Lisez! icon: Search engine
10/18
EAN : 9782264074065
Code sériel : 5437
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 216
Format : 108 x 177 mm

La bête à sa mère

Date de parution : 18/04/2019
« Ma mère se suicidait souvent. Elle a commencé toute jeune en amatrice. »

Ainsi commence la confession pleine de verve d'un jeune adulte narrateur, qui ne se remet pas de la séparation d'avec sa mère. Pour ce gamin, véritable bombe à retardement, placé dès l’âge de 7 ans en familles...
« Ma mère se suicidait souvent. Elle a commencé toute jeune en amatrice. »

Ainsi commence la confession pleine de verve d'un jeune adulte narrateur, qui ne se remet pas de la séparation d'avec sa mère. Pour ce gamin, véritable bombe à retardement, placé dès l’âge de 7 ans en familles d'accueil, retrouver cette mère idéalisée deviendra son unique obsession. Et si pour cela il faut expérimenter chaque recoin de l’illégalité, où est le problème ? Au bout du compte il pense l'avoir localisée à Sherbrooke. Mais saura-t-il se faire accepter par elle ?

Manipulateur, mégalo, accro aux jeux et à la pornographie, la bruyante solitude de cet anti-héros bouleverse. Ce magnifique premier roman, porté par un humour noir dévastateur, met à nu avec talent et sensibilité un cœur aimant qui ne sait simplement pas aimer.
Lire la suite
En lire moins
EAN : 9782264074065
Code sériel : 5437
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 216
Format : 108 x 177 mm

