Lisez! icon: Search engine
10/18
EAN : 9782264052957
Code sériel : 4476
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 312
Format : 108 x 177 mm

La saison des mangues introuvables

Simone MANCEAU (Traducteur)
Date de parution : 06/10/2011

A la fin des années 1970, entre Lahore et Islamabad, tandis que décline l'ordre féodal du Pakistan, une galerie inoubliable de serviteurs, de chauffeurs, de contremaîtres et de comptables gravite autour de K. K. Harouni, un propriétaire terrien distant et négligent. Un magistral recueil de huit histoires entrelacées aux odeurs...

A la fin des années 1970, entre Lahore et Islamabad, tandis que décline l'ordre féodal du Pakistan, une galerie inoubliable de serviteurs, de chauffeurs, de contremaîtres et de comptables gravite autour de K. K. Harouni, un propriétaire terrien distant et négligent. Un magistral recueil de huit histoires entrelacées aux odeurs de poussière, de luxure et de mangues.

« Mueenuddin sait évoquer les frémissements, les aspirations, la nostalgie poignante juste avant la fin du monde. »
Natalie Levisalles - Libération 

Traduit de l’anglais (Pakistan)
par Simone Manceau

Lire la suite
En lire moins
EAN : 9782264052957
Code sériel : 4476
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 312
Format : 108 x 177 mm

