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Pocket
EAN : 9782266317382
Code sériel : 18288
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 256
Format : 108 x 177 mm

La Mère d'Eva

Chantal MOIROUD (Traducteur)
Date de parution : 03/06/2021
Quelques mètres seulement les séparent. Entre les murs de cette clinique, Eva s’apprête à changer de sexe. Garçon prisonnier d’un corps de fille, il y a dix-huit ans qu’elle attend…
Tout près du bloc opératoire, sa mère, elle aussi, patiente… Comme elle l’a aimée, sa fille ! Comme une longue lettre ouverte...
Quelques mètres seulement les séparent. Entre les murs de cette clinique, Eva s’apprête à changer de sexe. Garçon prisonnier d’un corps de fille, il y a dix-huit ans qu’elle attend…
Tout près du bloc opératoire, sa mère, elle aussi, patiente… Comme elle l’a aimée, sa fille ! Comme une longue lettre ouverte qu’elle lui adresserait, la mère d’Eva se souvient. De l’enfance. De la différence. Du chemin qu’il leur a fallu faire pour accepter – pour s’accepter. Sans cacher ses doutes, ni les épreuves. Aujourd’hui, c’est un fils qui lui renaît. Elle l’aimera. Comme toutes les mères du monde aiment leur enfant. Sans conditions.
 
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EAN : 9782266317382
Code sériel : 18288
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 256
Format : 108 x 177 mm

Ils en parlent

« Pudique et profond, sincère et sans détours. »

