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EAN : 9782264052599
Code sériel : 4438
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 192
Format : 108 x 177 mm

La mer noire

Collection : Domaine Français
Date de parution : 07/04/2011

À Paris, le jour de son anniversaire, Tamouna repense à la Georgie, ce pays qu'elle a dû fuir à quinze ans. A l'âge où les souvenirs s'effritent, les siens sont restés intacts : son exil, la déchirure de sa famille, et ses amours manquées… Et tandis que passé et présent...

À Paris, le jour de son anniversaire, Tamouna repense à la Georgie, ce pays qu'elle a dû fuir à quinze ans. A l'âge où les souvenirs s'effritent, les siens sont restés intacts : son exil, la déchirure de sa famille, et ses amours manquées… Et tandis que passé et présent se rejoignent doucement, se dessine le portrait d'une femme toujours habitée par la joie et le désir, malgré les caprices de l'Histoire.

« Un sublime portrait de femme, celui d'une amoureuse qui nous bat la poitrine. Juste là, à gauche, où tout se joue… »
Laurence Haloche, Le Figaro

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EAN : 9782264052599
Code sériel : 4438
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 192
Format : 108 x 177 mm

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • Bill Posté le 16 Juin 2020
    Tamouna va fêter ses quatre-vingt dix ans. Toute la famille va venir le célébrer avec elle, mais ses premières pensées du jour vont à Tamaz.  Tamaz son amoureux rencontré l'été de ses quinze ans quand elle habitait encore à Batoumi, entourée de ses parents de ses grands-parents et de leur famille élargie.  Batoumi, qu'il a fallu quitter quand la révolution bolchevique a sonné le glas de la toute jeune démocratie géorgienne dont son père était le ministre de l'agriculture. Exilés à Paris à l'orée des années 20, il a fallu apprendre la langue, renoncer aux rêves de carrière artistique et devenir secrétaire ...  Et puis aussi, se mal marier avec un compatriote, dont le père était lui un proche de Staline, avoir deux enfants, heureusement ...  Tamouna a traversé le siècle, croisant Tamaz à intervalles réguliers, mais jamais quand il fallait, l'un des deux toujours engagé ailleurs quand l'autre se trouvait libre. En ce jour d'anniversaire, Tamouna se souvient de sa vie et ses souvenirs s'entrecroisent avec l'arrivée des différents invités, ses enfants, petits-enfants, amis ... et Tamaz, si présent dans ses rêveries sera-t-il présent ce soir ?  Un roman où la vieille dame d'aujourd'hui est toujours la jeune fille si sensible, où la vie de l'une se... Tamouna va fêter ses quatre-vingt dix ans. Toute la famille va venir le célébrer avec elle, mais ses premières pensées du jour vont à Tamaz.  Tamaz son amoureux rencontré l'été de ses quinze ans quand elle habitait encore à Batoumi, entourée de ses parents de ses grands-parents et de leur famille élargie.  Batoumi, qu'il a fallu quitter quand la révolution bolchevique a sonné le glas de la toute jeune démocratie géorgienne dont son père était le ministre de l'agriculture. Exilés à Paris à l'orée des années 20, il a fallu apprendre la langue, renoncer aux rêves de carrière artistique et devenir secrétaire ...  Et puis aussi, se mal marier avec un compatriote, dont le père était lui un proche de Staline, avoir deux enfants, heureusement ...  Tamouna a traversé le siècle, croisant Tamaz à intervalles réguliers, mais jamais quand il fallait, l'un des deux toujours engagé ailleurs quand l'autre se trouvait libre. En ce jour d'anniversaire, Tamouna se souvient de sa vie et ses souvenirs s'entrecroisent avec l'arrivée des différents invités, ses enfants, petits-enfants, amis ... et Tamaz, si présent dans ses rêveries sera-t-il présent ce soir ?  Un roman où la vieille dame d'aujourd'hui est toujours la jeune fille si sensible, où la vie de l'une se mêle si habilement aux rêves de son jeune moi ...  Kéthévane Davichewy nous fait revivre cette vie dans une écriture pudique et bienveillante, les choix, d'une femme libre avant l'heure, d'une femme qui a pu réaliser ses rêves ...  Un grand roman qui me donne envie de me replonger dans l'œuvre de cet écrivain. 
