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Pocket
EAN : 9782266296441
Code sériel : 6322
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 416
Format : 108 x 177 mm

Jacques le fataliste et son maître

Date de parution : 13/06/2019
Jacques accepte les caprices du destin et s’en moque. Quand un malheur survient, il réagit en philosophe : « C’était écrit là-haut ! » C’est la seule façon, à ses yeux, de s’accommoder de la confusion du monde.
Chevauchant au hasard dans la campagne française aux côtés de son maître, il...
Jacques accepte les caprices du destin et s’en moque. Quand un malheur survient, il réagit en philosophe : « C’était écrit là-haut ! » C’est la seule façon, à ses yeux, de s’accommoder de la confusion du monde.
Chevauchant au hasard dans la campagne française aux côtés de son maître, il entreprend de lui raconter ses aventures amoureuses. Mais tout conspire à retarder son récit: femmes du monde, marquis, paysans, prostituées, moines ou chirurgiens rencontrés en chemin – toute la société de l’Ancien Régime – leur donnent le spectacle de la comédie universelle. Faut-il en rire ou en pleurer ?
Jacques prétend ignorer le vice aussi bien que la vertu. Et Diderot, qui ne le quitte pas d’une semelle, ne cesse de se demander : « L’homme est-il bon ? Ou bien est-il méchant ? »

Texte intégral
12/21
 
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EAN : 9782266296441
Code sériel : 6322
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 416
Format : 108 x 177 mm

