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10/18
EAN : 9782264060129
Code sériel : 4633
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 456
Format : 108 x 177 mm

Jesus Man

Jean-Luc PININGRE (Traducteur)
Date de parution : 02/01/2014

Frappé par la malédiction de ses ancêtres, Tommy vagabonde au cœur des eighties, dans une existence qui le laisse en marge. Licencié, il se mure bientôt dans la violence et la pornographie, sondant le fond de l’abîme où il ne lui reste qu’une question à résoudre : jusqu’où pousser le...

Frappé par la malédiction de ses ancêtres, Tommy vagabonde au cœur des eighties, dans une existence qui le laisse en marge. Licencié, il se mure bientôt dans la violence et la pornographie, sondant le fond de l’abîme où il ne lui reste qu’une question à résoudre : jusqu’où pousser le sacrifice pour expier la société moderne ?


« Un sacré coup de poing. [...] De l'enfer du sexe au cocon familial, Tsiolkas réussit un périlleux grand écart, dans un récit à plusieurs voix, qui mêle subtilement dit et non-dit. » Philippe Chevilley, Les Echos

Traduit de l’anglais (Australie) par Jean-Luc Piningre

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EAN : 9782264060129
Code sériel : 4633
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 456
Format : 108 x 177 mm
10/18

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • franceflamboyant Posté le 28 Février 2020
    Découverte d'un auteur. En Australie, des les années quatre-vingt dix, trois frères, issus d'une famille italo-grecque, se débattent avec eux-mêmes. L'aînée garde la tête hors de l'eau en se mariant et en menant un semblant d'existence rangée, le second bascule dans la folie et la destruction et le troisième, mal en point, cherche sa voie. Les passages qui évoquent l'enfance horrible de chacun des parents de ces trois garçons mettent bien en lumière une violence terrible qui ne pourra que se ramifier. Le roman m'a intéressée mais j'ai eu du mal avec la crudité de certaines scènes et cette souffrance destructrice qui condamne d'avance les personnages. Un bilan mitigé car, pour aborder des thèmes similaires, j'aime davantage un trait plus fin...
  • SabrinaTrublet Posté le 15 Novembre 2019
    Jesus man Christos TSOLKIAS Dans l’Australie des années 70 à fin 90 vit une famille italo-grecque composée du père Arturo de la mère Maria et leurs 3 fils : Dominique marié, entrepreneur et père de 2 enfants. Thomas alias Tommy qui travaille dans une société de plans et fréquente Soo Ling d’origine Chinoise. Et Luigi surnommé Lou, le plus jeune qui aimerait tant suivre ses aînés qu’il adule. Nous allons suivre le destin de chacun dans leurs chapitres respectifs mais surtout Tommy qui va sombrer à la perte de son emploi : dépression, obésité puis maigreur extrême, addiction au vidéos de sexe et séances masturbatoires ( valable pour les 3 frères), plongée extrême dans la religion jusqu’au drame ultime. Ce que je peux dire de ce roman c’est qu’il est dramatique parce que cette famille porte le poids de son passé grec et italien. La croyance en la malédiction des corbeaux. La folie qui s’empare de Tommy, le détachement protecteur pour lui-même de Dominic et la difficulté de Lou à se trouver une place dans le monde et dans cette famille où Maria fait figure de matriarche exilée dépassée et Arturo qui tente de protéger sa femme tant bien que mal. Un roman qui plonge au confins du... Jesus man Christos TSOLKIAS Dans l’Australie des années 70 à fin 90 vit une famille italo-grecque composée du père Arturo de la mère Maria et leurs 3 fils : Dominique marié, entrepreneur et père de 2 enfants. Thomas alias Tommy qui travaille dans une société de plans et fréquente Soo Ling d’origine Chinoise. Et Luigi surnommé Lou, le plus jeune qui aimerait tant suivre ses aînés qu’il adule. Nous allons suivre le destin de chacun dans leurs chapitres respectifs mais surtout Tommy qui va sombrer à la perte de son emploi : dépression, obésité puis maigreur extrême, addiction au vidéos de sexe et séances masturbatoires ( valable pour les 3 frères), plongée extrême dans la religion jusqu’au drame ultime. Ce que je peux dire de ce roman c’est qu’il est dramatique parce que cette famille porte le poids de son passé grec et italien. La croyance en la malédiction des corbeaux. La folie qui s’empare de Tommy, le détachement protecteur pour lui-même de Dominic et la difficulté de Lou à se trouver une place dans le monde et dans cette famille où Maria fait figure de matriarche exilée dépassée et Arturo qui tente de protéger sa femme tant bien que mal. Un roman qui plonge au confins du désespoir et de la perte de repères. Un roman noir avec des évocations et des scènes de sexe très fréquentes et dérangeantes.
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  • prettyrosemary Posté le 13 Février 2018