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  • VALENTYNE Posté le 26 Janvier 2020
    Tamouna raconte son exil. Elle fête son anniversaire aujourd’hui. C’est une vieille dame, elle a du mal à se déplacer et a dans son appartement une bonbonne d’oxygène pour « soigner » son emphysème. Au fil des personnes qui arrivent peu à peu dans son appartement (des enfants, ses cousines et cousins, les enfants et petits enfants des uns et des autres) elle se souvient de la Géorgie. En 1918, elle a quinze ans et est obligée de fuir avec son père, sa mère et sa petite soeur Thea (ainsi que de nombreux opposants au régime soviétique). D’une voix très sensible, elle raconte la difficile adaptation à la vie française, le déchirement de n’avoir aucune nouvelle de ses grands parents et de son amour de jeunesse. Plusieurs années plus tard elle rencontrera celui ci, lui aussi exilé en France.... Beaucoup de nostalgie dans ce roman, ce qui m’a le plus impressionnée dans ce livre est la communauté soudée qui brave courageusement l’exil, le deuil ...malgré les difficultés, ils gardent espoir d’un retour au pays (enfin ceux qui ont connu la Géorgie, les enfants et petits enfants, même s’il ont appris le géorgien, n’envisagent pas d’y faire leur vie quand cela devient possible... Tamouna raconte son exil. Elle fête son anniversaire aujourd’hui. C’est une vieille dame, elle a du mal à se déplacer et a dans son appartement une bonbonne d’oxygène pour « soigner » son emphysème. Au fil des personnes qui arrivent peu à peu dans son appartement (des enfants, ses cousines et cousins, les enfants et petits enfants des uns et des autres) elle se souvient de la Géorgie. En 1918, elle a quinze ans et est obligée de fuir avec son père, sa mère et sa petite soeur Thea (ainsi que de nombreux opposants au régime soviétique). D’une voix très sensible, elle raconte la difficile adaptation à la vie française, le déchirement de n’avoir aucune nouvelle de ses grands parents et de son amour de jeunesse. Plusieurs années plus tard elle rencontrera celui ci, lui aussi exilé en France.... Beaucoup de nostalgie dans ce roman, ce qui m’a le plus impressionnée dans ce livre est la communauté soudée qui brave courageusement l’exil, le deuil ...malgré les difficultés, ils gardent espoir d’un retour au pays (enfin ceux qui ont connu la Géorgie, les enfants et petits enfants, même s’il ont appris le géorgien, n’envisagent pas d’y faire leur vie quand cela devient possible après la chute du mur de Berlin et de celle de l’Union Soviétique) En conclusion. : Un petit roman passionnant qui, à travers l’histoire d’une famille géorgienne, nous emmène de la première guerre mondiale à la chute du mur de Berlin.
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  • jonask54 Posté le 4 Janvier 2018
