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Robert Laffont
EAN : 9782221246023
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 560
Format : 122 x 182 mm

La Servante écarlate

The Handmaid's tale

Sylviane RUÉ (Traducteur)
Collection : Pavillons Poche
Date de parution : 07/10/2019
La Servante écarlate dans une traduction inédite de Michèle Albaret-Maatsch qui rend toute sa profondeur à ce texte intemporel où transparait toute la finesse et l'intelligence de Margaret Atwood. 
Devant la chute drastique de la fécondité, la république de Galaad, récemment fondée par des fanatiques religieux, a réduit au rang d’esclaves sexuelles les quelques femmes encore fertiles. Vêtue de rouge, Defred, « servante écarlate » parmi d’autres, à qui l’on a ôté jusqu’à son nom, met donc son corps... Devant la chute drastique de la fécondité, la république de Galaad, récemment fondée par des fanatiques religieux, a réduit au rang d’esclaves sexuelles les quelques femmes encore fertiles. Vêtue de rouge, Defred, « servante écarlate » parmi d’autres, à qui l’on a ôté jusqu’à son nom, met donc son corps au service de son Commandant et de son épouse. Le soir, en regagnant sa chambre à l’austérité monacale, elle songe au temps où les femmes avaient le droit de lire, de travailler… En rejoignant un réseau secret, elle va tout tenter pour recouvrer sa liberté. Paru pour la première fois en 1985, La Servante écarlate s’est vendu à des millions d’exemplaires à travers le monde. Devenu un classique de la littérature anglophone, ce roman, qui n’est pas sans évoquer le 1984 de George Orwell, décrit un quotidien glaçant qui n’a jamais semblé aussi proche, nous rappelant combien fragiles sont nos libertés. La série adaptée de ce chef-d’oeuvre de Margaret Atwood, diffusée sous le titre original The Handmaid’s Tale, avec Elisabeth Moss dans le rôle principal, a été unanimement saluée par la critique.

« J’ai commencé [La Servante écarlate] à Berlin Ouest, en 1984 – oui, George Orwell regardait par-dessus mon épaule –, sur une machine à écrire allemande que j’avais louée. Le Mur était tout autour de nous. De l’autre côté, il y avait Berlin Est, et aussi la Tchécoslovaquie et la Pologne, que j’ai visités tous les trois à l’époque. Je me souviens de ce que me disaient les gens, et de ce qu’ils ne me disaient pas. Je me souviens des pauses significatives. Je me souviens que j’étais moi-même obligée de faire attention à ce que je disais, de peur de mettre quelqu’un en danger par inadvertance. Tout cela s’est retrouvé dans mon livre. » Margaret Atwood (extrait de la préface inédite)
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EAN : 9782221246023
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 560
Format : 122 x 182 mm

Ils en parlent

Au milieu des années 80, la prolifique écrivaine canadienne imagine l’histoire de “La Servante écarlate”, bien connue depuis qu’Elisabeth Moss incarne à l’écran la domestique rebelle. Portrait de cette féministe engagée et visionnaire.
Nathalie Crom / Télérama

Il y a trente ans, dans « La Servante écarlate », Margaret Atwood imaginait les Etats-Unis en théocratie totalitaire asservissant les femmes. L’élection de Donald Trump en a fait un livre prophétique. Et un manuel de résistance.
 
Macha Séry / Le Monde
Margaret Atwood décrypte La Servante écarlate à l’ère de Donald Trump
Courrier international

