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EAN : 9782266291743
Code sériel : 2301
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 352
Format : 108 x 177 mm

Journal d'un curé de campagne

Date de parution : 03/01/2019
LES GRANDS TEXTES DU XXe SIÈCLE

C’est une paroisse comme il en est bien d’autres, dévorée par l’ennui, la mesquinerie. En découvrant ce petit village de l’Artois, son nouveau curé mesure l’ampleur du sacerdoce. Il a pour lui sa jeunesse et sa foi. Et trop d’orgueil pour renoncer. Le salut des...
LES GRANDS TEXTES DU XXe SIÈCLE

C’est une paroisse comme il en est bien d’autres, dévorée par l’ennui, la mesquinerie. En découvrant ce petit village de l’Artois, son nouveau curé mesure l’ampleur du sacerdoce. Il a pour lui sa jeunesse et sa foi. Et trop d’orgueil pour renoncer. Le salut des âmes, voilà son affaire – peu importe les âmes. Peu importe l’avarice du pauvre, le fier dédain du riche. Ni la solitude, ni le doute ne le rongent. Tout à la fois dupe et sauveur, guide et victime, l’humble pasteur fera sien le sacrifice de l’Agneau.

Préface d'André Malraux

@ Disponible chez 12-21
L'ÉDITEUR NUMÉRIQUE
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EAN : 9782266291743
Code sériel : 2301
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 352
Format : 108 x 177 mm

