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Pocket
EAN : 9782266315999
Code sériel : 18212
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 528
Format : 108 x 177 mm

La Chambre des dupes

Date de parution : 19/08/2021
Septembre 1741. La favorite est morte, vive la favorite ! Marie-Anne de La Tournelle a pourtant d’autres ambitions que ses sœurs, qui l’ont précédée dans ce statut: vite prises, vite répudiées, vite oubliées...
Elle se refuse donc au Roi pour mieux le subjuguer et lui arracher une place qu’aucune autre n’a...
Septembre 1741. La favorite est morte, vive la favorite ! Marie-Anne de La Tournelle a pourtant d’autres ambitions que ses sœurs, qui l’ont précédée dans ce statut: vite prises, vite répudiées, vite oubliées...
Elle se refuse donc au Roi pour mieux le subjuguer et lui arracher une place qu’aucune autre n’a encore jamais occupée auprès de lui. Maîtresse, conseillère, intrigante, négociatrice, elle est adorée de Louis XV, jalousée de la Cour, crainte des ministres et haïe par le peuple.
Lorsque son royal amant tombe malade, le pouvoir de Marie-Anne vacille. Devra-t-elle plier brusquement le genou face à l’Église et se soumettre à la raison d’État ?
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EAN : 9782266315999
Code sériel : 18212
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Ils en parlent

« Toute cette histoire méconnue est à la fois menée à grandes guides et contée avec minutie, c'est captivant comme un thriller, et écrit dans un français d'une belle élégance. On y croit, on y est, c'est parfait. »
Livres Hebdo

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • Levant Posté le 30 Octobre 2021
    Ayant beaucoup aimé la lecture de son premier ouvrage L’été des quatre rois, j’ai adopté La chambre des dupes sans hésiter. Quelques trois années du règne de Louis XV y font tout le contexte de ce nouvel ouvrage de Camille Pascal. Quelques trois années au terme desquelles le souverain tomba gravement malade au point de se voir condamné par ses médecins et accablé de sanction divine par l’Église, lui reprochant sa conduite avec celle qui était devenue sa maîtresse en titre, Marie-Anne de Mailly-Nesles, marquise de la Tournelle, faite par sa faveur duchesse de Châteauroux, ville où elle ne mit jamais les pieds mais dont elle percevait les revenus. Si l’on juge une époque de l’histoire, celle dont il question dans cet ouvrage en particulier, avec les acquis d’aujourd’hui, on se félicitera que le rouleau compresseur de la grande révolution soit passé sur ce que les historiens ont rangé sous l’étiquète « Ancien Régime », ce temps de la monarchie qui a prévalu depuis François 1er jusqu’à cette fameuse nuit du 4 août 1789, retenue comme la date de l’abolition des privilèges. On peut étudier, expliquer, mais pas juger. Auquel cas serions-nous peut-être aussi l’objet d’une duperie, au même titre que... Ayant beaucoup aimé la lecture de son premier ouvrage L’été des quatre rois, j’ai adopté La chambre des dupes sans hésiter. Quelques trois années du règne de Louis XV y font tout le contexte de ce nouvel ouvrage de Camille Pascal. Quelques trois années au terme desquelles le souverain tomba gravement malade au point de se voir condamné par ses médecins et accablé de sanction divine par l’Église, lui reprochant sa conduite avec celle qui était devenue sa maîtresse en titre, Marie-Anne de Mailly-Nesles, marquise de la Tournelle, faite par sa faveur duchesse de Châteauroux, ville où elle ne mit jamais les pieds mais dont elle percevait les revenus. Si l’on juge une époque de l’histoire, celle dont il question dans cet ouvrage en particulier, avec