 
Florence Courriol-Seita / Le Monde des livres

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • jeanruch Posté le 8 Octobre 2021
    J'ai découvert un sujet que je ne connaissais quasiment pas, qui m'a énormément troublée. Pour moi ça restait un sujet terriblement marginal, j'ai découvert que ces situations n'avaient rien d'exceptionnelles qu'il y a de nombreux cas similaires autour de moi. La littérature c'est certes pour prendre du plaisir mais c'est aussi pour apprendre et pour éveiller les consciences.
  • Cassy Posté le 7 Septembre 2021
    La protagoniste de ce roman est la mère d’Eva. Eva, âgée de dix-huit ans, est actuellement dans un bloc opératoire d’un hôpital serbe. Lorsqu’elle ressortira, elle sera un homme. La mère d’Eva est un récit introspectif dans lequel cette maman revient sur les dix-huit dernières années de sa vie. Si la dysphorie de genre constitue le noyau du roman, il parle surtout de la relation mère-fille et de cet amour indescriptible et incommensurable. Deux sentiments coexistent : l’horreur, le déni, l’incompréhension engendrés par l’opération et l’Amour, celui qui surmonte tellement d’épreuves. Cette thématique, trop rarement abordée, m’a ébranlée. J’ai apprécié cette manière d’aborder le sujet, à travers les yeux d’une mère. Un roman magnifique et poétique à la fois.
  • Stelphique Posté le 18 Juin 2021
    ✨Ce que j’ai ressenti: « Je suis restée pendant des jours la tete entre les mains à me demander comment on faisait pour être une mère. » Je ne suis pas sûre qu’on puisse vraiment le prévoir, l’anticiper, le saisir, avant de le vivre…Être mère. Être mère, c’est violent, exaltant, puissant, étrange, révélateur, apaisant, mais tout cela dans le même temps. C’est beaucoup trop fort pour qu’on puisse le décrire, parce que la seconde d’après, on est déjà sur une autre dynamique…Etre mère, c’est aller au-delà de ses propres limites, les dépasser, les réinventer, les retracer pour la seule et unique raison, son enfant. Parce que je suis mère, et que je sais les trésors de patience et d’amour qu’il faut déployer pour cela. Les larmes, le mal-être, les cauchemars, les insomnies, les trop-pleins. De joies, de colères, de bisous, de souffrances, de tendresses, d’impatiences. Chaque jour, il faut les gérer, les envelopper, les adoucir. Être mère, ce n’est pas de tout repos, on apprend chaque jour à le devenir, en symbiose avec son enfant. C’est lui ou elle, qui nous apprend à l’être, c’est nous qui le devenons en prouvant chaque instant notre persévérance à l’être… Alors La mère d’Eva ne déroge... ✨Ce que j’ai ressenti: « Je suis restée pendant des jours la tete entre les mains à me demander comment on faisait pour être une mère. » Je ne suis pas sûre qu’on puisse vraiment le prévoir, l’anticiper, le saisir, avant de le vivre…Être mère. Être mère, c’est violent, exaltant, puissant, étrange, révélateur, apaisant, mais tout cela dans le même temps. C’est beaucoup trop fort pour qu’on puisse le décrire, parce que la seconde d’après, on est déjà sur une autre dynamique…Etre mère, c’est aller au-delà de ses propres limites, les dépasser, les réinventer, les retracer pour la seule et unique raison, son enfant. Parce que je suis mère, et que je sais les trésors de patience et d’amour qu’il faut déployer pour cela. Les larmes, le mal-être, les cauchemars, les insomnies, les trop-pleins. De joies, de colères, de bisous, de souffrances, de tendresses, d’impatiences. Chaque jour, il faut les gérer, les envelopper, les adoucir. Être mère, ce n’est pas de tout repos, on apprend chaque jour à le devenir, en symbiose avec son enfant. C’est lui ou elle, qui nous apprend à l’être, c’est nous qui le devenons en prouvant chaque instant notre persévérance à l’être… Alors La mère d’Eva ne déroge pas à cette règle, elle défiera tout. Tout par amour. Si jamais elle avait un doute, en lisant ce témoignage, on peut aisément s’en convaincre…Elle est mère. Elle est mère, protectrice, maladroite, entière, aimante, colère, dévastée, surpuissante, faillible, inquiète, parfaitement imparfaite pour Eva. Avec Eva. Contre ou tout contre, mais toujours attentive à son bien-être. Elle est mère, dans tous ses temps d’hésitations, de doutes, de joies, de câlins, de bienveillance, de combats. Malgré la souffrance. La souffrance d’Eva. Elle s’appelle dysphorie de genre, cette souffrance, et de part et d’autres, elle fait mal. Un mal insaisissable mais dévorant pour la mère comme pour la fille. Un mal-être qui vient peu à peu faire éclater la relation. Un