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • Erbe Posté le 8 Novembre 2021
    N'ayant jamais lu Bernanos, ce "journal d'un curé de campagne" a été une véritable claque ! Loin de l'image d'Epinal du curé apprécié de tous, Georges Bernanos nous fait voir un tout jeune prêtre, malade, isolé dans sa campagne venteuse, en butte à la méfiance hostile des villageois. Rien n'est simple pour lui qui doit lutter contre d'atroces maux d'estomac, contre sa pauvreté, contre les doutes de sa foi. Les pages sur sa solitude, l'amitié de rares personnes sont d'une grande force. Le dialogue avec la comtesse est absolument exceptionnel - ce serait un formidable moment de théâtre. On ne sort pas indemne, selon l'expression consacrée, de la lecture de Bernanos.
  • Sibylle2 Posté le 2 Novembre 2021
    [masquer][/masquer] Journal d'un curé de campagne de Georges Bernanos Le monde du mal échappe tellement, en somme, à la prise de conscience de notre esprit ! D'ailleurs, je ne réussis pas toujours à l'imaginer comme un monde, un univers. Il est, il ne sera toujours qu'une ébauche, l'ébauche d'une création hideuse, avortée, à l'extrême limite de l'être. Je pense à ces poches flasques et translucides de la mer. Qu'importe au monstre un criminel de plus ou de moins ! Il dévore sur-le-champ son crime, l'incorpore à son épouvantable substance, le digère sans sortir un moment de son effrayante, de son éternelle immobilité. Mais l'historien, le moraliste, le philosophe même, ne veulent voir que le criminel, ils refont le mal à l'image et à la ressemblance de l'homme. Ils ne se forment aucune idée du mal lui-même, cette énorme aspiration du vide, du néant. Car si notre espèce doit périr, elle périra de dégoût, d'ennui. La personne humaine aura été lentement rongée, comme une poutre par ces champignons invisibles qui, en quelques semaines, font d'une pièce de chêne une matière spongieuse que le doigt crève sans effort. Et le moraliste discutera des passions, l'homme d'Etat multipliera les gendarmes et les fonctionnaires, l'éducateur... [masquer][/masquer] Journal d'un curé de campagne de Georges Bernanos Le monde du mal échappe tellement, en somme, à la prise de conscience de notre esprit ! D'ailleurs, je ne réussis pas toujours à l'imaginer comme un monde, un univers. Il est, il ne sera toujours qu'une ébauche, l'ébauche d'une création hideuse, avortée, à l'extrême limite de l'être. Je pense à ces poches flasques et translucides de la mer. Qu'importe au monstre un criminel de plus ou de moins ! Il dévore sur-le-champ son crime, l'incorpore à son épouvantable substance, le digère sans sortir un moment de son effrayante, de son éternelle immobilité. Mais l'historien, le moraliste, le philosophe même, ne veulent voir que le criminel, ils refont le mal à l'image et à la ressemblance de l'homme. Ils ne se forment aucune idée du mal lui-même, cette énorme aspiration du vide, du néant. Car si notre espèce doit périr, elle périra de dégoût, d'ennui. La personne humaine aura été lentement rongée, comme une poutre par ces champignons invisibles qui, en quelques semaines, font d'une pièce de chêne une matière spongieuse que le doigt crève sans effort. Et le moraliste discutera des passions, l'homme d'Etat multipliera les gendarmes et les fonctionnaires, l'éducateur rédigera des programmes - on gaspillera des trésors pour travailler inutilement une pâte désormais sans levain.
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  • jack56 Posté le 24 Septembre 2021
    Je suis heureux d'avoir rencontré ce curé de campagne par l'intermédiaire de ce journal. J'ai eu de la sympathie et de l'empathie pour cet homme simple, honnête et attachant qui analyse les âmes et la sienne tout particulièrement. J'ai tout particulièrement aimé sa confrontation avec la Comtesse qui est un grand moment du livre, d'une très grande intensité. Cela m'encourage à lire d'autres ouvrages de cet auteur tombé dans l'oubli.
  • amarauggg Posté le 17 Septembre 2021
    Ma lecture du Journal d’un curé de campagne de Bernanos ne fut pas désagréable ; néanmoins, la saveur que j’en ai gardé demeure fort contrastée. Commençons par les bons côtés du livre. D’abord, les personnages et leurs réflexions. Je me souviens d’emblée du curé de Torcy, qui est tout à fait admirable : c’est un homme fier, intègre, franc, authentique. Il est toujours sincère, et s’exprime sans ambages. Il est en ce sens comparable à M. Olivier, le militaire motard. Les deux offrent des monologues profonds et mémorables, en livrant d’une manière parfois un peu désordonnée leurs pensées sur Dieu, sur le monde, sur les hommes. Il y a aussi la comtesse, qui parvient mal à maintenir debout les remparts de sa forteresse intérieure et ne peut s’empêcher de s’effondrer émotionnellement sous le poids de son drame familial ; il y a sa fille, une mauvaise graine au bon fond. Mais surtout, il y a le narrateur, le curé d’Ambricourt. Ce personnage arbore une certaine forme d’aura, lui attirant l’amitié sincère des hommes intègres (comme le curé de Torcy et M. Olivier). Sans dire mot, il inspire confiance, et ses paroles précèdent toujours une réflexion profonde chez celui qui l’écoute... Ma lecture du Journal d’un curé de campagne de Bernanos ne fut pas désagréable ; néanmoins, la saveur que j’en ai gardé demeure fort contrastée. Commençons par les bons côtés du livre. D’abord, les personnages et leurs réflexions. Je me souviens