    Bon, autant commencer par le commencement : j’ai rarement lu un bouquin aussi violent. Et pourtant vous parlez à une fan d’Easton Ellis et d’Irvine Welsh. Violent parce que l’auteur sonde les tréfonds de la solitude face à la pornographie et s’adonne pour ce faire, à des descriptions à la limite de la gerbe. (A ne pas mettre entre toutes les mains donc, clairement.) Mais c’est une écriture qui s’avère finalement indispensable pour décrire une Australie à la dérive, le cul entre deux décennies, qui ne fait aucune place aux « métèques », les personnes issues de l’immigration grecque et italienne, et qui donne naissance à des erreurs dans le genre de Tommy, conditionnées par un profond mal-être, par la violence et par la consommation facile et putride : télévision, alcool, drogue et sexe en solitaire. Parce que la pornographie ne se résume pas aux vidéos dans lesquelles Tommy s’anéantit, mais réside aussi dans la surenchère de faits divers décrits à la télé, dans les journaux, avec une complaisance insupportable, dans la junk-food avalée honteusement… Le tout se superpose jusqu’à l’écoeurement, jusqu’à ce qu’il n’y ait plus rien que le désespoir. C’est dans ces parallèles que l’auteur révèle à mon sens... Bon, autant commencer par le commencement : j’ai rarement lu un bouquin aussi violent. Et pourtant vous parlez à une fan d’Easton Ellis et d’Irvine Welsh. Violent parce que l’auteur sonde les tréfonds de la solitude face à la pornographie et s’adonne pour ce faire, à des descriptions à la limite de la gerbe. (A ne pas mettre entre toutes les mains donc, clairement.) Mais c’est une écriture qui s’avère finalement indispensable pour décrire une Australie à la dérive, le cul entre deux décennies, qui ne fait aucune place aux « métèques », les personnes issues de l’immigration grecque et italienne, et qui donne naissance à des erreurs dans le genre de Tommy, conditionnées par un profond mal-être, par la violence et par la consommation facile et putride : télévision, alcool, drogue et sexe en solitaire. Parce que la pornographie ne se résume pas aux vidéos dans lesquelles Tommy s’anéantit, mais réside aussi dans la surenchère de faits divers décrits à la télé, dans les journaux, avec une complaisance insupportable, dans la junk-food avalée honteusement… Le tout se superpose jusqu’à l’écoeurement, jusqu’à ce qu’il n’y ait plus rien que le désespoir. C’est dans ces parallèles que l’auteur révèle à mon sens tout son talent. La narration est particulièrement intéressante, à plusieurs voix : les histoires des frères Stefano s’enchainent : Dominic, Tommy et puis Luigi, le petit dernier, le seul qui dit « je » et peut-être l’unique espoir d’une famille grecque marquée par une étrange malédiction, perdue au beau milieu d’une Australie hostile. Jesus man est une lecture éprouvante, crue, définitivement sombre et pessimiste dont on ne ressort pas indemne : et c’est tant mieux. Amateurs de réalisme insupportable mais utile, foncez.
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  • HannibalLectrice Posté le 18 Mars 2014
    Frappé par la malédiction de ses ancêtres, Tommy vagabonde au coeur des eighties, dans une existence qui le laisse en marge. Licencié, il se mure bientôt dans la violence et la pornographie, sondant le fond de l'abîme ou il ne lui reste qu'une question à résoudre : jusqu'ou pousser le sacrifice pour expier la société moderne ? Histoire dérangeante à l'écriture crue au réalisme profond. L'histoire de différences culturelles, sexuelles, religieuses, politiques. Des personnages troublants qui cherchent leur place dans cette Australie lointaine et méconnue. Un roman fort, dur, sans faux semblant, politiquement incorrect qui m'a profondément troublée. Un livre, une histoire comme je les aime, pragmatiques avec une jolie petite lueur d'espoir. Bref, une grosse claque....
  • JimmyCz Posté le 9 Mars 2014
    Roman choc s'il en est qui décrit les péripéties et drame d'une famille grecque en Australie. Ce récit est d'ailleurs un prétexte pour dresser un portrait au vitriol et une description sans concession de la société australienne. Emploi, racisme, chômage, sexe, moeurs, multiculturalisme non assumé, perte d'identité sont autant de thèmes que l'on pourrait transposer sans peine en France. Il est d'ailleurs intéressant de les voir traités pour analyser un autre pays et à la façon de Tsiolkas. Dialogues tranchants, avis tranchés, scènes sexuelles dérangeantes, rapports familiaux poignants et choquants ce roman suinte d'angoisse et de désespoir. On peut penser à du Larry Clark romancé, ou à du Irvin Welsh. C'est dans un style brut avec la volonté de nous planter dans les yeux un décor qu'on ne veut pas voir au quotidien, avec une vulgarité non feinte mais subtile que l'on se prend à réfléchir sur notre propre identité et nos propres pulsions, nos préjugés mais aussi nos attachements et nos réflexions. Un roman utile et vif.
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