les acquis d’aujourd’hui, on se félicitera que le rouleau compresseur de la grande révolution soit passé sur ce que les historiens ont rangé sous l’étiquète « Ancien Régime », ce temps de la monarchie qui a prévalu depuis François 1er jusqu’à cette fameuse nuit du 4 août 1789, retenue comme la date de l’abolition des privilèges. On peut étudier, expliquer, mais pas juger. Auquel cas serions-nous peut-être aussi l’objet d’une duperie, au même titre que ceux qui n’ont pas cru en la sincérité de l’amour que Louis XV portait à sa favorite, ceux encore, les hauts dignitaires de l’Église, qui avaient cru en la sincérité de son repentir à l’article de la mort, ceux enfin qui imagineraient que les pulsions de la chair puissent épargner les hauts dignitaires d’un pays au motif qu’ils doivent exemplarité à leurs administrés. Il est vrai que nous autres lecteurs du XXIème siècle pourrions être outrés du comportement de ces gens qui, s’étant arrogé le pouvoir sous légitimation de droit divin et se revendiquant ipso facto de haute naissance, affichèrent tant de dédain à l’égard du petit peuple et ne lui tenaient de considération qu’en qualité de contribuable. Ce serait oublier qu’au titre de roi, Louis XV s’était vu, au début de son règne en tout cas et relevant de la maladie qui l’avait cloué au lit à Metz, qualifier de bien-aimé. Il fut acclamé spontanément par le petit peuple à son retour aux affaires. Petites gens qui n’ignoraient pourtant rien du faste et la luxure dans lequel se vautraient son souverain et sa cour alors qu’eux-mêmes peinaient à remplir leur assiette au quotidien. Nos yeux d’aujourd’hui nous font nous offusquer sur le mérite dont a pu se prévaloir la noblesse à être bien née. Mérite d’en avoir aucun donc puisqu’elle n’y était pour rien. La providence ayant pourvu à son succès. En ces temps d’ignorance ou tout s’expliquait en Lui et par Lui, les contemporains des monarchies successives y voyaient donc forcément la main de Dieu. Et dans le cursus médical le prêtre, en qualité de médecin de l’âme, importait tout autant que ces messieurs de la faculté dont les soins se limitaient pratiquement à faire des saignées. Voici donc un fort bel ouvrage qui rappelle un monarque à sa condition de mortel et le met à l’épreuve de sa conscience lorsque sa vie est menacée. Les luttes d’influence sont âpres au chevet du prestigieux malade, on peut aimer son souverain et ne pas perdre pour autant le sens des réalités quant à la sauvegarde de ses intérêts, que chacun dira acquis de haute lutte. Cet ouvrage a confirmé à mes yeux le plaisir que m’avait procuré le premier ouvrage que j’avais lu de la main de Camille Pascal. Les faits relatés, étant tous authentiques, font de cet ouvrage un véritable livre d’histoire lequel se lit pourtant comme un roman car rehaussé d’une écriture immersive qu’aucun anachronisme de langage ne vient entacher. Le style raffiné, avec le soupçon de dédain qui convient dans la bouche des possédants, restitue à merveille les dialogues qui avaient cours au sein de cette société dite sophistiquée au point d’en paraître précieux, et toutefois non dépourvu de verdeur. Formidable travail de rédaction qui témoigne d’un égal travail de documentation et d’une connaissance approfondie des us et coutumes en vigueur dans cette société aux cloisons étanches entre classes. Les privilèges cela se préserve d’une vigilance permanente et pointilleuse, cela se défend bec et ongles. C’est encore une fois un superbe ouvrage de la main de Camille Pascal qui a fait mon bonheur de lecteur et amateur d’histoire. Je dirigerai quant à moi ma vigilance sur ses productions futures.
