RÉSULTATS POUR VOTRE RECHERCHE «»
Résultats pour livres
    Résultats pour auteurs
      Résultats pour catégories
        Résultats pour collection / série
          Résultats pour actualités

            La Maison de Matriona

            Robert Laffont
            EAN : 9782221195802
            Façonnage normé : POCHE
            Nombre de pages : 304
            Format : 122 x 182 mm
            La Maison de Matriona

            Andrée ROBEL (Traducteur), Léon ROBEL (Traducteur)
            Collection : Pavillons Poche
            Date de parution : 10/05/2016

            La traduction de ce chef-d'oeuvre est venue révéler en 1966 aux lecteurs français un autre territoire du continent Soljénitsyne. On y découvre l'attachement viscéral de l'auteur aux racines les plus profondes de l'âme de son grand pays à travers la simple histoire de Matriona, femme « humble et juste »...

            La traduction de ce chef-d'oeuvre est venue révéler en 1966 aux lecteurs français un autre territoire du continent Soljénitsyne. On y découvre l'attachement viscéral de l'auteur aux racines les plus profondes de l'âme de son grand pays à travers la simple histoire de Matriona, femme « humble et juste » dans l'isba de laquelle le narrateur - un instituteur à peine sorti d'un camp, avec qui l'auteur semble se confondre - trouve le refuge auquel il aspirait. Dans cette campagne, certes collectivisée, prolétarisée, survit encore l'esprit de la paysannerie. On a pu dire de ce livre qu'il avait été écrit pour l'éternité et il est vrai que dans ces quelques pages, la force évocatrice de Soljenitsyne atteint une incomparable intensité.

            « Un éloge de la vieille paysanne russe, aussi simple que sainte, un beau récit dans une veine campagnarde russissime. » Libération

            Lire la suite
            En lire moins
            EAN : 9782221195802
            Façonnage normé : POCHE
            Nombre de pages : 304
            Format : 122 x 182 mm
            Robert Laffont
            9.00 €
            Acheter

            Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

            • Jean-Daniel Posté le 4 Octobre 2016
              Ecrite en 1959, La Maison de Matriona est une des plus belles œuvres d'Alexandre Soljénitsyne, mais aussi une de celles qui ont exercé la plus grande influence sur la littérature soviétique. Kolkhozienne à la retraite, Matriona cache un cœur pur et une âme de juste. Toujours prête à rendre service malgré la misère où elle vit, elle recueille chez elle le narrateur, un instituteur de retour des camps qui va trouver dans son isba la Russie des profondeurs, une Russie humble et encore imprégnée de christianisme. Le tragique pénètre dans le récit lorsque apparaît le beau-frère de Matriona, Thaddée, un vieillard rapace qui jadis a été son fiancé... Cette chronique naïve au lyrisme populaire signifia pour la Russie le début d'une quête de ses racines qui avaient été volontairement détruites par la révolution. Dans la seconde nouvelle du recueil il y a cet Incident à la gare de Kotchétovka, le lieutenant Zotov, adjoint du commissaire d'une grande gare de triage pendant la Seconde Guerre mondiale, voit surgir au milieu des convois de soldats hagards un homme affable, en civil, qui a perdu ses papiers militaires. Zotov est conquis par ses bonnes manières. Mais, peu à peu, le doute... Ecrite en 1959, La Maison de Matriona est une des plus belles œuvres d'Alexandre Soljénitsyne, mais aussi une de celles qui ont exercé la plus grande influence sur la littérature soviétique. Kolkhozienne à la retraite, Matriona cache un cœur pur et une âme de juste. Toujours prête à rendre service malgré la misère où elle vit, elle recueille chez elle le narrateur, un instituteur de retour des camps qui va trouver dans son isba la Russie des profondeurs, une Russie humble et encore imprégnée de christianisme. Le tragique pénètre dans le récit lorsque apparaît le beau-frère de Matriona, Thaddée, un vieillard rapace qui jadis a été son fiancé... Cette chronique naïve au lyrisme populaire signifia pour la Russie le début d'une quête de ses racines qui avaient été volontairement détruites par la révolution. Dans la seconde nouvelle du recueil il y a cet Incident à la gare de Kotchétovka, le lieutenant Zotov, adjoint du commissaire d'une grande gare de triage pendant la Seconde Guerre mondiale, voit surgir au milieu des convois de soldats hagards un homme affable, en civil, qui a perdu ses papiers militaires. Zotov est conquis par ses bonnes manières. Mais, peu à peu, le doute s'insinue... Dans ce texte encore assez marqué par l'ère soviétique perce une compassion contraire à l'esprit du " réalisme socialiste". Soljénitsyne ne semblait jamais partager l'aversion de Gide pour les bons sentiments. Il ne craint ni d'éprouver ni de démontrer de la tendresse, de la pitié, de l'amour pour ses semblables. Vraiment un beau livre.
              Lire la suite
              En lire moins
            • frandj Posté le 17 Mars 2014
              « La maison de Matriona » se réfère à un contexte autobiographique, comme c'est souvent le cas dans l'oeuvre de Soljenitsyne. Ignatitch trouve un logement chez Matriona, une vieille dame qui vit dans une petite isba et qui y vit misérablement. Sa seule richesse, c’est celle de son cœur. Généreuse et naïve - sans doute trop - elle rend des services aux autres villageois qui abusent de sa bonté. Ignatitch, lui, trouve en elle une interlocutrice et un vrai dialogue se crée entre eux. Il lui parle du goulag, dont il vient de sortir. Mais le malheur arrive: Matriona meurt accidentellement et personne ne lui rend hommage; au contraire, les villageois en profitent pour récupérer les maigres affaires qu'elle laisse. La fin lugubre de cette nouvelle ne doit pas cacher l'essentiel. Ce qui domine, c’est évidemment la figure de Matriona, à la fois humble et lumineuse. A. Soljenitsyne avait une immense foi dans la Russie profonde, dans son peuple qui avait beaucoup souffert et qui avait gardé des vertus de simplicité et d’humanité, malgré (ou en raison de) ses épreuves. Dans le même volume, on trouve une autre nouvelle, beaucoup moins connue, "L'inconnu de Krétchétovka". Zotov, un militaire, est en poste dans... « La maison de Matriona » se réfère à un contexte autobiographique, comme c'est souvent le cas dans l'oeuvre de Soljenitsyne. Ignatitch trouve un logement chez Matriona, une vieille dame qui vit dans une petite isba et qui y vit misérablement. Sa seule richesse, c’est celle de son cœur. Généreuse et naïve - sans doute trop - elle rend des services aux autres villageois qui abusent de sa bonté. Ignatitch, lui, trouve en elle une interlocutrice et un vrai dialogue se crée entre eux. Il lui parle du goulag, dont il vient de sortir. Mais le malheur arrive: Matriona meurt accidentellement et personne ne lui rend hommage; au contraire, les villageois en profitent pour récupérer les maigres affaires qu'elle laisse. La fin lugubre de cette nouvelle ne doit pas cacher l'essentiel. Ce qui domine, c’est évidemment la figure de Matriona, à la fois humble et lumineuse. A. Soljenitsyne avait une immense foi dans la Russie profonde, dans son peuple qui avait beaucoup souffert et qui avait gardé des vertus de simplicité et d’humanité, malgré (ou en raison de) ses épreuves. Dans le même