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EAN : 9782266291743
Code sériel : 2301
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 352
Format : 108 x 177 mm

Journal d'un curé de campagne

Date de parution : 03/01/2019
LES GRANDS TEXTES DU XXe SIÈCLE

C’est une paroisse comme il en est bien d’autres, dévorée par l’ennui, la mesquinerie. En découvrant ce petit village de l’Artois, son nouveau curé mesure l’ampleur du sacerdoce. Il a pour lui sa jeunesse et sa foi. Et trop d’orgueil pour renoncer. Le salut des...
LES GRANDS TEXTES DU XXe SIÈCLE

C’est une paroisse comme il en est bien d’autres, dévorée par l’ennui, la mesquinerie. En découvrant ce petit village de l’Artois, son nouveau curé mesure l’ampleur du sacerdoce. Il a pour lui sa jeunesse et sa foi. Et trop d’orgueil pour renoncer. Le salut des âmes, voilà son affaire – peu importe les âmes. Peu importe l’avarice du pauvre, le fier dédain du riche. Ni la solitude, ni le doute ne le rongent. Tout à la fois dupe et sauveur, guide et victime, l’humble pasteur fera sien le sacrifice de l’Agneau.

Préface d'André Malraux

@ Disponible chez 12-21
L'ÉDITEUR NUMÉRIQUE
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EAN : 9782266291743
Code sériel : 2301
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 352
Format : 108 x 177 mm

