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            La langue d'Altmann

            10/18
            EAN : 9782264063397
            Code sériel : 4950
            Façonnage normé : POCHE
            Nombre de pages : 288
            Format : 108 x 177 mm
            La langue d'Altmann

            Christophe CLARO (Traducteur)
            Date de parution : 02/07/2015
            Un paysan enterre sa fille en secret, un couple louche cherche à se débarrasser de chatons, un père pousse ses proches au suicide… Avec ce premier recueil publié en 1994, Brian Evenson s’imposait en maître du bizarre. Régis par la loi du plus fou, ses récits – absurdes, cruels, inquiétants... Un paysan enterre sa fille en secret, un couple louche cherche à se débarrasser de chatons, un père pousse ses proches au suicide… Avec ce premier recueil publié en 1994, Brian Evenson s’imposait en maître du bizarre. Régis par la loi du plus fou, ses récits – absurdes, cruels, inquiétants – sondent l'âme humaine, abandonnée à son animalité et à son mystère. Corrosif, et sidérant.
             
            «La Langue d'Altmann m'a bouleversé par sa puissance, par sa langue, son style inhabituel, par sa violence et la force de ses mots. J'admire ce livre ! » Gilles Deleuze
             
             
            Traduit de l'anglais (États-Unis) par Claro


             
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            EAN : 9782264063397
            Code sériel : 4950
            Façonnage normé : POCHE
            Nombre de pages : 288
            Format : 108 x 177 mm
            10/18
            7.10 €
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            Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

