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EAN : 9782266291743
Code sériel : 2301
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 352
Format : 108 x 177 mm

Journal d'un curé de campagne

Date de parution : 03/01/2019
LES GRANDS TEXTES DU XXe SIÈCLE

C’est une paroisse comme il en est bien d’autres, dévorée par l’ennui, la mesquinerie. En découvrant ce petit village de l’Artois, son nouveau curé mesure l’ampleur du sacerdoce. Il a pour lui sa jeunesse et sa foi. Et trop d’orgueil pour renoncer. Le salut des...
LES GRANDS TEXTES DU XXe SIÈCLE

C’est une paroisse comme il en est bien d’autres, dévorée par l’ennui, la mesquinerie. En découvrant ce petit village de l’Artois, son nouveau curé mesure l’ampleur du sacerdoce. Il a pour lui sa jeunesse et sa foi. Et trop d’orgueil pour renoncer. Le salut des âmes, voilà son affaire – peu importe les âmes. Peu importe l’avarice du pauvre, le fier dédain du riche. Ni la solitude, ni le doute ne le rongent. Tout à la fois dupe et sauveur, guide et victime, l’humble pasteur fera sien le sacrifice de l’Agneau.

Préface d'André Malraux

@ Disponible chez 12-21
L'ÉDITEUR NUMÉRIQUE
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EAN : 9782266291743
Code sériel : 2301
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 352
Format : 108 x 177 mm