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • Mrphilcastedey Posté le 1 Juillet 2020
    Première incursion dans le monde littéraire de David Goudreault. Dans le premier tôme de cette trilogie (la bête), j'ai été agréablement séduit par le style de l'auteur. Son personnage principal, aussi narrateur de sa propre histoire, m'a tout de suite embarqué dans sa folie avec lui. Inconscient de ses fabulations, dérangé et de mauvaise compagnie, l'énergumène qui tient rôle de tête d'affiche à de quoi nous tenir en haleine de par ses actes indéscents, ses choix de vie plus que contestables et sa façon de nous glisser à l'intérieur de sa tête, question qu'on comprenne bien que, de son point de vue à lui, il n'est pas le méchant dans toute cette histoire. Sa naïveté le pousse à croire en ses choix et ses fabulations tout du long, aussi absurdes soient-ils. Ce court tome de quelques 220 pages n'a pas pour défaut de s'étirer en longueur. L'action se déroule très vite et ne manque pas du début à la fin. J'ai déjà hâte de lire le 2e tome.
  • DD78 Posté le 4 Avril 2020
    "Ma mère se suicidait souvent. Elle a commencé toute jeune, en amatrice." Un livre qui commence comme cela ne peut pas laisser indifférent, forcément ! Je me suis donc lancée dans la lecture de "La bête à sa mère" du "québéqoua" David Goudreault (je me permets de me moquer gentiment de l'origine de l'auteur car il y a dans le livre quelques chouettes expressions de là bas). De lui, on ne connaît même pas son vrai prénom, tant il a été ballotté par la vie. Il est vrai qu'avec une mère suicidaire on atterrit vite de famille d'accueil en famille d'accueil, tout en étant persuadé qu'on a été injustement arraché à sa maman. L'alcool, la drogue et la violence l'aident à se sentir mieux, jusqu'au jour où l'une de ses copines lui annonce qu'elle sait où se trouve sa madre... Le livre est brut de fonderie comme on dit, le garçon nous raconte sa vie et ses états d'âme. Le problème c'est qu'il n'a pas tout à fait le même référentiel que nous, le sien étant plutôt rempli amphétamines, de cambriolages et des petits trucs sympas qu'il peut faire subir aux animaux dont il s'occupe. Bref, il vit dans son monde à lui... "Ma mère se suicidait souvent. Elle a commencé toute jeune, en amatrice." Un livre qui commence comme cela ne peut pas laisser indifférent, forcément ! Je me suis donc lancée dans la lecture de "La bête à sa mère" du "québéqoua" David Goudreault (je me permets de me moquer gentiment de l'origine de l'auteur car il y a dans le livre quelques chouettes expressions de là bas). De lui, on ne connaît même pas son vrai prénom, tant il a été ballotté par la vie. Il est vrai qu'avec une mère suicidaire on atterrit vite de famille d'accueil en famille d'accueil, tout en étant persuadé qu'on a été injustement arraché à sa maman. L'alcool, la drogue et la violence l'aident à se sentir mieux, jusqu'au jour où l'une de ses copines lui annonce qu'elle sait où se trouve sa madre... Le livre est brut de fonderie comme on dit, le garçon nous raconte sa vie et ses états d'âme. Le problème c'est qu'il n'a pas tout à fait le même référentiel que nous, le sien étant plutôt rempli amphétamines, de cambriolages et des petits trucs sympas qu'il peut faire subir aux animaux dont il s'occupe. Bref, il vit dans son monde à lui sans s'occuper du notre. On le suit donc avec horreur dans son délire, en se demandant jusqu'où cela peut aller. L'ensemble est singulier, mais prend quand même aux tripes et tient sur la longueur. Bref pas mal, et il y a une suite en plus !
    Lire la suite
    En lire moins
  • Livrepoche Posté le 3 Avril 2020
    En commençant la lecture de La bête à sa mère, je savais dans quoi je mettais les pieds. Le hasard avait mis sur ma route le tome suivant de cette trilogie, La bête et sa cage. Le style sans concession de David Goudreault ne m’a donc pas surpris. Je dirais même que j’en salivais d’avance. On découvre donc le narrateur qui se raconte. Enfance difficile, ambition malhonnête, psychopathe par moment, font de ce personnage un être à part. Une énorme mauvaise fois, des citations à peu près, une destinée qui navigue entre la chance d’échapper à la justice et la malchance dans la réalisation de ses projet donnent un cocktail détonnant que la plume de David Goudreault exacerbe. Les punchlines s’enchainent, parfois clairvoyantes, souvent très drôles. Il n’y a que la cruauté animale qui m’a un peu gêné. Peut-être n’étais-ce pas nécessaire. Soyez prévenu. La crudité du récit peut mettre mal à l’aise, c’est vrai. La bête à sa mère ne ménage pas son lecteur. La suite sur le blog…
  • JeromeJeanJacques Posté le 21 Mars 2020
    Une bonne découverte, que je classe dans la catégorie des romans psychologiques, où au fil de l’histoire, on s’enfonce dans la folie du protagoniste. Ce livre m’a fait penser à des films comme « La valse des pantins », ou bien « Mulholland drive » ; c’est-à-dire que, l’obsession et l’histoire que le narrateur se répète à lui-même sont la clé de voûte de l’oeuvre. Pour ce qui est de la narration : L’originalité de ce roman réside dans l’usage des formules et le détournement de certains mots. En effet, l’auteur est aussi un compositeur de slam ; il a le sens de la poésie et des mots « coup de poing ». Je salue aussi sa décision d’avoir fait court (175 pages), car à partir d’un certain moment — et c’est le seul grief que j’ai —, les répétitions s’accumulent, et l’on est écœuré de cette violence ; même si c’est un tantinet plus recherché que les romans d’Irvine Welsh, qui valorise le style familier jusqu’à nous fendre l’esprit. C’est un livre que je recommande aux amateurs du style « toxicomanie » dans la littérature, aux amateurs de récits à la première personne, aux amateurs d’humour décalé, aux amateurs d’histoires de... Une bonne découverte, que je classe dans la catégorie des romans