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La Fenêtre panoramique - Édition collector

Robert Laffont
EAN : 9782221203293
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 560
Format : 122 x 182 mm
La Fenêtre panoramique - Édition collector

Robert LATOUR (Traducteur), Douglas KENNEDY (Préface)
Collection : Pavillons Poche
Date de parution : 09/11/2017

« Le roman que vous êtes sur le point de lire est l’un des plus grands et des plus sombres chefs-d’oeuvre de la littérature américaine du XXe siècle. » Douglas Kennedy.

Édition collector.

EAN : 9782221203293
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 560
Format : 122 x 182 mm
Robert Laffont

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • pasiondelalectura Posté le 30 Septembre 2019
    La fenêtre panoramique (Revolutionary Road, 1961) est le premier roman de Richard Yates; un livre finaliste pour le National Book Award 1962 et considéré dans la liste The American Scholar de juillet 2014 comme faisant partie des 100 meilleurs romans américains. J’ai lu quelque part que ce livre aurait changé la vie de l’auteur contemporain Douglas Kennedy. Le film éponyme tiré du roman en 2009 par Sam Mendes, et projeté en France sous le nom Les noces rebelles, interprété par Leonardo DiCaprio et Kate Winslett; ce rôle valut a Winslett le Golden Globe de la meilleure actrice. C’est un film excellent, dévastateur, très proche du livre mais quasi exclusivement axé sur les confrontations du couple protagoniste, ce qui le rend assez négatif et ce film peut devenir déprimant pour des personnes en détresse émotionnelle au moment du visionnage. Quant au livre, il est excellent, ravageur, dérangeant, violent, et d’un réalisme qui résulte presque douloureux. Sa lecture laisse KO. Mais quelle force et quelle pertinence du texte qui démolit littéralement le conformisme américain des années 50 et dresse un portrait peu flatteur du tout de l’american way of life à travers l’histoire d’un couple banal confronté à leurs problèmes existentiels. L’histoire est le... La fenêtre panoramique (Revolutionary Road, 1961) est le premier roman de Richard Yates; un livre finaliste pour le National Book Award 1962 et considéré dans la liste The American Scholar de juillet 2014 comme faisant partie des 100 meilleurs romans américains. J’ai lu quelque part que ce livre aurait changé la vie de l’auteur contemporain Douglas Kennedy. Le film éponyme tiré du roman en 2009 par Sam Mendes, et projeté en France sous le nom Les noces rebelles, interprété par Leonardo DiCaprio et Kate Winslett; ce rôle valut a Winslett le Golden Globe de la meilleure actrice. C’est un film excellent, dévastateur, très proche du livre mais quasi exclusivement axé sur les confrontations du couple protagoniste, ce qui le rend assez négatif et ce film peut devenir déprimant pour des personnes en détresse émotionnelle au moment du visionnage. Quant au livre, il est excellent, ravageur, dérangeant, violent, et d’un réalisme qui résulte presque douloureux. Sa lecture laisse KO. Mais quelle force et quelle pertinence du texte qui démolit littéralement le conformisme américain des années 50 et dresse un portrait peu flatteur du tout de l’american way of life à travers l’histoire d’un couple banal confronté à leurs problèmes existentiels. L’histoire est le délitement du mariage de Frank et April Wheeler, l’histoire de leur mariage raté et de leur chronique conjugale. Ils ont tout juste 30 ans et « l’air » d’être le couple parfait, deux enfants et une vie tracée au cordeau par l’ennui. Elle voulait devenir comédienne, mais elle est tombée enceinte et s’est mariée. Lui, il ne sait pas trop ce qu’il voudrait devenir, il n’a pas poursuivi des études parce qu’il a manqué d’assiduité et il a tout délaissé. Tous les deux couvent des déceptions car dès le premier enfant ils vont faire une croix sur leurs rêves. Nous sommes en Amérique en 1955 dans le Connecticut de l’Ouest à une époque où les banlieues se développent. C’est l’époque bénie de l’Amérique conquérante, l’Amérique florissante de la post guerre, avec l‘american dream de l’aisance matérielle, le consumérisme à tout va. Richard Yates va gratter le vernis et cela crisse. April et Frank vont acheter une charmante maison dans une morne banlieue de New York, grâce au travail de bureau de Frank et construiront