Lisez! icon: Search engine
Robert Laffont
EAN : 9782221203293
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 560
Format : 122 x 182 mm

La Fenêtre panoramique - Édition collector

Robert LATOUR (Traducteur), Douglas KENNEDY (Préface)
Collection : Pavillons Poche
Date de parution : 09/11/2017

« Le roman que vous êtes sur le point de lire est l’un des plus grands et des plus sombres chefs-d’oeuvre de la littérature américaine du XXe siècle. » Douglas Kennedy.

Édition collector.

EAN : 9782221203293
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 560
Format : 122 x 182 mm
Robert Laffont

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • Planteverte Posté le 26 Juin 2020
    Je découvre Richard Yates avec la Fenêtre Panoramique, petit pavé de plus de 600 pages, et j'irai très certainement lire le reste de son oeuvre. J'aime beaucoup l'humour qui se dégage des pages, il s'agit plutôt de cynisme d'ailleurs. Nous découvrons le quotidien de Franck et April, un jeune couple américain établi en banlieue. Gorgés par leur volonté de différer des autres, regardant de haut leurs voisins, ils ne se rendent pas compte qu'au contraire ils leur ressemblent et mènent une vie rangée et bien conforme comme eux. C'est une histoire sans happy end, l'histoire des illusions perdues, comme on dit. Ce couple a tout pour être heureux mais ne cesse de se déchirer. Les personnages sont tous très attachants, mention spéciale à Mr Givings et à son appareil auditif !
  • darkmoon Posté le 8 Décembre 2019
    « La fenêtre panoramique » est une ode au dur métier d'homme, qui dépeint la beauté et le drame inhérent à la condition humaine, doublée d'une odyssée moderne ; l'odyssée d'une intelligence où le seul obstacle est soi-même. Il existe des livres qui, par de mystérieux tours de force, arrivent à atteindre une certaine vérité. La fenêtre panoramique fait partie de ces rares œuvres qu'on prend plaisir à lire et relire malgré la mélancolie qui se dégage de cette histoire. Celle de Frank et April, un jeune couple cherchant à réaliser leurs rêves, entre celui de fonder une famille et celui de vivre une vie trépidante loin des codes de la société actuelle. Ces deux rêves vont se mêler successivement à l'intérieur des âmes des personnages sans jamais réellement se croiser. S'ils ont été parfois sur la même longueur d'onde, ils finissent par ne plus l'être. Et le lecteur va finalement se demander s'ils ne l'ont jamais été. Cette différence les conduira à détruire l'amour qui les avaient unis, avec d'un côté un homme profondément amoureux prêt à de relatifs compromis pour sauver cet amour si précieux à son cœur, et de l'autre une femme malheureuse de la vie bien... « La fenêtre panoramique » est une ode au dur métier d'homme, qui dépeint la beauté et le drame inhérent à la condition humaine, doublée d'une odyssée moderne ; l'odyssée d'une intelligence où le seul obstacle est soi-même. Il existe des livres qui, par de mystérieux tours de force, arrivent à atteindre une certaine vérité. La fenêtre panoramique fait partie de ces rares œuvres qu'on prend plaisir à lire et relire malgré la mélancolie qui se dégage de cette histoire. Celle de Frank et April, un jeune couple cherchant à réaliser leurs rêves, entre celui de fonder une famille et celui de vivre une vie trépidante loin des codes de la société actuelle. Ces deux rêves vont se mêler successivement à l'intérieur des âmes des personnages sans jamais réellement se croiser. S'ils ont été parfois sur la même longueur d'onde, ils finissent par ne plus l'être. Et le lecteur va finalement se demander s'ils ne l'ont jamais été. Cette différence les conduira à détruire l'amour qui les avaient unis, avec d'un côté un homme profondément amoureux prêt à de relatifs compromis pour sauver cet amour si précieux à son cœur, et de l'autre une femme malheureuse de la vie bien rangée qu'elle mène et rêvant d'une vie trépidante pour ainsi raviver la flamme des débuts. Ils tenteront donc tous les deux de sauver leur amour, mais à leur manière, ils toucheront ce rêve du bout des doigts, du bout des lèvres, sans jamais le vivre. C'est ainsi que l'on se rend compte que le grand rêve du livre n'est ni une vie trépidante, ni une vie familiale bien rangée, mais l'Amour de son prochain, de sa moitié. L'un le comprendra et l'autre se perdra, avec en toile de fonds la description d'une société hypocrite dont les valeurs ne sont que l'argent et l'apparence que l'on donne aux autres. C'est ainsi que l'on finit par se demander qu'elle est la cause de la perdition de ce couple : eux-mêmes ou la société étouffante et formatée dans laquelle ils vivent ? La fenêtre panoramique fait écho à l'iconoclaste en nous. Et qui, le plus souvent, y sommeille. Comme pour les Whealer les rêves nous donnent l'impression d'être vivant, mais le sommes-nous vraiment ? Vivre ses rêves n'est-il pas d'aimer entièrement et avec humilité la personne