volume, on trouve une autre nouvelle, beaucoup moins connue, "L'inconnu de Krétchétovka". Zotov, un militaire, est en poste dans une quelconque gare où transitent les soldats et le matériel, pendant la guerre de 1941-1945. Il y rencontre un inconnu, qui déclare avoir perdu ses papiers; or, ces documents étaient un viatique indispensable en URSS, surtout pendant la guerre. Zotov éprouve une certaine sympathie pour cet homme et lui apporte son assistance, mais il se pose des questions à son sujet. Finalement l’inconnu, considéré comme suspect (déserteur ? espion ?), sera arrêté par la police, avec la complicité tacite de Zotov. Plus tard, celui-ci ose à peine demander ce qu’est devenu l'inconnu. Il a disparu, tout simplement -sans doute au Goulag. Zotov ne doit pas insister, car une curiosité trop marquée le mettrait lui-même en danger. Cette nouvelle illustre à merveille l’encadrement politique et policier qui verrouillait la Russie soviétique. Tout écart par rapport à la norme définie par le Pouvoir et toute initiative personnelle devenaient très vite suspects. S’il voulaient éviter le risque d’être eux-mêmes mis en cause, les individus devaient "filer doux" et fermer les yeux sur les injustices et sur l’arbitraire. Pour être complet, je mentionne qu'une troisième nouvelle, "Pour le bien de la cause", est incluse aussi dans le même volume.
              Lire la suite
              En lire moins
            • Luniver Posté le 29 Avril 2013
              Un jeune professeur, enthousiasmé par le communisme, décide de demander son transfert dans un petit village isolé de campagne. La seule personne disponible pour l'héberger est Matriona : la maisonnette est délabrée, la nourriture peu variée (pommes de terre entières ou en soupe). Bien qu'ayant travaillé toute sa vie, Matriona ne reçoit pas la moindre aide, depuis qu'elle a été écartée du kholkoze. Ce qui ne l'empêche pas de donner un coup de main gratuitement aux voisins, malgré leur mépris, malgré sa maladie qui la cloue régulièrement au lit, faute de soin. Dans « l'inconnu de Krétchétovka », Zotov, un jeune lieutenant gère comme il peut une gare en pleine pagaille, malgré ses demandes réitérées pour partir sur le front. Il doit faire face à toutes les absurdités des règlements : des soldats affamés depuis une semaine, car les rations se distribuent avant 18h, et leurs trains n'arrivent qu'après cette heure ; des wagons remplis de poches de sang pour les blessés restent immobilisés faute de locomotives disponibles. Quand un inconnu se présente en déclarant avoir perdu ses papiers, Zotov l'accueille avec sympathie. Mais petit à petit, le doute s'installe : et s'il aidait un espion dans sa tâche ? « Pour le bien de la cause » : c'est l'excuse que... Un jeune professeur, enthousiasmé par le communisme, décide de demander son transfert dans un petit village isolé de campagne. La seule personne disponible pour l'héberger est Matriona : la maisonnette est délabrée, la nourriture peu variée (pommes de terre entières ou en soupe). Bien qu'ayant travaillé toute sa vie, Matriona ne reçoit pas la moindre aide, depuis qu'elle a été écartée du kholkoze. Ce qui ne l'empêche pas de donner un coup de main gratuitement aux voisins, malgré leur mépris, malgré sa maladie qui la cloue régulièrement au lit, faute de soin. Dans « l'inconnu de Krétchétovka », Zotov, un jeune lieutenant gère comme il peut une gare en pleine pagaille, malgré ses demandes réitérées pour partir sur le front. Il doit faire face à toutes les absurdités des règlements : des soldats affamés depuis une semaine, car les rations se distribuent avant 18h, et leurs trains n'arrivent qu'après cette heure ; des wagons remplis de poches de sang pour les blessés restent immobilisés faute de locomotives disponibles. Quand un inconnu se présente en déclarant avoir perdu ses papiers, Zotov l'accueille avec sympathie. Mais petit à petit, le doute s'installe : et s'il aidait un espion dans sa tâche ? « Pour le bien de la cause » : c'est l'excuse que l'on sort à une poignée d'étudiants. Entassés dans des locaux étroits depuis des mois, ils ont pris sur leur temps de vacances pour construire eux-mêmes le nouveau bâtiment qui devait les accueillir. Mais une fois celui-ci terminé, il est brusquement réalloué à un autre organisme, plus prestigieux. Mais un bon étudiant communiste a-t-il le droit de crier à l'injustice contre le comité ? Ces trois nouvelles brillantes nous plongent au cœur de la Russie, tiraillée entre l'espoir qu'a apporté le communisme et les contradictions qu'il crée sur le terrain : exclusion, méfiance généralisée, injustices. Et pourtant, ce qui se dégage des textes de Soljenitsyne est tout le contraire : la compassion, la solidarité coûte que coûte, même contre le système censé l'instaurer, et une joie de vivre qui ne peut pas laisser indifférent.
              Lire la suite
              En lire moins
            ABONNEZ-VOUS À LA NEWSLETTER DE ROBERT LAFFONT
            Les Éditions Robert Laffont publient de la littérature française et étrangère, des biographies, des témoignages, des mémoires, des romans policiers et d'espionnage, des livres de spiritualité ou encore des livres pratiques.
            Chaque mois, recevez toutes les actualités de la maison en vous abonnant à notre newsletter.