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            La fin de la modernité juive

            La Découverte
            EAN : 9782707192202
            Code sériel : 456
            Façonnage normé : POCHE
            Nombre de pages : 192
            Format : 125 x 190 mm
            La fin de la modernité juive
            Histoire d'un tournant conservateur

            Date de parution : 06/10/2016

            Cet essai d'Enzo Traverso developpe une thèse forte et originale, selon laquelle la modernité juive a épuisé sa trajectoire. Après avoir été le principal foyer de la pensée critique du monde occidental – à l’époque où l’Europe en était le centre –, la pensée juive vit, depuis l'après-guerre, un tournant conservateur, et se retrouve aujourd'hui, par une sorte de renversement paradoxal, au cœur des dispositifs de domination.

            La modernité juive s’est déployée entre les Lumières et la Seconde Guerre mondiale, entre les débats qui ont préparé l’émancipation des juifs et le génocide nazi. Pendant ces deux siècles, l’Europe en a été le cœur ; sa richesse intellectuelle, littéraire, scientifique et artistique s’est révélée exceptionnelle. Mais la modernité... La modernité juive s’est déployée entre les Lumières et la Seconde Guerre mondiale, entre les débats qui ont préparé l’émancipation des juifs et le génocide nazi. Pendant ces deux siècles, l’Europe en a été le cœur ; sa richesse intellectuelle, littéraire, scientifique et artistique s’est révélée exceptionnelle. Mais la modernité juive a épuisé sa trajectoire. Après avoir été un foyer de la pensée critique du monde occidental, les juifs se sont retrouvés, par une sorte de renversement paradoxal, du côté de la domination. Les intellectuels ont été rappelés à l’ordre et les subversifs se sont assagis, en devenant souvent des conservateurs. L’antisémitisme a cessé de modeler les cultures occidentales, en laissant la place à l’islamophobie, la forme dominante du racisme en ce début du XXIe siècle. Transformée en « religion civile » de nos démocraties libérales, la mémoire de l’Holocauste a fait de l’ancien « peuple paria » une minorité respectable, distinguée, héritière d’une histoire à l’aune de laquelle l’Occident démocratique mesure ses vertus morales.
            Dans cet essai novateur, Enzo Traverso analyse cette métamorphose historique. Son bilan ne vise pas à condamner ou à absoudre mais à réfléchir sur une expérience achevée, afin d’en sauver le legs, menacé tant par sa canonisation stérile que par sa confiscation conservatrice.
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            EAN : 9782707192202
            Code sériel : 456
            Façonnage normé : POCHE
            Nombre de pages : 192
            Format : 125 x 190 mm
            La Découverte
            10.00 €
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            Ils en parlent

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            De Spinoza à Freud, de Marx à Einstein, de Heine à Benjamin, le Juif est à la fois le persécuté et le prophète, l’homme du Livre ancestral de l’Occident et de la Révolution radicale. Ceci parce que cela, depuis toujours. Il apporte les tables des Lois nouvelles et les brise à la fois. L’intérêt de l’essai de Traverso est de nous livrer, en moins de deux cents pages, toute cette complexité archéologique. Une figure intellectuelle majeure du XXe siècle retient alors son attention : Hannah Arendt. Parce qu’elle n’était ni réactionnaire, ni simplement « progressiste de gauche », ni tout à fait libérale, ni uniquement anticommuniste, comprenant la cause sioniste et émettant pourtant les plus sérieuses, et prophétiques, réserves sur l’idée même d’un « État juif », elle préfigure ce qui devrait être, au cas où les choses ne tourneraient pas trop mal, le profil de l’intellectuel qui vient. Les pages que Traverso lui consacrent sont à la fois admiratives et critiques. Le principal apport d’un tel livre tient au fond à la complexité qu’il réintroduit dans un débat impossible sans elle. Cette complexité est celle de notre époque qui a perdu un saint principiel simple auquel se vouer. Rien ne nous garantit désormais que l’universalisme soit davantage positif ou souhaitable que le particularisme, pas plus du reste que le contraire. Autrement dit : toute forme de confort intellectuel nous est désormais interdite. C’est à cela que Traverso nous oblige.
             
            Mehdi Belhaj Kacem / Philosophie Magazine
            Enzo Traverso, professeur à l'université Cornell (États-Unis), condense dans ce livre son long travail de recherche "Si la première moitié du XX° siècle a été l'âge de Kafka, Freud, Benjamin, Luxemburg et Trotski, la seconde a plutôt été celle de Raymond Aron, Léo Strauss, Henry Kissinger et Ariel Sharon" Traverso décrit l'apport critique des 'Juifs parias" par rapport à leur communauté, de la fin du XVIII° siècle à la Seconde Guerre mondiale. L'esprit frondeur de ces intellectuels a été remplacé par la sacralisation consensuelle d'Israël, prétendue réparation de la Shoah de la part des divers Etats européens compromis. Avec la création de la théocratie israélienne, la judéité est devenue une sorte de tabou occidental et Israél a relayé l'impérialisme au Moyen-Orient. Cet ouvrage est un livre avant, bourré de références érudites dont la moindre n'est pas celle faite au grand historien israélien Shlomo Sand.
             
            Arnaud Spire / L'Humanité
            Dans cet essai, l’auteur, professeur de science politique à l’Université de Picardie à Amiens, défend une thèse qui peut se résumer ainsi : depuis la Shoah et la création de l’État d’Israël, la modernité juive qui, depuis les Lumières et au sein de la diaspora, avait été un foyer critique de la pensée occidentale, est arrivée en fin de cycle. Le juif subversif s’est mué en partisan de l’ordre. La raison de cette mutation n’est pas endogène. Les juifs se sont mis au diapason du monde ambiant, et sont comme le miroir des tendances générales. Évitant de condamner ou d’absoudre, l’auteur s’interroge sur cette évolution et en dégage les conséquences, tout spécialement en retraçant la trajectoire d’intellectuels juifs qui lui sont familiers. L’histoire juive, dont il a une approche séculière et qu’il connaît bien, est un prisme à travers lequel il lit l’histoire du monde. Dans son exposé bien argumenté, Enzo Traverso n’hésite pas à prendre position, à secouer des idées reçues, tout en gardant le sens de la nuance. De ce point de vue, on retiendra les pages sur l’antisémitisme et sur le sionisme. Dédiant son ouvrage à la mémoire des juifs « militants », « internationalistes », « engagés aux côtés des opprimés », qui ont traversé le xxe siècle, « époque de feu et de sang », l’auteur adopte l’attitude du juif subversif. Intellectuel engagé et indépendant, il questionne le présent et invite à prendre position. À coup sûr, sa thèse, qui ne laisse pas indifférent, stimulera la réflexion à la fois sur l’évolution du monde juif, et par ricochet, sur notre temps. Un regret : les notes, qui sont assez nombreuses et éclairantes, sont rejetées à la fin de l’ouvrage.
             
            Pierre Sauvage / Etudes
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