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Robert Laffont
EAN : 9782221242865
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 256
Format : 122 x 182 mm

La Mezzanine

Arlette STROUMZA (Traducteur)
Collection : Pavillons Poche
Date de parution : 26/09/2019

Quel est le point commun entre un lacet et un sandwich au thon ? Tous deux illustrent une métaphysique du quotidien redéfinie sous la plume de Nicholson Baker. L’auteur raconte les (més-) aventures d’un jeune cadre qui, venant de casser un lacet de chaussure, quitte son bureau pendant l’heure du...

Quel est le point commun entre un lacet et un sandwich au thon ? Tous deux illustrent une métaphysique du quotidien redéfinie sous la plume de Nicholson Baker. L’auteur raconte les (més-) aventures d’un jeune cadre qui, venant de casser un lacet de chaussure, quitte son bureau pendant l’heure du déjeuner pour aller en acheter un nouveau. En chemin, mille objets usuels vont se liguer contre lui : escalier mécanique, chaussettes, horodateur, bouteille de lait, séchoir à mains…
Oeuvre maîtresse, ce premier roman, traité de savoir-vivre hilarant, a propulsé Nicholson Baker au rang d’improbable rejeton de Nabokov, de Perec ou de Queneau.

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EAN : 9782221242865
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 256
Format : 122 x 182 mm

