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EAN : 9782266291743
Code sériel : 2301
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 352
Format : 108 x 177 mm

Journal d'un curé de campagne

Date de parution : 03/01/2019
LES GRANDS TEXTES DU XXe SIÈCLE

C’est une paroisse comme il en est bien d’autres, dévorée par l’ennui, la mesquinerie. En découvrant ce petit village de l’Artois, son nouveau curé mesure l’ampleur du sacerdoce. Il a pour lui sa jeunesse et sa foi. Et trop d’orgueil pour renoncer. Le salut des...
LES GRANDS TEXTES DU XXe SIÈCLE

C’est une paroisse comme il en est bien d’autres, dévorée par l’ennui, la mesquinerie. En découvrant ce petit village de l’Artois, son nouveau curé mesure l’ampleur du sacerdoce. Il a pour lui sa jeunesse et sa foi. Et trop d’orgueil pour renoncer. Le salut des âmes, voilà son affaire – peu importe les âmes. Peu importe l’avarice du pauvre, le fier dédain du riche. Ni la solitude, ni le doute ne le rongent. Tout à la fois dupe et sauveur, guide et victime, l’humble pasteur fera sien le sacrifice de l’Agneau.

Préface d'André Malraux

@ Disponible chez 12-21
L'ÉDITEUR NUMÉRIQUE
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EAN : 9782266291743
Code sériel : 2301
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 352
Format : 108 x 177 mm