que l'on aime ? Nous pourrions nous poser ainsi des questions infinies dont les réponses sont toutes aussi infinies qu'il y a de personnes à y répondre. Et c'est en cela que réside la magie de ce roman, de poser des questions et d'en proposer des réponses aussi multiples que les personnages de cette histoire, et de laisser ainsi le choix au lecteur de répondre par lui-même avec sa propre expérience à ces questionnements. J'ai lu un livre... qui traite d'un thème que chacun sent, plus ou moins, confusément proche de soi, à savoir du temps qui passe, qui casse, qui lasse... De la promesse qu'on a pu se faire, plus jeune face au miroir de la vie, des vœux de bonheur formulés lorsque la vie vous sourit, que l'on est beaux et insouciants, jeunes et prometteurs... J’ai lu un livre… sur un couple fou d'amour qui veut absolument sortir de la routine et des conventions pour vivre leurs rêves de jeunesses, leurs idéaux et qui sombre vite justement dans ce qu'il tente de fuir, rattrapés malgré eux par la vie en société. J’ai lu un livre… qui parle de la passion, de la difficulté de la vie à deux, de la difficulté de vivre ses rêves quand la vie nous force à nous en éloigner...
    Lire la suite
    En lire moins
  • pasiondelalectura Posté le 30 Septembre 2019
    La fenêtre panoramique (Revolutionary Road, 1961) est le premier roman de Richard Yates; un livre finaliste pour le National Book Award 1962 et considéré dans la liste The American Scholar de juillet 2014 comme faisant partie des 100 meilleurs romans américains. J’ai lu quelque part que ce livre aurait changé la vie de l’auteur contemporain Douglas Kennedy. Le film éponyme tiré du roman en 2009 par Sam Mendes, et projeté en France sous le nom Les noces rebelles, interprété par Leonardo DiCaprio et Kate Winslett; ce rôle valut a Winslett le Golden Globe de la meilleure actrice. C’est un film excellent, dévastateur, très proche du livre mais quasi exclusivement axé sur les confrontations du couple protagoniste, ce qui le rend assez négatif et ce film peut devenir déprimant pour des personnes en détresse émotionnelle au moment du visionnage. Quant au livre, il est excellent, ravageur, dérangeant, violent, et d’un réalisme qui résulte presque douloureux. Sa lecture laisse KO. Mais quelle force et quelle pertinence du texte qui démolit littéralement le conformisme américain des années 50 et dresse un portrait peu flatteur du tout de l’american way of life à travers l’histoire d’un couple banal confronté à leurs problèmes existentiels. L’histoire est le... La fenêtre panoramique (Revolutionary Road, 1961) est le premier roman de Richard Yates; un livre finaliste pour le National Book Award 1962 et considéré dans la liste The American Scholar de juillet 2014 comme faisant partie des 100 meilleurs romans américains. J’ai lu quelque part que ce livre aurait changé la vie de l’auteur contemporain Douglas Kennedy. Le film éponyme tiré du roman en 2009 par Sam Mendes, et projeté en France sous le nom Les noces rebelles, interprété par Leonardo DiCaprio et Kate Winslett; ce rôle valut a Winslett le Golden Globe de la meilleure actrice. C’est un film excellent, dévastateur, très proche du livre mais quasi exclusivement axé sur les confrontations du couple protagoniste, ce qui le rend assez négatif et ce film peut devenir déprimant pour des personnes en détresse émotionnelle au moment du visionnage. Quant au livre, il est excellent, ravageur, dérangeant, violent, et d’un réalisme qui résulte presque douloureux. Sa lecture laisse KO. Mais quelle force et quelle pertinence du texte qui démolit littéralement le conformisme américain des années 50 et dresse un portrait peu flatteur du tout de l’american way of life à travers l’histoire d’un couple banal confronté à leurs problèmes existentiels. L’histoire est le délitement du mariage de Frank et April Wheeler, l’histoire de leur mariage raté et de leur chronique conjugale. Ils ont tout juste 30 ans et « l’air » d’être le couple parfait, deux enfants et une vie tracée au cordeau par l’ennui. Elle voulait devenir comédienne, mais elle est tombée enceinte et s’est mariée. Lui, il ne sait pas trop ce qu’il voudrait devenir, il n’a pas poursuivi des études parce qu’il a manqué d’assiduité et il a tout délaissé. Tous les deux couvent des déceptions car dès le premier enfant ils vont faire une croix sur leurs rêves. Nous sommes en Amérique en 1955 dans le Connecticut de l’Ouest à une époque où les banlieues se développent. C’est l’époque bénie de l’Amérique conquérante, l’Amérique florissante de la post guerre, avec l‘american dream de l’aisance matérielle, le consumérisme à tout va. Richard Yates va gratter le vernis et cela crisse. April et Frank vont acheter une charmante maison dans une morne banlieue de New York, grâce au travail de bureau de Frank et construiront ainsi leur propre prison. La maison à une baie vitrée sur la devanture, ce qui donne le