mal intérieur qu’elles nous confient. L’une et l’autre, devant le gouffre. Juste avant le grand saut… Ce fût un foudroiement. Cette lecture ne laisse pas indemne. Parce qu’être mère, c’est parfois, aller jusque là. Mais on ne le sait pas toujours, on ne peut pas vraiment s’y préparer….Et cette nouvelle terre extrême, c’est comme un nouveau compte à zéro, un autre défi, une exigence immense…Peu de personnes peuvent le faire, ont le courage d’aller fouler cette terre inconnue, cet extrême déchirant. À moins d’être mère. D’avoir assez de forces, d’amour, de lâcher-prise, de tolérance, de bonté, de compréhension. Seule l’amour d’une mère peut dépasser ça, peut aller jusque là. Parce que je vous le dis en tant que mère, cet amour-là, celui d’une mère pour son enfant, est infini. Il n’a pas de limites, de frontières, de genres ou de conditions. Il est puissant. Tout-puissant. Il nous pousse à surmonter Tout. La mère d’Eva c’est un des combats que peut avoir à mener une femme. La mère d’Eva c’est une lecture retentissante. Deux cris de douleurs mêlés. Un foudroiement. Je n’ai pas pu m’y préparer, je l’ai juste laisser faire, et j’ai admiré l’amour d’une mère. Ca m’a fait un éclair dans le cœur. La mère d’Eva c’est nouvelle ère qu’elle accepte d’embrasser, tout simplement, tout-puissamment. Parce qu’elle est mère…La mère d’Eva. « Je t’ai laissé être ce que tu voulais. Je suis restée sur la rive à te regarder. »
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  • Lunartic Posté le 5 Juin 2021
    Coucou mes petits amis ! Aujourd'hui, je vous retrouve pour ma chronique du roman La mère d'Eva signé Silvia Ferreri qui m'a gracieusement été envoyé par les éditions HC - Hervé Chopin. Je les remercie infiniment pour leur confiance. Je ne vous cacherai pas que la principale raison qui m'a encouragée à laisser sa chance à ce livre, ce n'est pas son résumé mais plutôt la nationalité de son auteure. Non pas que l'histoire ne m'intéressait pas en tant que quelle, loin s'en faut. Simplement, ayant encore du mal avec la littérature contemporaine dite "blanche", je reconnais que si ce titre avait été écrit par un auteur français ou bien encore anglo-saxon pour ne citer qu'eux, je serais peut-être définitivement passée à côté de cet ouvrage. Or les œuvres de Silvia Ferreri étant de langue italienne, je me suis surprise à succomber à l'appel de ce roman. C'est effectivement cette caractéristique qui m'a convaincue à sauter le pas avec ce roman. Étant en effet d'origine italienne du côté de ma mère (ce qui a d'autant plus motivé ma décision de demander ce livre en service presse, vous aurez sans doute compris pourquoi en en parcourant la quatrième de couverture), il me... Coucou mes petits amis ! Aujourd'hui, je vous retrouve pour ma chronique du roman La mère d'Eva signé Silvia Ferreri qui m'a gracieusement été envoyé par les éditions HC - Hervé Chopin. Je les remercie infiniment pour leur confiance. Je ne vous cacherai pas que la principale raison qui m'a encouragée à laisser sa chance à ce livre, ce n'est pas son résumé mais plutôt la nationalité de son auteure. Non pas que l'histoire ne m'intéressait pas en tant que quelle, loin s'en faut. Simplement, ayant encore du mal avec la littérature contemporaine dite "blanche", je reconnais que si ce titre avait été écrit par un auteur français ou bien encore anglo-saxon pour ne citer qu'eux, je serais peut-être définitivement passée à côté de cet ouvrage. Or les œuvres de Silvia Ferreri étant de langue italienne, je me suis surprise à succomber à l'appel de ce roman. C'est effectivement cette caractéristique qui m'a convaincue à sauter le pas avec ce roman. Étant en effet d'origine italienne du côté de ma mère (ce qui a d'autant plus motivé ma décision de demander ce livre en service presse, vous aurez sans doute compris pourquoi en en parcourant la quatrième de couverture), il me tient particulièrement à cœur de sortir de ma zone de confort et d'aller à la rencontre des plumes issues de la fameuse Botte, dont celle de Silvia Ferreri. Et si le cinéma italien de nos jours peine à véritablement susciter mon intérêt, avec quelques menues exceptions (je vous détaillerai cela plus tard dans d'autres chroniques), la littérature de ce pays, qu'elle soit d'hier ou d'aujourd'hui, semble résolument me convenir comme La mère d'Éva me l'a habilement prouvé. Je viens de réaliser que je vous ai parlé des œuvres de Silvia Ferreri un peu plus haut alors qu'il s'agit là de son tout premier roman. Pourtant, j'avais connaissance de ce fait