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EAN : 9782264080158
Code sériel : 5771
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 384
Format : 108 x 177 mm
Nouveauté

Jetez-moi aux chiens

Karine Lalechère (traduit par)
Date de parution : 20/01/2022
« Jetez-moi aux chiens se lit d'un trait, comme un alcool fort. » Le Figaro littéraire 
Au sud de Londres, quelques jours avant Noël, est retrouvé le cadavre d'une jeune femme étranglée. Ander, officier de police, enquête sur le crime. Suspect : M. Wolphram, voisin de la victime, ancien professeur en retraite. Solitaire, excentrique, cet intellectuel timide aux goût pointus est le candidat idéal, surtout aux... Au sud de Londres, quelques jours avant Noël, est retrouvé le cadavre d'une jeune femme étranglée. Ander, officier de police, enquête sur le crime. Suspect : M. Wolphram, voisin de la victime, ancien professeur en retraite. Solitaire, excentrique, cet intellectuel timide aux goût pointus est le candidat idéal, surtout aux yeux de la presse et des réseaux sociaux, qui en font immédiatement un monstre à lyncher. Mais Ander en vient à se rappeler une autre affaire à laquelle l’enseignant avait été mêlé, des décennies plus tôt dans un pensionnat anglais où résidait le policier, alors adolescent, et au cours de laquelle Wolphram avait montré un autre visage... Alors le gentil professeur est-il coupable ou pas?


PRESSE :
« Jetez-moi aux chiens se lit d'un trait, comme un alcool fort. » Le Figaro littéraire 
« ...étonnant et puissant... Il y a une précision et une beauté dans l'écriture de Patrick McGuinnes qui font tenir ensemble touts les aspects du texte : l'enquête  et la méditation, les souvenirs et les échapées contemporains de Prof... » Le Monde 
« Jetez-moi aux chiens est moins un roman policier qu'une collection de portraits subtils saupoudrés d'un humour mélancolique. » Libération

Traduit de l'anglais par Karine Lalechère
 
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EAN : 9782264080158
Code sériel : 5771
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 384
Format : 108 x 177 mm

