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EAN : 9782266296212
Code sériel : 7282
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 288
Format : 108 x 177 mm

La Reine en jaune

Carine BRUY (Traducteur)
Date de parution : 09/05/2019
En cinq nouvelles et autant de fragments, Anders Fager, nouveau maître de l’horreur suédois, nous plonge dans les cauchemars et terreurs de notre époque.
À Trossen, les résidents de la maison de retraite se regroupent au quatrième étage pour des rites venus d’un autre âge ; les deux frères Zami et...
En cinq nouvelles et autant de fragments, Anders Fager, nouveau maître de l’horreur suédois, nous plonge dans les cauchemars et terreurs de notre époque.
À Trossen, les résidents de la maison de retraite se regroupent au quatrième étage pour des rites venus d’un autre âge ; les deux frères Zami et Janoch escortent Grand-Mère pour un long voyage – Grand-Mère qui gronde parfois, ou montre les crocs ; pour My l’artiste, la femme bafouée, le chef-d’œuvre ultime ne peut se concevoir sans sacrifices ; à Bodskär, dans la baie plongée dans les ténèbres, quelque chose émerge des flots…

« Il produit l’épouvante la plus pure, en ce sens qu’elle se rattache chimiquement à la formule de Lovecraft, inventeur du genre. » Le Magazine littéraire
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EAN : 9782266296212
Code sériel : 7282
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 288
Format : 108 x 177 mm

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« Un talent monstre », L’Obs
 
L’Obs

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • MorganeRenarde Posté le 5 Décembre 2019
    Gros frisson en lisant "la reine en jaune" de l'auteur suédois Anders Fager. Car oui, la Suède ce n'est pas juste le pays de Millenium (ou d'Ikea si on reste dans les clichés). C'est le second recueil de nouvelles issues de ses recueils suédois, édité par Mirobole. J'ai rencontré l'auteur aux Imaginales d'Épinal qui avait rit en me voyant prendre le livre et m'avait prévenu que le contenu du livre pourrait me surprendre. La reine en jaune, c'est quoi ? En gros c'est du Lovecraft et j'ose le dire : en mieux. J'adore Lovecraft, mais pouvoir en lire sans l'antisémitisme et le racisme... Merci ! D'ailleurs autre élément très intéressant dans ce recueil : la place de femmes. J'ai réalisé en lisant ces nouvelles que les femmes étaient au final inexistantes dans les textes de Lovecraft alors que dans ce recueil elles y ont un rôle central et y ont tout autant d'importance que les hommes. Dans ce recueil de 5 nouvelles et d'autant de "fragments" on retrouve : une maison de retraite et des rites étranges, une artiste qui prépare son œuvre ultime, une opération militaire qui fait fasse à l'inconcevable et un aller-retour en voiture pour aller chercher grand-mère, grand-mère qui grogne... Gros frisson en lisant "la reine en jaune" de l'auteur suédois Anders Fager. Car oui, la Suède ce n'est pas juste le pays de Millenium (ou d'Ikea si on reste dans les clichés). C'est le second recueil de nouvelles issues de ses recueils suédois, édité par Mirobole. J'ai rencontré l'auteur aux Imaginales d'Épinal qui avait rit en me voyant prendre le livre et m'avait prévenu que le contenu du livre pourrait me surprendre. La reine en jaune, c'est quoi ? En gros c'est du Lovecraft et j'ose le dire : en mieux. J'adore Lovecraft, mais pouvoir en lire sans l'antisémitisme et le racisme... Merci ! D'ailleurs autre élément très intéressant dans ce recueil : la place de femmes. J'ai réalisé en lisant ces nouvelles que les femmes étaient au final inexistantes dans les textes de Lovecraft alors que dans ce recueil elles y ont un rôle central et y ont tout autant d'importance que les hommes. Dans ce recueil de 5 nouvelles et d'autant de "fragments" on retrouve : une maison de retraite et des rites étranges, une artiste qui prépare son œuvre ultime, une opération militaire qui fait fasse à l'inconcevable et un aller-retour en voiture pour aller chercher grand-mère, grand-mère qui grogne et mord parfois... C'est fantastique, dans tous les sens du terme. Pour moi ça marque vraiment un renouveau pour les codes de l'horreur tels que je les connaissais. Comme je le lisais dans une interview de l'auteur : c'est joyeux tout en étant cynique et l'équilibre est parfait. Pas sûr que vous sortiez tout a fait sains de cette lecture...