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • gielair Posté le 28 Novembre 2018
    On le présente en quatrième de couverture comme le petit cousin de Perec et de Queneau. Oui, mais il est surtout le cousin germain du Calvino qui a écrit Monsieur Palomar - que je dois relire au plus tôt. C'est ma deuxième lecture de La mezzanine et j'y ai retrouvé ce qui la première fois m'avait séduit, cette impression d'être carrément dans la tête du protagoniste. Protagoniste qui est d'abord l'employé de bureau (peut-être un cadre), mais qui de chapitre en chapitre devient de plus en plus l'écrivain conscient. Le chapitre 14, le pénultième, est une petite merveille de prose annotée sur la digression et la note de bas de page. On y lit : « les notes de bas de page sont les finitions qui permettent à des paragraphes tentaculaires de tenir bon face à la réalité plus large de la bibliothèque*. » On y trouve également une réflexion palomaresque sur la périodicité et la fréquence relative des idées. Jouissif. * « Et pourtant le traité de style que j'avais à l'université mettait en garde contre de trop longues notes. »
  • antihuman Posté le 14 Décembre 2012
    Mes amis ne me méritent pas, et ceux-là en sont encore moins de toute façon. .. C'est ce que nous confie en gros Nicholson Baker dans cette nouvelle en brefs chapitres qui se lit vite et bien. Croyez-moi, ca vaut le détour et ce n'est pas si fréquent. L'auteur se moque en fait également de ces clébards et divas de garde, et l'ensemble n'en devient très réjouissant même si vous coupez le livre à n'importe quelle page, sinon à n'importe quel moment. La mezzanine est en fait une genre de manifeste poétique contre le rond-de-cuir urbain et pas si branchouille. Une sorte de plaidoirie retour à l'indépendance sans passer obligatoirement par la forêt vierge. Donc pas toujours clair et dérangeant surtout pour ces esprits subtils , parfois à l'humeur légèrement autiste je le concède, mais cependant il y a de l'idée ça ne se voit pas tant que ça: passons-nous donc la consigne au moins à ce sujet.
  • vdujardin Posté le 27 Avril 2012
    Si je n'ai pas rédigé cet article plus tôt, ce n'est pas parce que je n'ai pas aimé ce livre, mais qu'il m'a laissée perplexe... La quatrième de couverture parle d'auteurs de l'Oulipo (ouvroir de littérature potentielle), mais ce n'est pas du tout ça, ou alors, je suis nulle et n'ai pas trouvé la contrainte sous-jacente, comme dans la disparition de Pérec, un lipogramme en e (livre sans lettre e), ou à l'inverse, du même auteur, Les Revenentes, où toutes les voyelles sont des e. Ou encore le S+7 proposé par Raymond Queneau pour la Cigale et la fourmi devenue la cimaise et la fraction (chaque substantif est remplacé par le 7e qui le suit dans un dictionnaire donné). Une bonne partie des contraintes de l'oulipo se trouvent sur leur site, avec des exemples... Trève de digression, revenons à La Mezzanine... Pas de contrainte, sauf pour le lecteur, les interminables notes qui peuvent couper le récit et se poursuivre comme une immense parenthèse sur plusieurs pages. Vous saurez tout sur les pailles en papier et leur avantage par rapport aux pailles en plastique, qui ont tedance à flotter dans les gobelets (très américain, vous buvez souvent à la paille, vous... Si je n'ai pas rédigé cet article plus tôt, ce n'est pas parce que je n'ai pas aimé ce livre, mais qu'il m'a laissée perplexe... La quatrième de couverture parle d'auteurs de l'Oulipo (ouvroir de littérature potentielle), mais ce n'est pas du tout ça, ou alors, je suis nulle et n'ai pas trouvé la contrainte sous-jacente, comme dans la disparition de Pérec, un lipogramme en e (livre sans lettre e), ou à l'inverse, du même auteur, Les Revenentes, où toutes les voyelles sont des e. Ou encore le S+7 proposé par Raymond Queneau pour la Cigale et la fourmi devenue la cimaise et la fraction (chaque substantif est remplacé par le 7e qui le suit dans un dictionnaire donné). Une bonne partie des contraintes de l'oulipo se trouvent sur leur site, avec des exemples... Trève de digression, revenons à La Mezzanine... Pas de contrainte, sauf pour le lecteur, les interminables notes qui peuvent couper le récit et se poursuivre comme une immense parenthèse sur plusieurs pages. Vous saurez tout sur les pailles en papier et leur avantage par rapport aux pailles en plastique, qui ont tedance à flotter dans les gobelets (très américain, vous buvez souvent à la paille, vous ?). Ou encore, une étude comparée des essuie-mains en papier et des soufleries pour les mains. Quant au style, cela faisait longtemps que je n'avais pas lu un livre contemporain rédigé entièrement au passé simple dans la bouche d'un narrateur à la première personne... Si vous voulez lire un livre inclassable, vous l'avez trouvé...
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  • Titine75 Posté le 3 Juin 2009