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • TmbM Posté le 22 Décembre 2019
    Le roman de Georges Bernanos est rigoureux et austère. Mais c'est surtout un livre profond, intelligent, à la langue aussi belle que classique. C'est un très grand moment de littérature. L'article complet sur Touchez mon blog, Monseigneur...
  • stcyr04 Posté le 17 Décembre 2019
    Un curé des campagnes se livre à cœur ouvert dans son journal, parfois les pages sont arrachées, délicatesse ou pudeur, l'homme d'église est ainsi. Ce prête est miné par deux faiblesse dans son corps et dans son esprit. Il est sujet à des mots d'estomac qui l'oblige à la frugalité, mais son alimentation est insuffisante pour restaurer son corps débile. Un quignon de pain, parfois des fruits, et du vin qu'il réchauffe en l'édulcorant tant le breuvage est mauvais. Et puis lui, qui est à peine un homme, est travaillé par sa conscience, non qu'il a perdu la foi, certes non, mais est-il à la hauteur de sa tache? Soulage-t-il les douleurs de ses ouailles, où n'aggrave-t-il pas le mal par son inexpérience, par excès de zèle ou par une compréhension défaillante. Dans sa paroisse, il ne laisse personne insensible, par son allure, sa personnalité. On dit de lui qu'il ressemble à un romantique allemand du siècle dernier. Sa simplicité, sa fraîcheur, son humilité, lui gagne la confiance de quelques uns, qui se confient à lui spontanément. Les nobliaux du village le dévisage sans aménité. L'acmé de l'oeuvre intervient vers la moitié du journal. La femme du noble se confie... Un curé des campagnes se livre à cœur ouvert dans son journal, parfois les pages sont arrachées, délicatesse ou pudeur, l'homme d'église est ainsi. Ce prête est miné par deux faiblesse dans son corps et dans son esprit. Il est sujet à des mots d'estomac qui l'oblige à la frugalité, mais son alimentation est insuffisante pour restaurer son corps débile. Un quignon de pain, parfois des fruits, et du vin qu'il réchauffe en l'édulcorant tant le breuvage est mauvais. Et puis lui, qui est à peine un homme, est travaillé par sa conscience, non qu'il a perdu la foi, certes non, mais est-il à la hauteur de sa tache? Soulage-t-il les douleurs de ses ouailles, où n'aggrave-t-il pas le mal par son inexpérience, par excès de zèle ou par une compréhension défaillante. Dans sa paroisse, il ne laisse personne insensible, par son allure, sa personnalité. On dit de lui qu'il ressemble à un romantique allemand du siècle dernier. Sa simplicité, sa fraîcheur, son humilité, lui gagne la confiance de quelques uns, qui se confient à lui spontanément. Les nobliaux du village le dévisage sans aménité. L'acmé de l'oeuvre intervient vers la moitié du journal. La femme du noble se confie à lui. Le voile se déchire. Puis c'est une vallée de larmes. Le récit prend une intensité tragique, pathétique,christique, mais terriblement humain; dans sa plus pure acception la lecture nous met hors de nous, l'affect prend le pas sur la réflexion. Cette puissance hypnotique je l'ai rarement autant ressentit, peut être avec Balzac, certainement chez Dostoïevski. Le journal d'un curé est de ses livres, tellement précieux, ami lecteur, qu'il justifie pleinement, cette jubilation, ce repos, cette consolation de lire. Avec de tels ouvrages on retrouve la foi dans incommensurable odyssée de la lecture. C'est une borne du chemin, qui nous indique que nous sommes sur la bonne voie. On peut pas mettre six étoiles, s'il vous plait?
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  • Gwelan Posté le 8 Décembre 2019
    Un récit très dur et très sombre de la vie de ce jeune curé de campagne. Un livre prenant très bien écrit et quui va au fond des choses. .
  • isasymai Posté le 16 Octobre 2019
    Lors de dernière Masse Critique, j'ai reçu de Babelio "Journal d'un curé de campagne" de Georges Bernanos,sous la forme d'un CDMP3 des éditions Thélème, lu par Julien Allouf (sans autre information à part une photo). De Bernanos , j'avais lu " Les grands cimetières sous la lune" et vu l'adaptation au cinéma de "Sous le soleil de Satan" et j'étais assez curieuse de connaître ce livre dans ce format. J'ai l'habitude d'écouter des textes lus, surtout lorsque je suis en voiture, mais là , l'expérience s'avérait différente puisque je devais en faire une critique. Mais en fait quelle critique fait-on d'un livre lu? Celle de l'auteur, celle du "liseur", celle de l'auditeur? C'est un exercice qui m'a parut bien difficile. La lecture audio de ce CD dure 9h05 exactement. J'ai écouté les 2 premières pistes qui m'ont totalement déstabilisée. Je ressentais un tel décalage entre la puissance du texte et ce que j'en entendais que j'ai su que l'écoute seule ne me suffirait pas, qu'il me manquait un support essentiel et que j'aurais du mal à entrer dans ce récit si je n'avais pas également le livre à portée de main. Je l'ai donc acheté, lu, et ensuite j'ai pu... Lors de dernière Masse Critique, j'ai reçu de Babelio "Journal d'un curé de campagne" de Georges Bernanos,sous la forme d'un CDMP3 des éditions Thélème, lu par Julien Allouf (sans autre information à part une photo). De Bernanos , j'avais lu " Les grands cimetières sous la lune" et vu l'adaptation au cinéma de "Sous le soleil de Satan" et j'étais assez curieuse de connaître ce livre dans ce format. J'ai l'habitude d'écouter des textes lus, surtout lorsque je suis en voiture, mais là , l'expérience s'avérait différente puisque je devais en faire une critique. Mais en fait quelle critique fait-on d'un livre lu? Celle de l'auteur, celle du "liseur", celle de l'auditeur? C'est un exercice qui m'a parut bien difficile. La lecture audio de ce CD dure 9h05 exactement. J'ai écouté les 2 premières pistes qui m'ont totalement déstabilisée. Je ressentais un tel décalage entre la puissance du texte et ce que j'en entendais que j'ai su que l'écoute