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  • Xapur Posté le 22 Juillet 2019
    Direction la Suède, où il se passe de drôles de choses, entre sorcellerie et lovecrafteries en tout genre (comme la couverture l’indique). Comme dans Les Furies de Borås , l’auteur entrecoupe ses nouvelles par des « Fragments », sorte d’interludes qui forment une trame de fond, et il fait référence au recueil précédent par des allusions judicieusement placées. Le Chef-d’œuvre de mademoiselle Witt raconte l’histoire d’une artiste d’art contemporain prête à tout pour la gloire et la notoriété. Ses « oeuvres » (chacun se fera une idée selon sa sensibilité) lorgnent de plus en plus vers la débauche, la pornographie et la violence, tandis que la réputation sulfureuse agit comme une drogue sur la jeune femme névrosée et aiguillonnée par une mystérieuse commanditaire. Une montée progressive dans l’horreur qui est bien vue, égratignant au passage le microcosme des artistes et leur entourage, les journalistes, blogueurs et critiques. Dommage que la fin soit un peu décevante, la conclusion aurait gagnée à être un peu plus choquante (sic). Cérémonies nous plonge dans le quotidien d’une maison de retraite presque ordinaire. Vieillards gâteux, pertes de mémoire ou de fluides corporels (beurk), rien ne nous est épargné dans cette description précise, et glaçante, d’un futur possible... Direction la Suède, où il se passe de drôles de choses, entre sorcellerie et lovecrafteries en tout genre (comme la couverture l’indique). Comme dans Les Furies de Borås , l’auteur entrecoupe ses nouvelles par des « Fragments », sorte d’interludes qui forment une trame de fond, et il fait référence au recueil précédent par des allusions judicieusement placées. Le Chef-d’œuvre de mademoiselle Witt raconte l’histoire d’une artiste d’art contemporain prête à tout pour la gloire et la notoriété. Ses « oeuvres » (chacun se fera une idée selon sa sensibilité) lorgnent de plus en plus vers la débauche, la pornographie et la violence, tandis que la réputation sulfureuse agit comme une drogue sur la jeune femme névrosée et aiguillonnée par une mystérieuse commanditaire. Une montée progressive dans l’horreur qui est bien vue, égratignant au passage le microcosme des artistes et leur entourage, les journalistes, blogueurs et critiques. Dommage que la fin soit un peu décevante, la conclusion aurait gagnée à être un peu plus choquante (sic). Cérémonies nous plonge dans le quotidien d’une maison de retraite presque ordinaire. Vieillards gâteux, pertes de mémoire ou de fluides corporels (beurk), rien ne nous est épargné dans cette description précise, et glaçante, d’un futur possible pour certains d’entre nous, et hélas bien moins « imaginaire » qu’on ne peut le croire. Bref, tout n’est pas normal bien sûr dans cet établissement, sous un charme trouble puisque pensionnaires et personnel soignant se retrouvent pour des cérémonies païennes qu’ils exécutent « à l’insu de leur plein gré ». Un récit étrange, assez choquant et déstabilisant. Quand la mort vint à Bodskär commence comme un récit de guerre, avec le débarquement d’un commando sur une petite île paumée où les russes feraient des tests sous-marins, ce que les suédois ne pourraient tolérer sur leur territoire. Sauf que les soldats ont ordre de tirer sur tout ce qui bouge, que les habitants de l’île sont étranges, qu’une masse énorme sort de l’eau et ne semble pas être un navire… Ajoutons à cela des soldats qui perdent un point de santé mentale par balle tirée et on devinera vite vers quel écrivain Grand Ancien lorgne cette nouvelle, au début très (trop) lent mais qui s’achève par une folie meurtrière, et un épilogue typique du Maître. La Reine en jaune, titre éponyme donc du recueil, nous narre la suite de la première nouvelle. On retrouve My l’artiste, internée et subissant les exactions liées à sa condition de folle furieuse et violente. A moins que, gavée de médocs, elle n’invente une partie de ce qu’elle vit ? Toujours est-il qu’un échappatoire se présente à elle et lui permet de s’échapper et de poursuivre son chemin sanglant, sans doute en utilisant la géométrie non euclidienne… Un récit oppressant, manipulant le lecteur et comprenant un point d’orgue horrifique réussi (sic). Le Voyage de Grand-Mère est le récit d’une épopée pendant laquelle deux jeunes hommes (quoique…) quittent la Suède et traversent différents pays pour aller chercher leur grand-mère et la ramener à la maison. Deux garçons bien étranges qui fricoteront avec la pègre et feront des rencontres étonnantes sur le chemin, sans être inquiétés par les polices ou douanes croisées (ce qui en dit long sur la passoire que peut être l’Europe, d’ailleurs…). On comprendra vite que les garçons n’en sont pas vraiment, et leur grand-mère est plus que spéciale, pendant ce road-movie « horrificomique » sur lequel l’ombre de Lovecraft fait plus que rôder puisque Yog-Sothoth y est largement évoqué (invoqué ?). Une belle réussite, avec là aussi un début un peu lent et une accélération progressive, trame que l’auteur semble apprécier (ainsi que les changements de temps pour accélérer le rythme de certains passages). Des récits réussis, entrecoupés de petits interludes, les « Fragments », qui déroulent une trame de fond avec plusieurs factions qui naviguent de façon occulte autour de l’activité humaine depuis des siècles. Seul petit bémol, le côté frustrant de ne pas en découvrir assez sur ces individus. Au final, un très bon recueil du suédois Anders Fager, n’hésitant pas à utiliser des détails sanglants ou choquants pour étoffer ses récits, lesquels sont variés, horrifiques et finalement cohérents, fragments d’une trame globale imprégnée d’occultisme et de lovecrafteries. A conseiller aux amateurs d’horreur contemporaine.
