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EAN : 9782266311359
Code sériel : 18038
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 224
Format : 108 x 177 mm
Nouveauté

Je ne veux pas être jolie

Date de parution : 08/04/2021
Au décès de sa mère, les yeux de Georgia restent secs. Soudain, tout lui revient. Ce qu’elle avait enfoui pour tenter d’oublier et avancer, se construire. L’été de ses huit ans, chez oncle Franck et tante Solenne. Là où tout a commencé. Où tout a basculé. Georgia doit y retourner... Au décès de sa mère, les yeux de Georgia restent secs. Soudain, tout lui revient. Ce qu’elle avait enfoui pour tenter d’oublier et avancer, se construire. L’été de ses huit ans, chez oncle Franck et tante Solenne. Là où tout a commencé. Où tout a basculé. Georgia doit y retourner pour enterrer sa mère. Comme depuis toujours, on l’appellera Jo, on lui dira qu’elle est jolie. Mais Georgia déteste qu’on l’appelle Jo, et ne veut pas être jolie…
 
« On pensait que les romans de la vague #metoo s’épuisaient. Celui-là, qui parle du silence des mères, prouve le contraire et réaffirme brillamment la nécessité de la littérature. » Madame Figaro
 
« C’est un voyage entre chien et loup, où la nuit n’est jamais complète, mais l’aurore, jamais certaine. » L’Express
 
« Un livre puissant qui raisonne avec l’actualité. » TV5 monde 
 
 
Cet ouvrage a reçu le Prix des Livres de l’Été
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EAN : 9782266311359
Code sériel : 18038
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 224
Format : 108 x 177 mm

Ils en parlent

« On pensait que les romans de la vague #metoo s’épuisaient. Celui-là, qui parle du silence des mères, prouve le contraire et réaffirme brillamment la nécessité de la littérature. »
Madame Figaro