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • MaxSco Posté le 9 Novembre 2020
    Un professeur à la retraite, marginal et solitaire, est suspecté d'avoir commis un crime. Très rapidement, sa vie est fouillée. La presse à scandales et les réseaux sociaux l'accusent de meurtre et de pédophilie. D'anciens élèves ont dressé de lui, anonymement, un portrait accablant. Ce professeur harcelé devient l'homme à lyncher. Est-il coupable ? En filigrane, les travers et la complexité d'une société anglaise et de l'un de ses piliers : les fameuses public schools, pensionnats privés destinés à former la future élite de la nation.
  • marchenry Posté le 13 Septembre 2020
    Un livre magnifique. Écriture somptueuse. Finesse et élégance permanentes. Personnages (principaux et secondaires) fouillés, complexes, très réussis (avec cette question : « qu’est-ce qui a fait que nous sommes devenus ceux.celles que nous sommes ? »). Intrigue, inspirée de faits réels, cousue au point de croix. Vraiment très, très bon.
  • motspourmots Posté le 15 Juin 2020
    Ça commence comme un roman policier avant de révéler des facettes bien plus complexes. Plus subtiles aussi. Contrairement au premier roman de Patrick McGuinness, l'excellent Les Cent derniers jours, qui nous embarquait dans la Roumanie de fin de règne de Ceaucescu, celui-ci est anglais jusqu'au bout des ongles. Dans son décor, ses protagonistes et surtout le regard qu'il pose sur la société anglaise et l'un de ses piliers : le collège anglais. L'auteur prend son temps, ignore les lignes droites et j'avoue qu'il m'a fallu m'y reprendre à deux fois pour entrer. Mais j'ai bien fait d'écouter la petite voix qui me soufflait de ne pas renoncer, petite voix certainement influencée par cette atmosphère qui s'accrochait à mon esprit malgré tout et laissait augurer d'un vrai fond. "On prend toujours la question à l'envers : on s'intéresse à la manière dont les choses arrivent, jamais à la manière dont elles n'arrivent pas ; on ne pense pas assez à ce qui aurait pu arriver, à ce qui a failli arriver, à ce qui résonne encore, fantôme du peut-être, soupirant après sa vie dans l'anti-fait". Dans un comté au sud de Londres, une ville portuaire, une jeune femme est retrouvée morte dans une... Ça commence comme un roman policier avant de révéler des facettes bien plus complexes. Plus subtiles aussi. Contrairement au premier roman de Patrick McGuinness, l'excellent Les Cent derniers jours, qui nous embarquait dans la Roumanie de fin de règne de Ceaucescu, celui-ci est anglais jusqu'au bout des ongles. Dans son décor, ses protagonistes et surtout le regard qu'il pose sur la société anglaise et l'un de ses piliers : le collège anglais. L'auteur prend son temps, ignore les lignes droites et j'avoue qu'il m'a fallu m'y reprendre à deux fois pour entrer. Mais j'ai bien fait d'écouter la petite voix qui me soufflait de ne pas renoncer, petite voix certainement influencée par cette atmosphère qui s'accrochait à mon esprit malgré tout et laissait augurer d'un vrai fond. "On prend toujours la question à l'envers : on s'intéresse à la manière dont les choses arrivent, jamais à la manière dont elles n'arrivent pas ; on ne pense pas assez à ce qui aurait pu arriver, à ce qui a failli arriver, à ce qui résonne encore, fantôme du peut-être, soupirant après sa vie dans l'anti-fait". Dans un comté au sud de Londres, une ville portuaire, une jeune femme est retrouvée morte dans une décharge ; les soupçons de la police se portent sur son voisin, M. Wolphram un professeur à la retraite, vieux garçon solitaire, deux caractéristiques suffisantes pour que son entourage le trouve "bizarre". Placé en garde à vue et interrogé, ce dernier se montre peu coopératif tandis qu'à proximité du commissariat, l'hostilité de la foule monte, attisée par une campagne de presse persuadée de tenir son coupable. Wolpham est "le monstre idéal. En plus, il lit des livres". Gary et Anders sont les deux inspecteurs en charge de l'affaire. Le premier est convaincu de la culpabilité du suspect tandis que l'attitude d'Anders est plus réservée et précautionneuse. Il faut dire qu'il connait Wolphram, quelques dizaines d'années auparavant il a été son élève dans le collège privé qu'il a fréquenté à l'adolescence. Des réminiscences affleurent alors et ses souvenirs se mêlent à ses recherches dans le cadre de l'enquête. Car si Anders s'intéresse à ce que l'on ne voit pas, s'il aime aller au-delà des apparences, c'est que ces années de collège lui ont appris bien plus que les contenus des matières étudiées ; microcosme très particulier, catalyseur du système de classes anglais, le collège est un lieu où se jouent de façon très précoce des trajectoires de toute une vie. L'intrigue policière sert de prétexte à une exploration subtile du mécanisme du lynchage médiatique sur la base de rumeurs fondées sur des apparences ; la presse anglaise dont on connaît la brutalité des méthodes est ici photographiée au paroxysme de ses talents en la matière. Mais il s'agit aussi d'un livre sur les fantômes. Non pas ceux qui hantent les châteaux ou que l'on représente naïvement vêtus d'un drap blanc. Non, il s'agit des traces que laissent dans nos mémoires ou autour de nous, ceux qui nous ont précédé sur les chemins que nous empruntons. Pour nous emmener sur leurs pas, l'auteur s'entoure de personnages secondaires qui ont leur importance, comme la nièce d'Anders qui enregistre les bruits ou Vera, la vieille dame qui pense que "la mort de son mari n'est pas un obstacle à leur vie commune" ; et l'ensemble prend une vraie densité, ouvre les yeux du lecteur, lui demande d'aller plus loin, de ne pas se contenter de ce qu'on lui raconte, de prendre en compte chaque individu dans son entièreté et sa diversité. Et interroge sur la façon dont la société utilise la mort, la fétichise peut-être pour mieux oublier la peur qu'elle lui inspire. Je m'aperçois en écrivant ce billet qu'il y aurait encore beaucoup à dire, à décortiquer. J'aime qu'un romancier se fasse l'écho de la complexité et parvienne à la faire appréhender par son lecteur ; j'aime que sa marque s'imprime durablement dans mon esprit. Si vous êtes comme moi et que vous cherchez un livre que vous ne consommerez pas en deux heures pour l'oublier aussitôt, alors vous pouvez vous intéresser à celui-ci. Il vous surprendra au-delà de vos espérances.