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • missk_paris Posté le 11 Septembre 2020
    Ce n’est pas le plus grand des livres lus récemment, mais au regard de l’actualité américaine emplie de puritanisme, Il me semblait intéressant d’en parler. Ce livre d’anticipation fut écrit au milieu des années 80, dans une Amérique devenue très religieuse et dont une secte pris le pouvoir et fonda une société dénuée de plaisirs, de liberté, des droits les plus élémentaires, voire pour ceux qui ne rentraient plus dans le rang, de mort. Toute cette belle société est régie selon des codes précis, contre lesquels il est très dangereux de contrevenir, où chacun a un rôle à tenir et une place bien précise. Les servantes écarlates sont des femmes encore fertiles (la grande majorité de la gente féminine n’étant plus en état de pouvoir le faire), qui sont mises à disposition des couples des nantis du régime pour leur donner un enfant. Tout semble lisse, mais comme dans bon nombre de dictatures dignes de ce nom, les dignitaires s’arrangent avec les règles. Nous ne sommes pas très loin de 1984 d’Orwell ou du meilleur des mondes de Huxley. C’est d’autant plus glaçant que l’évolution que semblent prendre certains états américains ressemble au début de cette ère fictive.
  • sevkre Posté le 11 Septembre 2020
    J’ai été conquise par la petite et par la grande histoires inventées dans ce roman d’anticipation. Mais aussi par la structure du récit, et en particulier la manière dont le rythme est travaillé par l’auteure. Le tempo de l’écriture s’adapte aux situations vécues par la narratrice, mais même au-delà : il nous plonge intimement dans ses ressentis, presque ses sensations. Pas particulièrement attirée par les romans d’anticipation, celui-ci m’a impressionnée par sa cohérence. La société inventée est à la fois terrifiante et logique, et s’appuie sur des dispositifs malheureusement deja mis en œuvre par le passé. Un roman marquant et essentiel.
  • MarieLywood Posté le 29 Août 2020
    Voici une dystopie qui ne peut laisser indifférent peut-être parce qu’elle paraît tellement réaliste et plausible. A cause d’une baisse dramatique de la fertilité, les Etats-Unis ont imposé un régime dictatorial dans lequel les quelques femmes qui peuvent encore avoir des enfants sont réduites à cette fonction reproductrice. Les autres doivent rester au foyer et n’ont plus aucun droit même pas celui de la propriété. Ce roman nous rappelle donc que les droits des femmes qui nous paraissent acquis sont en réalité bien fragiles et encore très récents. Il convient donc de veiller à les préserver. Toutes les caractéristiques des dictatures sont présentes et ont reconnait autant l’influence de celles du XXème siècle et que de celles décrites dans les grands romans dystopiques tels 1984 ou encore Le meilleur des mondes. Margaret Atwood a ainsi réussi une synthèse élaborée des différents procédés de contrôles de la pensées, des systèmes hiérarchiques de pouvoir mais également des libertés que certains peuvent s’octroyer tandis que le gouvernement ferme les yeux du moment que la masse ne le sait pas. J’ai particulièrement aimé la plume de Margaret Atwood qui suggère de nombreux éléments du contexte de l’histoire tout en laissant au lecteur une grande liberté d’imagination.... Voici une dystopie qui ne peut laisser indifférent peut-être parce qu’elle paraît tellement réaliste et plausible. A cause d’une baisse dramatique de la fertilité, les Etats-Unis ont imposé un régime dictatorial dans lequel les quelques femmes qui peuvent encore avoir des enfants sont réduites à cette fonction reproductrice. Les autres doivent rester au foyer et n’ont plus aucun droit même pas celui de la propriété. Ce roman nous rappelle donc que les droits des femmes qui nous paraissent acquis sont en réalité bien fragiles et encore très récents. Il convient donc de veiller à les préserver. Toutes les caractéristiques des dictatures sont présentes et ont reconnait autant l’influence de celles du XXème siècle et que de celles décrites dans les grands romans dystopiques tels 1984 ou encore Le meilleur des mondes. Margaret Atwood a ainsi réussi une synthèse élaborée des différents procédés de contrôles de la pensées, des systèmes hiérarchiques de pouvoir mais également des libertés que certains peuvent s’octroyer tandis que le gouvernement ferme les yeux du moment que la masse ne le sait pas. J’ai particulièrement aimé la plume de Margaret Atwood qui suggère de nombreux éléments du contexte de l’histoire tout en laissant au lecteur une grande liberté d’imagination. Par exemple les raisons de la baisse de la fertilité chez les femmes ou encore le fonctionnement exact du régime sont évoqués par la narratrice mais jamais clairement expliqués dans le détail. Cela tient notamment à la forme du roman très bien choisie qui est à mi-chemin entre le journal intime et le récit. Indéniablement, ce roman fait partie de ceux qui m’auront le plus marqué et il est fort probable qu’il continuera de me hanter encore longtemps après que je l’ai terminé.
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  • Zouzoutelavoyoute Posté le 18 Août 2020
    Troublant. Passionnant.
  • JulienDjeuks Posté le 11 Août 2020
