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EAN : 9782262029128
Code sériel : 269
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 544
Format : 108 x 177 mm
Jeanne d'Arc
Collection : Tempus
Date de parution : 23/04/2009
Éditeurs :
Perrin

Jeanne d'Arc

Collection : Tempus
Date de parution : 23/04/2009

La biographie qui fait autorité. Une sortie utile alors que circulent comme jamais les plus obscures sottises sur le sujet.

Morte à moins de vingt ans, Jeanne occupe une place à part dans l'histoire de France. Reprenant sa vie depuis sa naissance jusqu'à sa réhabilitation en 1456, Colette Beaune s'interroge...

Morte à moins de vingt ans, Jeanne occupe une place à part dans l'histoire de France. Reprenant sa vie depuis sa naissance jusqu'à sa réhabilitation en 1456, Colette Beaune s'interroge sur l'image de cette petite paysanne dans le monde médiéval. Son étude conduit à bien des mises au point. Une...

Morte à moins de vingt ans, Jeanne occupe une place à part dans l'histoire de France. Reprenant sa vie depuis sa naissance jusqu'à sa réhabilitation en 1456, Colette Beaune s'interroge sur l'image de cette petite paysanne dans le monde médiéval. Son étude conduit à bien des mises au point. Une réévaluation politique d'abord. Même si son dévouement au roi est total, la Pucelle est autant à inscrire au sein d'un parti politique ? les Armagnacs ? que de la nation France. Une réévaluation religieuse ensuite. Jeanne est dans la lignée du prophétisme féminin. Avant elle, d'autres femmes ont prétendu pouvoir sauver la France. Aucune n'a eu l'obstination de Jeanne.
Enfin, Jeanne brouille les limites sociales ? paysanne, elle a fait carrière à la Cour -, sexuelles ? vêtue en homme, elle fait la guerre -, ou celle du profane et du sacré ? elle prêche et crée des objets sacrés. Ce charisme féminin est la source d'un pouvoir informel qui finira pas gêner, même ceux qu'il avait servi.
Cette biographie passionnante et novatrice a reçu le prix du Sénat du livre d'histoire.

Colette Beaune est professeur émérite d'histoire médiévale à l'université de Nanterre. Elle a notamment publié Naissance de la nation France et Jeanne d'Arc, vérités et légendes.

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EAN : 9782262029128
Code sériel : 269
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 544
Format : 108 x 177 mm

