacher au personnage mais j’ai quand même été déçu sur ce point. Ce livre reste très intéressant d’un point de vue culturel et historique mais malheureusement je n’ai pas accroché. J’ai donc abandonné ma lecture.
  • Nitocris2021 Posté le 11 Juin 2021
    Classique entre les classiques, chef d’œuvre intemporel. Poème d'une immense beauté, cette épopée est aussi l'histoire de la colère d'Achille qui est une vraie réflexion pleine de finesse sur les dégâts de la colère. C'est aussi (et surtout en ce qui me concerne) l'histoire d'Hector, magnifique héros plein d'humanité. Si beaucoup de passages sont sanglants et que la mort d'Hector arrache des larmes, ce livre reste à lire absolument tant certains passages atteignent le sublime (les adieux d'Hector à Andromaque et le rachat du corps d'Hector notamment). Il y a aussi de l'humour avec les querelles des dieux. Je conseille aussi de voir l'adaptation Troy avec Brad Pitt et Eric Bana. Et peut-être aurez vous envie comme moi de voir le site historique de Troie à Hissarlik avec son fantastique musée.
  • Francoise1983 Posté le 2 Mai 2021
    J'ai d'abord hésité quant à oser "critiquer" cette oeuvre mais j'aime à penser que la littérature aussi "monumentale" soit-elle puisse être vécue et ressentie au travers un panel de personnes totalement différentes. N'ayant aucune connaissance de l'histoire de cette époque, c'est au travers de la traduction de Philippe Brunet (version que je n'ai pas su retrouver sur le site) que j'ai entamé cette lecture. En effet, cette version contient un répertoire reprenant l'ensemble des personnes, leurs différents noms et leurs liens. Toutefois, en tant que novice, je vous avoue que la formulations m'a demandé un temps d'adaptation (notamment concernant les multiples qualificatifs donnés aux personnages) et certains passages plus ardus ont nécessité concentration et persévérance. Mais quel plaisir de pouvoir plonger dans cette grande épopée où le courage des hommes n'a d'égal que la loyauté de leur armée. On embarque avec eux sur leurs chevaux, cheveux aux vent, coeur vaillant et front fière! On assiste aussi au déploiement de pouvoir des Dieux qui, d'en haut, placent les pions sur l'échiquier de cette guerre selon leur bon vouloir et leur "préférence" de l'instant. Une lecture qui peut donc demander une certaine implication mais qui vous emmène à la découverte d'une époque historique grandiose!!
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