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Perrin
EAN : 9782262024505
Code sériel : 124
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 448
Format : 108 x 177 mm

La Guerre de Crimée

1853-1856

Date de parution : 09/03/2006

L'histoire d'une guerre qui rendit à la France sa place perdue après Waterloo, et qui marqua une avancée considérable dans la technologie militaire.

La guerre de Crimée est à la fois la première guerre industrielle et l'occasion d'une redistribution diplomatique en Méditerranée et en Orient. Le navire cuirassé et l'obus explosif changent l'échelle des pertes humaines comme les stratégies manœuvrières. La victoire de la France rétablit sa puissance quarante ans après Waterloo, confirme...

La guerre de Crimée est à la fois la première guerre industrielle et l'occasion d'une redistribution diplomatique en Méditerranée et en Orient. Le navire cuirassé et l'obus explosif changent l'échelle des pertes humaines comme les stratégies manœuvrières. La victoire de la France rétablit sa puissance quarante ans après Waterloo, confirme le rôle d'arbitre de la Grande-Bretagne et le renouveau turc. Elle détourne la Russie vaincue vers les steppes asiatiques et nourrit son nationalisme revanchard. En 1856, la mèche de la poudrière des Balkans est allumée…

Alain Gouttman s'est spécialisé dans l'étude des guerres du Second Empire. Il a reçu pour cet ouvrage le Grand Prix de la Fondation Napoléon.

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EAN : 9782262024505
Code sériel : 124
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 448
Format : 108 x 177 mm
Perrin

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • lehibook Posté le 3 Juin 2020
    Essai consacré à ce qui fut nommé « La première guerre moderne » titre justifié par l’apparition de nouvelles techniques militaires (obus explosif , cuirassés) et des massacres qui en résulte. A remarquer aussi la coexistence de cette modernité avec des épisodes archaïques (la charge de la brigade légère) et , malgré la victoire , la révélation des failles du commandement français qui trouveraient leur aboutissement à Sedan. Du point de vue géopolitique , cette alliance avec les Anglais pour empêcher les Russes de contrôler la Turquie fut un moyen pour le pouvoir français de retrouver une place en Europe et pour Napoléon III d’effacer Waterloo ..dans le sang des soldats bien entendu.
  • ErikDulaure Posté le 16 Mai 2020
    Génial ; une belle plume au service de l'histoire de France, Alain Gouttman nous raconte en détail et presque comme un roman la terrible guerre de Crimée. Pas un instant de lassitude. Un super travail d'Historien ; bravo !
  • Nikoz Posté le 5 Mai 2017
    Étrange opus, sérieux, documenté et utile car peu exploré (récemment). Mais un ton qui fleure le XIXeme avec des remarques anglophobes (probablement justifiées) d'un style très daté.
  • pdbloti17730 Posté le 8 Février 2014
    Livre passionnant sur la première guerre industrielle livrée par la France, sans aucune leçon retenue pour l'avenir
  • Walktapus Posté le 24 Juillet 2012
    Si les guerres de Napoléon III nous ont laissé les noms d'innombrables places, rues et boulevards, la plupart d'entre nous ignore de quoi il s'agit, la faute à l'oubli imposé sur le second empire par la troisième république. Si vous l'ignoriez, sachez donc que Sébastopol, Malakoff, Inkerman, le pont de l'Alma et bien sûr son zouave sont des souvenirs de la guerre de Crimée. Le livre d'Alain Gouttman présente l'intérêt de présenter une synthèse vivante, complète et dépassionnée sur ce conflit. Les causes en sont assez confuses. Religion, panslavisme, besoin de se faire une place dans le concert des nations y ont une part, mais le véritable enjeu était le contrôle des détroits du Bosphore/Dardanelles. Le conflit s'inscrit en fait dans la longue guerre froide qui oppose Russie et Angleterre tout au long du 19ème siècle. D'un côté nous avons la Russie, de l'autre surtout les Ottomans, la France et l'Angleterre, plus le Piémont-Sardaigne (en quête d'une stature à la veille de l'unification de l'Italie), et l'Autriche dans un rôle ambigu. S'il y a des opérations terrestres et navales un peu partout sur le pourtour de la Mer Noire, et jusque dans la Baltique, le gros de l'action commence avec le débarquement... Si les guerres de Napoléon III nous ont laissé les noms d'innombrables places, rues et boulevards, la plupart d'entre nous ignore de quoi il s'agit, la faute à l'oubli imposé sur le second empire par la troisième république. Si vous l'ignoriez, sachez donc que Sébastopol, Malakoff, Inkerman, le pont de l'Alma et bien sûr son zouave sont des souvenirs de la guerre de Crimée. Le livre d'Alain Gouttman présente l'intérêt de présenter une synthèse vivante, complète et dépassionnée sur ce conflit. Les causes en sont assez confuses. Religion, panslavisme, besoin de se faire une place dans le concert des nations y ont une part, mais le véritable enjeu était le contrôle des détroits du Bosphore/Dardanelles. Le conflit s'inscrit en fait dans la longue guerre froide qui oppose Russie et Angleterre tout au long du 19ème siècle. D'un côté nous avons la Russie, de l'autre surtout les Ottomans, la France et l'Angleterre, plus le Piémont-Sardaigne (en quête d'une stature à la veille de l'unification de l'Italie), et l'Autriche dans un rôle ambigu. S'il y a des opérations terrestres et navales un peu partout sur le pourtour de la Mer Noire, et jusque dans la Baltique, le gros de l'action commence avec le débarquement en Crimée d'un corps expéditionnaire franco-anglais. Les russes, dépassés techniquement et tactiquement, sur mer comme sur terre, se retranchent à Sébastopol (voir les récits de Sébastopol, de Tolstoï). Le siège dure onze mois et se termine par la prise de la ville. La guerre de Crimée est la première grande guerre de l'ère industrielle, quelques années avant la guerre de sécession, avec par exemple les premiers cuirassés et la généralisation de la balle Minié chez les alliés. C'est aussi une des dernières où les conditions sanitaires (le choléra surtout) emporteront beaucoup plus de soldats que les combats. Première guerre couverte par le journalisme et la photographie, première guerre à favoriser la naissance de l'action humanitaire. Et une guerre gagnée par les soldats, dans la douleur, contre l'incompétence de leur haut commandement (cf. la charge de la cavalerie légère à Balaclava), contre les insuffisances de la logistique. Amateurisme qui sera fatal en 1870 contre la Prusse.
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