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  • PascalMalosse Posté le 14 Juin 2019
    Ce qui m'a intéressé chez Fager, c'est son style. Ses scénarii sont simples. Il n'y pas vraiment de mystère quand on connaît Lovecraft et Chambers. Ce sont les phrases courtes, les instants trashs, les hachures et les ruptures incessantes qui donnent aux nouvelles une certaine originalité.
  • Yuyine Posté le 5 Juin 2019
    La Reine est en jaune est un recueil composé de 10 textes, 5 longues nouvelles et autant de fragments inter-nouvelles. On y retrouve, un peu partout, des clins d’oeil évidents à l’univers de H.P. Lovecraft mais aussi à de nombreux autres textes gravitant autour de cet univers et devenus, eux aussi, classiques du genre de la nouvelle horrifique. Anders Fager utilise ainsi des codes mais fait également appel à des créatures et des mythes qui rendent hommage à toutes ces oeuvres. Si le connaisseur sera ravi, le novice, lui, sera peut-être un peu perdu. Je dois moi-même avouer avoir dû recourir de temps en temps à des recherches annexes pour situer une divinité dans l’oeuvre de Lovecraft et comprendre ainsi pleinement es enjeux du récit. La construction de ce recueil risque, elle aussi, de freiner certains lecteurs. En effet, [...] Pour lire la suite de cette critique, rendez-vous sur yuyine.be!
  • bdelhausse Posté le 9 Novembre 2017
    Attention, voici un auteur qui devient culte, et une critique avec de vrais morceaux de cervelles et de Grands Anciens dedans... car Anders Fager revisite la mythologie lovecraftienne, tout autant qu'il lui rend hommage. Mais pas seulement à Lovecraft. C'est un corpus entier de l'horreur que Fager saisit à pleines mains. La Reine en Jaune fait référence à un livre de 1895 écrit par Robert W. Chambers, et désigne Hastur dont le nom apparaît pour la première fois sous la plume d'Ambrose Bierce en 1891. Et le jeu de piste ne s'arrête pas là. Car Fager (ex-geek, ex-dyslexique, ex-punk, ex-rôliste... euh non, toujours rôliste en cheville avec White Wolf) a écrit pas mal de recueils de nouvelles, dans lesquels Mirobole puise pour composer les deux tomes actuellement disponibles. On peut supposer (vu les tonnes de mégalomanie et de misanthropie qui suintent de son site web) qu'Anders Fager a marqué son accord pour ce mélange. Cette attitude de l'auteur n'est pas sans rappeler James Ellroy, àmha. Parenthèse... en 1991 paraît le jeu de rôle le plus glauque et malsain de l'histoire du JdR. KULT. Un jeu de rôle suédois. Fager ne semble pas y avoir participé, mais il a réussi à tirer un... Attention, voici un auteur qui devient culte, et une critique avec de vrais morceaux de cervelles et de Grands Anciens dedans... car Anders Fager revisite la mythologie lovecraftienne, tout autant qu'il lui rend hommage. Mais pas seulement à Lovecraft. C'est un corpus entier de l'horreur que Fager saisit à pleines mains. La Reine en Jaune fait référence à un livre de 1895 écrit par Robert W. Chambers, et désigne Hastur dont le nom apparaît pour la première fois sous la plume d'Ambrose Bierce en 1891. Et le jeu de piste ne s'arrête pas là. Car Fager (ex-geek, ex-dyslexique, ex-punk, ex-rôliste... euh non, toujours rôliste en cheville avec White Wolf) a écrit pas mal de recueils de nouvelles, dans lesquels Mirobole puise pour composer les deux tomes actuellement disponibles. On peut supposer (vu les tonnes de mégalomanie et de misanthropie qui suintent de son site web) qu'Anders Fager a marqué son accord pour ce mélange. Cette attitude de l'auteur n'est pas sans rappeler James Ellroy, àmha. Parenthèse... en 1991 paraît le jeu de rôle le plus glauque et malsain de l'histoire du JdR. KULT. Un jeu de rôle suédois. Fager ne semble pas y avoir participé, mais il a réussi à tirer un jeu de rôle, un roman graphique et une pièce de théâtre de son oeuvre. Alors, faut-il avoir lu Les Furies de Boras, le premier recueil paru chez Mirobole, pour comprendre La Reine en Jaune? Non. Peut-être cela aide-t-il, mais ce n'est même pas certain, tant l'auteur aime brouiller les pistes. En quoi consiste le recueil? 