mais on oublie rapidement que l'autrice est novice en la matière tant sa plume est belle, sensible et vise droit au but. Le cœur ne ressort en effet pas indemne d'une telle lecture. Pour ma part, j'ai été immensément émue par le récit de cette mère à laquelle je me suis à de nombreuses reprises identifiée, la mère de toute humanité qui ne désirait et ne souhaite encore qu'une seule et unique chose : protéger son enfant de tout mal afin d'assurer son bonheur. Mais comment faire quand ce qui détruit son unique progéniture, c'est l'identité sexuelle que la vie lui a donnée mais qu'elle n'a pas choisi ? Silvia Ferreri répond à cette question épineuse et encore sujette à controverse par le biais d'une bouleversante narration à la première personne assurée par une femme profondément humaine, profondément mère et imparfaite, qui ne s'autorise dans son flot de pensées et de souvenirs point de censure et qui nous livre ainsi tout son amour et sa vulnérabilité béante sans aucune retenue. Pour conclure, je ne peux que vous recommander ce livre qui ne manquera pas de vous émouvoir et de vous interroger sur la façon dont nous percevons les transsexuels au sein de notre société. De mon côté, la plume intelligente, désarmante et ne portant aucun jugement de Silvia Ferreri m'a purement et simplement séduite - une autrice à assurément suivre de très près. Il me tarde sincèrement de découvrir ses prochaines œuvres !
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  • cathfd Posté le 16 Avril 2021
    Dysphorie de genre: se sentir piégé.e dans un corps qui n'est pas le bon Si on m'avait demandé de donner mon avis à chaud, à peine la dernière page tournée, je serais restée muette, sans voix tant le tourbillon de pensées et d'émotions qui m'assaillait était intense. Début décembre j'avais vu le merveilleux documentaire sur Arte de Sébastien Lifshitz : Petite fille. L'histoire de Shasha, née garçon mais fille dans sa tête. Entourée, protégée par une famille unie, aimante et prête à l'accompagner sur un chemin de vie difficile. Ce roman est un parfait écho au documentaire. Eva se sent garçon depuis toujours et à la veille de ses 18 ans, pour entrer dans l'age adulte avec le corps qui correspond à sa réalité ressentie, elle va subir une longue intervention dans une clinique serbe, qui va lui retirer les attributs de sa féminité et lui donner le corps que sa naissance ne lui a pas offert, un corps d'homme. Dans le couloir, au delà des portes du bloc, sa mère est là, elle attend. Vigile. Elle se remémore sa grossesse, la naissance d'Eva, son enfance, l'amour fou ressenti pour sa fille... ses interrogations, sa culpabilité, sa colère, sa révolte, sa reddition... Dysphorie de genre: se sentir piégé.e dans un corps qui n'est pas le bon Si on m'avait demandé de donner mon avis à chaud, à peine la dernière page tournée, je serais restée muette, sans voix tant le tourbillon de pensées et d'émotions qui m'assaillait était intense. Début décembre j'avais vu le merveilleux documentaire sur Arte de Sébastien Lifshitz : Petite fille. L'histoire de Shasha, née garçon mais fille dans sa tête. Entourée, protégée par une famille unie, aimante et prête à l'accompagner sur un chemin de vie difficile. Ce roman est un parfait écho au documentaire. Eva se sent garçon depuis toujours et à la veille de ses 18 ans, pour entrer dans l'age adulte avec le corps qui correspond à sa réalité ressentie, elle va subir une longue intervention dans une clinique serbe, qui va lui retirer les attributs de sa féminité et lui donner le corps que sa naissance ne lui a pas offert, un corps d'homme. Dans le couloir, au delà des portes du bloc, sa mère est là, elle attend. Vigile. Elle se remémore sa grossesse, la naissance d'Eva, son enfance, l'amour fou ressenti pour sa fille... ses interrogations, sa culpabilité, sa colère, sa révolte, sa reddition ... "Je promis que je te protégerais de tout, et que je ne t'imposerais rien, que je te laisserais libre de choisir toujours ce que tu voudrais devenir, être, faire. [...] Je n'ai rien dit à ton père, je ne lui ai pas rappelé combien la vie était légère avant toi ni que nous n'avions tenu aucune de ces promesses. " C'est un cri d'amour et de douleur, un deuil terrible à faire pour cette mère, le deuil d'une fille pour pouvoir accueillir un fils. Au prix d'une souffrance immense qui trouve son apogée là dans cette clinique où un chirurgien "déconstruit" le corps de sa fille... Extraordinaire premier roman !
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