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • jullius Posté le 25 Octobre 2021
    Être l'icône du roman national français n'est pas une sinécure : régulièrement jeanne d'Arc doit se défendre des attaques qu'elle suscite, encore, comme des fantasmes qu'elle fait naître, toujours. Jeanne ? Elle-même : car comment ne pas penser que c'est sa voix, cette fois, qui est venue chanter aux oreilles de Colette Beaune pour lui demander de bouter la légende et son florilège de clichés, d'indiquer le chemin et d'en retirer les pierres pour mieux accéder à sa vérité, la seule : la vérité historique de la femme ayant vécu, cru, combattu et souffert. Par ce travail précis et rigoureux, sans jamais cesser d'être accessible, Colette Beaune rend le plus bel hommage qu'il se puisse à la femme Jeanne, car femme elle fut et mérite que son histoire soit ainsi entendue : l'histoire est écrite par les vainqueurs, même quand ce sont, en réalité, des vainqueures, des vainqueresses, des victorieuses. Colette Beaune, comme dans toute bonne biographie, en abordant son sujet (pourtant tout sauf assujettie) nous donne à lire l'histoire d'un temps, de ses représentations, de ses croyances, des rapports de sociabilité et des enjeux de pouvoir qui le caractérisaient. La place de la femme dans l'histoire (telle qu'elle eut lieu)... Être l'icône du roman national français n'est pas une sinécure : régulièrement jeanne d'Arc doit se défendre des attaques qu'elle suscite, encore, comme des fantasmes qu'elle fait naître, toujours. Jeanne ? Elle-même : car comment ne pas penser que c'est sa voix, cette fois, qui est venue chanter aux oreilles de Colette Beaune pour lui demander de bouter la légende et son florilège de clichés, d'indiquer le chemin et d'en retirer les pierres pour mieux accéder à sa vérité, la seule : la vérité historique de la femme ayant vécu, cru, combattu et souffert. Par ce travail précis et rigoureux, sans jamais cesser d'être accessible, Colette Beaune rend le plus bel hommage qu'il se puisse à la femme Jeanne, car femme elle fut et mérite que son histoire soit ainsi entendue : l'histoire est écrite par les vainqueurs, même quand ce sont, en réalité, des vainqueures, des vainqueresses, des victorieuses. Colette Beaune, comme dans toute bonne biographie, en abordant son sujet (pourtant tout sauf assujettie) nous donne à lire l'histoire d'un temps, de ses représentations, de ses croyances, des rapports de sociabilité et des enjeux de pouvoir qui le caractérisaient. La place de la femme dans l'histoire (telle qu'elle eut lieu) ainsi que la question de la femme dans l'histoire (telle qu'on la raconte) trouve ici, sans doute, un ouvrage majeur.
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  • dedanso Posté le 14 Juin 2018
    Ce fut long mais très agréable ! Trois semaines pour lire cet essai sur Jeanne d'Arc écrit par Colette Beaune, une spécialiste de la condition féminine et de l'histoire des représentations au Moyen-Âge. Dans son introduction, l'historienne affirme tout de suite que ce n'est pas une énième biographie de la célèbre Pucelle qu'elle a souhaité rédiger, mais plutôt une étude sur l'image que ses contemporains avaient d'elle. C'est un choix très judicieux de sa part qui lui permet d'établir un parallèle entre le mythe et la réalité (car La Pucelle d'Orléans fût un mythe de son vivant), notamment en cassant quelques fausses idées qui perdurent de nos jours (Jeanne n'était pas une pauvre bergère mais vivait au sein d'une famille de laboureurs plutôt aisés par exemple) et en replaçant Jeanne et son épopée au sein d'une époque aux moeurs bien différentes. Ce qui m'a frappée à ma lecture, c'est de lire qu'il y avait déjà à l'époque des opérations de communication dirigées par de hauts dignitaires évoluant autour de Charles VII, des tractations politiques et religieuses dont Jeanne était l'enjeu et qui l'ont finalement perdue. Le procès de condamnation en 1431 et celui de nullité en 1456 en sont les exemples les plus... Ce fut long mais très agréable ! Trois semaines pour lire cet essai sur Jeanne d'Arc écrit par Colette Beaune, une spécialiste de la condition féminine et de l'histoire des représentations au Moyen-Âge. Dans son introduction, l'historienne affirme tout de suite que ce n'est pas une énième biographie de la célèbre Pucelle qu'elle a souhaité rédiger, mais plutôt une étude sur l'image que ses contemporains avaient d'elle. C'est un choix très judicieux de sa part qui lui permet d'établir un parallèle entre le mythe et la réalité (car La Pucelle d'Orléans fût un mythe de son vivant), notamment en cassant quelques fausses idées qui perdurent de nos jours (Jeanne n'était pas une