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La Race des orphelins
Date de parution : 23/09/2021
Éditeurs :
Pocket
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La Race des orphelins

Date de parution : 23/09/2021
De beaux bébés blonds. Conçus par les maternités du Reich pour régner sur le monde. Mais la race des maîtres est devenue la race des orphelins.
Qui est Hildegard Müller ? Elle-même ne le sait pas. Comment savoir quand on lit si mal, qu’on écrit plus mal encore ? Alors cette petite fille de bientôt 77 ans engage un scribe pour partir sur les traces de sa mémoire dérobée...
EAN : 9782266310758
Code sériel : 18270
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 288
Format : 108 x 177 mm
Pocket
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EAN : 9782266310758
Code sériel : 18270
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 288
Format : 108 x 177 mm

Ils en parlent

« Un livre extraordinaire. »
Sandrine Mariette / ELLE

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • MleDineBouquine 29/10/2023
    « Cette incinération de la mémoire engendre cette écriture du vide. Notre élimination administrative a fait de nous des orphelins pour l’éternité. » À 76 ans, Hildegard dresse un triste constat de sa vie, mais surtout de son enfance. Pour libérer sa parole, elle va demander l’aide d’un scribe en charge de recueillir ses mémoires et va les coucher sur papier. Elle, enfant né d’un Lebensborn, victime du IIIème Reich comme tant d’autres, a terriblement souffert. Elle est issue d’une fabrique à bébés parfaits comme on fabriquerait des jouets avec une charte qualité à l’issue. Si les normes ne sont pas respectées, alors le jouet sert d’expérience, de cobaye, ou pire, on fait en sorte qu’il ne se réveille plus. Elle se revendique comme étant « un produit » ni plus, ni moins. Elle ne comprend pas tout ce déferlement de haine qu’elle a subi tout au long de sa vie, le regard et les jugements que les autres ont porté sur elle. Et pourtant, elle n’a pas demandé à vivre. Elle n’a pas demandé à faire partie de ce vaste projet débuté en 1935 par Himmler, la qualifiant d’enfant de race pure, l’ascendance Aryenne ayant pour but de détrôner et de remplacer la race considérée comme inférieure aux yeux des SS et de Hitler. Les pages sont comme des couteaux acérés, les phrases percutantes et les pensées éparpillées. Durant toute la lecture de ce roman, j’ai été happée par tant de tristesse, et par cette femme qui est en quête d’identité. Née d’un père et d’une mère absente, dans le seul but de contenter « son créateur », donne une équation dont la conséquence est que la traçabilité de sa naissance en est quasiment impossible. Hildegard se sent coupable et honteuse d’exister quand on sait le nombre d’enfants qui ont été assassinés à leur arrivée dans les camps de concentration. Une lecture qui laisse un goût d’amertume et qui rend hommage à ces enfants qui ont trop vite été oublié face aux horreurs qui se sont répandues durant la Seconde Guerre Mondiale. « Mon héritage n’est qu’une dette. Une dette irremboursable dont mes enfants continuent de payer les intérêts. La haine se transmet mieux que l’amour. La haine se pare du voile de la mémoire. La haine entre enfants de victimes et enfants de bourreaux est un héritage infernal. J’encourage mes enfants à répondre à la haine par l’amour. Mais on ne leur rend pas la monnaie : l’amour est pris pour une faiblesse, la haine pour une opinion. » « Cette incinération de la mémoire engendre cette écriture du vide. Notre élimination administrative a fait de nous des orphelins pour l’éternité. » À 76 ans, Hildegard dresse un triste constat de sa vie, mais surtout de son enfance. Pour libérer sa parole, elle va demander l’aide d’un scribe en charge de recueillir ses mémoires et va les coucher sur papier. Elle, enfant né d’un Lebensborn, victime du IIIème Reich comme tant d’autres, a terriblement souffert. Elle est issue d’une fabrique à bébés parfaits comme on fabriquerait des jouets avec une charte qualité à l’issue. Si les normes ne sont pas respectées, alors le jouet sert d’expérience, de cobaye, ou pire, on fait en sorte qu’il ne se réveille plus. Elle se revendique comme étant « un produit » ni plus, ni moins. Elle ne comprend pas tout ce déferlement de haine qu’elle a subi tout au long de sa vie, le regard et les jugements que les autres ont porté sur elle. Et pourtant, elle n’a pas demandé à vivre. Elle n’a pas demandé à faire partie de ce vaste projet débuté en 1935 par Himmler, la qualifiant d’enfant de race pure, l’ascendance Aryenne ayant pour but de détrôner et de remplacer...