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • Afleurdelivres Posté le 22 Avril 2021
    Le récit sensible et poignant d’un drame intime aggravé par le poids du silence. « ...ne le dis à personne. C’est un secret ». Quand Georgia entend ces paroles chuchotées dans l’obscurité elle a huit ans et en quelques minutes vieillit d’une dizaine d’années. Aujourd’hui adulte ces choses tues ont laissé en suspens une souffrance non résolue chez « Jo » ce surnom réducteur qu’elle déteste. C’est au décès de sa mère que va ressurgir ce « sale secret », ce traumatisme enfoui ouvrant enfin une voie à la libération de parole. L’annonce de sa mort la laisse sans larmes entre réminiscences, préparatifs de l’enterrement et retour à l’hôtel du bord des vagues de son enfance chez son oncle et sa tante elle lutte pour chasser le spectre de sa mère omniprésent « ...je ne veux ni d’elle ni de sa mort ». Sa mort physique est moins douloureuse que la mort affective qu’elle lui a infligée de son vivant. A travers la narratrice-victime l’écrivaine révèle les dégâts causés par les non-dits intrafamiliaux qui pèsent sur plusieurs générations et condamnent à la perpétuation du mal si la parole ne vient pas briser la fatalité. Le choix maternel du déni alimente la souffrance de sa fille car elle choisit... Le récit sensible et poignant d’un drame intime aggravé par le poids du silence. « ...ne le dis à personne. C’est un secret ». Quand Georgia entend ces paroles chuchotées dans l’obscurité elle a huit ans et en quelques minutes vieillit d’une dizaine d’années. Aujourd’hui adulte ces choses tues ont laissé en suspens une souffrance non résolue chez « Jo » ce surnom réducteur qu’elle déteste. C’est au décès de sa mère que va ressurgir ce « sale secret », ce traumatisme enfoui ouvrant enfin une voie à la libération de parole. L’annonce de sa mort la laisse sans larmes entre réminiscences, préparatifs de l’enterrement et retour à l’hôtel du bord des vagues de son enfance chez son oncle et sa tante elle lutte pour chasser le spectre de sa mère omniprésent « ...je ne veux ni d’elle ni de sa mort ». Sa mort physique est moins douloureuse que la mort affective qu’elle lui a infligée de son vivant. A travers la narratrice-victime l’écrivaine révèle les dégâts causés par les non-dits intrafamiliaux qui pèsent sur plusieurs générations et condamnent à la perpétuation du mal si la parole ne vient pas briser la fatalité. Le choix maternel du déni alimente la souffrance de sa fille car elle choisit un autre camp que celui de son enfant. Sans le soutien parental le silence prend le pouvoir et devient pilote de la destinée de Giorgia, sa toxicité poursuivant son œuvre dans le temps. Questions évitées, réprimandes, rejet sont le quotidien de cette petite depuis le secret et la séparation de ses parents qui a mis à mal sa mère, peu attentive à elle depuis. Ne pointant que ses insuffisances, sa beauté est la seule qualité qu’elle lui consent. Malgré les signaux de souffrances allant de l’énurésie nocturne aux claquements de portes personne ne cherche à comprendre Giorgia. Un « chut, surtout tais-toi » flotte tacitement. Même après ses révélations chocs sa famille esquive car il faut garder la face et puis « La famille perdrait l’équilibre si ... La famille ne doit pas disparaître. » Le déni du clan familial trace sa route. Ici la prise de parole est moins réparatrice que libératrice. Elle se reconstruit auprès de ses deux enfants, des arbres qu’elle soigne et de son nouvel amour, non sans difficultés. Dans une écriture percutante l’écrivaine retranscrit avec véracité le ressenti de cette enfant meurtrie mais combative tiraillée entre la peur et un conflit de loyauté paralysant. Au fil des pages une petite fille silencieuse et courageuse vous prend par la main pour vous montrer ce qu’elle ne pouvait dire faisant du lecteur un témoin et, souhaitons-le, un transmetteur.
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  • SaJe Posté le 8 Février 2021
    L'histoire d'une femme révoltée, tapie dans le silence par un secret immonde et tellement d'actualité. On s'y attends pas du tout de la tournure des événements, même si on sent au fil des pages qui défilent à toute vitesse, que quelque chose de terrible va immerger. Écriture fluide, on se mets tout de suite dans la peau du personnage,Jo, et on a envie de la protéger. Une belle découverte pour ma part, même si ça fait mal au cœur et ça bouleverse. Bravo Fabienne Périneau et merci !
  • amandine_koko Posté le 9 Novembre 2020
