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EAN : 9782264074522
Code sériel : 5491
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 504
Format : 108 x 177 mm

La carte du souvenir et de l'espoir

Date de parution : 17/10/2019
Dans la lignée des Cerfs-volants de Kaboul. Deux femmes que presque mille ans séparent, un seul parcours. Une traversée à travers le temps et les pays pour découvrir la beauté du monde et l’horreur de la guerre.
Été 2011. Lorsque le père de Nour est emporté par un cancer, sa mère décide qu'il est temps pour elle et ses filles de quitter New York et de rejoindre leur famille en Syrie. Heureusement, Nour a trouvé un moyen de rester toujours près de son père : au pied... Été 2011. Lorsque le père de Nour est emporté par un cancer, sa mère décide qu'il est temps pour elle et ses filles de quitter New York et de rejoindre leur famille en Syrie. Heureusement, Nour a trouvé un moyen de rester toujours près de son père : au pied du figuier, dans son jardin de Homs, elle murmure les mots de leur conte préféré, dans l'espoir qu'ils parviennent jusqu'à l'endroit où il est enterré. Cette histoire qu'elle ne cesse de se répéter, c'est celle de Rawiya, une jeune fille du XIIe siècle qui se travestit pour devenir l'apprenti du plus illustre cartographe médiéval, al-Idrisi. Mais bientôt, la guerre éclate en Syrie et les bombes pleuvent sur Homs. Pour Nour et sa famille, un choix s'impose : rester affronter la violence ou s'enfuir et traverser les sept mêmes pays du Moyen-Orient et d'Afrique du Nord qu'ont sillonnés, neuf cents ans plus tôt, les cartographes que Nour admire tant. Et c'est dans la merveilleuse histoire de Rawiya que Nour va puiser force et courage.
 
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EAN : 9782264074522
Code sériel : 5491
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 504
Format : 108 x 177 mm

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • domi_troizarsouilles Posté le 6 Avril 2021
    J’ai lu ce livre dans le cadre d’une lecture commune portant sur une « pépite méconnue ». Méconnue peut-être, mais surtout exceptionnelle ! Comme l’indique plus ou moins bien le 4e de couverture, on a là l’histoire de la jeune Nour et de sa famille (sa mère et ses deux sœurs plus âgées). Née aux États-Unis au sein de cette famille syrienne, c’est à la mort du père, que la mère décide de retourner en Syrie. Elles y sont depuis à peine 3 mois que la guerre éclate : leur ville et leur maison sont bombardées. Devant choisir dans l’urgence entre une reconstruction qui semble impossible ou la fuite, cette famille décide de partir sur les routes, comme tant d’autres réfugiés en devenir, espérant un accueil improbable au bout du chemin. Pour toutes « armes », Nour, encore en plein processus du deuil de son père, n’a que quelques dollars cousus dans les languettes de ses baskets, et les histoires que lui racontait son Baba, histoires parmi lesquelles ressort celle du grand cartographe Al-Idrisi (qui a réellement existé !) et ses apprentis (fictionnels quant à eux) Rawiya et Khaldoun, qui a été le premier à représenter sur cartes tout le... J’ai lu ce livre dans le cadre d’une lecture commune portant sur une « pépite méconnue ». Méconnue peut-être, mais surtout exceptionnelle ! Comme l’indique plus ou moins bien le 4e de couverture, on a là l’histoire de la jeune Nour et de sa famille (sa mère et ses deux sœurs plus âgées). Née aux États-Unis au sein de cette famille syrienne, c’est à la mort du père, que la mère décide de retourner en Syrie. Elles y sont depuis à peine 3 mois que la guerre éclate : leur ville et leur maison sont bombardées. Devant choisir dans l’urgence entre une