pauvre bergère mais vivait au sein d'une famille de laboureurs plutôt aisés par exemple) et en replaçant Jeanne et son épopée au sein d'une époque aux moeurs bien différentes. Ce qui m'a frappée à ma lecture, c'est de lire qu'il y avait déjà à l'époque des opérations de communication dirigées par de hauts dignitaires évoluant autour de Charles VII, des tractations politiques et religieuses dont Jeanne était l'enjeu et qui l'ont finalement perdue. Le procès de condamnation en 1431 et celui de nullité en 1456 en sont les exemples les plus connus. Ils n'ont eu pour seul but que faire disparaître puis réhabiliter une figure politique influente. Car Jeanne ne demandait rien de moins qu'une réforme politique et religieuse. Ce que je retiens d'ailleurs, c'est la confirmation de l'image que je me suis toujours faite de Jeanne : une jeune femme éprise d'indépendance, ambitieuse sans doute, intelligente bien qu'illettrée, qui voulait à la fois croire en Dieu, en son roi et en ses propres capacités de chef de guerre. Elle fût accusée, entre autres merveilleuses choses, d'insoumission à ses parents, à l'Église et à ses juges. Ce qui fait d'elle, pour moi, une femme indépendante admirable en tous points et non une affreuse pécheresse ! Colette Beaune a écrit là un essai fort bien documenté et rédigé tout en restant très accessible. Elle a choisit une optique un peu différente pour traiter de son sujet de prédilection ; un point de vue novateur qui lui permet de démystifier cette héroïne française bien-aimée (et pas seulement des français qui se la sont appropriée pour de mauvaises raisons) et de mettre en perspective son épopée et son intimité avec les coutumes de l'époque.
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  • oblo Posté le 6 Octobre 2017
    De toutes les grandes figures historiques françaises, Jeanne d'Arc est peut-être celle qui intrigue le plus. Par l'époque à laquelle elle vécut, par son passage aussi fugace qu'éternel dans l'Histoire, par l'ensemble des codes qu'elle représente ou bien qu'elle brise, la native de Domrémy suscita une historiographie dense, et même l'Eglise la reconnut sainte en 1920. "Encore une Jeanne d'Arc", commence Colette Beaune. Certes. Mais l'angle d'attaque de cette biographie n'a rien à voir avec les habituels livres du même genre, souvent factuels (ce qui n'est pas un défaut). Colette Beaune propose une biographie imagée : quelles représentations (tant littéraires qu'artistiques) avons-nous de Jeanne, et qu'est-ce que ces représentations disent de Jeanne et de son époque ? A chaque étape de la vie de Jeanne d'Arc : son enfance à Domrémy, le départ pour Chinon, le siège d'Orléans, le sacre à Reims de Charles VII, sa capture à Compiègne et son procès à Rouen, Colette Beaune décrypte l'ensemble des éléments qui nous sont parvenus. Le fait historique passe presque au second plan, au sens où l'auteure de s'intéresse pas aux faits et gestes quotidiens de Jeanne, ni à ses relations avec ses compagnons d'armes, tout comme elle ne décrit pas les... De toutes les grandes figures historiques françaises, Jeanne d'Arc est peut-être celle qui intrigue le plus. Par l'époque à laquelle elle vécut, par son passage aussi fugace qu'éternel dans l'Histoire, par l'ensemble des codes qu'elle représente ou bien qu'elle brise, la native de Domrémy suscita une historiographie dense, et même l'Eglise la reconnut sainte en 1920. "Encore une Jeanne d'Arc", commence Colette Beaune. Certes. Mais l'angle d'attaque de cette biographie n'a rien à voir avec les habituels livres du même genre, souvent factuels (ce qui n'est pas un défaut). Colette Beaune propose une biographie imagée : quelles représentations (tant littéraires qu'artistiques) avons-nous de Jeanne, et qu'est-ce que ces représentations disent de Jeanne et de son époque ? A chaque étape de la vie de Jeanne d'Arc : son enfance à Domrémy, le départ pour Chinon, le siège d'Orléans, le sacre à Reims de Charles VII, sa capture à Compiègne et son procès à Rouen, Colette Beaune décrypte l'ensemble des éléments qui nous sont parvenus. Le fait historique passe presque au second plan, au sens où l'auteure de s'intéresse pas aux faits et gestes quotidiens de Jeanne, ni à ses relations avec ses compagnons d'armes, tout comme elle ne décrit pas les batailles auxquelles Jeanne prend part. Toutefois, elle examine, enquête, se sert de sources qui, au regard de la très courte période durant laquelle Jeanne d'Arc opéra pour le roi de France (à peine deux ans), sont extrêmement nombreuses. La biographie thématique ici proposée a le mérite de poser un regard total sur une époque (le XVème siècle) et une société (la société médiévale