d’emblée du curé de Torcy, qui est tout à fait admirable : c’est un homme fier, intègre, franc, authentique. Il est toujours sincère, et s’exprime sans ambages. Il est en ce sens comparable à M. Olivier, le militaire motard. Les deux offrent des monologues profonds et mémorables, en livrant d’une manière parfois un peu désordonnée leurs pensées sur Dieu, sur le monde, sur les hommes. Il y a aussi la comtesse, qui parvient mal à maintenir debout les remparts de sa forteresse intérieure et ne peut s’empêcher de s’effondrer émotionnellement sous le poids de son drame familial ; il y a sa fille, une mauvaise graine au bon fond. Mais surtout, il y a le narrateur, le curé d’Ambricourt. Ce personnage arbore une certaine forme d’aura, lui attirant l’amitié sincère des hommes intègres (comme le curé de Torcy et M. Olivier). Sans dire mot, il inspire confiance, et ses paroles précèdent toujours une réflexion profonde chez celui qui l’écoute (cf. le dialogue avec Mme la Comtesse). Le curé d’Ambricourt est un homme attachant, fascinant même, par son humilité, son abnégation, sa faiblesse assumée, sa sensibilité exacerbée, et sa volonté de devenir toujours meilleur et davantage au service de Dieu. En somme, c’est l’archétype du chrétien idéal, pieux, humble, modeste et droit. La fin qui est la sienne m’a d’ailleurs quelque peu peiné. Un autre bon point est remporté grâce à l’écriture de Bernanos, et notamment par son sens de la formule qui produit quelques pépites (« Le ridicule est toujours si près du sublime » ; « La grâce est de s’oublier. » ; « L’enfer, c’est de ne plus aimer. » ; « Garder le silence, quel mot étrange ! C'est le silence qui nous garde. »). Mais voilà, il y a une ombre au tableau. Il se trouve que je me suis globalement ennuyé durant ma lecture. En fait, il ne se passe presque rien d’intéressant tout au long de l’histoire. Le seul regain dans l’intrigue intervient à la toute fin, lorsque le curé apprend qu’il n’en a plus pour longtemps. Tout le reste de l’histoire n’est que longs dialogue, longs monologues et maux d’estomac…
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  • jcgarnier Posté le 6 Juin 2021
    Un jeune curé nouvellement affecté à une paroisse de campagne, au milieu du XX#7497; siècle, livre à son journal les épisodes marquants de sa vie, ses doutes, ses impressions et ses états d'âmes. Un livre dense, mystérieux, intime, je dirais presque mystique à certains moments. Il faut s'arrêter souvent, refermer le livre et réfléchir à ce qui y est écrit. Commençons d'abord par ce qui m'a moins plu : cette manière très fin XIX#7497; de peindre des personnages souffreteux, indécis, si sensibles qu'ils ne peuvent exprimer leurs sentiments sans changer de couleur, tomber en pâmoison ou se diluer dans des pensées abyssales. Le décalage de l'époque, une interprétation, une compréhension, une habitation de la pensée chrétienne de Bernanos donne lieu quelquefois à une écriture hermétique, à des illuminations que l'on a parfois du mal à élucider. C'est une des forces de ce livre. On n'en ressort pas indemne. Bernanos nous rentre dedans, ne nous laisse pas en repos. Ce prêtre ingénu qui se croit indigne de tout, renverse pourtant des hommes et femmes-montagnes par sa simplicité sans fond et son absence totale de vanité. Sans aucun sens politique, sa seule présence ou sa parole, lorsqu'il ne la retient pas, touche l'âme des gens comme... Un jeune curé nouvellement affecté à une paroisse de campagne, au milieu du XX#7497; siècle, livre à son journal les épisodes marquants de sa vie, ses doutes, ses impressions et ses états d'âmes. Un livre dense, mystérieux, intime, je dirais presque mystique à certains moments. Il faut s'arrêter souvent, refermer le livre et réfléchir à ce qui y est écrit. Commençons d'abord par ce qui m'a moins plu : cette manière très fin XIX#7497; de peindre des personnages souffreteux, indécis, si sensibles qu'ils ne peuvent exprimer leurs sentiments sans changer de couleur, tomber en pâmoison ou se diluer dans des pensées abyssales. Le décalage de l'époque, une interprétation, une compréhension, une habitation de la pensée chrétienne de Bernanos donne lieu quelquefois à une écriture hermétique, à des illuminations que l'on a parfois du mal à élucider. C'est une des forces de ce livre. On n'en ressort pas indemne. Bernanos nous rentre dedans, ne nous laisse pas en repos. Ce prêtre ingénu qui se croit indigne de tout, renverse pourtant des hommes et femmes-montagnes par sa simplicité sans fond et son absence totale de vanité. Sans aucun sens politique, sa seule présence ou sa parole, lorsqu'il ne la retient pas, touche l'âme des gens comme le regard lucide et sans barrière d'un enfant. L'enfant, c'est bien là, je crois, le thème central du livre. D'ailleurs, lui-même n'est touché que par des enfants, une petite et une grande. C'est une immersion dans un christianisme qu'on imagine originel, celui des pauvres, des humbles et des simples. Dans l'âme de ce prêtre habite le Dieu chrétien qui ne se reçoit qu'avec une simplicité d'enfant. Il s'accommode mal des raisonnements casuistiques et ne peut sans se perdre s'approcher trop près des puissants. Qu'a perdu le christianisme au fil des siècles ? Que vaut l'homme face à Dieu, jeté dans cette existence insensée ? Questions torturantes, existentielles, qui ne quitte pas vos pensées sitôt le livre fermé.
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