            • Badole Posté le 1 Juillet 2018
              Ayant découvert ce livre par l'intermédiaire d'un avis de libraire, j'ai été étonné de la dureté et de la rudesse des histoires et nouvelles qui nous sont comptés. Un style au punch réel et une virtuosité à nous projeter du côté obscur, une révélation.
            • MarianneL Posté le 1 Juin 2014
              Ces mots en exergue de Julia Kristeva - «… de plus en plus sec, précis, fuyant la séduction pour la cruauté… » - accompagnent celui qui pénètre dans le monde implacable de «La langue d’Altmann». Dans les vingt-six textes de ce premier livre de Brian Evenson (publié en 1994 et brillamment traduit par Claro en 2014), les personnages poussent la violence absurde, physique ou verbale, la perversion et la folie fanatique dans ses retranchements ultimes, agissant à contresens de tout code moral, et sans en général, ne susciter ni émotion forte ni révolte chez les protagonistes, à l’encontre de tous les attendus. De «Elle : ses autres corps. Un récit de voyage», fuite hallucinée et sanglante d’un tueur psychopathe au volant de son camion, sur les routes des États de l’Ouest américain, à «La fenêtre de Munich. Une persécution» où un père, dans un registre qui rappelle Franz Kafka ou Thomas Bernhard, use envers sa fille du langage comme une arme d’une perversion et d’une précision sans faille, en passant par cette trilogie - «Le vide», «Une mort lente» et «Extermination» -, l’attente d’un groupe d’hommes retranchés dans un fort qui suivent les ordres absurdes d’un chef invisible, une... Ces mots en exergue de Julia Kristeva - «… de plus en plus sec, précis, fuyant la séduction pour la cruauté… » - accompagnent celui qui pénètre dans le monde implacable de «La langue d’Altmann». Dans les vingt-six textes de ce premier livre de Brian Evenson (publié en 1994 et brillamment traduit par Claro en 2014), les personnages poussent la violence absurde, physique ou verbale, la perversion et la folie fanatique dans ses retranchements ultimes, agissant à contresens de tout code moral, et sans en général, ne susciter ni émotion forte ni révolte chez les protagonistes, à l’encontre de tous les attendus. De «Elle : ses autres corps. Un récit de voyage», fuite hallucinée et sanglante d’un tueur psychopathe au volant de son camion, sur les routes des États de l’Ouest américain, à «La fenêtre de Munich. Une persécution» où un père, dans un registre qui rappelle Franz Kafka ou Thomas Bernhard, use envers sa fille du langage comme une arme d’une perversion et d’une précision sans faille, en passant par cette trilogie - «Le vide», «Une mort lente» et «Extermination» -, l’attente d’un groupe d’hommes retranchés dans un fort qui suivent les ordres absurdes d’un chef invisible, une histoire aux accents de Volodine qui allie l’horreur à l’humour, Brian Evenson explore jusqu'à l’extrême et dans des directions multiples, la violence nue, gratuite et sans échappatoire, avec des personnages souvent impassibles, sans remords et sans émotions, qui ne laissent au lecteur aucun autre choix que celui d’être puissamment ébranlé. «Le suicide de la mère comme la tentative de suicide de la fille avaient été accomplis sans la moindre once de «désintéressement» – élément le plus indispensable à tout suicide esthétiquement réussi. Ma fille s’était jetée par la fenêtre (la première fois, pas la seconde) par pure méchanceté, pour me forcer à me soumettre à sa volonté, pour me forcer à venir la voir à Munich. Elle s’était dit qu’après cette démonstration excessive je n’aurais pas le choix. Bien sûr, entre nous, une simple tentative de suicide ne suffit pas à ébranler un homme de ma trempe. Une simple tentative de suicide est une occurrence quotidienne pour un homme de ma trempe, indigne du moindre intérêt que ce soit – en particulier quand ladite tentative poursuit le but unique de me manipuler, ce qui était certainement son cas. Je n’allais pas me laisser berner par de telles ruses de novice, lui écrivis-je. Je lui écrivis qu’elle déshonorait grandement sa mère en feignant de vouloir se suicider, au lieu de le faire pour de bon. Je l’encourageai à considérer l’acte de se suicider avec autant de sérieux que l’avait fait sa mère.» (La fenêtre de Munich – Une persécution) «Utah. Il passa la frontière, s’enfonça dans les étendues désertes du nord de l’Utah. Au bout de cinq kilomètres, il tua sa première, lui défonça les yeux avec son démonte-pneu. À l’arrière de sa camionnette, il lui grava trente-cinq étoiles dans le dos, par rangées de sept et de huit. Entamer la peau au canif n’était pas facile, trouva-t-il, ça posait des problèmes très différents du chêne et du pin. Il bâcla ses premières tentatives, recommença sur ses cuisses.» (Elle : ses autres corps. Un récit de voyage) Une expérience vertigineuse, comme une plongée dans l’œil d’un cyclone de violence.
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            • Charybde2 Posté le 20 Février 2014