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • MarineGiovanne Posté le 23 Juillet 2020
    J'ai commencé ma lecture sans appropries, mon incroyance de côté, en laissant défiler les réflexions religieuses et morales du jeune prêtre sous mes yeux sans chercher à les juger. Certains passages m'ont laissé sur le bord du chemin (notamment quelques-uns des longs dialogues qui composent ce roman). Malgré tout, je garde un souvenir très fort de cette lecture. Les questionnements et les états d'âme que le personnage couchent sur le papier, dévoilent une ode mélancolique, mais lumineuse, à la sensibilité et à l'amour inconditionnel. J'ai été touché par sa foi inébranlable qu'il tente de transmettre malgré l'absurdité et l'hypocrisie qui l'entoure. Je retiens donc de ma lecture ce portrait d'homme "à côté", qui avance mais qui se sens toujours à contre-courant.
  • jullius Posté le 13 Juillet 2020
    Le curé d'Ambricourt aime tous ses ouailles, des paysans aux aristocrates. Mais ce n'est même pas là sa qualité la plus notable. C'est avant tout qu'il voit son rôle non pas dans celui d'aider à combler les injustices mais d'abord dans celui de faire accepter le monde et son lot de pauvreté. Et pour cela, il entend faire comprendre à chacun qu'il faut laisser entrer un peu du Christ dans son cœur. On peut le regretter, n'y rien comprendre, s'en offusquer même, mais y reconnaître, déjà, une mission ô combien plus ardue que de se donner le beau rôle en enflammant le cœur des foules par des discours bien sentis. C'est que pour Bernanos, si la vérité du christianisme est porteuse d'une révolution, elle n'est pas là où l'on croit. Et si elle s'adresse aux pauvres, car, rappelle le curé, "c'est à eux que Dieu nous envoie d'abord", ce n'est pas pour leur annoncer la fin de leur misère, mais bien plutôt avec ce message : "reconnaissez votre Reine (la pauvreté), jurez-lui hommage et fidélité ». Dans de telles circonstances, comment espérer ? Comment rester fidèle au message même de l'Église ? Comment exiger d'un affamé qu'il respecte une telle... Le curé d'Ambricourt aime tous ses ouailles, des paysans aux aristocrates. Mais ce n'est même pas là sa qualité la plus notable. C'est avant tout qu'il voit son rôle non pas dans celui d'aider à combler les injustices mais d'abord dans celui de faire accepter le monde et son lot de pauvreté. Et pour cela, il entend faire comprendre à chacun qu'il faut laisser entrer un peu du Christ dans son cœur. On peut le regretter, n'y rien comprendre, s'en offusquer même, mais y reconnaître, déjà, une mission ô combien plus ardue que de se donner le beau rôle en enflammant le cœur des foules par des discours bien sentis. C'est que pour Bernanos, si la vérité du christianisme est porteuse d'une révolution, elle n'est pas là où l'on croit. Et si elle s'adresse aux pauvres, car, rappelle le curé, "c'est à eux que Dieu nous envoie d'abord", ce n'est pas pour leur annoncer la fin de leur misère, mais bien plutôt avec ce message : "reconnaissez votre Reine (la pauvreté), jurez-lui hommage et fidélité ». Dans de telles circonstances, comment espérer ? Comment rester fidèle au message même de l'Église ? Comment exiger d'un affamé qu'il respecte une telle parole ? Notre Curé n'en démord toutefois pas : l'homme de foi n'a pas d'autre choix que d'espérer en acceptant le Christ. Mais on aurait tort de croire que le christianisme de Bernanos est celui d'un homme conservateur, qui invite à la soumission et valorise les inégalités. La vraie révolution au contraire, selon lui, tient non pas dans la substitution d'un ordre (qui risque de remettre au goût du jour de nouvelles inégalités) à un autre d'un système, mais passe par la rupture avec le système de valeur en place : c'est cela accepter la pauvreté (contrairement à la misère qui est souffrance de sa condition). Accepter la pauvreté, c'est renoncer à la richesse, car ni le vrai ni le juste ne s'évaluent en quantité d'or.
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  • pit31 Posté le 17 Février 2020
    C'est un roman qui relate la vie d'un jeune curé qui prêche la bonne parole dans un monde rural. Ce n'est pas spécialement évident. Je l'ai vraiment apprécié car ce roman montre la vie de ces hommes.
  • TmbM Posté le 22 Décembre 2019
    Le roman de Georges Bernanos est rigoureux et austère. Mais c'est surtout un livre profond, intelligent, à la langue aussi belle que classique. C'est un très grand moment de littérature. L'article complet sur Touchez mon blog, Monseigneur...
  • stcyr04 Posté le 17 Décembre 2019
    Un curé des campagnes se livre à cœur ouvert dans son journal, parfois les pages sont arrachées, délicatesse ou pudeur, l'homme d'église est ainsi. Ce prête est miné par deux faiblesse dans son corps et dans son esprit. Il est sujet à des mots d'estomac qui l'oblige à la frugalité, mais son alimentation est insuffisante pour restaurer son corps débile. Un quignon de pain, parfois des fruits, et du vin qu'il réchauffe en l'édulcorant tant le breuvage est mauvais. Et puis lui, qui est à peine un homme, est travaillé par sa conscience, non qu'il a perdu la foi, certes non, mais est-il à la hauteur de sa tache? Soulage-t-il les douleurs de ses ouailles, où n'aggrave-t-il pas le mal par son inexpérience, par excès de zèle ou par une compréhension défaillante. Dans sa paroisse, il ne laisse personne insensible, par son allure, sa personnalité. On dit de lui qu'il ressemble à un romantique allemand du siècle dernier. Sa simplicité, sa fraîcheur, son humilité, lui gagne la confiance de quelques uns, qui se confient à lui spontanément. Les nobliaux du village le dévisage sans aménité. L'acmé de l'oeuvre intervient vers la moitié du journal. La femme du noble se confie... Un curé des campagnes se livre à cœur ouvert dans son journal, parfois les pages sont arrachées, délicatesse ou pudeur, l'homme d'église est ainsi. Ce prête est miné par deux faiblesse dans son corps et dans son esprit. Il est sujet à des mots d'estomac qui l'oblige à la frugalité, mais son alimentation est insuffisante pour restaurer son corps débile. Un quignon de pain, parfois des fruits, et du vin qu'il réchauffe en l'édulcorant tant le breuvage est mauvais. Et puis lui, qui est à peine un homme, est travaillé par sa conscience, non qu'il a perdu la foi, certes non, mais est-il à la hauteur de sa tache? Soulage-t-il les douleurs de ses ouailles, où n'aggrave-t-il pas le mal par son inexpérience, par excès de zèle ou par une compréhension défaillante. Dans sa paroisse, il ne laisse personne insensible, par son allure, sa personnalité. On dit de lui qu'il ressemble à un romantique allemand du siècle dernier. Sa simplicité, sa fraîcheur, son humilité, lui gagne la confiance de quelques uns, qui se confient à lui spontanément. Les nobliaux du village le dévisage sans aménité. L'acmé de l'oeuvre intervient vers la moitié du journal. La femme du noble se confie à lui. Le voile se déchire. Puis c'est une vallée de larmes. Le récit prend une intensité tragique, pathétique,christique, mais terriblement humain; dans sa plus pure acception la lecture nous met hors de nous, l'affect prend le pas sur la réflexion. Cette puissance hypnotique je l'ai rarement autant ressentit, peut être avec Balzac, certainement chez Dostoïevski. Le journal d'un curé est de ses livres, tellement précieux, ami lecteur, qu'il justifie pleinement, cette jubilation, ce repos, cette consolation de lire. Avec de tels ouvrages on retrouve la foi dans incommensurable odyssée de la lecture. C'est une borne du chemin, qui nous indique que nous sommes sur la bonne voie. On peut pas mettre six étoiles, s'il vous plait?
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