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  • Ogrimoire Posté le 27 Septembre 2021
    Ce roman historique est comme une délicieuse création pâtissière réalisée par un grand chef, on prend le temps de le savourer, de se délecter de cette immersion dans la vie intime – voire vie sexuelle – de celui que l’on surnomme le « Bien-aimé ». Dès les première pages, le talent de l’auteur opère très rapidement. Je retrouve là une verve impossible à égaler, une justesse dans les faits relatés, le tout avec une pointe d’humour ou une phrase un peu leste quand il le faut. J’aime cette justesse dans l’écriture, cette finesse d’esprit que l’on ressent dans le déroulé de cette histoire. Et, d’autant plus quand vous écrivez sur la vie amoureuse et sexuelle d’un individu, cette capacité à choisir la juste phrase est essentielle, car c’est le seul barrage qui évite de tomber dans le voyeurisme scabreux, la lourdeur qui met mal à l’aise. Ici, rien de tout cela, on se surprend même à rêver de connaître la même idylle au plus près des fastes de la monarchie française, ou de ressentir le désir qui vous prend aux tripes comme Louis XV lorsqu’il brûle de passion pour la jeune Marie-Anne. Mais les qualités de ce roman ne s’arrêtent pas... Ce roman historique est comme une délicieuse création pâtissière réalisée par un grand chef, on prend le temps de le savourer, de se délecter de cette immersion dans la vie intime – voire vie sexuelle – de celui que l’on surnomme le « Bien-aimé ». Dès les première pages, le talent de l’auteur opère très rapidement. Je retrouve là une verve impossible à égaler, une justesse dans les faits relatés, le tout avec une pointe d’humour ou une phrase un peu leste quand il le faut. J’aime cette justesse dans l’écriture, cette finesse d’esprit que l’on ressent dans le déroulé de cette histoire. Et, d’autant plus quand vous écrivez sur la vie amoureuse et sexuelle d’un individu, cette capacité à choisir la juste phrase est essentielle, car c’est le seul barrage qui évite de tomber dans le voyeurisme scabreux, la lourdeur qui met mal à l’aise. Ici, rien de tout cela, on se surprend même à rêver de connaître la même idylle au plus près des fastes de la monarchie française, ou de ressentir le désir qui vous prend aux tripes comme Louis XV lorsqu’il brûle de passion pour la jeune Marie-Anne. Mais les qualités de ce roman ne s’arrêtent pas là. Camille Pascal a ce talent fou qui fait que, quand il nous décrit la vie de cour, les repas fastueux, les étoffes précieuses, les tabatières en ivoire, l’ornement des tables, nous quittons notre XXIe siècle et nous y sommes, comme si nous étions un courtisan, plongé dans les intrigues politiques d’un monde en guerre. C’est tout simplement brillant ! Je pense que vous l’aurez compris : je vous recommande très chaudement ce roman historique qui oscille entre romance shakespearienne et comédie burlesque ! C’est sans conteste l’une de mes plus belles lectures de 2021 !
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  • Newwavebac Posté le 24 Septembre 2021
    D’une écriture beaucoup plus fluide que l’été des 4 rois, ce récit des amours de Louis XV est autant un roman d’intrigues que politique. Comme à son habitude, Camille Pascal s’embarrasse peu de pédagogies et ne nous présente personne tout en citant tout le monde. Mais qu’importe, il rend l’Histoire vive, et donne toute sa place au décorum et à la Religion. C’est un livre intéressant même si sur un épisode moins intéressant que celui de l’été des 4 rois (qui se déroulait en 1848).
  • Hermiande Posté le 31 Août 2021
    Un roman particulièrement bien écrit et documenté qui nous propulse, aussi bien par la langue que par de remarquables descriptions, à la cour de Louis XV. Ambitions, coteries, médisances, humiliations, font de cet espace, soumis en tout à la volonté royale, un nid de vipères. Faveurs et relégations oscillent au gré des événements. Le parcours de la favorite du roi -héroïne peu sympathique à mon goût-, aussi belle que mordante dans sa volonté de s'imposer, en est l'illustration parfaite. Un très bon moment de lecture.
  • Lecteur_75015 Posté le 24 Juillet 2021
    Encore un roman passionnant de Camille Pascal à propos de maîtresses de Louis XV bien moins connues que la Pompadour ou la Du Barry. Comme l’été des quatre rois, ce roman se lit comme une chronique de la vie de cour. L’humiliation du roi à Metz est particulièrement bien réaliste !
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