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Robert Laffont
EAN : 9782221253205
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 272
Format : 122 x 182 mm

Jours de travail

Les journaux des Raisins de la colère

Pierre GUGLIELMINA (Traducteur)
Collection : Pavillons Poche
Date de parution : 11/03/2021

« Si le journal des Raisins de la colère est un document remarquable, c’est parce qu’il est le pouls violent et quotidien d’une lutte au corps à corps de l’écrivain avec son livre, ses doutes, son entourage, ses obligations. À chaque page, on a le nez dans la vie, l’effort, la crise. »
Philippe Lançon, Libération

John Steinbeck a écrit Les Raisins de la colère entre juin et octobre 1938, dans un moment de bouillonnement créatif extraordinaire. Tout au long de cette période, il a tenu des journaux qui retracent scrupuleusement cette expérience jour après jour, heure après heure. Avec eux, on entre dans la tête...

John Steinbeck a écrit Les Raisins de la colère entre juin et octobre 1938, dans un moment de bouillonnement créatif extraordinaire. Tout au long de cette période, il a tenu des journaux qui retracent scrupuleusement cette expérience jour après jour, heure après heure. Avec eux, on entre dans la tête de Steinbeck pour y découvrir les tensions qui le traversent, les doutes qui le minent, sa paranoïa latente, les obstacles (souvent domestiques) qui se dressent devant lui, mais surtout la détermination obstinée qui le pousse à suivre le fil de son inspiration.
Des journaux d’écriture hors norme, au même titre que le roman dont ils décrivent la genèse.

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EAN : 9782221253205
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 272
Format : 122 x 182 mm

