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EAN : 9782264045973
Code sériel : 1697
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 192
Format : 108 x 177 mm
La passe dangereuse
Marie-Christine Blanchet (traduit par)
Date de parution : 01/03/2007
Éditeurs :
10/18

La passe dangereuse

Marie-Christine Blanchet (traduit par)
Date de parution : 01/03/2007

Peu de mondes semblent aussi éloignés l'un de l'autre que ceux de Somerset Maugham et de George Orwell. On découvre pourtant avec surprise dans un essai de l'auteur de 1984,...

Peu de mondes semblent aussi éloignés l'un de l'autre que ceux de Somerset Maugham et de George Orwell. On découvre pourtant avec surprise dans un essai de l'auteur de 1984, qu'il admirait « immensément ». Maugham, pour son « talent à raconter une histoire sans la moindre fioriture ». Au...

Peu de mondes semblent aussi éloignés l'un de l'autre que ceux de Somerset Maugham et de George Orwell. On découvre pourtant avec surprise dans un essai de l'auteur de 1984, qu'il admirait « immensément ». Maugham, pour son « talent à raconter une histoire sans la moindre fioriture ». Au lecteur de se laisser séduire par une invraisemblable histoire d'amour dans le Hong Kong de la grande époque coloniale anglaise avec adultère, épidémie, général chinois, bonnes sœurs... Tous ingrédients que Maugham mélange avec un art consommé du récit et une maîtrise raffinée du « bel ouvrage ».

« Hong Kong sous la domination britannique : amours, mystères et drames. Un écrivain à l'extraordinaire puissance évocatrice. »
Elle

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EAN : 9782264045973
Code sériel : 1697
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 192
Format : 108 x 177 mm

Ils en parlent

« Une invraisemblable histoire d'amour dans le Hong Kong de la grande époque coloniale anglaise. Quel conteur ! » 
Le Figaro