psychologiques, où au fil de l’histoire, on s’enfonce dans la folie du protagoniste. Ce livre m’a fait penser à des films comme « La valse des pantins », ou bien « Mulholland drive » ; c’est-à-dire que, l’obsession et l’histoire que le narrateur se répète à lui-même sont la clé de voûte de l’oeuvre. Pour ce qui est de la narration : L’originalité de ce roman réside dans l’usage des formules et le détournement de certains mots. En effet, l’auteur est aussi un compositeur de slam ; il a le sens de la poésie et des mots « coup de poing ». Je salue aussi sa décision d’avoir fait court (175 pages), car à partir d’un certain moment — et c’est le seul grief que j’ai —, les répétitions s’accumulent, et l’on est écœuré de cette violence ; même si c’est un tantinet plus recherché que les romans d’Irvine Welsh, qui valorise le style familier jusqu’à nous fendre l’esprit. C’est un livre que je recommande aux amateurs du style « toxicomanie » dans la littérature, aux amateurs de récits à la première personne, aux amateurs d’humour décalé, aux amateurs d’histoires de perditions…
    Lire la suite
    En lire moins
  • Littecritiques Posté le 9 Juillet 2019
    Avec ce premier roman, l'auteur signe un récit choc et choquant, perturbant et perturbé, heurtant et heurté. Un enfant, narrateur dont on ignore le nom, vit seul avec sa mère qui accumule les tentatives de suicide. Après ses essais infructueux répétés, les services de protection de l'enfance finissent par considérer que la situation est compromettante pour la santé physique et mentale de l'enfant. Il retire à sa mère son autorité parentale et ce dernier est placé en famille d'accueil. Loin de comprendre la décision des autorités, l'enfant accumule les problèmes face à des familles toutes aussi peu accueillantes les unes que les autres, qui n'attendent que la remise du chèque à la fin du mois. Il est trimballé de foyers en foyers. Il développe une addiction aux drogues de toutes sortes, aux jeux d'argent et à la pornographie. A sa majorité, enfin presque… 17 ans, un brin de maturité décelée, et le voilà seul pour subvenir à ses besoins. Sa vie continue de suivre un cours calamiteux jusqu'à ce qu'une femme retrouve les coordonnées de sa mère dont il avait perdu la trace. Au fil des chapitres, on le voit grandir mais le premier commence alors qu'il n'a que sept ans.... Avec ce premier roman, l'auteur signe un récit choc et choquant, perturbant et perturbé, heurtant et heurté. Un enfant, narrateur dont on ignore le nom, vit seul avec sa mère qui accumule les tentatives de suicide. Après ses essais infructueux répétés, les services de protection de l'enfance finissent par considérer que la situation est compromettante pour la santé physique et mentale de l'enfant. Il retire à sa mère son autorité parentale et ce dernier est placé en famille d'accueil. Loin de comprendre la décision des autorités, l'enfant accumule les problèmes face à des familles toutes aussi peu accueillantes les unes que les autres, qui n'attendent que la remise du chèque à la fin du mois. Il est trimballé de foyers en foyers. Il développe une addiction aux drogues de toutes sortes, aux jeux d'argent et à la pornographie. A sa majorité, enfin presque… 17 ans, un brin de maturité décelée, et le voilà seul pour subvenir à ses besoins. Sa vie continue de suivre un cours calamiteux jusqu'à ce qu'une femme retrouve les coordonnées de sa mère dont il avait perdu la trace. Au fil des chapitres, on le voit grandir mais le premier commence alors qu'il n'a que sept ans. Déjà écorché par la vie, traumatisé par son enfance et rejeté par la société, ce jeune marginalisé donne le ton « Ma mère se suicidait souvent ». On est déjà heurté par le franc-parler du narrateur, oserais-je dire éponyme du roman puisqu'il s'agit de la bête. On dit souvent qu'un bon livre plonge le lecteur dans les méandres de l'histoire de son protagoniste. Ici, l'expression prend tout son sens. On est emporté, si ce n'est bousculé, par la vague, la tempête qu'il constitue. Il agrémente son histoire de formules grinçantes dont la véracité nous tord l'estomac « Ma mère a contribué à l'avancement de la science psychiatrique tant elle était investie dans ses crises ». C'est un roman à l'humour noir et glaçant mais dont l'incroyable maturité nous porte à sourire à plusieurs reprises « Tout le monde disait croire en moi, mais personne ne croyait ce que je disais ». Son histoire bouleverse, celle d'un enfant malmené par la vie, incompris par une société du politiquement correct où la psychiatrie et les jeunes à problème peinent à trouver leur place « J'étais un malentendu ». Ses humeurs varient en un instant et les animaux en font souvent les frais. Il affectionne la lecture, particulièrement celle des dictionnaires de citations et aligne comme bon lui semble les références approximatives. Il pense tout savoir, hait le monde, la politique et le capitalisme. Il mène une vie de délinquant et on le voit inexorablement courir à sa perte. Une véritable descente aux enfers… Le roman se lit dans une ambiance assez paradoxale entre malaise et délectation. On passe du rire au dégoût et on est même écoeuré par ce personnage. le rythme du récit est très rapide et suit le cours de la pensée de son narrateur, sous amphétamine, entre autres. Ses mots sont durs mais justes. Son humour est tranchant. Sa pensée ciselée. On s'émeut de ses observations bancales sur le monde. C'est un être haïssable mais dont on se rend bien compte qu'il manque cruellement de tout, surtout d'affection et d'attention. La bête constitue un anti-héros par excellence que la société a, malgré elle, laissé sur le bas-côté et qui, en dépit de ses manipulations, de sa haine et de sa brutalité, nous émeut.
    Lire la suite
    En lire moins
Lisez inspiré avec 10/18 !
Voyagez hors des sentiers battus, loin d'une littérature conventionnelle et attendue…