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            Jesus Man

            10/18
            EAN : 9782264060129
            Code sériel : 4633
            Façonnage normé : POCHE
            Nombre de pages : 456
            Format : 108 x 177 mm
            Jesus Man

            Jean-Luc PININGRE (Traducteur)
            Date de parution : 02/01/2014

            Frappé par la malédiction de ses ancêtres, Tommy vagabonde au cœur des eighties, dans une existence qui le laisse en marge. Licencié, il se mure bientôt dans la violence et la pornographie, sondant le fond de l’abîme où il ne lui reste qu’une question à résoudre : jusqu’où pousser le...

            Frappé par la malédiction de ses ancêtres, Tommy vagabonde au cœur des eighties, dans une existence qui le laisse en marge. Licencié, il se mure bientôt dans la violence et la pornographie, sondant le fond de l’abîme où il ne lui reste qu’une question à résoudre : jusqu’où pousser le sacrifice pour expier la société moderne ?


            « Un sacré coup de poing. [...] De l'enfer du sexe au cocon familial, Tsiolkas réussit un périlleux grand écart, dans un récit à plusieurs voix, qui mêle subtilement dit et non-dit. » Philippe Chevilley, Les Echos

            Traduit de l’anglais (Australie) par Jean-Luc Piningre

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            EAN : 9782264060129
            Code sériel : 4633
            Façonnage normé : POCHE
            Nombre de pages : 456
            Format : 108 x 177 mm
            10/18
            8.40 €
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            Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