5 nouvelles entrecoupées de Fragments numérotés... mais dont certains manquent. Les Fragments forment une trame qui a des liens avec les nouvelles. Deux des cinq nouvelles concernent une galeriste qui tombe sous la coupe d'un cercle de riches vieillards adeptes des Grands Anciens (qui servent de base à la pièce de théâtre). Les trois autres sont indépendantes, mais il y a des évocations de certains personnages et/ou événements dans les Fragments. Les Fragments jouent sur l'ellipse, c'est au lecteur qu'il incombe de retracer ce qui se produit entre les textes. Exprimé comme cela, on dirait que c'est un peu prise de tête. Mais pas du tout... C'est très fluide. Anders Fager a une écriture directe. Dure, tendue. Mais dépourvue de vulgarité et d'obscénité. Un sexe est un sexe. Et pas mal de scènes se déroulent sous la ceinture. Mais sans que Fager en rajoute. Eventration, décapitation, fellation, etc. tout cela est dit sans tourner autour du pot. Il y a une précision chirurgicale dans la manière dont il décrit les situations. Pas de recherche d'effets supplémentaires. S'il y a un truc qui se passe, Fager le décrit. Pourquoi, en effet, laisser deviner une éventration alors que l'on peut décrire la scène? L'horreur en pleine lumière est tout aussi abominable que dans la pénombre. Ce souci du détail dans les nouvelles, couplé avec l'art de l'ellipse dans les Fragments et entre les nouvelles, fonctionne bien. Mais cela peut lasser aussi. Dans la dernière nouvelles où deux rejetons de Yog-Sothoth vont de Suède en Roumanie chercher leur Grand-Mère et la ramènent ne nous épargne aucun détail de la route, des stations-service, etc. J'ai trouvé cela un peu longuet. Même si j'ai bien compris qu'il s'agissait de construire la nouvelle comme s'il s'agissait d'une incantation, je suis resté un peu à quai. Cette nouvelle a quand même été primée. On a parfois l'impression que si Fager estime qu'il faut dix minutes pour trancher une tête, il va écrire la scène de telle manière que cela prendra dix minutes au lecteur pour la lire... Mais Fager peut aussi jouer le registre de la poésie. Dans la nouvelle éponyme, il y a de nombreuses images poético-macabres sur le jaune et sur les mouvements de My, la galeriste devenue la reine en jaune... La première nouvelle est un choc, avec cette galeriste dépourvue de scrupules et qui veut créer de l'art éphémère, basé sur l'effroi et l'instantané. On se dit qu'il y a un message social... et puis les nouvelles suivantes diluent cette impression. Pour moi, Cérémonies, la nouvelle se déroulant dans une maison de repos où les pensionnaires se livrent à de macabres et sanglants rituels est encore meilleure, et le summum est atteint dans la troisième nouvelle où une opération commando sur une petite île scandinave fait long feu. Humour, dérision, cynisme, tout cela fait aussi partie de la panoplie de Fager. A mon avis, l'écriture n'est effectivement pas sans rappeler Ellroy. Le récit est plus important que la manière d'y arriver, mais le style contribue à l'effet produit. Tous les effets pompiers, les redites, les lenteurs de Lovecraft (qui m'avaient éloigné de l'oeuvre) ont disparu et laissent la place à l'horreur, mais celle-ci prend place dans la tête du lecteur, pas sur le papier. C'est bien vu. Et si on regarde toute la production en suédois de Fager, on se dit que l'on va encore entendre parler de lui longtemps. Tant mieux.
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