PRESSE

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • alicefield Posté le 9 Décembre 2021
    L' histoire d' amour d' un médecin épidémiologiste britannique non-partagée par son épouse frivole.Elle s' ennuie et le trompe, il se venge en l' emmenant dans une zone d' épidémie.Elle finira par comprendre sa profondeur et son courage sans l' aimer véritablement, n' ayant pas de désir pour lui.L' amant se montrera égoïste sans sincérité.Elle gagnera en maturité.Un roman assez pessimiste et quelque peu misogyne assez éloigné du film avec Edward Norton et Naomi Watts au traitement plus romantique.la mort semble donner plus de sens à la vie, un cliché
  • lectiole Posté le 8 Janvier 2021
    "Comme dans ces nouvelles pour dames de Somerset Maugham..." Ce roman-ci correspond plus à la chanson de Souchon, au style un peu vieillot des romances de la première moitié du vingtième siècle dont je parodiais le style dans mon roman "Chicago Requiem". Bref, "la passe dangereuse" se lit rapidement, mais "Vacances de Noël" était beaucoup plus intéressant sur le plan littéraire. Reste que le personnage de Walter Lane amoureux fou de son épouse infidèle, a droit à un portrait marquant, avec plusieurs morceaux mémorables. A contrario, les descriptions de Hong Kong et de la Chine sont parfois gâchées par des notations colonialistes et l'amant aux "reins solides" est caricatural. On suit surtout le portrait et l'évolution d'une femme qui s'affranchit de son éducation et apprend à se connaître elle-même. J'ai eu l'impression que des pages magnifiques alternaient avec des pages remplies de clichés... mais je comprends que ce roman ait pu être adapté au cinéma, même si je n'ai pas vu les films, car avec quelques modifications, il y a effectivement une belle matière de départ avec deux personnages, le mari et son épouse, qu'on brûle de voir se rapprocher lors de la lecture du roman.
  • Biblioroz Posté le 21 Novembre 2020
    Une poignée en porcelaine qui tourne sur une porte fermée à clé. Une heure, en plein milieu de journée qui n’est pas celle habituelle du retour du mari. La frayeur qui terrorise Kitty au bras de son amant. Somme toute une découverte d’adultère tout à fait classique, nette et sans équivoque pour le mari trompé, même s’il s’en retourne sans rien dire… Deux jours s’écouleront, glacials, avant qu’il ne décide de la suite à donner face à cette découverte. L’auteur nous fait alors considérer les bases mouvantes de ce couple. Pour devancer sa sœur cadette qui vient de se fiancer, pour enfin répondre à l’envie impérieuse de sa mère de la voir quitter le foyer au plus vite, Kitty s’est finalement mariée sans amour, sans même une once d’intérêt, à Walter, un bactériologue pas bien grand, à l’air grave presque hautain, exagérément courtois, dépourvu d’humour et de naturel mais très épris d’elle. Ce mariage lui a surtout permis de fuir sa famille pour suivre Walter en mission à Hong Kong. Mais Kitty pensait bien mériter mieux et n’éprouve que dédain, agacement et mépris envers son époux. Même sa condition n’est pas assez élevée dans cette colonie et la perception qu’il n’est... Une poignée en porcelaine qui tourne sur une porte fermée à clé. Une heure, en plein milieu de journée qui n’est pas celle habituelle du retour du mari. La frayeur qui terrorise Kitty au bras de son amant. Somme toute une découverte d’adultère tout à fait classique, nette et sans équivoque pour le mari trompé, même s’il s’en retourne sans rien dire… Deux jours s’écouleront, glacials, avant qu’il ne décide de la suite à donner face à cette découverte. L’auteur nous fait alors considérer les bases mouvantes de ce couple. Pour devancer sa sœur cadette qui vient de se fiancer, pour enfin répondre à l’envie impérieuse de sa mère de la voir quitter le foyer au plus vite, Kitty s’est finalement mariée sans amour, sans même une once d’intérêt, à Walter, un bactériologue pas bien grand, à l’air grave presque hautain, exagérément courtois, dépourvu d’humour et de naturel mais très épris d’elle. Ce mariage lui a surtout permis de fuir sa famille pour suivre Walter en mission à Hong Kong. Mais Kitty pensait bien mériter mieux et n’éprouve que dédain, agacement et mépris envers son époux. Même sa condition n’est pas assez élevée dans cette colonie et la perception qu’il n’est qu’un subalterne l’exaspère. Alors lorsqu’elle a rencontré l’élégance, le charme, l’attrait lumineux des beaux yeux de Charles Townsend, elle ne pouvait que succomber, follement, sans aucun scrupule. On pencherait à détester cette Kitty, à s’apitoyer sur Walter, mais c’est loin d’être aussi simple que cela dans ce petit roman finement psychologique et profondément humain. La sagacité de Walter donnera à sa femme un ultimatum dont il connaît l’issue avec certitude et les mènera vers Mei-tan-Fu où sévit une terrible