reconstruction qui semble impossible ou la fuite, cette famille décide de partir sur les routes, comme tant d’autres réfugiés en devenir, espérant un accueil improbable au bout du chemin. Pour toutes « armes », Nour, encore en plein processus du deuil de son père, n’a que quelques dollars cousus dans les languettes de ses baskets, et les histoires que lui racontait son Baba, histoires parmi lesquelles ressort celle du grand cartographe Al-Idrisi (qui a réellement existé !) et ses apprentis (fictionnels quant à eux) Rawiya et Khaldoun, qui a été le premier à représenter sur cartes tout le pourtour méditerranéen, au cours d’un voyage mémorable. Le même voyage que Nour et sa famille s’apprêtent à faire… Et ainsi, l’histoire quelque peu légendaire de Rawiya et ses compagnons s’entremêle et s’entrecroise avec celle beaucoup plus contemporaine, et terriblement réaliste, de Nour et sa famille. Les (nombreux) obstacles dans le voyage de l’une font écho à ceux de l’autre, avec juste assez de similitudes pour qu’on y voie le parallèle, et juste assez de différences pour que ce ne soit jamais lassant. On ne se perd jamais dans l’une ou l’autre, car les noms et les contextes sont trop différents – avec pourtant des constantes qui touchent au plus profond : la permanence des guerres et autres affrontements, malgré leur absurdité, entre peuples et religions ; la dureté et rapacité de certains hommes (les passeurs, pourtant peu évoqués, en prennent pour leur grade !), contre la capacité d’accueil de certains autres, même quand ils semblent ne rien avoir eux-mêmes. De plus, pour les deux jeunes filles, ce voyage a quelque chose d’un voyage initiatique qui va les chambouler durablement. Le seul petit regret, s’il en faut un, c’est que l’éditeur n’a pas eu l’idée de proposer une carte qui nous aurait permis de suivre le trajet de Rawiya puis de Nour. Certes, à l’heure d’Internet et avec des outils comme Google Maps, cela se trouve en quelques clics ! mais c’est vraiment dommage, pour un livre qui parle tant de cartographie, de ne pas avoir inséré quelques « illustrations ». Cette double histoire qui semble parfois n’en faire qu’une, est portée par une écriture absolument sublime ! On est tout à la fois en plein récit légendaire, peut-être dans un conte façon 1.001 nuits, et dans un langage très contemporain plutôt soutenu – sans que l’un soit réservé à Rawiya ou l’autre à Nour, non : ces deux « niveaux » de langage, si l’on peut dire, sont présents en permanence, se rejoignent et s’unissent dans une même histoire, dans une même phrase, donnant une musicalité évidente à tout ce livre. Et c’est une musique très colorée, car on apprend très vite que Nour est synesthésique : chaque lettre de l’alphabet, mais aussi chaque petit évènement de la vie, prend une couleur particulière, que le lecteur partage avec elle, avec ravissement. On l’a compris : tous les personnages sont très attachants, à des degrés divers bien sûr, ce sont bien Nour et Rawiya qui sont sur le devant de la scène ! Et les deux suscitent des questionnements qui vont bien au-delà du plaisir de la lecture : ça va d’un certain regret que des scientifiques (car il s’agit bien de cela) tels qu’Al-Idrisi aient tant tardé à être reconnus par un certain Occident alors très chrétien ; le constat désolé que ces régions tellement riches d’histoire et d’hospitalité soient en permanence, encore et toujours semble-t-il, depuis la nuit des temps, déchirées par des guerres au nom d’un roi ou d’un autre, d’un dieu ou d’un autre ; et la question ultime : comment sommes-nous capables d’accueillir Nour et sa famille quand elles viennent frapper à la porte de notre maison tellement privilégiée ?...