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • JBLM Posté le 2 Janvier 2022
    Ce livre, c'est une gentille provocation. Diderot raconte plusieurs histoires enchâssées les unes dans les autres, il est même parfois compliqué de s'y retrouver. Les registres sont assez variés, à mi-chemin entre le roman libertin et la dispute philosophique. L'oeuvre est essentiellement dialoguée, et pourtant, l'auteur y est omniprésent. Il prend un malin plaisir à faire sentir à son lecteur à quel point il est dépendant de lui, à dévoiler l'artifice de l'écriture et les choix apparents qui s'offrent à lui. La domination habituelle du lecteur, au sens d'interprète et de juge de l'auteur, est renversée. Diderot impose son caprice au lecteur comme Jacques impose le sien à son maître. Avec un peu de recul sur l'histoire littéraire, on peut mesurer à quel point cette oeuvre inclassable a dû déconcerter à une époque de strictes délimitation et caractérisation des genres. Pouvait-elle toutefois émaner d'un autre homme que de l'écrivain déjà admiré par toute l'Europe qui, arrivé au terme de l'existence, s'amusait probablement plus avec la littérature qu'il n'en vivait ? Je suis plutôt séduit par l'ensemble, il y a de l'humour, de la réflexion, un style riche et élégant, et même un peu d'absurde avant l'heure.
  • Verteflamme Posté le 9 Décembre 2021
    Lue à l'adolescence, cette œuvre (peut-on la qualifier de roman alors que ce titre est refusé tout au long du livre ? ) fut lue et relue. Le duo maître-serviteur est ici tourné à l'avantage de Jacques et plein d'humanité, avec quelques scènes touchantes. La narration, si l'on peut parler de narration, se constitue de récits enchâssés et de commentaires digressifs, ou d'actions qui viennent les interrompre. La forme du dialogue possède une portée théâtrale, et la voix du narrateur, qui commence par une série de question-réponse, est en continuel faux dialogue avec le lecteur. La plaisanterie est un art, et l'ouvrage prête souvent à sourire, du reste, j'ai souri et espère que vous aussi.
  • lebelier Posté le 30 Septembre 2021
    « Si mon ouvrage est bon, il vous fera plaisir ; s'il est mauvais, il ne fera point de mal. Point de livre plus innocent qu'un mauvais livre. » Jacques et son maître cheminent on ne sait vers quoi et devisent de tout, de la vie, des gens, de leur expérience, de leur passé. Chemin faisant, ils se font philosophes et racontent de petites histoires qui s'insèrent dans celle de l'ouvrage où l'on retrouve les personnages à tel ou tel endroit. On pense bien sûr à Don Quichotte et son Sancho Pança. Et souvent le narrateur s'adresse au lecteur directement, faisant aussi bien les questions et les réponses. Au départ, Jacques doit conter ses amours à son maître mais à chaque fois il est interrompu par une autre histoire que son maître ou que quelqu'un d'autre vient greffer dessus. Ce qui peut dérouter et donner un aspect confus au livre, mais bientôt les petites histoires nous captent que ce soit celle de mademoiselle de la Pommeraye, pendant des liaisons dangereuses ou les évènements de la vie fatale de Jacques qui semble avoir plus d'expérience et de jugement que son maître, tout bien considéré. Donc Jacques et son maître passent au crible toute... « Si mon ouvrage est bon, il vous fera plaisir ; s'il est mauvais, il ne fera point de mal. Point de livre plus innocent qu'un mauvais livre. » Jacques et son maître cheminent on ne sait vers quoi et devisent de tout, de la vie, des gens, de leur expérience, de leur passé. Chemin faisant, ils se font philosophes et racontent de petites histoires qui s'insèrent dans celle de l'ouvrage où l'on retrouve les personnages à tel ou tel endroit. On pense bien sûr à Don Quichotte et son Sancho Pança. Et souvent le narrateur s'adresse au lecteur directement, faisant aussi bien les questions et les réponses. Au départ, Jacques doit conter ses amours à son maître mais à chaque fois il est interrompu par une autre histoire que son maître ou que quelqu'un d'autre vient greffer dessus. Ce qui peut dérouter et donner un aspect confus au livre, mais bientôt les petites histoires nous captent que ce soit celle de mademoiselle de la Pommeraye, pendant des liaisons dangereuses ou les évènements de la vie fatale de Jacques qui semble avoir plus d'expérience et de jugement que son maître, tout bien considéré. Donc Jacques et son maître passent au crible toute la société française du XVIIIème siècle Ce peut être le peuple qui se réjouit d'un spectacle et notamment d'une exécution publique : LE MAÎTRE.- le peuple est avide de spectacle, et y court, parce qu'il est amusé quand il en jouit, et qu'il est encore amusé par le récit qu'il en fait quand il est revenu. le peuple est terrible dans sa fureur ; mais elle ne dure pas. Justement, comme nos protagonistes, le peuple, les gens aiment à raconter ce qu'ils ont vu. On pourra s'interroger sur l'analogie avec nos faits divers relayés par la presse. C'est aussi bien sûr la religion, omniprésente ; car Jacques et son maître partent du principe que tout ce qu'il se passe sur terre, et surtout ce qu'il leur arrive et leur est arrivé « est écrit là-haut ». JACQUES.- C'est que, faute de savoir ce qui est écrit là-haut, on ne sait ni ce qu'on veut ni ce qu'on fait, et qu'on suit sa fantaisie, qu'on appelle raison, ou sa raison qui n'est souvent qu'une dangereuse fantaisie qui tourne tantôt bien, tantôt mal. le doute est donc un principe philosophique de base, cher aux lumières. Et surtout le doute de la divinité. Là où Diderot est subtil, c'est qu'il ne nie pas l'existence d'un dieu éventuel mais il raconte que tel ou tel a douté à tel moment, à l'instar du grand-père de Jacques lorsqu'il raconte d'où il est issu : JACQUES.- Il y avait des jours où il était tenté de ne pas croire à la Bible. LE MAÎTRE.- Et pourquoi ? JACQUES.- A cause des redites, qu'il regardait comme un bavardage indigne du Saint-Esprit. Il disait que les rediseurs sont des sots, qui prennent ceux qui les écoutent pour des sots. Roman philosophique, discussion socratique, on peut voir aussi Jacques le Fataliste comme un roman qui regroupent tous les romans, où Diderot construit une cathédrale capable de briller dans tous les genres. Il ne cache pas son admiration pour les romanciers anglais de son époque, Richardson ou Sterne et sa mise en abyme est époustouflante ou agaçante. C'est selon. Je la trouve personnellement époustouflante de modernité et de virtuosité narrative. "S'il faut être vrai, c'est comme Molière, Regnard, Richardson, Sedaine ; la vérité a ses côtés piquants, qu'on saisit quand on a du génie ; mais quand on en manque ? – Quand on en manque, il ne faut pas écrire."
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  • Sjkwcz Posté le 14 Avril 2021
    Bonjour ! Avis général : Diderot nous offre un livre à l'écriture singulière et caractéristique de l'auteur. Jacques le fataliste nous permet un voyage philosophique sur la société a cette époque ! Pourquoi 4/5 : Les + : • Malgré un caractère original, Jacques est attachant, tout autant que son maître. • Roman assez comique • Un style d'écriture agréable Les - : • Quelques longueurs...
  • avanalou Posté le 10 Février 2021
    Le « roman » de Diderot a deux personnages principaux, Jacques et son maître, également curieux et diserts, qui voyagent sans but apparent. Ils s'arrêtent volontiers en route, reviennent sur leurs pas, tentent toutes les aventures qui se présentent à eux. Ils sont toujours prêts, dans une conversation à bâtons rompus, à raisonner de tout, de l’art ou de l’inéluctable enchaînement des causes et des effets. L'auteur intervient souvent pour réfléchir sur ses personnages et sur leur conduite, pour nous faire part de ses hésitations sur ce qu'il leur fera dire ou faire. Pour distraire son maître, Jacques a entrepris de lui raconter l'histoire de sa vie et de ses amours, mais son récit est sans cesse arrêté par les réflexions de son maître ou encore par ses propres digressions philosophiques. Dans la suite chaotique des aventures de Jacques s'insèrent d'autres récits : histoire des amours du marquis des Arcis, aventure d'un moine défroqué, vie et aventures de M. Desglands… Un très bon livre
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