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Archipoche
EAN : 9782377353750
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 211
Format : 110 x 178 mm

La France coloniale sans fard ni déni - De Ferry à De Gaulle, en passant par Alger

Collection : Archidoc
Date de parution : 09/10/2019
Une réflexion sur la France coloniale de Ferry à de Gaulle, en passant par Alger, pour ouvrir les débats difficiles mais essentiels auxquels les Français du XXIe siècle sont confrontés. 
L’histoire de la France coloniale, dont les territoires éparpillés sur quatre continents faisaient rêver les écoliers de la IIIe République, est loin d’être close. Mémoires et groupes de pression s’activent pour en tirer les leçons qui leur conviennent. Les politiques s’en mêlent a coups de « lois mémorielles ».... L’histoire de la France coloniale, dont les territoires éparpillés sur quatre continents faisaient rêver les écoliers de la IIIe République, est loin d’être close. Mémoires et groupes de pression s’activent pour en tirer les leçons qui leur conviennent. Les politiques s’en mêlent a coups de « lois mémorielles ». Mais que faut-il entendre exactement par « colonies » et « colonisation » ?  Faire le bilan de ce « passe qui ne passe pas » ne peut consister a refaire le procès du système colonial ni a glorifier une épopée. Jean-Pierre Rioux rappelle les étapes de la colonisation française, dresse les portraits des grands artisans de cette histoire, et pose un certain nombre de questions : qu’impliquait le rêve de Jules Ferry ? L’entreprise coloniale fut-elle économiquement rentable ? Comment évaluer l’action de De Gaulle outre- mer ? Enfin, comment lier les débats sur les prolongements du malheur colonial aux interrogations que suscitent l’état de la France, son « identité » toujours en chantier, son pacte républicain et sa présence au monde ?
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EAN : 9782377353750
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 211
Format : 110 x 178 mm