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  • guillaumelebiblio Posté le 14 Juin 2020
    Au Sud de Londres quelques jours avant Noël, une femme est retrouvée assassinée. Le début de l’enquête amène à arrêter son voisin, M. Wolphram professeur d’une public school en retraite. Même s’il est présumé coupable donc présumé innocent, les tabloïds et les réseaux sociaux vont le jeter en pâture. Sa vie va être décortiquée, passée à la loupe, ses moindres faits et gestes détaillés le transformant en monstre. Ses anciens élèves, collègues, voisins vont être prêts tous pour dire qu’il ne peut être que coupable. Le lynchage médiatique est commencé et aucun retour en arrière ne sera possible. Mais Ander qui est chargé de l’enquête se souvient de Wolphram quand ce dernier était son professeur au lycée… Avec une construction digne d’un bon polar passant des réminiscences du passé d’Ander à l’enquête incriminant Wolphram, l’auteur est des plus percutants sur notre société. Il décrypte en fin psychologue et grand réalisme notre monde contemporain entre journaleux prêts à tout pour un scoop quitte à détruire la vie de quelqu’un et ces anonymes qui se croient juges juste pour avoir une minute de célébrité. Mais c’est aussi un très beau livre sur l’adolescence et les marques qu’elle laisse une fois adulte. Des personnages... Au Sud de Londres quelques jours avant Noël, une femme est retrouvée assassinée. Le début de l’enquête amène à arrêter son voisin, M. Wolphram professeur d’une public school en retraite. Même s’il est présumé coupable donc présumé innocent, les tabloïds et les réseaux sociaux vont le jeter en pâture. Sa vie va être décortiquée, passée à la loupe, ses moindres faits et gestes détaillés le transformant en monstre. Ses anciens élèves, collègues, voisins vont être prêts tous pour dire qu’il ne peut être que coupable. Le lynchage médiatique est commencé et aucun retour en arrière ne sera possible. Mais Ander qui est chargé de l’enquête se souvient de Wolphram quand ce dernier était son professeur au lycée… Avec une construction digne d’un bon polar passant des réminiscences du passé d’Ander à l’enquête incriminant Wolphram, l’auteur est des plus percutants sur notre société. Il décrypte en fin psychologue et grand réalisme notre monde contemporain entre journaleux prêts à tout pour un scoop quitte à détruire la vie de quelqu’un et ces anonymes qui se croient juges juste pour avoir une minute de célébrité. Mais c’est aussi un très beau livre sur l’adolescence et les marques qu’elle laisse une fois adulte. Des personnages bien construits, une intrigue palpitante, une style prenant, notre société décrite dans ses failles et sa perversion, de quoi passant un bon moment de lecture en tout cas, moi je me suis régalé entre douce mélancolie et froide réalité.
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  • Bazart Posté le 1 Juin 2020
    Un duo de policiers anglais sont chargés d’enquêter sur l’assassinat d’une jeune femme, Zelie Dyer dont le corps est retrouvé le jour de Noël. La culpabilité du suspect qu’ils ont sous la main, M. Wolphram, un voisin et professeur étrange dont les moeurs sont désavoués de tous semble tellement évidente... Sauf pour le policier, narrateur de l'histoire qui cherche à comprendrepourquoi tout n'est pas aussi simple et ce qui se cache derrière l'énigmatique M Wolphram. Bien plus qu'un polar classique auquel le résumé pourrait faire penser, le second roman de l'anglais Patrick McGuinness sonde le phénomène du lynchage médiatique qui semble devenu un sport national autant outre Manche que chez nous et donne une image des médias, prompte à juger et à s'emballer sans pousser plus loin, une image assez terrifiante. Désavoué par ses voisins, ses collègues ses élèves, tout le monde semble s'unir autour de cette cause: faire d'un suspect de crime un accusé idéal .. "Malgré les tonnes de fer et d’acier, le pont a la finesse de la dentelle et ses câbles sont tendus comme les cordes d’une harpe. Parfois, lorsque le vent les pince, on croirait entendre un chant. C’est le chant de l’air,... Un duo de policiers anglais sont chargés d’enquêter sur l’assassinat d’une jeune femme, Zelie Dyer dont le corps est retrouvé le jour de Noël. La culpabilité du suspect qu’ils ont sous la main, M. Wolphram, un voisin et professeur étrange dont les moeurs sont désavoués de tous semble tellement évidente... Sauf pour le policier, narrateur de l'histoire qui cherche à comprendrepourquoi tout n'est pas aussi simple et ce qui se cache derrière l'énigmatique M Wolphram. Bien plus qu'un polar classique auquel le résumé pourrait faire penser, le second roman de l'anglais Patrick McGuinness sonde le phénomène du lynchage médiatique qui semble devenu un sport national autant outre Manche que chez nous et donne une image des médias, prompte à juger et à s'emballer sans pousser plus loin, une image assez terrifiante. Désavoué par ses voisins, ses collègues ses élèves, tout le monde semble s'unir autour de cette cause: faire d'un suspect de crime un accusé idéal .. "Malgré les tonnes de fer et d’acier, le pont a la finesse de la dentelle et ses câbles sont tendus comme les cordes d’une harpe. Parfois, lorsque le vent les pince, on croirait entendre un chant. C’est le chant de l’air, qui est le bruit de la chute. Le garçon se dit qu’il aimerait l’écouter jusqu’à la fin, il se dit qu’il aimerait une longue, longue chute pour l’entendre indéfiniment, sans jamais atteindre le sol." Ce cruel portrait d' une Angleterre livrée aux tabloïds et aux réseaux sociaux , prête à faire d'un simple quidam un peu marginal un monstre jeté en pature de l'opinion publique, le roman de Patrick Mc Guiness fait froid dans le dos. Mais portée par la plume mélancolique et très grâcieuse de l'auteur- et la très belle traduction de Karine Lalechère , "Jetez moi aux chiens" est une oeuvre douce amère qui dit beaucoup des blessures de l'adolescence et des marques indélibiles qu'elle laisse sur les hommes même à l'âge adute..
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