ainsi leur propre prison. La maison à une baie vitrée sur la devanture, ce qui donne le titre à la version française du livre, car c’est à travers cette large fenêtre que les Wheeler perçoivent leur quartier, leur entourage et même s’épient entre eux. Le titre en anglais est plus subtil c’est le nom de la rue qu’ils habitent: Revolutionary Road. Tous les couples qu’ils côtoient ont des secrets non dévoilés car leur vie à tous est comme un spectacle dans lequel il faut faire bonne figure, il faut paraitre et ce n’est pas par hasard que ce livre commence par une représentation de théâtre d’amateurs. Mais Frank hait son travail, déteste ses collègues, déteste sa maison et les transports en train AR pour se rendre chaque matin au travail à Manhattan. April n’aime pas non plus être femme au foyer avec des tâches répétitives; elle n’apprécie pas non plus ses amis, d’autres mères au foyer. En fait les Wheeler méprisent un peu tout le monde. Les Wheeler sont seuls, très seuls, esseulés dans leur cocon et sans aucun intérêt dans leur vie. Ils sont assez égotistes car ils ont deux enfants et jamais ils ne s’intéressent à eux, à leur devenir. Leur frustration mutuelle ne les motive pas pour construire leur vie de famille et se donner un peu de stabilité. Deux détails sont surreprésentés dans le livre : la consommation d’alcool et de tabac. Frank en boit même pendant le travail et dès qu’il arrive chez lui, April l’accueille selon cette tradition de préparer un cocktail au mari qui rentre le soir. Ce n’est pas propre aux Wheeler, c’est assez général et plusieurs personnages dans le livre ont un problème avec l’alcool. Il y a aussi la consommation concomitante de tabac: on fume au travail, on fume dans les transports, on fume à la maison, on fume partout. Et April va décider vers la trentaine, de partir à l’étranger, de tout plaquer pour entamer une nouvelle vie à Paris. Elle s’imagine travaillant comme secrétaire et pourvoyant aux nécessités de la famille pendant que son mari chercherait sa voie. Mais le sort décide autre chose : April retombe enceinte et Frank obtient une promotion de façon tout à fait inattendue. La construction de ce roman est intéressante avec ces divers couples qui alternent les points de vue et qui se croient supérieurs les uns des autres, cette succession de rituels quotidiens immuables, cette vie basée sur des apparences et, in fine, une autopsie féroce du rêve américain. Il y a un personnage clé dans le roman, c’est John le fils schizophrène de l’agent immobilier qui leur a trouvé la maison, car cet homme nous signifie clairement que la folie ne réside pas forcément là où nous le pensons. Il y a une finesse dans l’analyse psychologique qui est rare, les scènes du livre sont aussi bien cadrées que dans un tableau de Edward Hopper. Et cet auteur me fait penser beaucoup à des écrivains désenchantés comme Robert Goolrick, Evan S. Connell, Joyce Carol Oates. Un excellent auteur. Ce livre est une pépite.
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  • Salix_alba Posté le 1 Décembre 2018
    Je serais tenté d’appeler ce roman : Rêves égarés. En l’occurrence, un jeune couple de parents américains des années cinquante, ce fixe le rêve de l’american way of life ! Chercher la différence, fuir la routine, vivre intensément, et surtout éviter d’être pris pour des petits-bourgeois ; cette foi qui pense et induit une - supposé – plus grande capacité intellectuelle. La relation de couple – du tendre au conflictuelle -, l’éducation des enfants, les relations âpres du voisinage, bref les règles de la vie au quotidien se dressent devant-eux. Le canevas des codes sociaux ainsi posé, comment s’en sortir ? Richard Yates joue beaucoup avec les sentiments, sur l’aspect émotionnel ; s’aiment-ils ? Se détestent-ils ? Cette union n’a-t-elle pour but que la réalisation de leurs rêves ? La recherche de ceux-ci risque de n’être qu’une chimère ; la concession de chacun, l’écoute, l’absence de non-dits pourront-ils éviter l’anéantissement de ces deux êtres ? Une perception des émotions parfaitement notées par l’auteur ; un très beau roman sur la vanité humaine…
  • JacquesYvesDepoix Posté le 20 Août 2018