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • WoolAndRamon Posté le 12 Mars 2021
    Je n’ai pas vraiment l’habitude de lire ce genre de livre. Cependant j’ai beaucoup appris sur la colonisation grâce à cet ouvrage. Les chapitres relativement courts permettent une lecture entrecoupée sans pour autant être totalement perdu. Inavoué ne pas avoir été fascinée par cette lecture. En revanche je trouve ce livre tout à fait accessible, il m’a vraiment donné envie de me pencher plus sérieusement sur le thème ce thème trop peu abordé je trouve dans notre société. J’ai reçu ce livre dans le cadre de la masse critique Babelio que je remercie ainsi que l’auteur et les éditions archidoc de m’avoir donné l’opportunité de découvre cet ouvrage.
  • Pris Posté le 7 Mars 2021
    Les 15 chapitres de cet ouvrage sont en fait des articles publiés par l’auteur entre 1984 et 2006, livre édité en 2011 et remanié pour cette édition de 2019. Ce parti pris a un avantage : de courts chapitres qui peuvent être lus séparément ou avec un certain laps de temps entre eux. Personnellement, cela me gêne un peu car cette façon de faire entraîne un certain nombre de répétitions et le fil conducteur choisi par Jean-Pierre Rioux pour assembler ses articles afin qu’ils forment une logique cohérente me paraît trop artificiel. Ceci dit, ce livre a largement répondu à mes attentes sur un plan scientifique. La colonisation est un fait auquel je m’intéresse depuis peu et les références et la bibliographie citées par l’auteur à chaque chapitre constituent une mine d’or pour les curieux de la période. Grossièrement, on pourrait découper le livre en 4 parties : - Les chapitres 1 à 4 : Les conquêtes - Les chapitres 5 et 6 : La colonisation dans la culture française - Les chapitres 7 à 9 : les décolonisations - Les chapitres 10 à 14 : l’Algérie Parmi les idées directrices développées au fil des chapitres, l’auteur évoque le manque de vision d’ensemble de la colonisation française et les... Les 15 chapitres de cet ouvrage sont en fait des articles publiés par l’auteur entre 1984 et 2006, livre édité en 2011 et remanié pour cette édition de 2019. Ce parti pris a un avantage : de courts chapitres qui peuvent être lus séparément ou avec un certain laps de temps entre eux. Personnellement, cela me gêne un peu car cette façon de faire entraîne un certain nombre de répétitions et le fil conducteur choisi par Jean-Pierre Rioux pour assembler ses articles afin qu’ils forment une logique cohérente me paraît trop artificiel. Ceci dit, ce livre a largement répondu à mes attentes sur un plan scientifique. La colonisation est un fait auquel je m’intéresse depuis peu et les références et la bibliographie citées par l’auteur à chaque chapitre constituent une mine d’or pour les curieux de la période. Grossièrement, on pourrait découper le livre en 4 parties : - Les chapitres 1 à 4 : Les conquêtes - Les chapitres 5 et 6 : La colonisation dans la culture française - Les chapitres 7 à 9 : les décolonisations - Les chapitres 10 à 14 : l’Algérie Parmi les idées directrices développées au fil des chapitres, l’auteur évoque le manque de vision d’ensemble de la colonisation française et les conquêtes dont les conquérants mettaient la métropole devant le fait accompli, que ce soit en Algérie - « le péché originel de la colonisation de l’Algérie par la France : n’avoir pas su, au fond, ce qu’elle venait faire en débarquant à Sidi Ferruch en 1830, sauf à s’autoproclamer « civilisatrice ». » - ou en Indochine. Les Français de métropole sont globalement assez indifférents à tout cela : il s’agit plus d’une histoire de militaires qu’une histoire populaire. Ce manque d’intérêt des Français de métropole pour l’histoire coloniale traverse les XIX° et XX° siècles. L’auteur évoque les manuels scolaires où le fait colonial était exalté mais il y oppose ce qui était réellement enseigné dans les écoles : ce n’est pas parce qu’un manuel exalte la colonisation qu’un instituteur, souvent de gauche à cette époque, allait le faire devant ses élèves. Même les expositions coloniales du XX° siècle, une fois passée la curiosité pour l’exotisme de l’Empire français, ne suscitent pas l’enthousiasme des foules. Les politiques, eux, veulent voir dans l’aventure coloniale un moyen de redorer le blason du régime : avec la prise d’Alger en 1930 pour la Restauration, ou la conquête de l’Afrique après la défaite de Sedan en 1870… jusqu’à celle de Fachoda en 1898, ‘Sedan colonial’ d’après Lyautey. J’ai surtout eu l’impression que la France voulait faire comme le Royaume-Uni, sans avoir son rapport à l’outre-mer. Un de mes regrets concernant cet ouvrage est la façon trop rapide dont est évoquée la société coloniale. Seule celle concernant l’Algérie est développée. Néanmoins, comme je l’ai déjà dit, l’auteur permet de pallier ce manque grâce à de nombreuses références bibliographiques. Du fait de la réduction de l’aventure coloniale à une vision purement francocentrée -ou à la rigueur européanocentrée-, l’auteur dénonce un anticolonialisme tout aussi tiède en métropole. Assez vite, même les politiques les moins convaincus par l’idéal de colonisation comme Clemenceau laisseront faire, une fois au pouvoir : « la France vaincue de 1870 pourrait, pensait-on, reconstituer ses forces physiques et morales au-delà des mers, y trouver un jour le secours des vaillants soldats colorés qui l’aideront à vaincre l’Allemagne, y affermir sa voix dans le concert des nations. ». Et ce, d’autant plus que la colonisation n’est pas rentable : c’est un gouffre financier pour le pays. Mais l’intérêt hexagonal l’emporte : l’idée de sauver la France grâce à ses colonies, idée reprise et scandée dans l’appel du 18 juin par un grand décolonisateur, de Gaulle. L’Indochine et l’Algérie font éclater l’Etat lui-même ; le désastre de Diên Biên Phù a entraîné une rancœur chez les soldats français car la population française ne s’intéressait pas à ce qui se passait à 12 000 km de la France : « la France coloniale a perdu à Diên Biên Phù l’espoir de conserver une armée disposée à subir plus avant l’indécision chronique des civils. ». Ce désamour entre civils et armée française atteint son apogée avec la guerre d’Algérie. La dénonciation de la torture, policière avant la guerre, militaire pendant n’émeut pas autant les Français que le recours aux appelés. Enfin, Jean-Pierre Rioux appelle à un meilleur enseignement de cette histoire qui résonne terriblement aujourd’hui. Je souscris totalement à cela : mais comment faire vu le peu d’heures d’enseignement dévolues à cette matière ? Contrairement à ce qui a été affirmé suite à l’horrible assassinat de Samuel Paty, les collégiens français n’ont pas 3 heures d’enseignement d’histoire par semaine mais 3 heures d’enseignement d’histoire, de géographie et d’enseignement moral et civique. Comment faire entrer cette histoire dans tout ce qu’il y a à enseigner ? Les professeurs actuels sont dans la même situation que les instituteurs de la III° République qui enseignaient assez peu la colonisation par manque de temps. Livre lu dans le cadre de l'opération Masse critique du 3 février 2021. Merci à Babelio et aux éditions Archidoc de m'avoir procuré cet ouvrage qui est une très bonne introduction aux thématiques de ce pan de l'histoire de France.
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