    Quel événement pourrait bien faire qu'une petite fille ne veuille plus être jolie ? Rien qu'au titre on sent qu'on va droit vers un sujet oppressant... A la mort de sa mère, Georgia – Jo pour les faux intimes – a une réaction qu'on pourrait qualifier d'étrange. Elle ne pleure pas, ne semble pas même émue, mais qu'aurait-elle pu faire d'autre ? Au fond d'elle, un verrou a sauté, son enfance lui saute au visage. L'été de ses 8 ans. Et le regard de sa mère, froid. Distant. Ses émotions, cela fait une vie qu'elle les masque : la chape de plomb imposée en silence, la bienséance et les non-dits qui écrasent, la honte qu'on enfouit au fond de soi, là où personne n'osera aller la chercher. La lecture de ce livre m'a donné la sensation d'un poignard qui s'enfoncerait, très, vraiment très lentement dans mon estomac. Fabienne Périnaud a pris le parti de s'attarder sur Georgia, laissant dans l'ombre cet autre pourtant à l'origine de tout. Je trouve ce choix très judicieux : libérer plutôt que punir. Dans une époque où pointer du doigt les fautifs semble parfois plus important que de choyer les victimes, entendre la douleur sans chercher en... Quel événement pourrait bien faire qu'une petite fille ne veuille plus être jolie ? Rien qu'au titre on sent qu'on va droit vers un sujet oppressant... A la mort de sa mère, Georgia – Jo pour les faux intimes – a une réaction qu'on pourrait qualifier d'étrange. Elle ne pleure pas, ne semble pas même émue, mais qu'aurait-elle pu faire d'autre ? Au fond d'elle, un verrou a sauté, son enfance lui saute au visage. L'été de ses 8 ans. Et le regard de sa mère, froid. Distant. Ses émotions, cela fait une vie qu'elle les masque : la chape de plomb imposée en silence, la bienséance et les non-dits qui écrasent, la honte qu'on enfouit au fond de soi, là où personne n'osera aller la chercher. La lecture de ce livre m'a donné la sensation d'un poignard qui s'enfoncerait, très, vraiment très lentement dans mon estomac. Fabienne Périnaud a pris le parti de s'attarder sur Georgia, laissant dans l'ombre cet autre pourtant à l'origine de tout. Je trouve ce choix très judicieux : libérer plutôt que punir. Dans une époque où pointer du doigt les fautifs semble parfois plus important que de choyer les victimes, entendre la douleur sans chercher en écho une inutile vengeance est un message puissant. Merci Madame, d'avoir su traiter avec autant de justesse d'un sujet si déchirant.
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  • madamelafee Posté le 12 Septembre 2020
    Romancière sage et intrépide, Fabienne Périneau l’est car elle s’applique à retranscrire avec une humilité terrifiante l’histoire de Jo qui ne voulait pas être jolie ou plus exactement qui voulait être protégée par les siens. L’auteure brouille les cartes dans ce roman qui lève un coin de voile sur les coulisses d’une famille comme il faut. Par le biais du personnage de Jo, la romancière révèle des secrets intimes. Et ce livre qui est à la fois sincère, rigoureux, redoutable et enflammé se révèle être un roman touchant et de plus tout à fait d’actualité. Un style à la fois souple et tendre, sensuel et sec si nécessaire. Le rare détachement, la non compréhension et le silence d’une mère, d’une famille, le combat sans faille d’une jeune femme qui clame à tous la vérité. Les échanges vides de sens, de clairvoyance et d’empathie entre les frères et sœurs. Un état de choc qu’il faut étouffer, occulter pour ne pas être ennuyeuse, pour ne pas déranger, le déni des uns et des autres, des secrets de famille bien gardés. Tout cela est extrêmement bien écrit et je suis rentrée dans l’histoire avec une grande facilité. L’auteure a su me propulser... Romancière sage et intrépide, Fabienne Périneau l’est car elle s’applique à retranscrire avec une humilité terrifiante l’histoire de Jo qui ne voulait pas être jolie ou plus exactement qui voulait être protégée par les siens. L’auteure brouille les cartes dans ce roman qui lève un coin de voile sur les coulisses d’une famille comme il faut. Par le biais du personnage de Jo, la romancière révèle des secrets intimes. Et ce livre qui est à la fois sincère, rigoureux, redoutable et enflammé se révèle être un roman touchant et de plus tout à fait d’actualité. Un style à la fois souple et tendre, sensuel et sec si nécessaire. Le rare détachement, la non compréhension et le silence d’une mère, d’une famille, le combat sans faille d’une jeune femme qui clame à tous la vérité. Les échanges vides de sens, de clairvoyance et d’empathie entre les frères et sœurs. Un état de choc qu’il faut étouffer, occulter pour ne pas être ennuyeuse, pour ne pas déranger, le déni des uns et des autres, des secrets de famille bien gardés. Tout cela est extrêmement bien écrit et je suis rentrée dans l’histoire avec une grande facilité. L’auteure a su me propulser dans un monde pathologiquement clos sur lui-même et dont la façade policée dissimule une propension dramatique et refoulée à la brutalité psychologique la plus extrême. Voilà mon ressenti en lisant ce livre. Il m’a bousculée en me heurtant et je suis restée sans voix. Merci à Fabienne Périneau d’avoir écrit ce livre pour toutes celles et ceux qu’on muselle pour les réduire au silence et pour ne pas qu’ils dérangent.
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  • zabeth55 Posté le 11 Juin 2020
    Giorgia est une jeune femme aimante mais révoltée, à vif. Elle aime tendrement ses deux enfants, passionnément son amoureux, énormément son travail. Mais en elle, une grande colère est tapie. Contre qui ? Sa mère vient de mourir et remontent en elle les souvenirs de l’été de ses huit ans. Que s’est-il passé ? Elle en veut terriblement à sa mère, à sa famille. Mais de quoi ? J’ai beaucoup aimé Georgia, sa souffrance, sa force de vie. Elle mène son combat seule, envers et contre tout. C’est bien écrit C’est bien construit. C’est émouvant, poignant. Les réponses à nos questions ne viennent qu’en fin de livre.
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