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • Cacha Posté le 14 Juin 2015
    Plusieurs nouvelles qui dépeignent avec réalisme la cruauté du Pakistan de l'époque contemporaine, ses puissants, leurs serviteurs hiérarchisés, la condition des femmes, les paysages poussiéreux ou de mousson, l'obsession de l'argent.
  • sabine972 Posté le 25 Octobre 2014
    Captivant et dépaysant! http://sabariscon.wordpress.com/2014/08/27/la-saison-des-mangues-introuvables-daniyal-mueenuddin-buchet-chastel/
  • KettuWater-fox Posté le 14 Mai 2014
    Obtenu lors d'un échange de livre sur un forum, j'ai trouvé ce recueil de nouvelles, frai et sympathique. Toutes les nouvelles ne se valent pas mais il y en a certaines qui m'ont fait voyager . Il y a cet exotisme particulier, de la poésie, du charme et de l'émotion. Une recette qui a rendu mes trajets métro-boulot-dodo un peu moins difficiles. Ce n'est pas un bouquin extraordinaire à mon sens mais très agréable!
  • Lounima Posté le 17 Mars 2013
    Pakistan, années 70. A travers huit récits, Mueenuddin nous dresse le portrait d'un pays sortant tout juste d'un système féodal, un temps où les petites gens, domestiques, chauffeurs, cuisiniers et même électriciens, dépendent de la générosité (et de la tolérance) du "seigneur" de la région... Aucune de ces histoires n'est heureuse, tendre ou même juste; toutes sont tristes, sans espoir et montrent combien la vie des modestes est totalement dépendante de leur maître : d'un jour sur l'autre, tout peut être perdu ! J'ai vraiment beaucoup aimé ce livre. Au delà du côté archaïque et démodé de la vie de ces petites gens pour l'occidentale que je suis, de l'absence de justice, du peu de scrupules et d'honneur des personnages, ce livre est un vrai dépaysement ! Daniyal Mueenuddin décrit avec beaucoup de détails et de soins les différents personnages mais aussi la campagne environnante (vergers de manguiers, champs de coton, de canne à sucre, ...) que l'on y prend goût et qu'on arrive (presque) à oublier l'actualité peu enviable de ce pays ! Les différents protagonistes sont, malgré tout, très attachants et j'ai eu envie, même si cela est resté illusoire, que leur vie soit meilleure, que l'espoir leur soit... Pakistan, années 70. A travers huit récits, Mueenuddin nous dresse le portrait d'un pays sortant tout juste d'un système féodal, un temps où les petites gens, domestiques, chauffeurs, cuisiniers et même électriciens, dépendent de la générosité (et de la tolérance) du "seigneur" de la région... Aucune de ces histoires n'est heureuse, tendre ou même juste; toutes sont tristes, sans espoir et montrent combien la vie des modestes est totalement dépendante de leur maître : d'un jour sur l'autre, tout peut être perdu ! J'ai vraiment beaucoup aimé ce livre. Au delà du côté archaïque et démodé de la vie de ces petites gens pour l'occidentale que je suis, de l'absence de justice, du peu de scrupules et d'honneur des personnages, ce livre est un vrai dépaysement ! Daniyal Mueenuddin décrit avec beaucoup de détails et de soins les différents personnages mais aussi la campagne environnante (vergers de manguiers, champs de coton, de canne à sucre, ...) que l'on y prend goût et qu'on arrive (presque) à oublier l'actualité peu enviable de ce pays ! Les différents protagonistes sont, malgré tout, très attachants et j'ai eu envie, même si cela est resté illusoire, que leur vie soit meilleure, que l'espoir leur soit possible ... Un très bon livre pour découvrir le Pakistan ! ;-) Dans "La femme brûlée", deux frères cachent un misérable vol en brûlant la femme de l'un, l'accusant du délit ! Mais puisque que le père du mari travaille pour le neveu de Mr K.K. Harouni, le grand propriétaire terrien, qu'auraient-ils à craindre ? Après tout, cette femme, prise de remords pour le vol commis à l'encontre de son beau-père, s'est tout simplement suicidée : qui pourrait prouver le contraire ? ... où l'on découvre qu'une femme n'a que peu d'importance et la justice encore moins pour qui connaît "le maître"... Dans "Nawabdin l'électricien", un technicien particulièrement doué, permet à ses clients (dont K.K. Harouni) d'économiser sur leurs factures d'électricité en freinant le disque du compteur... Plus très jeune et marié à une femme très fertile, avoir une moto lui permettrait non seulement de couvrir plus de distance par jour pour accomplir son travail mais rehausserait son statut auprès de ses congénères... Dans "Saleema", une jeune fille de vingt-quatre ans, mariée à un drogué, devient la maîtresse de Rafik, le vieux serviteur de K.K. Harouni, le grand propriétaire terrien (encore lui !). Elle goûtera, le temps de quelques mois, au bonheur d'être aimée, choyée, avant d'être abandonnée... Lire la suite :
    Lire la suite
    En lire moins
  • traversay Posté le 29 Août 2012
    Pour qui fréquente un peu la littérature pakistanaise (Sidhwa, Aslam, Hanif ...), La saison des mangues introuvables de Daniyal Mueenuddin déconcerte un tantinet. Le style alerte et parfois débridé des 8 nouvelles qui composent le livre (entrelacées, elles se répondent pour constituer un vrai roman) est une première surprise, quoique le fait que l'auteur soit américano-pakistanais (et diplômé de Yale) explique sans doute l'impression d'avoir à faire à un auteur issu de la World Litterature. L'époque a son importance également, Mueenuddin a choisi la fin des années 70, soit une période où le Pakistan voit la fin d'une certaine féodalité tandis qu'une frange privilégiée de la population vit au coeur de la société de consommation. Ce qui fait l'intérêt de La saison des mangues introuvables (titre énigmatique, l'original étant In Other Rooms, Other Wonders), ce sont les portraits impressionnistes de personnages dont le destin est à la merci du hasard et des évolutions de la société, dont le bonheur ne tient qu'à un fil. Mueenuddin excelle dans les détails, les petits riens d'une existence, le déraillement des existences vers la désillusion. Au style enlevé répond donc un pessimisme fataliste qui n'enlève rien au charme de ces nouvelles qui laissent un... Pour qui fréquente un peu la littérature pakistanaise (Sidhwa, Aslam, Hanif ...), La saison des mangues introuvables de Daniyal Mueenuddin déconcerte un tantinet. Le style alerte et parfois débridé des 8 nouvelles qui composent le livre (entrelacées, elles se répondent pour constituer un vrai roman) est une première surprise, quoique le fait que l'auteur soit américano-pakistanais (et diplômé de Yale) explique sans doute l'impression d'avoir à faire à un auteur issu de la World Litterature. L'époque a son importance également, Mueenuddin a choisi la fin des années 70, soit une période où le Pakistan voit la fin d'une certaine féodalité tandis qu'une frange privilégiée de la population vit au coeur de la société de consommation. Ce qui fait l'intérêt de La saison des mangues introuvables (titre énigmatique, l'original étant In Other Rooms, Other Wonders), ce sont les portraits impressionnistes de personnages dont le destin est à la merci du hasard et des évolutions de la société, dont le bonheur ne tient qu'à un fil. Mueenuddin excelle dans les détails, les petits riens d'une existence, le déraillement des existences vers la désillusion. Au style enlevé répond donc un pessimisme fataliste qui n'enlève rien au charme de ces nouvelles qui laissent un arrière-goût d'amertume et de détresse.
    Lire la suite
    En lire moins
Lisez inspiré avec 10/18 !
Voyagez hors des sentiers battus, loin d'une littérature conventionnelle et attendue…