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • manonlitaussi Posté le 8 Avril 2021
    Jours de travail, les journaux des raisins de la colère de John Steinbeck  Si les raisins de la colère n’a pas été un coup de cœur pour moi, c’est un livre que j’ai adoré. A la fin de la lecture, je n’ai pu qu’admirer ce que Steinbeck avait crée à travers ce livre. J’avais très envie de lire jours de travail pour voir dans quel état d’esprit il était durant l’écriture. C’est un journal sous forme d’entrée qu’il commence en février 1938 jusqu’en octobre de la même année. Il le reprend un an après la dernière version des Raisins de la colère. Jour après jour, on le lit sous forme de note, obsédé par l'avancée de son travail et surtout son temps de travail, l’obsession du rythme d’écriture, les bruits ou les tracas du quotidien qui le perturbent et l'empêchent de se concentrer pleinement. Il fait référence à ses objectifs d’écriture concernant les personnages, les scènes. En parallèle, se dessine son quotidien, le fond historique à la veille de la 2ème guerre mondiale. Plus que l’analyse du livre même, c’est son état d’esprit, l'inquiétude, le doute, ce qui entoure Steinbeck, le perturbe, le motive qui ressort de son journal. Et même à travers un journal,... Jours de travail, les journaux des raisins de la colère de John Steinbeck  Si les raisins de la colère n’a pas été un coup de cœur pour moi, c’est un livre que j’ai adoré. A la fin de la lecture, je n’ai pu qu’admirer ce que Steinbeck avait crée à travers ce livre. J’avais très envie de lire jours de travail pour voir dans quel état d’esprit il était durant l’écriture. C’est un journal sous forme d’entrée qu’il commence en février 1938 jusqu’en octobre de la même année. Il le reprend un an après la dernière version des Raisins de la colère. Jour après jour, on le lit sous forme de note, obsédé par l'avancée de son travail et surtout son temps de travail, l’obsession du rythme d’écriture, les bruits ou les tracas du quotidien qui le perturbent et l'empêchent de se concentrer pleinement. Il fait référence à ses objectifs d’écriture concernant les personnages, les scènes. En parallèle, se dessine son quotidien, le fond historique à la veille de la 2ème guerre mondiale. Plus que l’analyse du livre même, c’est son état d’esprit, l'inquiétude, le doute, ce qui entoure Steinbeck, le perturbe, le motive qui ressort de son journal. Et même à travers un journal, sous forme de notes, on est complètement pris dans son obsession, ses craintes. La partie des notes après le journal est une mine d’or, d’informations. Elle vient étoffer le journal, éclairer les références notées par Steinbeck avec le fond historique. Pour chaque entrée, il y a un éclairage. Se révèle alors une sorte de biographie. On apprend de Chaplin était fasciné par Steinbeck, ils étaient amis, le rôle de sa femme Carol au cours de l’écriture se révèle même si Steinbeck en parle souvent mais il faut bien que quelqu’un gére tout ce qui se passe autour de la création de Steinbeck. Un journal qui a répondu à mes attentes en contextualisant l’écriture d’un livre incroyable avec l’état d’esprit de l’auteur, son quotidien, ce qu’il a voulu transmettre avec ce livre, les conditions d’écriture. Un livre essentiel après la lecture des raisins de la colère, une œuvre incontournable à lire.
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  • alexandrapasquer Posté le 18 Mars 2021
    Jours de travail nous embarque dans la vie de John Steinbeck de 1938 à 1941, durant l'écriture de son emblématique roman Les raisins de la colère, qui recevra le prix Pulitzer et deviendra un film doublement oscarisé de John Ford. le journal de John Steinbeck, le sien MAIS également celui de son roman, raconte les affres de la création et ses rencontres avec Chaplin. "Le problème quand on est trop décontracté avec un manuscrit, c'est qu'on n'avance pas. Pour l'écriture, l'habitude semble une force bien plus efficace que la volonté ou l'inspiration." Jours de travail porte bien son nom... Bonne lecture !
  • Flocava1 Posté le 21 Octobre 2019
    J’aime les journaux des écrivains..., quoi de mieux pour les appréhender et avoir envie de les lire autrement. En l’occurrence, ce journal de travail Est captivant et donne envie de relire « les raisins de la colère » mais également de lire ou relire le reste de l’œuvre de steinbeck.... à découvrir
  • Marech20 Posté le 24 Juin 2019
    Etonnant document que ce journal que Steinbeck a écrit pendant qu'il écrivait les raisins de la colère, et un peu après. Il est étonnant car on voit ici "en live" les affres du travail d'un écrivain, qui se donne des objectifs de temps, de nombre de mots, et qui est "impacté" par son environnement. On voit ici évoqué bien sûr les conditions des travailleurs agricoles, mais aussi les rencontres avec Charlie Chaplin ou l'imminence de la guerre. Un document, plus qu'un livre...
  • Warrenbismuth Posté le 4 Avril 2019