    "La fenêtre panoramique" est une découverte pour moi et restera longtemps dans ma mémoire comme l'un des meilleurs romans que j'aie jamais lu. Il est impossible que cette histoire ne fasse pas écho dans l'esprit de chacun tant elle est universelle. Cette histoire de couple qui craque peu à peu est le prétexte pour considérer le sens de la vie en général. On ressort de ce roman retourné et meilleur qu'avant, nécessairement. Vous avez donc compris que je vous le conseille vivement !
  • Givry Posté le 17 Juillet 2018
    La fenêtre panoramique de Richard Yates Ce livre, sorti aux Etats Unis en 1961, a été un succès d’estime dans les milieux littéraires. Publié sur le nom « Revolution Road », il retrace la vie d’une jeune famille d’américains moyens vivant dans la banlieue de New-York, leur maison est sur la Revolution Road, nom prometteur. Frank est pédant et se regarde vivre sous l’oeil admiratif d’April, sa jeune femme qui rêve aussi sa vie. Les rêves se rejoignent parfois mais pas toujours. Les hasards de la vie sont là pour les éprouver. Frank et April sont très conformistes alors qu’ils se veulent différents des autres, au-dessus des autres. Ils critiquent sans cesse leur entourage. Par exemple, Frank s’observe pendant une discussion avec son responsable et pense déjà à la façon dont il narrera le soir la scène à sa femme, pour bien mettre se mettre en valeur et montrer combien son responsable est méprisable. La description de son travail est digne du film « Brazil » de Terry Gilliam, chacun occupe une place interchangeable dans ce dédale de bureaux minuscules placés sur un plateau. Il traite un dossier ou ne le traite pas, aucune importance pour lui comme pour les autres. Il est désinvolte mais tout le monde... La fenêtre panoramique de Richard Yates Ce livre, sorti aux Etats Unis en 1961, a été un succès d’estime dans les milieux littéraires. Publié sur le nom « Revolution Road », il retrace la vie d’une jeune famille d’américains moyens vivant dans la banlieue de New-York, leur maison est sur la Revolution Road, nom prometteur. Frank est pédant et se regarde vivre sous l’oeil admiratif d’April, sa jeune femme qui rêve aussi sa vie. Les rêves se rejoignent parfois mais pas toujours. Les hasards de la vie sont là pour les éprouver. Frank et April sont très conformistes alors qu’ils se veulent différents des autres, au-dessus des autres. Ils critiquent sans cesse leur entourage. Par exemple, Frank s’observe pendant une discussion avec son responsable et pense déjà à la façon dont il narrera le soir la scène à sa femme, pour bien mettre se mettre en valeur et montrer combien son responsable est méprisable. La description de son travail est digne du film « Brazil » de Terry Gilliam, chacun occupe une place interchangeable dans ce dédale de bureaux minuscules placés sur un plateau. Il traite un dossier ou ne le traite pas, aucune importance pour lui comme pour les autres. Il est désinvolte mais tout le monde l’est, alors pourquoi pas lui ? Je dois reconnaître que la lecture de ce livre est une épreuve car il est magnifiquement écrit et juste de cruauté, les atermoiements des personnages sont d’actualité. Yates va très loin dans les abysses de l’âme humaine, avec la grâce de ne pas avoir l’air d’y toucher. Il prend son temps pour décrire les dérives de ce petite couple a priori inoffensif. Il y a de la violence, beaucoup d’alcool. Seul un vrai (?) fou ayant la permission de sortie dominicale sait désigner directement ce qui ne fonctionne pas dans les relations autour de lui. Cela peut être drôle quand il s’agit du comportement de sa propre mère. Tout le long de la lecture, on se pose plusieurs questions : jusqu’où ira ce couple ? A quoi tient un couple ? A ses projets ? Ses mensonges ? Les hasards tout simples comme une visite impromptue qui déclenche une colère ou au contraire évite l’inéluctable ? Ce récit est glaçant de vérité, trop juste, trop désespérant, ce qui explique peut-être qu’il n’a pas rencontré son public au moment de son édition.
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  • ddib Posté le 18 Juin 2018
    Écriture subtile, un ravissement du style, c'est également une force des situations et un regard sans concession sur le couple et la classe moyenne plus des États-Unis des années 50. L'adaptation au cinéma est réussie, le livre plonge davantage dans les arcanes des pensées des personnages et de leur rapport psychologique. Un vrai plaisir.
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