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À Paraître
La Rivière et son secret - Des camps de Mao à Jean-Sébastien Bach : le destin d'une femme d'exception
Collection : Arion
Date de parution : 02/03/2023
Éditeurs :
Robert Laffont
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10.00 €
Date de parution: 02/03/2023
À Paraître

La Rivière et son secret - Des camps de Mao à Jean-Sébastien Bach : le destin d'une femme d'exception

Collection : Arion
Date de parution : 02/03/2023
De Pékin à Paris, de Hong Kong à Los Angeles, le témoignage déchirant d’une femme broyée par la Révolution culturelle chinoise et sauvée par la musique.
Pékin, 1969 : Zhu Xiao-Mei est un « être de mauvaise origine ». Autrement dit, avant la révolution maoïste, ses parents étaient des bourgeois cultivés. Une tare d’autant plus lourde... Pékin, 1969 : Zhu Xiao-Mei est un « être de mauvaise origine ». Autrement dit, avant la révolution maoïste, ses parents étaient des bourgeois cultivés. Une tare d’autant plus lourde à porter pour la jeune Xiao-Mei qu’elle a un don précoce pour le piano et une passion pour la musique... Pékin, 1969 : Zhu Xiao-Mei est un « être de mauvaise origine ». Autrement dit, avant la révolution maoïste, ses parents étaient des bourgeois cultivés. Une tare d’autant plus lourde à porter pour la jeune Xiao-Mei qu’elle a un don précoce pour le piano et une passion pour la musique décadente – Schumann, Mozart, Bach. Elle est donc envoyée en camp de rééducation : il faut éradiquer en elle tout désir autre que celui de mourir pour Mao.
Les années passent… Xiao-Mei est devenue une bonne révolutionnaire. Mais, un jour, elle trouve dans le camp un vieil accordéon. Elle caresse les touches, se risque à jouer un accord, quelques notes de musique s’élèvent... Par enchantement le temps perdu s’efface, les rêves reviennent, l’espoir renaît. Xiao-Mei jure qu’elle rejouera du piano. Il lui faudra encore dix ans pour atteindre son but, dix ans de souffrances, de lutte acharnée, d’exil.
Aujourd’hui, Xiao-Mei est célébrée dans le monde entier comme une pianiste virtuose et une immense artiste.
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EAN : 9782221268865
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 336
Format : 108 x 177 mm
Robert Laffont
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10.00 €
Date de parution: 02/03/2023
EAN : 9782221268865
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 336
Format : 108 x 177 mm

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • nanouche 31/10/2022
    Zhu Xiao-Mei est née en 1950. Elle joue du piano depuis son plus jeune âge et à 11 ans elle entre au conservatoire de Pékin où elle peut se consacrer à sa passion. Mais petit à petit les séances d'autocritique et de dénonciation prennent le pas sur l'enseignement de la musique, les élèves sont emmenés en vacances à la campagne pour aider les paysans dans leur travail et Xiao-Mei s'éloigne de sa famille. Bien qu'elle soit devenue une révolutionnaire convaincue elle n'en reste pas moins suspecte aux yeux du régime car chushen buhao : de mauvaise origine (bourgeoise). En 1969, avec la plupart de ses camarades du conservatoire, elle est envoyée en camp de rééducation. Elle va y rester cinq ans. Enfin libre il lui faut énormément travailler pour rattraper le temps perdu et reprendre une carrière brutalement interrompue. A 30 ans elle quitte la Chine pour les Etats-Unis puis émigre ensuite vers la France. Le succès vient finalement, non sans difficultés et périodes de vaches maigres. Aujourd'hui elle est professeur au conservatoire national de musique et donne des récitals en France et à l'étranger. Ce que j'ai trouvé le plus intéressant dans La rivière et son secret (par contre, pourquoi ce... Zhu Xiao-Mei est née en 1950. Elle joue du piano depuis son plus jeune âge et à 11 ans elle entre au conservatoire de Pékin où elle peut se consacrer à sa passion. Mais petit à petit les séances d'autocritique et de dénonciation prennent le pas sur l'enseignement de la musique, les élèves sont emmenés en vacances à la campagne pour aider les paysans dans leur travail et Xiao-Mei s'éloigne de sa famille. Bien qu'elle soit devenue une révolutionnaire convaincue elle n'en reste pas moins suspecte aux yeux du régime car chushen buhao : de mauvaise origine (bourgeoise). En 1969, avec la plupart de ses camarades du conservatoire, elle est envoyée en camp de rééducation. Elle va y rester cinq ans. Enfin libre il lui faut énormément travailler pour rattraper le temps perdu et reprendre une carrière brutalement interrompue. A 30 ans elle quitte la Chine pour les Etats-Unis puis émigre ensuite vers la France. Le succès vient finalement, non sans difficultés et périodes de vaches maigres. Aujourd'hui elle est professeur au conservatoire national de musique et donne des récitals en France et à l'étranger. Ce que j'ai trouvé le plus intéressant dans La rivière et son secret (par contre, pourquoi ce titre ?) c'est le récit de l'adolescence et de la jeunesse de l'auteur sous la dictature de Mao, pendant la Révolution culturelle. Zhu Xiao-Mei montre bien comment toute une génération d'artistes et d'intellectuels a été sacrifiée. Même parmi ceux qui ont survécu la plupart de ses camarades n'ont pas connu la carrière qu'ils auraient pu. Ils ont finalement laissé de côté la musique pour assurer le matériel : "La Révolution culturelle a cassé en eux tout désir d'absolu. Par une cruelle ironie de l'Histoire, elle les a changés non en communistes mais en capitalistes !" Zhu Xiao-Mei elle-même reste marquée à jamais : "Les séances de dénonciation collectives que j'ai subies pendant des années font que j'ai désormais peur d'être critiquée, et que je ne peux plus avoir confiance, ni en moi, ni dans les autres. Quand l'on a connu ce régime, quand à douze ans, à un âge auquel on ne peut pas être coupable, on a été forcé de faire son autocritique, qu'est-ce qu'un ami, une relation, si ce n'est quelqu'un qui demain vous dénoncera et que vous-même, vous critiquerez ?" La suite, concernant son retour à la musique m'a moins intéressée. Il y a de longs passages sur la façon de bien jouer tel ou tel morceau. Je ne me sens pas trop concernée. Quelqu'un qui s'intéresse à la musique classique devrait sans doute mieux apprécier.
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  • CM63 13/10/2022
    Un livre autobiographique passionnant. Adolescente, Zhu Xiao Mei est pianiste en Chine. Mais la Révolution Culturelle interdit de jouer des œuvres occidentales, considérées comme décadentes. Elle est envoyée dans un camp de rééducation afin de le lui faire comprendre. Après avoir souffert de longues années, s'être abstenue de cette musique, un jour, elle trouve un vieil accordéon. Elle se dit "il faut absolument que je rejoue du piano". Elle va mettre dix ans à retrouver son niveau de pianiste. Pour ainsi dire, elle commence sa carrière à quarante ans. Elle émigre aux Etats-Unis, puis en France. "La rivière et son secret" est un de ces livres qui peuvent changer une vie, comme "Premier de cordée" de Roger Frison-Roche, ou "Au nom de tous les miens" de Martin Grey. Pour ma part, cela va me faire écouter, sinon jouer, l'intégrale du "clavier bien tempéré" de Bach, ainsi que les "variations Goldberg", bien sûr, interprétés par Zhu Xiao Mei.
  • AbyssinO 20/08/2022
    Un livre très bien écrit qui vous emmène dans le monde de la musique classique et vous donne à voir de l'intérieur la révolution culturelle chinoise. La vie de Xiao Mei est édifiante de courage et de persévérance. On sort de cette lecture nourrie spirituellement et avec l'envie de découvrir les morceaux qui rythment sa vie.
  • majero 26/05/2022
    Jeune espoir pianiste, Xiao-Mei aura la chance de passer au travers du 'Grand bond en avant' mais son origine 'Petit bourgeois' la poursuivra pendant la 'Révolution culturelle' et malgré son exaltation de jeune ado envers Mao et son petit livre rouge elle subira cinq années l'abrutissement des camps. Exil aux USA puis à Paris, de belles rencontres qui la feront grandir et se reconstruire grâce à la musique, à Lao Tseu et à ce Lao Tseu chrétien qu'est Bach! Des moments fabuleux comme le piano qu'elle a fait venir en cachette au camp et qu'elle déballe sur un terrain vague, comme la lettre d'un père pourtant violent et absent qu'elle reçoit aux USA, comme son émotion en déchiffrant les Variations Goldberg, comme sa générosité lorsqu'elle donne un concert. Avec simplicité et humour, elle nous transmet sa grandeur d'âme, son courage, son travail, son cheminement philosophique.