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  • Jesscassije 06/07/2023
    C’est écrit sous la forme d’un journal intime, avec de court paragraphe et de ce fait, il se lit très très vite. Toutefois, j’ai trouvé qu’Oscar Lalo avait un style d’écriture particulier qui a rendu un peu difficile ma lecture. Ça s’est pour la forme parce que pour le fond le thème abordé est passionnant. J’ai appris énormément ! J’ai un peu honte (même beaucoup) de l’avouer mais je n’avais jamais entendu parler des enfants nés dans les lebensborn lors de la seconde guerre mondiale. Ce roman est bouleversant et nous replonge dans l’atrocité de cette guerre, de ce nazisme qui a fait beaucoup de mal dans les 2 camps, parce que ces enfants des lebensborn sont des enfants nés des soldats nazi puis abandonnés. De ce fait considérés eux aussi comme des nazi mais eux n’ont pas choisis …. Ce roman est vraiment excellent je vous recommande de le découvrir
  • missk_paris 13/05/2023
    J’avais déjà entendu parler des Lebensborn, mais à la marge (notamment dans Lignes de faille de Nancy Huston). D’ailleurs, savez-vous ce que c’est ? Rien d’autre qu’une maternité SS. Elles s’inscrivent dans le programme (créé en 1935) visant à « remplacer la race inférieure par la race supérieure ». Là où les enfants sont normalement conçus avec désir, envie et amour, là ce ne sont rien d’autre que des accouplements (voire des viols) entre « bons SS » et femmes au sang suffisamment pur et au physique bien aryen. En tout il y en aura trente-quatre de par l’Europe, dont neuf en Norvège.   La narratrice est une enfant Lebensborn. Elle revient au gré de ses réflexions, retranscrites par son scribe (elle a tardivement appris à lire et à écrire, elle pour qui l’écrit est « synonyme d’humiliation, de détresse, de noyade »), sur ces trous, ces fantômes qui rodent autour de sa naissance. Les nazis qui notaient tout, ont là bien pris soin d’effacer toutes traces de leurs méfaits (« Le jour de la mort d’Hitler, les SS ont détruit les informations relatives à ma naissance. Cette chorégraphie mort-vie prélude à mon inexistence »). Elle, enfant Lebensborn, pouponnée par le pire des bourreaux, Himmler himself, ne saura jamais qui sont ses parents.   Au-delà de ce statut d’orpheline, ce qui est mis en exergue ici c’est le sort de ces enfants, ces « bébés sales » qui porteront toute leur vie l’infamie de ce firent et furent leurs parents, comme s’ils étaient nés avec une croix gammée sur le front, entre les sourcils (comme le bindi hindou). Ces bébés deviendront des enfants, souvent nommés « les enfants de la honte ». Comment grandir, comment se construire quand personne ne veut d’eux. Les différents organismes chargés de placer les orphelins à la fin de la guerre ne savent que faire d’eux. Au moment de poser ces propos, elle se penche sur les recherches qui ont pu être faites sur les orphelins de guerre, beaucoup de choses ont été documentées mais tellement peu sur eux. Il y aura bien un procès sur les dignitaires du Lebensborn programm, mais aucun ne sera condamné (à vrai dire ils seront même acquittés !). Ils n’auront même pas droit à un statut de victime. Voilà pour le fond. Le récit lui prend une forme fragmentaire. Comme le dit la narratrice au début du livre « Peu de lignes par page. Déjà un miracle qu'il y ait ces mots sur ces pages que vous tenez entre vos mains. Vous auriez pu tenir du vide. Mon histoire n'a pas de début. » C’est tout à la fois puissant, intense et d’une grande sensibilité. Les mots nous frappent en plein cœur sans jamais tomber dans le pathos. Bravo ! J’avais déjà entendu parler des Lebensborn, mais à la marge (notamment dans Lignes de faille de Nancy Huston). D’ailleurs, savez-vous ce que c’est ? Rien d’autre qu’une maternité SS. Elles s’inscrivent dans le programme (créé en 1935) visant à « remplacer la race inférieure par la race supérieure ». Là où les enfants sont normalement conçus avec désir, envie et amour, là ce ne sont rien d’autre que des accouplements (voire des viols) entre « bons SS » et femmes au sang suffisamment pur et au physique bien aryen. En tout il y en aura trente-quatre de par l’Europe, dont neuf en Norvège.   La narratrice est une enfant Lebensborn. Elle revient au gré de ses réflexions, retranscrites par son scribe (elle a tardivement appris à lire et à écrire, elle pour qui l’écrit est « synonyme d’humiliation, de détresse, de noyade »), sur ces trous, ces fantômes qui rodent autour de sa naissance. Les nazis qui notaient tout, ont là bien pris soin d’effacer toutes traces de leurs méfaits (« Le jour de la mort d’Hitler, les SS ont détruit les informations relatives à ma naissance. Cette chorégraphie mort-vie prélude à mon inexistence »). Elle, enfant Lebensborn, pouponnée par le pire des bourreaux, Himmler himself, ne saura jamais qui sont ses parents.   Au-delà...
