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La Découverte
EAN : 9782707177643
Code sériel : 601
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 128
Format : 120 x 190 mm

La crise des dettes souveraines

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Collection : Repères
Date de parution : 28/11/2013

Quels sont les risques pris par les États des pays développés, mais aussi les marges de manœuvre ? Dans quelle mesure une meilleure coordination des politiques économiques permettrait-elle d’élargir ces marges et de réduire ces risques ? Une synthèse informée en forme d'essai sur le glissement de la crise financière à celle des dettes souveraines. Deuxième édition mise à jour et actualisée en 2013.

La crise de la finance globalisée a été lourde de conséquences pour les États des pays développés. Afin d’éviter un effondrement de l’activité, ils ont accepté, à la fin des années 2000, de laisser leurs déficits budgétaires se creuser, jetant ainsi les germes d’une autre crise, celle des dettes souveraines....

La crise de la finance globalisée a été lourde de conséquences pour les États des pays développés. Afin d’éviter un effondrement de l’activité, ils ont accepté, à la fin des années 2000, de laisser leurs déficits budgétaires se creuser, jetant ainsi les germes d’une autre crise, celle des dettes souveraines. S’ils ne veulent pas que leur solvabilité soit mise en doute, ils doivent maintenant enrayer la hausse du poids de leur dette. Mais ils ne peuvent le faire rapidement sans freiner dangereusement l’activité.
Face à ce dilemme, les gouvernements de la zone euro ont tenté un ajustement budgétaire rapide. L’activité a été asphyxiée, les équilibres sociaux ébranlés... et la hausse du poids des dettes publiques s’est souvent poursuivie. Les États-Unis n’ont pas commis la même erreur : leur effort budgétaire progressif a permis aux comportements de dépense privée de se normaliser et à la croissance de reprendre. Quant au Japon, il s’est dit, début 2013, prêt à maintenir un déficit public important pour sortir de la déflation. Presque partout, le poids des dettes publiques, déjà élevé, continue donc de monter. Il ne pourra le faire indéfiniment.
La crise des dettes souveraines n’a pas fini de faire parler d’elle...

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EAN : 9782707177643
Code sériel : 601
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 128
Format : 120 x 190 mm

Ils en parlent

Voilà plus de trois ans que le sujet — la crise des dettes souveraines — est d’actualité. Ses auteurs, Anton Brender, Florence Pisani et Emile Gagna, trois éminents économistes de Paris-Dauphine, y expliquent comment les Etats-Unis, le Japon, mais aussi les pays européens, sont arrivés dans cet état d’endettement abyssal, et décryptent les stratégies mises en place par les uns ou les autres pour sortir de l’ornière. Si le lecteur peut faire l’impasse sur certaines formules mathématiques réservées aux initiés, il apprendra beaucoup sur cet enjeu clé du moment.

Le Parisien

Dans un style sobre, parfois un peu technique, ce petit livre déboulonne trois idées reçues sur la crise actuelle. Première idée : le gonflement des dettes publiques serait dû au laxisme budgétaire des Etats. Faux, répondent les auteurs, modèles économétriques à l'appui : elles découlent principalement de la chute d'activité qui a suivi la crise financière de 2008. Sans creusement des déficits budgétaires, cet effondrement aurait d'ailleurs été encore bien pire. Deuxième idée : le problème des dettes publiques est surtout un problème européen. Encore faux : les Etats-Unis et le Japon font face au même dilemme que l'Europe. Ils naviguent eux aussi entre le double écueil d'une perte de solvabilité s'ils tardent trop à assainir leurs comptes publics et une stagnation économique prolongée s'ils le font trop vite. A cet égard, chacun poursuit une stratégie différente, l'austérité à marche forcée que s'impose la zone euro n'étant manifestement pas la meilleure. Enfin, troisième idée : la crise des dettes publiques est la dernière phase de la crise. Malheureusement, encore faux : les titres publics des Etats développés avaient jusqu'à présent la qualité d'actif sans risque. La perte de ce statut - on l'observe déjà en Europe - peut déstabiliser le bilan des banques et les capacités de crédit de ces dernières. Au-delà, elle fait aussi peser une lourde menace pour la stabilité des changes dès lors que la crédibilité de la stratégie budgétaire d'un pays ou d'une zone à monnaie de réserve peut être mise en doute. Instructif.

Sandra Moatti / Alternatives économiques

L’excellente collection « Repères » des éditions La Découverte fournit un nouveau livre clair et bien charpenté. En considérant les situations du Japon, des États-Unis et de l’Europe, les auteurs montrent les enjeux et les dangers des politiques spécifiques de ces trois ensembles : danger pour l’Europe de tuer la croissance par un retour trop brutal à l’équilibre budgétaire, danger pour les États-Unis d’un effondrement budgétaire provoqué par une poursuite effrénée de la croissance économique, danger pour le Japon de dépenses sociales entraînées par le vieillissement avancé de sa population. Un petit espoir se cache dans une revalorisation progressive des devises des pays émergents. Ce qui suppose des ajustements internationaux d’autant plus difficiles à négocier que, la crise aidant, chacun cède à la tentation d’un repli frileux sur ses frontières économiques passées.

Julio Schumacher / Etudes
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