titre à la version française du livre, car c’est à travers cette large fenêtre que les Wheeler perçoivent leur quartier, leur entourage et même s’épient entre eux. Le titre en anglais est plus subtil c’est le nom de la rue qu’ils habitent: Revolutionary Road. Tous les couples qu’ils côtoient ont des secrets non dévoilés car leur vie à tous est comme un spectacle dans lequel il faut faire bonne figure, il faut paraitre et ce n’est pas par hasard que ce livre commence par une représentation de théâtre d’amateurs. Mais Frank hait son travail, déteste ses collègues, déteste sa maison et les transports en train AR pour se rendre chaque matin au travail à Manhattan. April n’aime pas non plus être femme au foyer avec des tâches répétitives; elle n’apprécie pas non plus ses amis, d’autres mères au foyer. En fait les Wheeler méprisent un peu tout le monde. Les Wheeler sont seuls, très seuls, esseulés dans leur cocon et sans aucun intérêt dans leur vie. Ils sont assez égotistes car ils ont deux enfants et jamais ils ne s’intéressent à eux, à leur devenir. Leur frustration mutuelle ne les motive pas pour construire leur vie de famille et se donner un peu de stabilité. Deux détails sont surreprésentés dans le livre : la consommation d’alcool et de tabac. Frank en boit même pendant le travail et dès qu’il arrive chez lui, April l’accueille selon cette tradition de préparer un cocktail au mari qui rentre le soir. Ce n’est pas propre aux Wheeler, c’est assez général et plusieurs personnages dans le livre ont un problème avec l’alcool. Il y a aussi la consommation concomitante de tabac: on fume au travail, on fume dans les transports, on fume à la maison, on fume partout. Et April va décider vers la trentaine, de partir à l’étranger, de tout plaquer pour entamer une nouvelle vie à Paris. Elle s’imagine travaillant comme secrétaire et pourvoyant aux nécessités de la famille pendant que son mari chercherait sa voie. Mais le sort décide autre chose : April retombe enceinte et Frank obtient une promotion de façon tout à fait inattendue. La construction de ce roman est intéressante avec ces divers couples qui alternent les points de vue et qui se croient supérieurs les uns des autres, cette succession de rituels quotidiens immuables, cette vie basée sur des apparences et, in fine, une autopsie féroce du rêve américain. Il y a un personnage clé dans le roman, c’est John le fils schizophrène de l’agent immobilier qui leur a trouvé la maison, car cet homme nous signifie clairement que la folie ne réside pas forcément là où nous le pensons. Il y a une finesse dans l’analyse psychologique qui est rare, les scènes du livre sont aussi bien cadrées que dans un tableau de Edward Hopper. Et cet auteur me fait penser beaucoup à des écrivains désenchantés comme Robert Goolrick, Evan S. Connell, Joyce Carol Oates. Un excellent auteur. Ce livre est une pépite.
    Lire la suite
    En lire moins
  • Salix_alba Posté le 1 Décembre 2018
    Je serais tenté d’appeler ce roman : Rêves égarés. En l’occurrence, un jeune couple de parents américains des années cinquante, ce fixe le rêve de l’american way of life ! Chercher la différence, fuir la routine, vivre intensément, et surtout éviter d’être pris pour des petits-bourgeois ; cette foi qui pense et induit une - supposé – plus grande capacité intellectuelle. La relation de couple – du tendre au conflictuelle -, l’éducation des enfants, les relations âpres du voisinage, bref les règles de la vie au quotidien se dressent devant-eux. Le canevas des codes sociaux ainsi posé, comment s’en sortir ? Richard Yates joue beaucoup avec les sentiments, sur l’aspect émotionnel ; s’aiment-ils ? Se détestent-ils ? Cette union n’a-t-elle pour but que la réalisation de leurs rêves ? La recherche de ceux-ci risque de n’être qu’une chimère ; la concession de chacun, l’écoute, l’absence de non-dits pourront-ils éviter l’anéantissement de ces deux êtres ? Une perception des émotions parfaitement notées par l’auteur ; un très beau roman sur la vanité humaine…
  • JacquesYvesDepoix Posté le 20 Août 2018
    "La fenêtre panoramique" est une découverte pour moi et restera longtemps dans ma mémoire comme l'un des meilleurs romans que j'aie jamais lu. Il est impossible que cette histoire ne fasse pas écho dans l'esprit de chacun tant elle est universelle. Cette histoire de couple qui craque peu à peu est le prétexte pour considérer le sens de la vie en général. On ressort de ce roman retourné et meilleur qu'avant, nécessairement. Vous avez donc compris que je vous le conseille vivement !
ABONNEZ-VOUS À LA NEWSLETTER DE ROBERT LAFFONT
Les Éditions Robert Laffont publient de la littérature française et étrangère, des biographies, des témoignages, des mémoires, des romans policiers et d'espionnage, des livres de spiritualité ou encore des livres pratiques.
Chaque mois, recevez toutes les actualités de la maison en vous abonnant à notre newsletter.