  • Danage 10/04/2022
    Zhu Xiao-Mei (Xiao-Mei, c'est son prénom), née en Chine en 1949, pianiste géniale, aux mains petites mais véloces. La CHINE, Mao, l'horreur de la « révolution culturelle ». Zhu Xiao-Mei évoque Bach et Lao Tseu, l'objet presque animé qu'est son piano, sa grand-mère, d'origine bourgeoise (terrible infamie), à qui ses parents ont refusé de bander les pieds (« une des premières chinoises à marcher librement »), ses 4 soeurs (donc 5 filles !), ses parents, l'entrée au Conservatoire, les musiciens qu'elle étudie, les auteurs qu'elle lit (Tolstoï, Tchekhov, Dostoïevski, Balzac, Flaubert, Zola… ) Et pour un mauvais mot « Si je sautais », c'est « la chute » : l'auto-critique, imposée (chapitre 4 à l'épigraphe saisissant : « Sacrifieriez vous l'enfant qui est devant vous pour mettre en pratique un dessein révolutionnaire » ? Dostoïevski les frères Karamazov). Suit l'avertissement de Maître Pan « Tu ne peux pas bien jouer du piano si au fond de toi tu es hostile au régime ». Et l'étau qui se resserre : le conservatoire, scindé en deux, d'un côté la musique chinoise, de l'autre la musique occidentale, puis privé de musique classique occidentale - « Il faut faire table rase de Bach, Mozart... Zhu Xiao-Mei (Xiao-Mei, c'est son prénom), née en Chine en 1949, pianiste géniale, aux mains petites mais véloces. La CHINE, Mao, l'horreur de la « révolution culturelle ». Zhu Xiao-Mei évoque Bach et Lao Tseu, l'objet presque animé qu'est son piano, sa grand-mère, d'origine bourgeoise (terrible infamie), à qui ses parents ont refusé de bander les pieds (« une des premières chinoises à marcher librement »), ses 4 soeurs (donc 5 filles !), ses parents, l'entrée au Conservatoire, les musiciens qu'elle étudie, les auteurs qu'elle lit (Tolstoï, Tchekhov, Dostoïevski, Balzac, Flaubert, Zola… ) Et pour un mauvais mot « Si je sautais », c'est « la chute » : l'auto-critique, imposée (chapitre 4 à l'épigraphe saisissant : « Sacrifieriez vous l'enfant qui est devant vous pour mettre en pratique un dessein révolutionnaire » ? Dostoïevski les frères Karamazov). Suit l'avertissement de Maître Pan « Tu ne peux pas bien jouer du piano si au fond de toi tu es hostile au régime ». Et l'étau qui se resserre : le conservatoire, scindé en deux, d'un côté la musique chinoise, de l'autre la musique occidentale, puis privé de musique classique occidentale - « Il faut faire table rase de Bach, Mozart et Beethoven » - « Il faut jouer de la musique authentiquement prolétarienne » - 1966 : les disques, les partitions sont brûlées… le conservatoire devient un conservatoire sans musique. Les professeurs, à genoux. « Vous êtes des intellectuels bourgeois. A cause de vous, professeurs, le conservatoire trahit la révolution. A cause de vous, ce lieu est devenu un temple de l'élitisme. A cause de vous, une élève a tenté de se suicider »…. 5 ans en camp. Fin 1968. 17 millions de Chinois exilés dans des camps de rééducation par le travail. Les 7 membres de la famille dispersés L'étude du petit livre rouge puis l'impossibilité de cultiver le riz dans des terres stériles. Zhu Xiao-Mei dénoncera une de ses camarades, sera hostile à ses parents, persuadée qu'ils sont de « mauvaise origine ». La culpabilité la suit, d' « impossibilité de racheter le passé ». Elle obtient miraculeusement l'autorisation de passer le concours d'entrée des classes supérieures. L'étau se desserre un peu. La visite de Nixon, Love story, Jonathan Linvingstone le goéland HONG KONG où elle s'enfuit Puis LOS ANGELES Le 1er jean de sa vie Dans l'avion, sa voisine, une Américaine prof d'université, lui parle de Lao-Tseu. Jamais Zhu Xiao-Mei n'a entendu son nom. « La bonté suprême est comme l'eau, qui favorise tout et ne rivalise avec rien. En occupant la position dédaignée de tout humain, elle est toute proche du Tao ». Stupéfaction. « Pour moi la vie est faite de luttes » Femme de ménage, organiste, serveuse, baby sitter…. Un mariage blanc pour rester aux Etat Unis. le prêtre, dans la confidence. « Ce que vous faites tous les deux est un acte en faveur de la liberté. En cela c'est le meilleur mariage de ma vie que je vais célébrer ». PARIS. 1984 Marian Rybicki La France terre d'accueil La 1ère tournée, en POLOGNE. Le succès. L'émotion, à l'église St Thomas de Leipzig où Bach a officié de 1723 à sa mort Bernard Pivot, qui l'invite à l'émission « double je » « Si Dieu existe, me demande -t – il , qu'aimeriez vous qu'il vous dise ? - Tu as été assez courageuse. Viens, je vais te présenter Bach ». Hannah Arendt La lettre de Victor Hugo au capitaine Butler La musique, qui « réunit les gens » « Quand on joue de la musique, on se donne sans condition » Un témoignage bouleversant.
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