    J'ai emprunté ce roman à la médiathèque pour découvrir cette écrivain et ce fut une belle lecture. L'auteure obtint plusieurs prix en 2010 lors de la parution de cet ouvrage dont le prix Landerneau devenu depuis prix Landerneau des Lecteurs et le prix Version Femina / Virgin Megastore. Ce roman alterne entre le présent et le passé, avec deux voix narratives. Un "je" du protagoniste principal féminin pour les événements du passé et un narrateur externe pour le présent. On suit la vie de Tamouna, exilée géorgienne qui vit à Paris et qui va fêter ses 90 ans. Elle se remémore d'abord son enfance et son adolescence en Géorgie, les événements historiques qui ont bouleversé sa vie et celle de sa famille : cousins et cousines, parents, grands-parents ainsi qu'une grande partie de sa vie. L'Histoire n'est qu'une toile de fond car c'est un roman centré autour de l'intime, de la famille, des sentiments, notamment ceux éprouvés pour Tamouna envers Tamaz qu'elle a connu à 15 ans à Batoumi. Ce personnage masculin réapparaît à de nombreuses reprises dans le livre. J'ai trouvé ce livre touchant, l'écriture en est limpide. L'auteure a puisé dans son histoire familiale pour nous raconter cette histoire. C'est... J'ai emprunté ce roman à la médiathèque pour découvrir cette écrivain et ce fut une belle lecture. L'auteure obtint plusieurs prix en 2010 lors de la parution de cet ouvrage dont le prix Landerneau devenu depuis prix Landerneau des Lecteurs et le prix Version Femina / Virgin Megastore. Ce roman alterne entre le présent et le passé, avec deux voix narratives. Un "je" du protagoniste principal féminin pour les événements du passé et un narrateur externe pour le présent. On suit la vie de Tamouna, exilée géorgienne qui vit à Paris et qui va fêter ses 90 ans. Elle se remémore d'abord son enfance et son adolescence en Géorgie, les événements historiques qui ont bouleversé sa vie et celle de sa famille : cousins et cousines, parents, grands-parents ainsi qu'une grande partie de sa vie. L'Histoire n'est qu'une toile de fond car c'est un roman centré autour de l'intime, de la famille, des sentiments, notamment ceux éprouvés pour Tamouna envers Tamaz qu'elle a connu à 15 ans à Batoumi. Ce personnage masculin réapparaît à de nombreuses reprises dans le livre. J'ai trouvé ce livre touchant, l'écriture en est limpide. L'auteure a puisé dans son histoire familiale pour nous raconter cette histoire. C'est une belle découverte d'une auteure publiée par cette éditrice que j'aime beaucoup.
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  • MAPATOU Posté le 7 Août 2017
    En mars dernier, je vous ai parlé de « L’autre Joseph » qui parlait du grand-père paternel de l’auteure. « La mer noire » est le récit de l’exil de la grand-mère maternelle. Tamouna va fêter ses 90 ans au milieu des siens. C’est l’occasion pour elle, tout au long de la journée de préparation de la fête, de se remémorer son enfance si heureuse en Géorgie, l’adolescence et son premier et unique amour puis le départ précipité en pleine nuit car son père est un opposant politique, l’arrivée et l’installation à PARIS. Ce roman est beaucoup plus agréable à lire car la politique n’est pas l’aspect central comme dans celui relatif à l’histoire de son grand-père. Le lecteur partage la vie de cette famille dans son déracinement avec ses joies, ses peines et l’évocation par Tamouna de Tamaz qui lui a pris son coeur à l’adolescence et lui fait battre encore la chamade alors qu’elle est devenue une très vieille femme. Cet amour qui, bien que partagé, n’a jamais pu se vivre à cause de l’exil. Il y a une chose qui m’ a interpellée : c’est que comme dans « L’étrangère » de Valérie Toranian, ces femmes qui ont dû... En mars dernier, je vous ai parlé de « L’autre Joseph » qui parlait du grand-père paternel de l’auteure. « La mer noire » est le récit de l’exil de la grand-mère maternelle. Tamouna va fêter ses 90 ans au milieu des siens. C’est l’occasion pour elle, tout au long de la journée de préparation de la fête, de se remémorer son enfance si heureuse en Géorgie, l’adolescence et son premier et unique amour puis le départ précipité en pleine nuit car son père est un opposant politique, l’arrivée et l’installation à PARIS. Ce roman est beaucoup plus agréable à lire car la politique n’est pas