seule ne me suffirait pas, qu'il me manquait un support essentiel et que j'aurais du mal à entrer dans ce récit si je n'avais pas également le livre à portée de main. Je l'ai donc acheté, lu, et ensuite j'ai pu écouter le CD dans son intégralité. Je ne ferai pas la critique du texte de Bernanos. Le livre que j'ai acheté, préfacé par François Bégaudeau en fait une très belle dont j'ai choisi ces quelques phrases qui correspondent à ce que j'ai ressenti : "J'ai lu, je n'ai rien compris j'ai tout compris. La littérature permet cela : de comprendre ce que l'on ne comprend pas. Permet cet oxymore : une compréhension obscure............Les phrases de ce curé, si lointaines dans le temps et dans l'espace (l'Artois, tout là haut sur la carte), ces phrases si peu familières dans le détail tissaient une langue familière." La littérature le permet, mais l'écoute d'un CD le permet-elle aussi? Voilà la question que je me suis posée lorsque de lectrice je suis devenue auditrice à la merci d'un "liseur" restituant le roman avec son propre ressenti, et d'un texte découpé en 27 plages de lecture (variant de 13 à 25mn). Je ne remets pas en cause la lecture qu'en fait Julien Allouf. C'est un véritable tour de force d'être tour à tour le jeune curé d'Ambricourt démoralisé et affaibli par la maladie, le "vieux" curé de Torcy si haut en couleur, M. Le comte insignifiant mais imbu de sa personne, Mme la comtesse broyée par le chagrin, Mlle Chantal, leur fille habitée par la haine de soi et des autres, M. Olivier leur neveu à motocyclette, M le docteur Laville qui se soigne à la morphine, les amis chez qui le curé décèdera etc. En bref d'être tous les personnages du roman du plus simple au plus complexe. Et ce pendant 9H00, dans un roman où alternent une langue très littéraire maniant tous les temps du subjonctif et une prose plus familière voire triviale. Ce Journal d'un curé de campagne, est un texte puissant dont la lecture est parfois éprouvante et hermétique (du moins pour moi) certains dialogues ou monologues y sont tantôt tourmentés et violents, tantôt bienveillants, affectueux même, ou emplis de désespoir. Sur un telle durée et avec un seul protagoniste, il y a forcément des passages où la voix fléchit, et où monocorde, elle affadit le texte. Quant à certains passages, ,sans doute trop éloignés de mes préoccupations et de mes centres d'intérêts personnels, que j'ai trouvés obscurs à la lecture , leur écoute ne me les a pas rendus plus compréhensibles. Pour conclure, je pense que Georges Bernanos quoique brillant et visionnaire, n'est pas un auteur des plus faciles à lire et que dans le cadre d'un livre audio l'exercice est aussi difficile pour celui qui lit que pour celui qui écoute. Néanmoins je remercie Babelio pour cette expérience intéressante.
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  • jeunejane Posté le 24 Septembre 2019
    J'avais déjà lu une grande partie du livre depuis sa réédition aux éditions pocket au printemps 2019. C'est un roman qu'on lit par chapitres, pas tout d'un coup afin de pouvoir apprécier l'écriture. Lors de l'opération Masse critique de ce mois de septembre, j'ai reçu la version audio des éditions Thélème et je les en remercie. Ce qui venait bien à point car j'ai pu compléter ma lecture. Le jeune curé d'Ambrecourt arrive dans une paroisse du nord et parle très vite d'ennui pas pour lui, pour les habitants. Ensuite, il est vraiment préoccupé par les classes sociales, ce Dieu qui réconforte les pauvres mais ne leur apporte pas une vie meilleure. Lui-même est né dans une extrême pauvreté et les prêtres vivent dans la pauvreté. De faible constitution, il est souvent pris de maux d'estomac. Le docteur du village lui confirme que son enfance pauvre, enfanté par des alcooliques n'a rien arrangé. Il est bien triste ce roman mais tellement bien écrit. J'ai beaucoup apprécié les échanges verbaux avec le curé de Torcy très fâché contre l'humanité, avec le docteur Debende qui avoue sa non croyance en Dieu et s'en justifie. L'écriture est magnifique, presque envoûtante et je n'exagère en rien mon impression. L'audition qui est arrivée... J'avais déjà lu une grande partie du livre depuis sa réédition aux éditions pocket au printemps 2019. C'est un roman qu'on lit par chapitres, pas tout d'un coup afin de pouvoir apprécier l'écriture. Lors de l'opération Masse critique de ce mois de septembre, j'ai reçu la version audio des éditions Thélème et je les en remercie. Ce qui venait bien à point car j'ai pu compléter ma lecture. Le jeune curé d'Ambrecourt arrive dans une paroisse du nord et parle très vite d'ennui pas pour lui, pour les habitants. Ensuite, il est vraiment préoccupé par les classes sociales, ce Dieu qui réconforte les pauvres mais ne leur apporte pas une vie meilleure. Lui-même est né dans une extrême pauvreté et les prêtres vivent dans la pauvreté. De faible constitution, il est souvent pris de maux d'estomac. Le docteur du village lui confirme que son enfance pauvre, enfanté par des alcooliques n'a rien arrangé. Il est bien triste ce roman mais tellement bien écrit. J'ai beaucoup apprécié les échanges verbaux avec le curé de Torcy très fâché contre l'humanité, avec le docteur Debende qui avoue sa non croyance en Dieu et s'en justifie. L'écriture est magnifique, presque envoûtante et je n'exagère en rien mon impression. L'audition qui est arrivée alors que j'en étais au 17ème chapitre est tout autant prenante à condition de se plonger complètement dedans. J'ai pu lui consacrer du temps car mon mari avait de nombreuses réunions aujourd'hui. Je ne vais pas dire que j'étais fâchée qu'il rentre, j'avais assez écouté. Le roman a reçu le prix de l'Académie française en 1936. Dans les jours prochains, je m'intéresserai au parcours de vie de Bernanos car il me semble bien mouvementé.
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