    Un journal de bord, tiens donc ? Oui mais de STEINBECK, et alors qu’il est plongé dans l’écriture de son chef d’œuvre « Les raisins de la colère ». Ses impressions, ses doutes, ses joies, son avancée du travail, sa femme, ses nuits, ses amis, tout est retranscrit sur 100 notes (presque) quotidiennes, appelées « entrées », s’étalant de février à fin octobre 1938. Voilà pour la partie strictement réservée aux « Raisins de la colère ». Puis 23 entrées écrites entre octobre 1939 et fin janvier 1941, plus éparses donc. Tout ce matériel était resté jusque là inédit. Dans ces notes, STEINBECK se livre, au-delà des difficultés à écrire « Les raisins de la colère », à respecter un plan établi. Beaucoup de doutes tiraillent l’auteur : « J’ai envie de tout laisser tomber. Mais je ne le ferai pas. Je vais continuer et finir ce livre. Je dois. Toute ma foutue vie maudite est ligotée. La plupart des gens aiment voir leur vie ligotée ainsi. Et sans doute que j’aime ça aussi. Mes nombreuses faiblesses commencent à montrer leur tête. Il faut simplement que je chasse ça de mon système. Je ne suis pas un écrivain. Je me... Un journal de bord, tiens donc ? Oui mais de STEINBECK, et alors qu’il est plongé dans l’écriture de son chef d’œuvre « Les raisins de la colère ». Ses impressions, ses doutes, ses joies, son avancée du travail, sa femme, ses nuits, ses amis, tout est retranscrit sur 100 notes (presque) quotidiennes, appelées « entrées », s’étalant de février à fin octobre 1938. Voilà pour la partie strictement réservée aux « Raisins de la colère ». Puis 23 entrées écrites entre octobre 1939 et fin janvier 1941, plus éparses donc. Tout ce matériel était resté jusque là inédit. Dans ces notes, STEINBECK se livre, au-delà des difficultés à écrire « Les raisins de la colère », à respecter un plan établi. Beaucoup de doutes tiraillent l’auteur : « J’ai envie de tout laisser tomber. Mais je ne le ferai pas. Je vais continuer et finir ce livre. Je dois. Toute ma foutue vie maudite est ligotée. La plupart des gens aiment voir leur vie ligotée ainsi. Et sans doute que j’aime ça aussi. Mes nombreuses faiblesses commencent à montrer leur tête. Il faut simplement que je chasse ça de mon système. Je ne suis pas un écrivain. Je me suis raconté des histoires, à moi et aux gens. J’aimerais l’être. Ce succès va me détruire, c’est parfaitement assuré. Cela ne durera probablement pas et ce sera très bien ainsi ». Pendant l’écriture du roman, STEINBECK éprouve souvent des douleurs physiques, se croit malade. Il est insatisfait de ne pas être seul. Beaucoup d’amis défilent chez lui, alors ça picole, ça fait la fête, ça fume comme des pompiers, et le lendemain difficultés de concentration, pas envie d’aller rejoindre son stylo. Pour l’aspect visionnaire, STEINBECK, qui donne son opinion mais à quelques rares occasions sur la politique, écrit moins d’un an avant la seconde guerre mondiale qu’il n’y aura jamais de conflit majeur. Près de la fin de la rédaction, il doute de plus en plus de son travail : « … Mais je suis sûr d’une chose, ce n’est pas le grand livre que j’avais espéré que ce serait. Ce n’est qu’un livre ordinaire. Et la chose la plus horrible, c’est absolument ce que je peux faire de mieux ». La seconde et courte partie de ses notes est un peu plus consacrée à la situation internationale, mais aussi à une pièce de théâtre qu’il est en train d’écrire : « The god in the pipes ». Là aussi il souffre de son écriture, il ne parvient pas à trouver un fil directeur. D’ailleurs, la pièce sera abandonnée et vraisemblablement détruite (STEINBECK avait parlé de la brûler). Il se confie sur la guerre. Peu. La préface de Pierre CUGLIELMINA est précieuse pour mieux aborder l’écrivain et l’homme STEINBECK. Quant aux notes de l’éditeur en fin de volume, elles sont prépondérantes. On y apprend entre autres que STEINBECK a écrit des discours pour le Président ROOSEVELT, qu’il est fort dur en affaires pour les droits d’auteur de ses œuvres, et bien sûr que c’est un homme constamment dans le doute, celui qui écrivait « Je ne suis pas quelqu’un de très bien. Parfois généreux et bon et gentil et parfois méchant et brusque », se séparera de sa femme Carol, peu après l’écriture du roman, une Carol pourtant indispensable dactylo des « Raisins de la colère » (c’est même elle qui en avait trouvé le titre), mais une femme usée, peut-être par le rythme de vie de l’écrivain. On apprend que celui qui redoutait tant la notoriété s’est inspiré des personnages de DOSTOÏEVSKI que par ailleurs il admirait, pour les héros des « Raisins de la colère ». Un bouquin passionnant pour d’une part approfondir l’œuvre et l’homme, mais aussi pour se rendre mieux compte du travail réel quotidien effectué sur un livre, l’auteur et ses proches qui y laissent des plumes, les moments de découragement comme ceux (plus rares ici) de la satisfaction. Curieux comme un homme cherche à se recroqueviller jusqu’à ne plus appartenir qu’à son œuvre tant qu’il travaille dessus. Étonnant de constater autant de douleurs physiques, mais aussi les dates butoir que l’écrivain s’est imposées, la difficulté de les respecter. En fin de volume sont proposés des fac-similés. Un ouvrage très instructif sorti début 2019 aux éditions Seghers. https://deslivresrances.blogspot.fr/
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