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  • AudreyT 30/04/2023
    Le 15 août 1936, Heinrich Himmler ouvre le premier Lebensborn à Steinhöring, en Haute-Bavière. Ces établissements, au départ simples foyers et crèches, devinrent très vite les maternités parfaites du IIIème Reich. La race supérieure venait de naître… Hildegard Müller fait partie de ces enfants sans passé, sans racine, sans origine. Hildegard est une orpheline… Et elle veut qu’on entende son histoire… On ne peut pas sortir indemne de la lecture du roman d’Oscar Lalo, La race des orphelins. Il a les mots, justes, posés là à qui veut écouter, des mots qui pèsent, des mots qui comblent, des mots qui anéantissent… Il écrit sur l’indicible, l’inavouable, sur l’inqualifiable… Il nous emporte avec lui au cœur des Lebensborn… La forme de son récit aurait pu être linéaire. L’histoire d’une petite fille à qui on a tout pris, ou plutôt rien donné. Mais cela aurait peut-être été trop simple. Trop facile pour le lecteur de fermer le livre, touché mais reculé derrière des souvenirs, des images. Oscar Lalo choisi d’écrire des chapitres courts, parfois quelques lignes seulement, des mots avec lesquels ils jouent, pour raconter cette femme de soixante-seize ans qui se cherchent toujours, qui s’efface en permanence, qui n’a de l’existence qu’un sentiment de mensonge, de secret. Et doucement, insidieusement, la lecture fait son œuvre. La marche de l’Histoire nous inclut dans sa boucle infernale. Haine, rejet, culpabilité, secret… La vie de ces enfants, nés de la folie des hommes, nous éclabousse, nous écrase, nous tétanise. Hildegard veut crier son combat, veut hurler son désespoir, veut que jaillissent les larmes et toutes les blessures de n’être personne, de n’être rien, de n’être à peine une ombre dans l’obscurité… Si vous croyez connaître toutes les horreurs que l’homme est capable d’inventer, écoutez les silences de cette femme au bord de l’abîme. Soutenez la, permettez lui, à l’aube de sa fin, d’enfin se relever… Le 15 août 1936, Heinrich Himmler ouvre le premier Lebensborn à Steinhöring, en Haute-Bavière. Ces établissements, au départ simples foyers et crèches, devinrent très vite les maternités parfaites du IIIème Reich. La race supérieure venait de naître… Hildegard Müller fait partie de ces enfants sans passé, sans racine, sans origine. Hildegard est une orpheline… Et elle veut qu’on entende son histoire… On ne peut pas sortir indemne de la lecture du roman d’Oscar Lalo, La race des orphelins. Il a les mots, justes, posés là à qui veut écouter, des mots qui pèsent, des mots qui comblent, des mots qui anéantissent… Il écrit sur l’indicible, l’inavouable, sur l’inqualifiable… Il nous emporte avec lui au cœur des Lebensborn… La forme de son récit aurait pu être linéaire. L’histoire d’une petite fille à qui on a tout pris, ou plutôt rien donné. Mais cela aurait peut-être été trop simple. Trop facile pour le lecteur de fermer le livre, touché mais reculé derrière des souvenirs, des images. Oscar Lalo choisi d’écrire des chapitres courts, parfois quelques lignes seulement, des mots avec lesquels ils jouent, pour raconter cette femme de soixante-seize ans qui se cherchent toujours, qui s’efface en permanence, qui n’a de l’existence qu’un sentiment...