épidémie de choléra. L’attitude glaciale de son époux se manifestera dans son regard fuyant, son économie de mots et la totale absence de sourires. Elle sera confrontée à la mort dès son arrivée avec le départ d’un cercueil qui croisera ses porteurs terrifiés. Dans cette description d’adultère et de ses cruelles conséquences, l’auteur s’est attaché plus étroitement à l’évolution de Kitty. Maniant un style simple mais percutant, il montre avec perfection le renversement d’impressions chez la jeune femme. Dans son exil, elle apprendra à juger plus justement les autres, dont son Charlie tant adoré, et à se détailler elle-même. Son mépris changera de camp « Jadis, elle méprisait Walter ; maintenant elle se méprisait elle-même. » L’amour de Walter que l’on découvre dans les dialogues bouleverse, alors que chez Kitty, c’est la douleur et les conséquences d’être aimée. Le contexte et les lieux, bien que discrètement esquissés, n’en demeurent pas moins prégnants : la supériorité coloniale des anglais utilisant les porteurs, les coolies, l'amah, l’abnégation des religieuses se portant volontaires dans les orphelinats de ces contrées chinoises éloignées, la honte et la disgrâce d’un divorce chez une femme… C’est un très joli roman, sur la tragique ascendance que certains êtres exercent sur le destin des autres, sur les heurts de personnalités dissonantes et surtout, cernée par la peur et la mort causées par le choléra, sur l’éveil de sentiments et d’aspirations nouvelles qui se font jours chez Kitty.
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  • Cannetille Posté le 5 Décembre 2019
    A l'époque coloniale anglaise, vraisemblablement au 19ème siècle, une jolie et insouciante jeune fille de la bonne société londonienne accepte d’épouser sans amour, sous la pression familiale, un homme dont elle ne connaît rien, sinon qu’elle devra le suivre à Hong Kong, où il occupe un poste de médecin-biologiste. Là-bas, elle ne tarde pas à devenir la maîtresse du sous-secrétaire colonial, éblouie par la séduction et l’aisance mondaine de cet homme marié, qui contrastent tant avec ce qui lui paraît la terne et ennuyeuse austérité de son mari. La liaison découverte, abandonnée par son amant, Kitty se retrouve contrainte de suivre son glaçant époux dans une région chinoise dévastée par le choléra : une épreuve à hauts risques, au cours de laquelle Kitty va subitement mûrir et découvrir qui ils sont vraiment, elle et son mari. Exotique à souhait, cette histoire nous plonge un siècle et demi en arrière, dans le monde étriqué et replié sur lui-même de la colonie occidentale totalement étrangère à la vie et à la culture locales : à Hong-Kong, les Britanniques de l’époque recréent leur société en miniature, hiérarchisée et corsetée, sûre de sa supériorité sur la « sauvagerie » locale. Lorsque Kitty débarque du haut... A l'époque coloniale anglaise, vraisemblablement au 19ème siècle, une jolie et insouciante jeune fille de la bonne société londonienne accepte d’épouser sans amour, sous la pression familiale, un homme dont elle ne connaît rien, sinon qu’elle devra le suivre à Hong Kong, où il occupe un poste de médecin-biologiste. Là-bas, elle ne tarde pas à devenir la maîtresse du sous-secrétaire colonial, éblouie par la séduction et l’aisance mondaine de cet homme marié, qui contrastent tant avec ce qui lui paraît la terne et ennuyeuse austérité de son mari. La liaison découverte, abandonnée par son amant, Kitty se retrouve contrainte de suivre son glaçant époux dans une région chinoise dévastée par le choléra : une épreuve à hauts risques, au cours de laquelle Kitty va subitement mûrir et découvrir qui ils sont vraiment, elle et son mari. Exotique à souhait, cette histoire nous plonge un siècle et demi en arrière, dans le monde étriqué et replié sur lui-même de la colonie occidentale totalement étrangère à la vie et à la culture locales : à Hong-Kong, les Britanniques de l’époque recréent leur société en miniature, hiérarchisée et corsetée, sûre de sa supériorité sur la « sauvagerie » locale. Lorsque Kitty débarque du haut de ses vingt-cinq printemps, seulement soucieuse de son apparence et de ses amusements, supposée jouer son rôle d’épouse auquel rien ne l’a préparée, sa naïveté est la proie facile et rêvée du premier séducteur aux apparences flatteuses. La désillusion sera amère, mais le drame aura tôt fait de lui apprendre brutalement les réalités de la vie. Tout met en lumière le décalage des personnages vis-à-vis de la réalité, qu’il s’agisse des colons, littéralement « repiqués » sur cette terre étrangère, et surtout de Kitty, frivole oie blanche propulsée sans préambule de la protection paternelle à celle de son mari. Les deux seuls protagonistes réellement ouverts au mode de vie local sont contraints de s’en cacher : Walter, le mari, se retranche derrière sa