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EAN : 9782264065520
Code sériel : 5081
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 336
Format : 108 x 177 mm

La mécanique des fluides

Guillaume-Jean MILAN (Traducteur)
Date de parution : 19/05/2016
Nageuse depuis toute petite et espoir pour les Jeux olympiques, Lidia cherche à tout prix à échapper à un univers familial malsain et oppressant, entre un père alcoolique et une mère dépressive. Elle accepte une bourse sportive pour entrer dans une université au Texas. Mais, renvoyée de l'université pour avoir... Nageuse depuis toute petite et espoir pour les Jeux olympiques, Lidia cherche à tout prix à échapper à un univers familial malsain et oppressant, entre un père alcoolique et une mère dépressive. Elle accepte une bourse sportive pour entrer dans une université au Texas. Mais, renvoyée de l'université pour avoir consommé des drogues et de l'alcool, Lidia décide de participer au projet d'écriture de Ken Kesey (l'auteur culte de Vol au-dessus d'un nid de coucou) car, elle en est convaincue, l'écriture est sa vocation, plus que ça, son salut… Un roman coup de poing sur la résilience, dans lequel le récit autobiographique est magnifié par une écriture originale et percutante.

"La Mécanique des fluides ou : le triomphe de la résilience."
Ouest France

Traduit de l’anglais (Etats-Unis) par Guillaume-Jean Milan


 
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EAN : 9782264065520
Code sériel : 5081
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 336
Format : 108 x 177 mm