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  • Vexiana 23/01/2023
    Hildegarde Muller se confie à un scribe car, comme elle est quasi analphabète, elle ne peut raconter qui elle est et d’où elle vient. Elle est une enfant née dans un lieu inconnu, à une daté inconnue, d’un père inconnu et d’une mère inconnue mais qui étaient tels que le IIIe Reich et ses dirigeants les voulaient : aryens. Je connaissais l’existence des Lebensborn nazis et l’horreur de la politique qu’il reflètent. Il est terrifiant de lire le contexte et les dommage que ce projet a eu sur les innocents enfants qui en sont les malheureuses victimes. Pour cela, ce roman a le mérite d’exister, de participer au devoir de mémoire. Pour le reste, je dois avouer que je suis moins séduite même si je reconnais de bonnes idées à la forme, comme ces pages qui ne comportent que quelques lignes, comme autant de pensées jetées dans un journal, qui, ici, n’en est pas un. Je suis d’ailleurs assez partagée par ce choix. Car il s’agit, si je ne m’abuse, d’un roman. L’auteur n’est pas vraiment le scribe d’une Allemande qui lui raconte son histoire. Du coup, j’ai trouvé que ça manquait de corps. J’aurais aimé en savoir plus sur l’héroïne qui nous livre finalement peu de choses. Toute l’histoire reste essentiellement centrée sur sa naissance et les circonstances obscures de sa conception. Certes, c’est lourd ce qui est raconté, c’est très lourd. Mais force est de constater qu’on sait finalement peu de choses sur les Lebensborn…donc les informations tournent vite en rond et le livre devient rapidement très répétitif et l’auteur essaye de diluer un peu ces répétitions par d’autres informations sur la 2e guerre mondiale et on peut dire que ça brasse large…et il vaut mieux être un peu informé sur le premier cercle d’Hitler si on veut savoir de qui on parle quand on cite quatre ou cinq noms à la suite…quoique non, finalement, parce que ca n’a pas vraiment d’intérêt dans l’histoire. Peut-être juste l’occasion d’étaler un peu des recherches que l’auteur a faites. Une autre chose qui m’a gênée : l’abus de jeux de mots et de maximes. La narratrice est censée raconter son histoire à un Suisse francophone… Je ne suis pas certaine que les expressions telles que ‘naitre coupable et n’être coupable ça sonne pareil’ ou ‘Rouge de l’euthanasie. Rouge de l’état nazi’ passent aussi bien en allemand , ni même que certaines des expression utilisées aient une correspondance dans la langue de Goethe. Bref, je ne suis pas très tendre avec ce roman qui a le mérite de parler d’un sujet aussi dément, inhumain et profondément tragique que le programme nazi que reflétaient les Lebensborn. Je regrette vraiment de ne pas avoir plus aimé que ça. Hildegarde Muller se confie à un scribe car, comme elle est quasi analphabète, elle ne peut raconter qui elle est et d’où elle vient. Elle est une enfant née dans un lieu inconnu, à une daté inconnue, d’un père inconnu et d’une mère inconnue mais qui étaient tels que le IIIe Reich et ses dirigeants les voulaient : aryens. Je connaissais l’existence des Lebensborn nazis et l’horreur de la politique qu’il reflètent. Il est terrifiant de lire le contexte et les dommage que ce projet a eu sur les innocents enfants qui en sont les malheureuses victimes. Pour cela, ce roman a le mérite d’exister, de participer au devoir de mémoire. Pour le reste, je dois avouer que je suis moins séduite même si je reconnais de bonnes idées à la forme, comme ces pages qui ne comportent que quelques lignes, comme autant de pensées jetées dans un journal, qui, ici, n’en est pas un. Je suis d’ailleurs assez partagée par ce choix. Car il s’agit, si je ne m’abuse, d’un roman. L’auteur n’est pas vraiment le scribe d’une Allemande qui lui raconte son histoire. Du coup, j’ai trouvé que ça manquait de corps. J’aurais aimé en savoir plus sur l’héroïne qui nous livre...
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