            • prettyrosemary Posté le 13 Février 2018
              Bon, autant commencer par le commencement : j’ai rarement lu un bouquin aussi violent. Et pourtant vous parlez à une fan d’Easton Ellis et d’Irvine Welsh. Violent parce que l’auteur sonde les tréfonds de la solitude face à la pornographie et s’adonne pour ce faire, à des descriptions à la limite de la gerbe. (A ne pas mettre entre toutes les mains donc, clairement.) Mais c’est une écriture qui s’avère finalement indispensable pour décrire une Australie à la dérive, le cul entre deux décennies, qui ne fait aucune place aux « métèques », les personnes issues de l’immigration grecque et italienne, et qui donne naissance à des erreurs dans le genre de Tommy, conditionnées par un profond mal-être, par la violence et par la consommation facile et putride : télévision, alcool, drogue et sexe en solitaire. Parce que la pornographie ne se résume pas aux vidéos dans lesquelles Tommy s’anéantit, mais réside aussi dans la surenchère de faits divers décrits à la télé, dans les journaux, avec une complaisance insupportable, dans la junk-food avalée honteusement… Le tout se superpose jusqu’à l’écoeurement, jusqu’à ce qu’il n’y ait plus rien que le désespoir. C’est dans ces parallèles que l’auteur révèle à mon sens... Bon, autant commencer par le commencement : j’ai rarement lu un bouquin aussi violent. Et pourtant vous parlez à une fan d’Easton Ellis et d’Irvine Welsh. Violent parce que l’auteur sonde les tréfonds de la solitude face à la pornographie et s’adonne pour ce faire, à des descriptions à la limite de la gerbe. (A ne pas mettre entre toutes les mains donc, clairement.) Mais c’est une écriture qui s’avère finalement indispensable pour décrire une Australie à la dérive, le cul entre deux décennies, qui ne fait aucune place aux « métèques », les personnes issues de l’immigration grecque et italienne, et qui donne naissance à des erreurs dans le genre de Tommy, conditionnées par un profond mal-être, par la violence et par la consommation facile et putride : télévision, alcool, drogue et sexe en solitaire. Parce que la pornographie ne se résume pas aux vidéos dans lesquelles Tommy s’anéantit, mais réside aussi dans la surenchère de faits divers décrits à la télé, dans les journaux, avec une complaisance insupportable, dans la junk-food avalée honteusement… Le tout se superpose jusqu’à l’écoeurement, jusqu’à ce qu’il n’y ait plus rien que le désespoir. C’est dans ces parallèles que l’auteur révèle à mon sens tout son talent. La narration est particulièrement intéressante, à plusieurs voix : les histoires des frères Stefano s’enchainent : Dominic, Tommy et puis Luigi, le petit dernier, le seul qui dit « je » et peut-être l’unique espoir d’une famille grecque marquée par une étrange malédiction, perdue au beau milieu d’une Australie hostile. Jesus man est une lecture éprouvante, crue, définitivement sombre et pessimiste dont on ne ressort pas indemne : et c’est tant mieux. Amateurs de réalisme insupportable mais utile, foncez.
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            • HannibalLectrice Posté le 18 Mars 2014
              Frappé par la malédiction de ses ancêtres, Tommy vagabonde au coeur des eighties, dans une existence qui le laisse en marge. Licencié, il se mure bientôt dans la violence et la pornographie, sondant le fond de l'abîme ou il ne lui reste qu'une question à résoudre : jusqu'ou pousser le sacrifice pour expier la société moderne ? Histoire dérangeante à l'écriture crue au réalisme profond. L'histoire de différences culturelles, sexuelles, religieuses, politiques. Des personnages troublants qui cherchent leur place dans cette Australie lointaine et méconnue. Un roman fort, dur, sans faux semblant, politiquement incorrect qui m'a profondément troublée. Un livre, une histoire comme je les aime, pragmatiques avec une jolie petite lueur d'espoir. Bref, une grosse claque....
            • JimmyCz Posté le 9 Mars 2014
              Roman choc s'il en est qui décrit les péripéties et drame d'une famille grecque en Australie. Ce récit est d'ailleurs un prétexte pour dresser un portrait au vitriol et une description sans concession de la société australienne. Emploi, racisme, chômage, sexe, moeurs, multiculturalisme non assumé, perte d'identité sont autant de thèmes que l'on pourrait transposer sans peine en France. Il est d'ailleurs intéressant de les voir traités pour analyser un autre pays et à la façon de Tsiolkas. Dialogues tranchants, avis tranchés, scènes sexuelles dérangeantes, rapports familiaux poignants et choquants ce roman suinte d'angoisse et de désespoir. On peut penser à du Larry Clark romancé, ou à du Irvin Welsh. C'est dans un style brut avec la volonté de nous planter dans les yeux un décor qu'on ne veut pas voir au quotidien, avec une vulgarité non feinte mais subtile que l'on se prend à réfléchir sur notre propre identité et nos propres pulsions, nos préjugés mais aussi nos attachements et nos réflexions. Un roman utile et vif.
            • traversay Posté le 27 Août 2012
              Le succès de La gifle a permis la traduction de l'un des premiers romans de Christos Tsiolkas, Jesus Man, écrit en 1999. Le livre est une descente aux enfers, racontée avec une extrême crudité, d'un type perdu qui se vautre dans la pornographie et les fantasmes les plus obscènes, détaillés jusqu'à l'écoeurement. Plus que du Easton Ellis, il y a du Pasolini dans ce roman de l'auteur australien qui, à travers son héros auto-destructeur et nihiliste, pointe encore une fois du doigt les dysfonctionnements d'une société australienne laquelle, sous le vernis, se révèle violente, raciste, intolérante. Surtout envers les "métèques", soit les immigrés d'origine italienne ou grecque, dont le cocon familial est un havre de paix dans un environnement hostile, et qui donne les seules pages sereines de ce livre hanté, glauque, trash et désespéré sans autre échappatoires possibles que le sexe, l'alcool, la drogue et la mort. Si Jesus Man ne provoque pas un rejet immédiat, c'est pour son aspect viscéral, ses moments de pause, son évocation sensible de l'exil et de l'enfermement, ses portraits chaleureux de personnages secondaires (la mère, socialiste grecque au tempérament solaire). Reste que le roman, parfois complaisant dans les situations scabreuses, est assez souvent... Le succès de La gifle a permis la traduction de l'un des premiers romans de Christos Tsiolkas, Jesus Man, écrit en 1999. Le livre est une descente aux enfers, racontée avec une extrême crudité, d'un type perdu qui se vautre dans la pornographie et les fantasmes les plus obscènes, détaillés jusqu'à l'écoeurement. Plus que du Easton Ellis, il y a du Pasolini dans ce roman de l'auteur australien qui, à travers son héros auto-destructeur et nihiliste, pointe encore une fois du doigt les dysfonctionnements d'une société australienne laquelle, sous le vernis, se révèle violente, raciste, intolérante. Surtout envers les "métèques", soit les immigrés d'origine italienne ou grecque, dont le cocon familial est un havre de paix dans un environnement hostile, et qui donne les seules pages sereines de ce livre hanté, glauque, trash et désespéré sans autre échappatoires possibles que le sexe, l'alcool, la drogue et la mort. Si Jesus Man ne provoque pas un rejet immédiat, c'est pour son aspect viscéral, ses moments de pause, son évocation sensible de l'exil et de l'enfermement, ses portraits chaleureux de personnages secondaires (la mère, socialiste grecque au tempérament solaire). Reste que le roman, parfois complaisant dans les situations scabreuses, est assez souvent à la limite du supportable.
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            • frederiqueM Posté le 18 Juin 2012
              Amateurs de fleurs bleues et d’histoires à l’eau de rose, passez votre chemin. Le livre dont je vais vous entretenir n’est pas destiné aux âmes prudes ou aux adeptes de lectures prémâchées. Christos Tsiolkas situe Jesus Man en Australie, à la fin des années 90, à travers une histoire d’hommes, rude et âpre, où les femmes doivent lutter pour ne pas rester à la traîne ou prendre des coups. Le sexe, obsessionnel, tyrannique, est au cœur du récit, « Tommy alla à l’église baptiste parce que Helen Thompson le faisait bander », et Tommy est un de ses vicaires le plus assidu, lui qui sombre au fil des pages jusqu’au point de non retour, lui qui se soumet à une fange qu'il exècre et qui le fascine, lui qui s'effondrera dans une scène d’une rare cruauté. (Pour lire la suite, suivre le lien)
            Lisez inspiré avec 10/18 !
            Voyagez hors des sentiers battus, loin d'une littérature conventionnelle et attendue…