    Roman de science-fiction dystopique concrétisant une utopie machiste par excellence : la femme surprotégée n’ayant plus aucun droit, nul besoin d’instruction, nul droit à l’embellissement du corps par le vêtement ou le maquillage (sauf les prostituées), statut plus ou moins enviable selon si elle peut servir à la reproduction, si elle est jeune ou vieille, si elle sert un homme important ou non. Le femme devient ainsi l’esclave de l’homme. Atwood mentionne la rumeur fausse d’attentats islamiques qui auraient servi à amener le coup d’Etat. Le parallèle avec le cliché de la femme esclave de la société musulmane (faiblesse dépendante d’un homme, coupable de provoquer le désir de l’homme…) est évident et en même temps, Atwood s’amuse car ce conservatisme misogyne provient ici du cœur de la société libérale américaine, dénonçant ce machisme latent, cette libération féministe peut-être trop illusoire pour atteindre les profondeurs de l’inégalité. L’homme, est presque absent du roman : l’ancien mari disparu qui semble presque séduit par cette société naissante ; le Commandeur qui s’ennuie en réalité de cette vie et de l’abêtissement de la femme mais jouit de son statut de petit chef ; le jardinier homme à tout faire qui seul semble garder une once... Roman de science-fiction dystopique concrétisant une utopie machiste par excellence : la femme surprotégée n’ayant plus aucun droit, nul besoin d’instruction, nul droit à l’embellissement du corps par le vêtement ou le maquillage (sauf les prostituées), statut plus ou moins enviable selon si elle peut servir à la reproduction, si elle est jeune ou vieille, si elle sert un homme important ou non. Le femme devient ainsi l’esclave de l’homme. Atwood mentionne la rumeur fausse d’attentats islamiques qui auraient servi à amener le coup d’Etat. Le parallèle avec le cliché de la femme esclave de la société musulmane (faiblesse dépendante d’un homme, coupable de provoquer le désir de l’homme…) est évident et en même temps, Atwood s’amuse car ce conservatisme misogyne provient ici du cœur de la société libérale américaine, dénonçant ce machisme latent, cette libération féministe peut-être trop illusoire pour atteindre les profondeurs de l’inégalité. L’homme, est presque absent du roman : l’ancien mari disparu qui semble presque séduit par cette société naissante ; le Commandeur qui s’ennuie en réalité de cette vie et de l’abêtissement de la femme mais jouit de son statut de petit chef ; le jardinier homme à tout faire qui seul semble garder une once d’humanité mais pourrait servir également à donner des enfants à la place du Commandeur. Mis à part ce dernier, l’homme paraît comme sous influence, inconscient de ce qu’il fait, materné, dépendant de ces femmes qu’il a asservies. Par ailleurs le régime paraît soutenu principalement par les femmes elles-mêmes qui – à l’instar des esclaves de maison comparés aux esclaves des champs de canne – qui trouvent dans la domination même de toute leur catégorie sociale le plaisir d’être supérieurs et de dominer, le pouvoir. Ainsi, comme dans le sous-genre des films de femmes en prison, la tension dramatique joue avec les fantasmes érotiques de sadisme et de masochisme, fantasme de domination (avoir tout pouvoir sur l’autre, même de vie et de mort), de soumission, fétichisme, voyeurisme… Le récit est resserré sur l’expérience intime, à la première personne, du personnage d’Offred. Cela crée un sentiment d’étouffement, d’isolement total dans une société de dénonciation. Si la vie elle-même de la jeune femme est plutôt sans événement, les flashbacks incessants concernant la vie d’avant, la fuite, le lavage de cerveau dans le gymnase, les rendez-vous interdits avec l’amie Moira (destin en latin)… Chaque petite prise de risque crée une nouvelle tension. Tension comparable à l’enfermement, prison existentielle qu’est cette nouvelle vie d’Offred qui ne s’échappe que dans les souvenirs et dont l’avenir n’est qu’un pis aller. L’auteure fait surgir une poésie de ce surgissement presque alléatoire de récits, de souvenirs, d’émotions, de réflexions, illustrant bien le fait que le personnage a perdu la maîtrise de son existence. Le discours féministe surgit également sans qu’on l’attende, par exemple dans ce passage de réflexion sur ce qu’est le témoignage sur une expérience vécue, qui aboutit à un resserrement sur la question du viol (non mentionné comme tel) et du pardon accordé. Mais chaque passage du récit peut être relu et analysé au regard de l’inégalité fondamentale qui détermine la femme dans ses pensées, ses actions, ses sentiments, sa faiblesse, ses désirs… Tout le récit prend ainsi des allures d’une grande allégorie, réflexion cachée ou technique de rhétorique, visant à faire comprendre la position de la femme, non dans une société autoritaire ou conservatrice, mais dans notre société actuelle. Le monde décrit dénonce cette tentation de la domination, le besoin d’esclaves toujours renouvelé de nos sociétés (les prisonniers de guerre dans l’antiquité, les bagnards, les noirs, les enfants, les prisonniers politiques des goulags, les ouvriers, les animaux et bien-sûr les femmes qui ici sont réutilisés pour l’extraction de minerais comme le sont les enfants en Afrique). Cette dystopie réalise et rend absurde le discours machiste, en en faisant ressortir les contradictions et les fantasmes cachés, comme le ferait l’ironie socratique. Elle montre les fragilités de notre société soi-disant humaniste et démocratique, qu’un déséquilibre comme une crise climatique ou le manque de ressources (énergies, minerais, eau…), pourrait faire écrouler et faire ressurgir et légitimer ces régimes autoritaires iniques dont nous nous sentons si loin.
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