l’aspect central comme dans celui relatif à l’histoire de son grand-père. Le lecteur partage la vie de cette famille dans son déracinement avec ses joies, ses peines et l’évocation par Tamouna de Tamaz qui lui a pris son coeur à l’adolescence et lui fait battre encore la chamade alors qu’elle est devenue une très vieille femme. Cet amour qui, bien que partagé, n’a jamais pu se vivre à cause de l’exil. Il y a une chose qui m’ a interpellée : c’est que comme dans « L’étrangère » de Valérie Toranian, ces femmes qui ont dû fuir leurs pays n’ont jamais pu vivre un véritable amour et ont épousé des hommes qui ne leur convenaient pas, soit pour pouvoir survivre, soit pour rester dans leur communauté.
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  • luocine Posté le 14 Avril 2017
    Une femme d’origine géor­gienne, Tamouna, va fêter ses 90 ans, elle a fui à 15 ans avec sa famille son pays natal en 1921. Atteinte aujourd’hui d’une mala­die pulmo­naire, elle ne peut vivre sans oxygène, sa vie est donc limi­tée à son appar­te­ment et aux visi­tes de sa nombreuse et pétu­lante famille. Par bribes les souve­nirs vont arri­ver dans son cerveau un peu embrumé. Sa petite fille qui doit ressem­bler très fort à Kéthé­vane Dawri­chewi, l’oblige à regar­der toutes les photos que la famille conserve pieu­se­ment. Bébia et Babou les grands parents sont là enfouis dans sa mémoire un peu effa­cés comme ces photos jaunies. Et puis surtout, il y a Tamaz celui qu’elle a tant aimé et qui n’a jamais réussi à la rejoin­dre à travers les chemins de l’exil. Ce livre m’a permis de recher­cher le passé de la Géor­gie qui a en effet connu 2 ans d’indépendance avant de tomber sous la main de fer de Staline. Ce n’est pas un mince problème pour un si petit pays que d’avoir le grand frère russe juste à ses fron­tiè­res et encore aujourd’hui, c’est très compli­qué. Mais plus que la réalité poli­ti­que ce livre permet de vivre avec la... Une femme d’origine géor­gienne, Tamouna, va fêter ses 90 ans, elle a fui à 15 ans avec sa famille son pays natal en 1921. Atteinte aujourd’hui d’une mala­die pulmo­naire, elle ne peut vivre sans oxygène, sa vie est donc limi­tée à son appar­te­ment et aux visi­tes de sa nombreuse et pétu­lante famille. Par bribes les souve­nirs vont arri­ver dans son cerveau un peu embrumé. Sa petite fille qui doit ressem­bler très fort à Kéthé­vane Dawri­chewi, l’oblige à regar­der toutes les photos que la famille conserve pieu­se­ment. Bébia et Babou les grands parents sont là enfouis dans sa mémoire un peu effa­cés comme ces photos jaunies. Et puis surtout, il y a Tamaz celui qu’elle a tant aimé et qui n’a jamais réussi à la rejoin­dre à travers les chemins de l’exil. Ce livre m’a permis de recher­cher le passé de la Géor­gie qui a en effet connu 2 ans d’indépendance avant de tomber sous la main de fer de Staline. Ce n’est pas un mince problème pour un si petit pays que d’avoir le grand frère russe juste à ses fron­tiè­res et encore aujourd’hui, c’est très compli­qué. Mais plus que la réalité poli­ti­que ce livre permet de vivre avec la mino­rité géor­gienne en France, connaî­tre leurs diffi­cul­tés d’adaptation écono­mi­ques, le succès intel­lec­tuel des petits enfants, les peurs des enfants qui atten­dent leur père parti combat­tre les sovié­ti­ques alors que la cause était déjà perdue,la honte d’avoir un oncle parti combat­tre l’armée russe sous l’uniforme nazi . Tous ces souve­nirs sont là dans sa tête et dans cet appar­te­ment qu’elle ne quitte plus. Je suis toujours très sensi­ble au charme de cette auteure, elle reste toujours légère même dans des sujets graves et j’ai aimé qu’elle partage avec des lecteurs fran­çais ses origi­nes et sa famille.
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