française). Pêle-mêle, on retrouve le thème de la frontière (Domrémy est alors aux confins du royaume de France et de la Lorraine : la frontière est tout à la fois un lieu suspect car en marge et c'est là où s'affirme le plus la loyauté à un camp politique), celui des noms de Jeanne (les noms de Pucelle ou de bergère révèlent tant des états dans la société qu'ils indiquent des caractéristiques attendues pour la personne qu'ils désignent), celui de son statut : sainte pour les uns, magicienne pour les autres, sorcière même parfois. Il est intéressant de constater que chacun de ces thèmes servit lors des deux procès de Jeanne : celui de 1431 qui la condamna pour hérésie, celui de 1456 qui annula le premier. Les voix, par exemple, que Jeanne entend d'abord à Domrémy, puis de façon de plus en plus répétée lors de sa chevauchée entre Chinon, Orléans et Reims, prouvent tant sa filiation spéciale avec Dieu qu'elles jettent le soupçon sur l'identité de ces voix, qui pourraient bien être celles de démons. La question du parti auquel appartient Jeanne (Armagnacs et Bourguignons sont en guerre depuis les assassinats respectifs de Louis d'Orléans et de Jean Sans Peur) est délicate : si Jeanne a bien en haine les Bourguignons, et qu'elle agit pour la libération d'Orléans (qui est le corps symbolique du duc d'Orléans, prisonnier en Angleterre), elle ne peut se dire pour les Armagnacs. Car sa mission vise à l'unité du royaume de France ; or, les Bourguignons sont de langue française. De même, l'appellation de bergère rappelle aussi bien l'innocence et la pureté (qui plaisent à Dieu) qu'elle insiste sur la marginalité de l'individu. Jeanne d'Arc fut une figure énigmatique. Sans conteste, elle bouleverse les codes de son époque. Cependant, elle épouse également les attentes de son siècle envers ce qu'elle est. Tout d'abord, c'est une femme jeune, issue d'une famille modeste. Femme guerrière, elle s'impose à la fois aux guerriers et aux clercs : elle participe aux conseils de guerre, ce qui est une double innovation : elle est une femme qui parle d'égalité aux hommes, elle est une humble qui se met au niveau des nobles. Quant aux clercs, la relation particulière avec Dieu, le strict respect des usages chrétiens (elle va à la messe, à la confession, communie ...) et son souci du prochain (qu'il soit pauvre ou même Anglais) lui donne une aura reconnue de tous et partout. Nombreux sont ceux qui se pressent autour d'elle pour la toucher. Jusque sur le bûcher, le doute subsiste sur sa nature et certains Anglais craignent fortement d'avoir mis à mort une sainte. Loin de s'arrêter à Jeanne, Colette Beaune interroge aussi la figure royale, incarnée dans Charles VII, roi de Bourges que l'on moque en 1428, roi de France conquérant de la Normandie et de la Guyenne en 1450. C'est par le sacre, mais aussi par le passage par Troyes (où avait été signé, en 1420, le traité éponyme qui faisait d'Henry V le roi d'Angleterre et le roi de France), tous deux voulus par Jeanne, que Charles VII devient pleinement roi. Accomplissant les gestes symboliques, il légitime l'aventure de Jeanne d'Arc en même temps que le procès de cette dernière, pour hérésie, menace d'opprobre le règne nouveau. C'est pour cela qu'en 1456 un procès en nullité fut fait : le titulaire de la couronne avait bien reçu l'aide de Dieu par l'intermédiaire de Jeanne. La renommée de Jeanne ne s'interrompt pas avec sa mort. De nombreux épigones apparaissent dans les années 1430-1450 : Guillaume le Berger ou la Pucelle du Mans, entre autres. C'est peut-être grâce au rapprochement de Jeanne du Christ : leur vie et leur mort présentent des ressemblances, tout comme Jeanne ressemblait à sainte Catherine ou à sainte Marguerite par certains aspects. Quoiqu'il en soit, la figure johannique continua d'intriguer et reste, encore aujourd'hui, l'image de l'émanation nationale incarnée en une femme du peuple.
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  • zazaleb Posté le 25 Juillet 2012
    Avec une précision d'historien, Colette Beaune reconstitue la vie de Jeanne d'Arc, en s'appuyant notamment sur les archives produites lors des ses deux procès, celui qui la mena au bûcher, et le procès en annulation, vingt ans plus tard, qui, lui restitua pour des raisons politiques sa "bonne réputation". C'est passionnant à lire : les clichés sur Jeanne d'Arc sont révisés et les réalités de la deuxième moitié du quinzième siècle sont éclairées. Pour qui s'intéresse, non seulement à Jeanne d'Arc mais à l'histoire médiévale, je recommande ce livre qui n'exige pas non plus d'être agrégé d'Histoire.
  • zazaleb Posté le 25 Juillet 2012
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