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  • Livresovore Posté le 6 Avril 2021
    Pour apprécier ce livre, je suis partie du principe qu’il ne fallait pas que je cherche à avoir une copie de la réalité de la guerre en Syrie et de l’immigration. On comprend très vite où l’on met les pieds puisque chaque chapitre alterne entre la légende de Rawiya/Al-Idrisi et la réalité que vivent Nour/Zahra/Houda et leur mère : la poésie et l’espoir sont les maîtres mots de ce récit (malgré les sujets). J’ai beaucoup apprécié mon voyage auprès de cette famille, quelques événements tragiques jonchent le roman mais c’est au final aux passages positifs qu’on se raccroche. Presque tout est trop “facile” dans leur lutte pour acquérir une vie meilleure et tout se passe vite mais au final, on arrive à faire abstraction de ces “facilités narratives”. La légende de Rawiya est à l’image de la réalité : quelques passages où l’on se fait des frayeurs mais où l’issue finale est un beau message d’espoir. Les personnages sont bien travaillés et je me suis surprise à finalement adorer une personne à laquelle je n’arrivais pas du tout à accrocher au départ. Quand la profondeur psychologique est là, ça marche toujours avec moi ! J’ai vraiment aimé ce voyage à travers le travail... Pour apprécier ce livre, je suis partie du principe qu’il ne fallait pas que je cherche à avoir une copie de la réalité de la guerre en Syrie et de l’immigration. On comprend très vite où l’on met les pieds puisque chaque chapitre alterne entre la légende de Rawiya/Al-Idrisi et la réalité que vivent Nour/Zahra/Houda et leur mère : la poésie et l’espoir sont les maîtres mots de ce récit (malgré les sujets). J’ai beaucoup apprécié mon voyage auprès de cette famille, quelques événements tragiques jonchent le roman mais c’est au final aux passages positifs qu’on se raccroche. Presque tout est trop “facile” dans leur lutte pour acquérir une vie meilleure et tout se passe vite mais au final, on arrive à faire abstraction de ces “facilités narratives”. La légende de Rawiya est à l’image de la réalité : quelques passages où l’on se fait des frayeurs mais où l’issue finale est un beau message d’espoir. Les personnages sont bien travaillés et je me suis surprise à finalement adorer une personne à laquelle je n’arrivais pas du tout à accrocher au départ. Quand la profondeur psychologique est là, ça marche toujours avec moi ! J’ai vraiment aimé ce voyage à travers le travail de cartographie de Al-Idrisi/Rawiya mais aussi face au sujet si difficile des victimes de guerre. Un beau livre à découvrir.
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  • MAPATOU Posté le 19 Janvier 2021
    La vie de Nour se trouve chamboulée après le décès de son père. Sa mère décide de quitter New York, où est née Nour, et de rentrer en Syrie avec ses deux autres filles Houda et Zahra, âgées respectivement de 18 et 16 ans. La jeune Nour, 12 ans, ressent terriblement l’absence de son père. Elle ne parle pas vraiment l’arabe, a du mal à s’habituer à la vie en Syrie, d’autant plus que les émeutes viennent de commencer. Elle sursaute souvent au bruit des explosions qui pour l’instant ne touchent pas le quartier où vit la famille. Alors pour se consoler, Nour se raconte le conte préféré de son Baba : celui de Rawiya, une jeune fille partie de son village de Ceuta au XIIème siècle, pour rejoindre, travestie en homme, la caravane du célèbre cartographe Al-Idrisi et devenir son apprenti. Mais quand une bombe va détruire la maison familiale à Homs, la mère de Nour décide de quitter la Syrie avec ses filles. Commence alors un voyage périlleux : celui que malheureusement tant d’hommes, femmes et enfants ont effectué depuis 2011. Jennifer Zeynab Joukhadar a choisi, à la manière des contes à tiroirs des 1001 nuits, de glisser dans le récit du parcours... La vie de Nour se trouve chamboulée après le décès de son père. Sa mère décide de quitter New York, où est née Nour, et de rentrer en Syrie avec ses deux autres filles Houda et Zahra, âgées respectivement de 18 et 16 ans. La jeune Nour, 12 ans, ressent terriblement l’absence de son père. Elle ne parle pas vraiment l’arabe, a du mal à s’habituer à la vie en Syrie, d’autant plus que les émeutes viennent de commencer. Elle sursaute souvent au bruit des explosions qui pour l’instant ne touchent pas le quartier où vit la famille. Alors pour se consoler, Nour se raconte le conte préféré de son Baba : celui de Rawiya, une jeune fille partie de son village de Ceuta au XIIème siècle, pour rejoindre, travestie en homme, la caravane du célèbre cartographe Al-Idrisi et devenir son apprenti. Mais quand une bombe va détruire la maison familiale à Homs, la mère de Nour décide de quitter la Syrie avec ses filles. Commence alors un voyage périlleux : celui que malheureusement tant d’hommes, femmes et enfants ont effectué depuis 2011. Jennifer Zeynab Joukhadar a choisi, à la manière des contes à tiroirs des 1001 nuits, de glisser dans le récit du parcours de Nour et de sa famille, les épisodes des aventures de Rawia et d’Al-Idrisi. Cette construction apporte ainsi un peu de merveilleux au milieu des épreuves terribles vécues par Nour, permettant au lecteur de souffler un peu au milieu de ce qui est un témoignage de ce que des milliers de migrants ont eu, et malheureusement doivent encore, affronter pour survivre.