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • Helene67 Posté le 30 Novembre 2017
    Un roman autobiographique d'une écriture vive et percutante qui nous entraîne dans la spirale d'un pan de vie dans l'auto-destruction. Des stigmates, qui ressortent tant sur le plan émotionnel que corporel, cicatrices d'une enfance maltraitée. En effet, l'histoire de Lidia Yuknavitch est lourde d'un passé familial traumatisant. Abusée et rabaissée par son père, une mère alcoolique et maniaco-dépressive qui n'est pas en capacité de protéger sa fille. Enfant, seule l'eau fait du bien à Lidia : s'immerger sous l'eau dans le silence, nager jusqu'à l'épuisement, sentir que son corps n'est plus un poids lorsqu'il est plongé dans le liquide. Le corps (et l'usage que l'on en fait-ici surtout par le biais d'une "sexualité débridée"-) ainsi que l'eau, sont les fils conducteurs de ce roman. Durant toute une partie de sa vie, Lidia semble flirter avec la mort. Elle s'adonne aux conduites ordaliques (consommation d'alcool et de produits, conduite en état d'ivresse, relation SM,...) comme pour se prouver qu'elle est en vie mais aussi semblant vouloir éprouver son corps, un corps abusé. Sa rencontre avec l'écriture sera salvatrice, tout comme le fait de donner naissance à son fils. Écrire et créer sa propre famille pour briser le cercle familial trop... Un roman autobiographique d'une écriture vive et percutante qui nous entraîne dans la spirale d'un pan de vie dans l'auto-destruction. Des stigmates, qui ressortent tant sur le plan émotionnel que corporel, cicatrices d'une enfance maltraitée. En effet, l'histoire de Lidia Yuknavitch est lourde d'un passé familial traumatisant. Abusée et rabaissée par son père, une mère alcoolique et maniaco-dépressive qui n'est pas en capacité de protéger sa fille. Enfant, seule l'eau fait du bien à Lidia : s'immerger sous l'eau dans le silence, nager jusqu'à l'épuisement, sentir que son corps n'est plus un poids lorsqu'il est plongé dans le liquide. Le corps (et l'usage que l'on en fait-ici surtout par le biais d'une "sexualité débridée"-) ainsi que l'eau, sont les fils conducteurs de ce roman. Durant toute une partie de sa vie, Lidia semble flirter avec la mort. Elle s'adonne aux conduites ordaliques (consommation d'alcool et de produits, conduite en état d'ivresse, relation SM,...) comme pour se prouver qu'elle est en vie mais aussi semblant vouloir éprouver son corps, un corps abusé. Sa rencontre avec l'écriture sera salvatrice, tout comme le fait de donner naissance à son fils. Écrire et créer sa propre famille pour briser le cercle familial trop longtemps subi. Une renaissance au fil des pages, au fil de l'eau.
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  • IndiaSong Posté le 18 Septembre 2016
    La mécanique des fluides est un texte que j'aime .... sans bemol Mais que l'on peut tout antant détester. Pas de demi ton Eleve.. fan de Ken Kesey, aupres duquel l'auteure aura fait ses classes litteraires et ateliers d'ecriture. . « Dire toute la Vérité, mais la dire de biais », pour des mémoires racontés comme un roman ; une dose de malheur conséquente : « Le bonheur ? Ça fait des histoires pourries » ; et, puisque « ici repose celui dont le nom était écrit dans l’eau », de l’eau, beaucoup d’eau. Qui noie, porte, coule, envahit, abandonne. On y plonge .. On coule parfois L'eau Qui donne sa brutalité au premier paragraphe : une femme, un hôpital, un enfant mort né, « nacelle sans vie », « petite fille poisson morte » qu’on emmène alors que sa mère, ... l'héroine ... sous tranquillisants, est conduite sous la douche. « Les petite tragédies sont difficiles à ranger », dira t elle
  • jfponge Posté le 8 Mai 2016
    Un roman-récit qui décoiffe. Une écriture qui colle étroitement à son sujet : la vie (la première moitié de la vie) de l'auteure. D'abord le cri, un cri de souffrance. Le sexe, souvent assorti de sévices corporels, la drogue, l'alcool, la mise en danger, de soi et d'autrui. Pour oublier un père qui "touche" ses filles, une mère qui préfère s'évader dans l'alcool plutôt que d'affronter la réalité. Et l'eau, omniprésente, l'eau chlorée des piscines qui nettoie tout jusque dans les moindres replis de l'âme. L'écriture, hachée, désarticulée, sans repères narratifs, reproduit cette vie au quotidien, cette quête permanente d'une cessation de la souffrance, en la recouvrant d'une souffrance plus grande encore mais librement consentie. Et le lecteur souffre, lui aussi. Se demande s'il ne va pas devoir aller au-delà du supportable. Et puis soudain, tout change, lorsque… l'enfant paraît ! L'écriture devient alors fluide, se resserre sur la description des mille et un plaisirs quotidiens d'une vie où l'amour est, enfin, présent. La franchise est totale, y compris lorsque l'auteure avoue que l'écriture est mensonge dès lors que l'on prétend raconter les choses. Un grand moment de partage, avec un des meilleurs témoins de notre fin de civilisation…
  • AudreyT Posté le 31 Mars 2015
    Lidia est une jeune femme promise à un avenir plus souriant que son enfance et son adolescence. Née dans une famille bancale, une mère alcoolique et dépressive, un père colérique et incestueux, elle s'entraîne tous les jours a la natation. Pressentie pour les meilleurs places, elle va anéantir tous les projets de réussite en buvant, en se droguant et en couchant avec des filles et des garçons... Un roman percutant, qui ne peut pas laisser indifférent. Une écriture coup de poing, parfois très crue, sur une vie brisée par un langue d'amour et un sentiment de rabaissement perpétuel. Un corps meurtri qui se va se relever grâce à l'écriture...
  • kerrylegres Posté le 28 Février 2015
    Quand j'ai lu le résumé de ce livre, je suis restée dubitative : je n'étais pas du tout certaine qu'il me plaise et après avoir passé près de trois semaines à me forcer à lire un roman qui ne m'avait pas lu, je n'avais pas envie de remettre ça ... Mais j'ai décidé de passer au-dessus du résumé qui ne m'inspirait pas forcément. Et j'ai bien fait car j'ai adoré ce roman ! Déjà, il commence très fort : à peine commençons nous à lire quelques mots qu'un sentiment de tristesse profond nous imprègne en imaginant ce qu'elle a pu traverser. Une chose qu'aucun parent au monde ne devrait vivre. J'ai clairement eu comme qui dirait le nez qui pique et les larmes qui montent... J'ai aimé beaucoup de choses dans ce roman : - le contraste entre sa pudeur sur ce qu'il lui est arrivé dans l'enfance et les propos crus sur ce qu'il lui est arrivé à l'âge adulte. - les passages difficiles qu'elle a décrits en toute pudeur mais avec précision, ainsi on s'imaginait parfaitement les scènes avec émotion, je pense notamment au passage de la libération des cendres de son enfant, on visualise très bien la scène ce qui m'a... Quand j'ai lu le résumé de ce livre, je suis restée dubitative : je n'étais pas du tout certaine qu'il me plaise et après avoir passé près de trois semaines à me forcer à lire un roman qui ne m'avait pas lu, je n'avais pas envie de remettre ça ... Mais j'ai décidé de passer au-dessus du résumé qui ne m'inspirait pas forcément. Et j'ai bien fait car j'ai adoré ce roman ! Déjà, il commence très fort : à peine commençons nous à lire quelques mots qu'un sentiment de tristesse profond nous imprègne en imaginant ce qu'elle a pu traverser. Une chose qu'aucun parent au monde ne devrait vivre. J'ai clairement eu comme qui dirait le nez qui pique et les larmes qui montent... J'ai aimé beaucoup de choses dans ce roman : - le contraste entre sa pudeur sur ce qu'il lui est arrivé dans l'enfance et les propos crus sur ce qu'il lui est arrivé à l'âge adulte. - les passages difficiles qu'elle a décrits en toute pudeur mais avec précision, ainsi on s'imaginait parfaitement les scènes avec émotion, je pense notamment au passage de la libération des cendres de son enfant, on visualise très bien la scène ce qui m'a fait sourire avec les larmes aux yeux... - la relation avec sa sœur. - ses jeux de mots avec le champ lexical de l'eau et le fait que le livre soit structuré sur le processus de la presque noyade. - le fait qu'elle soit "barrée" dixit l'auteure, qu'elle soit dans son monde m'a fait me sentir proche d'elle. Néanmoins, j'ai parfois trouvé quelques longueurs vers le milieu du livre, et j'ai aussi depuis toujours du mal avec l'autodestruction, les addictions en tout genre, ce sujet m'est difficile mais le pouvoir de ses mots a réussi à détourner mon attention... Moi, qui n'apprécie pas vraiment les autobiographies puisqu'elles ont tendance à susciter le voyeurisme, ce qui est mon avis personnel, je peux avouer que dans ce livre ce ne fut pas du tout le cas ! Tout y est dit à travers les lignes, certains mots n'ont pas besoin d'être écrits pour comprendre l'auteure et ce qu'elle a vécu. Pour finir, je tiens à dire qu'il s'agit d' un témoignage vraiment poignant, qui n'a pas été fait pour faire pleurer dans les chaumières, il nous pousse dans nos retranchements, et comme elle le dit si bien : " Si un jour vous avez bien déconné, ou si la grande rivière de tristesse qui coule en nous tous vous a touché, alors ce livre s'adresse à vous."
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