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • LAzarii Posté le 1 Novembre 2020
    Cela faisait des années que je pensais à le lire, et finalement ce sont Hans et Sophie Scholl, étudiants allemands tués pour avoir refusé le nazisme, qui m'ont convaincu de le lire. L'histoire rapporte la première année de sacerdoce d'un jeune prêtre, spirituel, souffrant, pauvre dans tous les sens. Par ses pérégrinations et ses conflits avec les habitants, notamment les grands bourgeois de la ville, il redécouvre sa vocation et sa propre souffrance. Une flamme intense, faite pour s'éteindre beaucoup. Ce livre, sans en dévoiler la fin, parle finalement de cette sainteté des petites choses, de l'impact d'une seule personne sur les autres, de l'exemplarité ou non. Et de l'importance de la Pauvreté. Oui, les mots, les termes, les phrases nécessitent de s'y connaître un peu, ou d'avoir l'habitude de l'écriture début XX°, mais c'est un véritable chemin de croix que vit le héros pendant tout ce roman, à la lumière de l'Entredeux guerres
  • MartinServal Posté le 10 Septembre 2020
    Quel chef d'oeuvre remarquable que ce livre ! Une longue description quasi ininterrompue du monde rural de la fin du XIXème, une fresque sociale qui n'a rien à envier aux meilleurs romans de Zola. On y retrouve les thèmes récurrents et majestueux de Bernanos : la pauvreté, la solitude, l'insidieuse infiltration du péché dans le siècle, etc. Les descriptions des antagonismes sociaux sont saisissantes, notamment de par l'incrustation des déterminismes sociaux dans les raisonnements menés par les personnages : tout au long du livre, il est fascinant d'observer comme Bernanos fait penser et agir ses personnages à l'aune de leur classe et de leur situation sociale. À la manière d'un Péguy, Bernanos a l'incomparable talent de manier la langue avec poésie et richesse en insérant ça et là des instants de pur génie, des remarques, des pensées, des assertions concernant la société de son temps, les relations humaines, qui relèvent du génie à n'en pas douter. Je ne peux m'empêcher d'en citer quelques-unes : - "Dieu veut que le misérable mendie la grandeur comme le reste, alors qu'elle rayonne de lui, à son insu." - "Le vide fascine ceux qui n'osent pas le regarder en face, ils s'y jettent par crainte d'y... Quel chef d'oeuvre remarquable que ce livre ! Une longue description quasi ininterrompue du monde rural de la fin du XIXème, une fresque sociale qui n'a rien à envier aux meilleurs romans de Zola. On y retrouve les thèmes récurrents et majestueux de Bernanos : la pauvreté, la solitude, l'insidieuse infiltration du péché dans le siècle, etc. Les descriptions des antagonismes sociaux sont saisissantes, notamment de par l'incrustation des déterminismes sociaux dans les raisonnements menés par les personnages : tout au long du livre, il est fascinant d'observer comme Bernanos fait penser et agir ses personnages à l'aune de leur classe et de leur situation sociale. À la manière d'un Péguy, Bernanos a l'incomparable talent de manier la langue avec poésie et richesse en insérant ça et là des instants de pur génie, des remarques, des pensées, des assertions concernant la société de son temps, les relations humaines, qui relèvent du génie à n'en pas douter. Je ne peux m'empêcher d'en citer quelques-unes : - "Dieu veut que le misérable mendie la grandeur comme le reste, alors qu'elle rayonne de lui, à son insu." - "Le vide fascine ceux qui n'osent pas le regarder en face, ils s'y jettent par crainte d'y tomber" - À propos des jeunes garçons en 1878 (!) :"quand leur bouche a pu l'articuler pour la première fois, le mot amour était déjà un mot ridicule, un mot souillé qu'ils auraient volontiers poursuivi en riant, à coups de pierres, comme ils font des crapauds" La langue sublime de Bernanos prend une tournure absolument bouleversante dans les mots de ce jeune prêtre, qui analyse chaque situation plus ou moins dramatique face à laquelle il fait face avec une grande profondeur et une gravité extrêmement touchante. On ne peut qu'être ému par sa morne existence, sa solitude extrême, sa maladresse, son humilité, sa crainte permanente de mal agir, son incapacité à évoluer malgré-lui dans un monde et une fonction qui le dépassent.
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  • MarineGiovanne Posté le 23 Juillet 2020
    J'ai commencé ma lecture sans appropries, mon incroyance de côté, en laissant défiler les réflexions religieuses et morales du jeune prêtre sous mes yeux sans chercher à les juger. Certains passages m'ont laissé sur le bord du chemin (notamment quelques-uns des longs dialogues qui composent ce roman). Malgré tout, je garde un souvenir très fort de cette lecture. Les questionnements et les états d'âme que le personnage couchent sur le papier, dévoilent une ode mélancolique, mais lumineuse, à la sensibilité et à l'amour inconditionnel. J'ai été touché par sa foi inébranlable qu'il tente de transmettre malgré l'absurdité et l'hypocrisie qui l'entoure. Je retiens donc de ma lecture ce portrait d'homme "à côté", qui avance mais qui se sens toujours à contre-courant.
  • jullius Posté le 13 Juillet 2020
    Le curé d'Ambricourt aime tous ses ouailles, des paysans aux aristocrates. Mais ce n'est même pas là sa qualité la plus notable. C'est avant tout qu'il voit son rôle non pas dans celui d'aider à combler les injustices mais d'abord dans celui de faire accepter le monde et son lot de pauvreté. Et pour cela, il entend faire comprendre à chacun qu'il faut laisser entrer un peu du Christ dans son cœur. On peut le regretter, n'y rien comprendre, s'en offusquer même, mais y reconnaître, déjà, une mission ô combien plus ardue que de se donner le beau rôle en enflammant le cœur des foules par des discours bien sentis. C'est que pour Bernanos, si la vérité du christianisme est porteuse d'une révolution, elle n'est pas là où l'on croit. Et si elle s'adresse aux pauvres, car, rappelle le curé, "c'est à eux que Dieu nous envoie d'abord", ce n'est pas pour leur annoncer la fin de leur misère, mais bien plutôt avec ce message : "reconnaissez votre Reine (la pauvreté), jurez-lui hommage et fidélité ». Dans de telles circonstances, comment espérer ? Comment rester fidèle au message même de l'Église ? Comment exiger d'un affamé qu'il respecte une telle... Le curé d'Ambricourt aime tous ses ouailles, des paysans aux aristocrates. Mais ce n'est même pas là sa qualité la plus notable. C'est avant tout qu'il voit son rôle non pas dans celui d'aider à combler les injustices mais d'abord dans celui de faire accepter le monde et son lot de pauvreté. Et pour cela, il entend faire comprendre à chacun qu'il faut laisser entrer un peu du Christ dans son cœur. On peut le regretter, n'y rien comprendre, s'en offusquer même, mais y reconnaître, déjà, une mission ô combien plus ardue que de se donner le beau rôle en enflammant le cœur des foules par des discours bien sentis. C'est que pour Bernanos, si la vérité du christianisme est porteuse d'une révolution, elle n'est pas là où l'on croit. Et si elle s'adresse aux pauvres, car, rappelle le curé, "c'est à eux que Dieu nous envoie d'abord", ce n'est pas pour leur annoncer la fin de leur misère, mais bien plutôt avec ce message : "reconnaissez votre Reine (la pauvreté), jurez-lui hommage et fidélité ». Dans de telles circonstances, comment espérer ? Comment rester fidèle au message même de l'Église ? Comment exiger d'un affamé qu'il respecte une telle parole ? Notre Curé n'en démord toutefois pas : l'homme de foi n'a pas d'autre choix que d'espérer en acceptant le Christ. Mais on aurait tort de croire que le christianisme de Bernanos est celui d'un homme conservateur, qui invite à la soumission et valorise les inégalités. La vraie révolution au contraire, selon lui, tient non pas dans la substitution d'un ordre (qui risque de remettre au goût du jour de nouvelles inégalités) à un autre d'un système, mais passe par la rupture avec le système de valeur en place : c'est cela accepter la pauvreté (contrairement à la misère qui est souffrance de sa condition). Accepter la pauvreté, c'est renoncer à la richesse, car ni le vrai ni le juste ne s'évaluent en quantité d'or.
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  • pit31 Posté le 17 Février 2020
    C'est un roman qui relate la vie d'un jeune curé qui prêche la bonne parole dans un monde rural. Ce n'est pas spécialement évident. Je l'ai vraiment apprécié car ce roman montre la vie de ces hommes.
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