    Le résumé de “La mezzanine” de Nicholson Baker est des plus simple : un homme casse un lacet de chaussure et décide d'en racheter un lors de sa pause déjeuner. Voilà tout, rien de plus que cette infime intrigue ne nous est raconté. Mais cet achat est l'occasion de multiples digressions sur le monde moderne qui entoure notre employé de bureau. Chaque objet est décrypté, rien n'est anodin et tout peut faire appel à des souvenirs, être source de questionnement. Le lacet de chaussure cassé est par exemple le départ d'une longue analyse sur l'usure et les raisons de celle-ci. Notre narrateur tente de comprendre pourquoi ses deux lacets se sont cassés à deux jours d'intervalle. Cela le plonge dans la perplexité et le ramène à l'origine de la paire de souliers : “D'accord, il aurait lâché tôt ou tard : les lacets étaient d'origine et les chaussures celles-là mêmes que m'avaient achetées mon père deux ans auparavant quand j'étais entré dans cette boîte, pour y prendre mon premier boulot après mes études-cette rupture marquait donc une date sur le plan sentimental.” Tout y passe dans cet inventaire à la Prévert des objets du quotidien : les escalators et leur nettoyage, les... Le résumé de “La mezzanine” de Nicholson Baker est des plus simple : un homme casse un lacet de chaussure et décide d'en racheter un lors de sa pause déjeuner. Voilà tout, rien de plus que cette infime intrigue ne nous est raconté. Mais cet achat est l'occasion de multiples digressions sur le monde moderne qui entoure notre employé de bureau. Chaque objet est décrypté, rien n'est anodin et tout peut faire appel à des souvenirs, être source de questionnement. Le lacet de chaussure cassé est par exemple le départ d'une longue analyse sur l'usure et les raisons de celle-ci. Notre narrateur tente de comprendre pourquoi ses deux lacets se sont cassés à deux jours d'intervalle. Cela le plonge dans la perplexité et le ramène à l'origine de la paire de souliers : “D'accord, il aurait lâché tôt ou tard : les lacets étaient d'origine et les chaussures celles-là mêmes que m'avaient achetées mon père deux ans auparavant quand j'étais entré dans cette boîte, pour y prendre mon premier boulot après mes études-cette rupture marquait donc une date sur le plan sentimental.” Tout y passe dans cet inventaire à la Prévert des objets du quotidien : les escalators et leur nettoyage, les sacs en papier montrant que “(…) son possesseur mène une vie riche et active, emplie de courses urgentes.”, les briques de lait qui remplacent malheureusement les bouteilles de lait livrées à domicile, etc, etc, etc… La vie de notre employé de bureau n'est rythmé que par les objets qui l'entourent, les autres personnes ont peu de place dans son imaginaire. Les grandes étapes de sa vie défilent dans sa mémoire grâce aux objets et semblent être ses uniques repères temporels. Son passage à l'âge adulte est marqué par une découverte essentielle à l'homme moderne : comment mettre du déodorant alors que l'on est déjà habillé? La réponse est simple : il faut s'inspirer du portrait de Napoléon par Ingres et glisser sa main dans le bouton défait de sa chemise! Nicholson Baker nous présente un monde moderne rendu absurde par la multiplication des objets supposés rendre nos vies plus simples. Le cerveau du narrateur ne cesse de réfléchir sur l'utilité de chaque chose. Son esprit, ses yeux sont mobilisés en permanence par des avancées technologiques, son paysage eest totalement rempli de choses parfaitement indispensables à son bien-être. “Je comptais sur la présence des appareils comme on compte sur une haie bien taillée à un certain carrefour, ou sur une affiche aux couleurs passées dans la vitrine de la teinturerie, une nourriture visuelle sur le chemin pour rentrer chez moi.” En fait de nourriture, cela ressemble plus à une pollution visuelle qui empêche notre narrateur de penser plus sérieusement ou même de lire pendant son heure de repas. “La mezzanine” est une oeuvre réellement surprenante dans le fond et dans la forme. Nicholson Baker choisit de se moquer de notre monde moderne à travers cette énumération d'actes quotidiens qui peuvent sembler bien anodins. L'humour fait passer avec plus de légèreté les obsessions du héros. La forme peut également dérouter le lecteur. Nicholson Baker utilise les notes de bas de page avec excès. Il est capable pendant 2 pages 1/2 de nous démontrer la supériorité de la mug sur la tasse classique! Il nous explique son amour des notes de bas de page par d'autres auteurs qui “(…) savaient que la vérité ne s'obtient pas en naviguant tranquillement de paragraphe en paragraphe, mais qu'il lui faut son lit protecteur de citations, de guillemets, d'italiques et de langues étrangères (…). Ils connaissent le plaisir anticipé, après un coup d'oeil d'ensemble sur la double-page suivante, de ces lignes écrites en tous petits caractères qui leur dispenseraient d'autres exemples et un nouveau savoir.” Vous l'aurez compris, l'absurde est le maître mot de ce roman, absurde qui envahit notre quotidien sans que l'on y prenne garde. “La mezzanine” est une charge drôlissime contre la modernité et qui nous sort de nos habitudes de lecteur. Ouvrez les yeux sur votre quotidien, il est plus foisonnant et délirant qu'il n'en a l'air!
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  • hubertguillaud Posté le 19 Juillet 2007
    A mon goût, Nicholson Baker est l'un des écrivains américain les plus intéressants de ces dernières années. Et le ton hyperréaliste de cette chronique des années yuppies fait écho à la vanité de nos vies laborieuses. Une description clinique des mouvements, des pensées et de nos pauvres interactions.
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