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  • Helene1960 Posté le 7 Janvier 2021
    Dans ce roman il y a deux histoires racontées par la même narratrice, Nour 12 ans. Nour commence à raconter sa vie d'abord à Manhattan puis en Syrie. Elle commence également à conter l'histoire de Rawiya, jeune fille voyageuse aux alentours de l'an 1150. Les deux récits sont imbriqués, ils racontent d'un côté la quête d'un géographe de renom "al Idrisi" accompagné de Rawiya, jeune fille qui se fait passer pour un garçon afin de pouvoir parcourir les terres et les mers en sa compagnie et de l'aider à cartographier le "monde". Et de l'autre la fuite d'une famille syrienne qui s'éloigne des guerres du printemps arabe. Les routes suivies par les personnages du Moyen-Age et celles de l'exil de Nour et de sa famille sont les mêmes. On retrouve les mêmes endroits à plusieurs siècles d'intervalle. L'écriture de Jennifer Zeynab Joukhadar est très documentée, mais comme elle le précise dans sa note à la fin du livre, certains personnages sont issus de la grande histoire de la découverte du monde dans les années 1100, tandis qu'aucun des personnages du récit de la famille migrante n'est réel. J'ai beaucoup aimé l'alternance des deux récits qui apportaient chacun une lumière différente... Dans ce roman il y a deux histoires racontées par la même narratrice, Nour 12 ans. Nour commence à raconter sa vie d'abord à Manhattan puis en Syrie. Elle commence également à conter l'histoire de Rawiya, jeune fille voyageuse aux alentours de l'an 1150. Les deux récits sont imbriqués, ils racontent d'un côté la quête d'un géographe de renom "al Idrisi" accompagné de Rawiya, jeune fille qui se fait passer pour un garçon afin de pouvoir parcourir les terres et les mers en sa compagnie et de l'aider à cartographier le "monde". Et de l'autre la fuite d'une famille syrienne qui s'éloigne des guerres du printemps arabe. Les routes suivies par les personnages du Moyen-Age et celles de l'exil de Nour et de sa famille sont les mêmes. On retrouve les mêmes endroits à plusieurs siècles d'intervalle. L'écriture de Jennifer Zeynab Joukhadar est très documentée, mais comme elle le précise dans sa note à la fin du livre, certains personnages sont issus de la grande histoire de la découverte du monde dans les années 1100, tandis qu'aucun des personnages du récit de la famille migrante n'est réel. J'ai beaucoup aimé l'alternance des deux récits qui apportaient chacun une lumière différente sur les pays traversés, les peuples qui les habitaient et les divers événements historiques ou tragiques que ce soit en l'an 1100 ou dans les années 2000.
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  • Loulouread Posté le 6 Janvier 2021
    La carte du souvenir et de l#x2019espoir présente deux époques, celle du souvenir, Al-Idrisi, prince musulman résidant en Sicile à l#x2019époque du roi Roger, auteur d#x2019un célèbre traité de géographie universelle, et celle de l#x2019espoir, Nour, petite fille syrienne qui puise courage et forces dans les cartes à l#x2019époque actuelle de la guerre et des bombes. Ces histoires se mêlent et se confondent et cela pour notre bien comme lecteur car la tension est souvent extrême et le monde d#x2019Idrisi, qui relève des contes des milles et une nuit, décharge de la pression du voyage de Nour et de sa famille. J#x2019ai pris plusieurs jours pour absorber cette lecture. Même si l#x2019autrice mentionne dans une note que cette #x0153uvre en est une de fiction, l#x2019émotion est vive et le parallèle facile avec la vie des migrants actuels. L#x2019horreur côtoie le beau et l#x2019altruisme au quotidien, les couleurs se mêlent aux odeurs. Ce livre est d#x2019une puissance extraordinaire, il faut prendre le temps de l#x2019assimiler. Il restera longtemps dans ma mémoire.
Lisez inspiré avec 10/18 !
Voyagez hors des sentiers battus, loin d'une littérature conventionnelle et attendue…