réserve, et le seul occidental à avoir une épouse chinoise vit caché. Somerset Maugham nous dépeint par ailleurs un tableau peu flatteur du mariage dans la bonne société de l’époque : unions arrangées, au mieux heureuses en intérêts, elles sont surtout un carcan insupportable, où seuls les veufs se retrouvent heureux et soulagés de leur liberté. Les femmes en sont à la fois victimes et responsables : écartées du monde durant leur éducation et réduites aux soins de leur apparence, puis de leur mari, et enfin de leurs enfants, elles s’ennuient, se compromettent comme Kitty, ou s’aigrissent comme sa mère. Kitty, au moins, parviendra peut-être à reprendre son destin en main et à devenir elle-même, au prix d’un apprentissage dramatique et douloureux qui aura fait tomber les façades et les faux-semblants. Avec ce qui m’a semblé une fin plutôt abrupte, cette histoire assez courte m’a presque plus fait l’effet d’une longue nouvelle que d’un roman. L’écriture est belle, sobre et classique, les personnages et les ambiances rendus avec une grande justesse et de manière très visuelle, pour une peinture douce-amère du mirage des conventions sociales d’une époque.
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  • SolennMirarchi Posté le 26 Août 2019
    Le mariage est-il toujours une question d’amour ? Pour Kitty, jeune femme à la beauté aussi forte que la superficialité l’habite, c’était surtout une question d’égo. De fierté. La fierté d’être mariée avant sa petite sœur. De ne pas connaître cette honte, cette gêne, ce sentiment terrible d’être « la vieille fille », l’enfant aînée à caser. Les apparences sont aussi importantes qu’elles peuvent être trompeuses, et malgré l’union qui la relie à Walter, un médecin colonial au caractère réservé et froid, Kitty n’éprouve pour cet homme rien d’autres qu’une brève tendresse dont se dégage une pitié certaine et un dégoût quotidien. Comme une certaine Emma Bovary qui se serait réfugiée dans un Hong-Kong colonial des années 20, Kitty passe son ennui, notamment dans les bras du très beau et charmant Charles Townsend. Jusqu’à cet après-midi où le hasard des décisions amène Walter à rentrer plus tôt que d’ordinaire chez lui... Chez lui où se trouve son épouse, plongée dans des bras qui ne sont pas les siens. D’une colère froide lui vient ce dilemme qui nous apparaît comme un non-choix : accompagner Walter en Chine intérieure où il travaillera désormais et où sévit une terrible épidémie de choléra, ou divorcer. De ce résumé qui pourrait apparaître comme une banale... Le mariage est-il toujours une question d’amour ? Pour Kitty, jeune femme à la beauté aussi forte que la superficialité l’habite, c’était surtout une question d’égo. De fierté. La fierté d’être mariée avant sa petite sœur. De ne pas connaître cette honte, cette gêne, ce sentiment terrible d’être « la vieille fille », l’enfant aînée à caser. Les apparences sont aussi importantes qu’elles peuvent être trompeuses, et malgré l’union qui la relie à Walter, un médecin colonial au caractère réservé et froid, Kitty n’éprouve pour cet homme rien d’autres qu’une brève tendresse dont se dégage une pitié certaine et un dégoût quotidien. Comme une certaine Emma Bovary qui se serait réfugiée dans un Hong-Kong colonial des années 20, Kitty passe son ennui, notamment dans les bras du très beau et charmant Charles Townsend. Jusqu’à cet après-midi où le hasard des décisions amène Walter à rentrer plus tôt que d’ordinaire chez lui... Chez lui où se trouve son épouse, plongée dans des bras qui ne sont pas les siens. D’une colère froide lui vient ce dilemme qui nous apparaît comme un non-choix : accompagner Walter en Chine intérieure où il travaillera désormais et où sévit une terrible épidémie de choléra, ou divorcer. De ce résumé qui pourrait apparaître comme une banale histoire d’amour, de mariage, et d’infidélité, Somerset Maugham nous dessine, en peu de pages, un récit profond où le sublime et le cruel se côtoient et se mélangent au cœur d’une nature humaine toujours plus complexe et nuancée. La lumière se fait peu à peu, l’espoir renaît tandis que la toile de fond de cette histoire, elle, se meurt de cette épidémie terrible semant et décimant sur son passage. Apportant pleurs, morts, malheur et corps à nos pieds décomposés. Ce roman est à l’image du pays dans lequel il se déroule, la Chine. À la fois rempli d’une sagesse des épreuves traversées, et nourrit des mystères que l’existence nous amène. Un livre comme un voyage. Un voyage intérieure, où la renaissance parfois inespérée n’en devient que plus forte, plus belle. Un voyage au cœur d’une autre époque, celle de la Chine coloniale du début du XXème siècle. Il vous tente ? 🌺
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Voyagez hors des sentiers battus, loin d'une littérature conventionnelle et attendue…