              Folie, mort, absurde, inhumain transmutés par une poésie presque insoutenable. Désormais sur mon blog : http://charybde2.wordpress.com/2014/02/20/note-de-lecture-la-langue-daltmann-brian-evenson/
            • encoredunoir Posté le 19 Février 2014
              Après Contagion, Inversion, Père des mensonges, La confrérie des mutilés et Baby Leg, la collection Lot 49 publie enfin les premiers écrits de Brian Evenson. Initialement paru en 1994, ce recueil de nouvelles intègre déjà les thèmes qui fondent jusqu’à l’obsession l’œuvre d’Evenson. Et l’on comprend que les nouvelles de La langue d’Altmann aient scandalisé les Mormons de la Brigham Young University de Provo où Evenson, alors membre de l’Église de Jésus Christ des Saints du Dernier Jour, enseignait au moment de la parution du recueil. Car Brian Evenson, à travers ses histoires souvent situées dans un monde proche du nôtre mais propre à basculer rapidement dans une espèce de futur post-apocalyptique, parle de manipulation des esprits, de faux prophètes délestant leurs ouailles de leur humanité et de leur libre arbitre et du caractère mouvant de la vérité. Et si les esprits sont torturés les corps ne sont pas en reste : souillés, mutilés, ils sont l’expression de la souffrance intérieure des personnages comme de leurs propres vices. Ont tue, on ampute, on fait tuer chez Evenson, et l’on trouve toujours un moyen de justifier cette violence. C’est bien ce que montre l’extrait de la nouvelle dont le recueil tire... Après Contagion, Inversion, Père des mensonges, La confrérie des mutilés et Baby Leg, la collection Lot 49 publie enfin les premiers écrits de Brian Evenson. Initialement paru en 1994, ce recueil de nouvelles intègre déjà les thèmes qui fondent jusqu’à l’obsession l’œuvre d’Evenson. Et l’on comprend que les nouvelles de La langue d’Altmann aient scandalisé les Mormons de la Brigham Young University de Provo où Evenson, alors membre de l’Église de Jésus Christ des Saints du Dernier Jour, enseignait au moment de la parution du recueil. Car Brian Evenson, à travers ses histoires souvent situées dans un monde proche du nôtre mais propre à basculer rapidement dans une espèce de futur post-apocalyptique, parle de manipulation des esprits, de faux prophètes délestant leurs ouailles de leur humanité et de leur libre arbitre et du caractère mouvant de la vérité. Et si les esprits sont torturés les corps ne sont pas en reste : souillés, mutilés, ils sont l’expression de la souffrance intérieure des personnages comme de leurs propres vices. Ont tue, on ampute, on fait tuer chez Evenson, et l’on trouve toujours un moyen de justifier cette violence. C’est bien ce que montre l’extrait de la nouvelle dont le recueil tire son nom et que Lot 49 a choisi de mettre en quatrième de couverture : « J'avais eu raison de tuer Altmann, pensai-je. Entre tuer et ne pas tuer Altmann, j'avais choisi la première solution et ce choix, en fait, était le bon. Nous passons notre vie à faire en permanence des choix. Il existe des gens, comme Altmann, pour lesquels, quand vous leur avez tiré une balle dans le crâne, vous savez que vous avez agi correctement. Ce sont les gens comme Altmann qui font que tout le reste a un sens, pensai-je, alors que des gens comme Horst, une fois tués, ne font qu'ajouter à la confusion. Le monde est peuplé d'Altmann et de Horst, les premiers, il convient de les truffer de plombs à la première occasion, les autres, on doit peut-être les tuer, peut-être pas : qui le sait ? ». Abandonnés de Dieu ou jouets entre les mains d’un Dieu cruel jusqu’à en devenir un personnage encore plus absurde que ceux qu’il manipule, les personnages des nouvelles d’Evenson poussent jusqu’au bout les raisonnements les plus aberrants, nous entraînant dans un monde ou l’absurdité le dispute à la cruauté et où la vérité est un concept tout relatif ainsi que le montre avec brio « L’affaire Sanza », novella clôturant le recueil, dans laquelle l’auteur suit l’enquête sur le meurtre de l’inspecteur Sanza en convoquant différents témoignages qui ne cessent de se contredire. « Sanza ne mangeait jamais que « rarement » dehors (l’épouse de Sanza). Il mangeait dehors en cachette et fréquemment parce qu’il « détestait la cuisine de sa femme – si on peut appeler ça de la cuisine » (Graca). Sanza détestait les petits pois à la crème (l’épouse de Sanza), n’aurait jamais mangé de petits pois « même si sa vie en dépendait » (Graca). Sanza aimait les légumes de toutes sortes, crus ou cuits, y compris les petits pois (De Jaen). » Cruelles, sordides, dramatiques, écœurantes, pleines d’humour, tragiques, énigmatiques, les nouvelles d’Evenson dressent un portrait tordu d’une humanité abandonnée à un bien triste sort où chacun se doit de lutter pour vivre et s’accepter. C’est une expérience de lecture aussi stimulante que stupéfiante.
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            Lisez inspiré avec 10/18 !
            Voyagez hors des sentiers battus, loin d'une littérature conventionnelle et attendue…