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EAN : 9782264058478
Code sériel : 4631
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 504
Format : 108 x 177 mm

La tour d'arsenic

Jean RENAUD (Traducteur)
Date de parution : 17/01/2013

En mourant, la vieille Malie provoque le fou rire outrancier de ses enfants. Un manque de compassion que Thérèse, sa petite-fille endeuillée, a bien du mal à comprendre. Au cœur des déchirements familiaux, il lui faudra retracer cent ans d’histoire, pour démêler le drame fracassant de trois générations de femmes...

En mourant, la vieille Malie provoque le fou rire outrancier de ses enfants. Un manque de compassion que Thérèse, sa petite-fille endeuillée, a bien du mal à comprendre. Au cœur des déchirements familiaux, il lui faudra retracer cent ans d’histoire, pour démêler le drame fracassant de trois générations de femmes et libérer le présent des silences…

« La romancière norvégienne dévore la vie et dissèque la famille à belles dents… Un pavé bien saignant! » Elle

Traduit du norvégien
par Jean Renaud

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EAN : 9782264058478
Code sériel : 4631
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 504
Format : 108 x 177 mm

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • Hanahok Posté le 4 Août 2020
    Roman qui nous fait suivre la vie de trois générations. Trois vies au vécu dur, rude, cassant, abrupt dans une époque elle-même difficile, avant et après-guerre. Trois expériences qui vont nous amener à saisir l'ambiguïté des sentiments et leur origine. La construction personnelle liée aux traumatismes, aux secrets, aux conflits vont conditionner les fragilités, les troubles de personnalité, les maladies, voire parfois des comportements inexplicables d’un ascendant… la psychogénéalogie évoque cette transmission. Ni jugement ni critique ne sont mis en avant, c’est une histoire de vie avec ce qu’elle comporte de bon, d’espoir, de joie, d’amour, de partage, de désillusion, de tristesse, de chagrin, de douleur, de souffrance, d’épreuve… Comment les liens de famille se distendent. Le style est fluide, abondant… on y découvre aussi le Danemark de ces années-là.
  • ASAI Posté le 26 Avril 2020
    De la lecture de ce roman, je ne suis pas sortie indemne, et c'est ce que j'aime dans mes lectures et mes choix. L'histoire que nous raconte Anne B. Radge est sans aucun doute largement autobiographique, mais même si on sent le besoin de refaire vivre, de régler des comptes, de marquer en mémoire, cette histoire est magnifique, tragique, inoubliable. Elle pose d'innombrables questions sur la mémoire, la transmission, le sacrifice, l'empathie, la famille... C'est à la fois d'une cruauté et d'une bienveillance, complètement paradoxales et pourtant Anne B. Radge réussit à nous embarquer dans sa tour, sa toupie. Pour ma part, j'y suis allée, pieds nus, sans lunettes ni masques, je m'en suis pris plein, mais quelle lecture !!! Cette auteure a une violence, c'est incroyable... et elle ne s'en débarrasse pas.
  • lila11 Posté le 23 Novembre 2018
    Un livre où on remonte le temps à travers trois générations de femmes : ce qui m'a plu particulièrement dans ce roman, c'est qu'il faut vraiment attendre la fin du roman pour comprendre les relations très difficiles qu'il y avait entre la mère et la fille. Un livre très fort.
  • Guillaume72 Posté le 5 Avril 2018
    Anne B Ragde nous plonge dans l'histoire d'un famille sur 4 générations, même si la dernière représentée par le fils de Thérèse est assez peu présent dans le livre. Le roman nous donne un très bon aperçu de la vie des couches populaires aux différentes époques en Norvège et surtout au Danemark. Le début de l'histoire nous tient en haleine. On ne comprend pas pourquoi les obsèques de la grand-mère de Thérèse suscitent une telle joie chez chez Ruby et son frère. Seule Thérèse semble éprouver un amour sincère pour celle qui vient de s'éteindre. Au fil des pages, nous découvrons progressivement pourquoi Ruby réagit de la sorte et on ne peut s'empêche de comprendre cette réaction de joie qui pourtant nous a choqué dans les premiers chapitres. Malie semble dépourvue d'amour pour sa fille qui représente le point final à sa carrière d'artiste. Sa propre histoire familiale marquée par l'inceste, les avortements, un amour décédé tragiquement, un autre perdu et le fait de devoir monnayer ses charmes pour parvenir à s'imposer dans le monde du spectacle explique en grande partie son comportement. Bref, ce roman est tout sauf manichéen. Les êtres ne sont ni tout bons ni tout mauvais, ils sont profondément... Anne B Ragde nous plonge dans l'histoire d'un famille sur 4 générations, même si la dernière représentée par le fils de Thérèse est assez peu présent dans le livre. Le roman nous donne un très bon aperçu de la vie des couches populaires aux différentes époques en Norvège et surtout au Danemark. Le début de l'histoire nous tient en haleine. On ne comprend pas pourquoi les obsèques de la grand-mère de Thérèse suscitent une telle joie chez chez Ruby et son frère. Seule Thérèse semble éprouver un amour sincère pour celle qui vient de s'éteindre. Au fil des pages, nous découvrons progressivement pourquoi Ruby réagit de la sorte et on ne peut s'empêche de comprendre cette réaction de joie qui pourtant nous a choqué dans les premiers chapitres. Malie semble dépourvue d'amour pour sa fille qui représente le point final à sa carrière d'artiste. Sa propre histoire familiale marquée par l'inceste, les avortements, un amour décédé tragiquement, un autre perdu et le fait de devoir monnayer ses charmes pour parvenir à s'imposer dans le monde du spectacle explique en grande partie son comportement. Bref, ce roman est tout sauf manichéen. Les êtres ne sont ni tout bons ni tout mauvais, ils sont profondément humains. La figure la plus humaine est d'ailleurs sans doute Mogens. Au final, c'est lui le véritable artiste de la famille, ce peintre sur porcelaine qui tient plus de l'artisan laborieux que de l'étoile filante éclairée un bref instant par les feux de la rampe à l'image de son épouse. Son abnégation est digne d'admiration. Il a sans doute profondément aimé sa femme, tout comme sa fille dont il n'était pas le père biologique. C'est un personnage capable de donner un amour désintéressé. Ne nous trompons pas, ce roman n'est pas non plus complètement un roman noir. Il prend de temps en temps les couleurs du printemps, surtout lorsque la campagne danoise est évoquée ou encore le bord de mer, ou quand on suit la troupe de théâtre itinérante. C'est donc un roman marqué par un gamme de couleurs étendue qui fait le véritable charme du récit.
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  • beneligne Posté le 5 Janvier 2018
    Un roman prenant sur le destin d'une femme frustrée, aux ambitions condamnées par un mauvais départ et les conventions sociale du début du 20è siècle. Malie meurt au terme d'une longue vie dont l'intérêt s'achève à la naissance de son enfant, oblitérant ses désirs professionnels. Ses proches sont soulagés de la voir enfin partir, débarrassés de sa tyrannie. Sa petite-fille s'intéresse soudain à cette femme mystérieuse au passé sulfureux, et nous découvrons la vie de misère des gens simples de son époque. C'est une litanie d'avanies qui commence par l'inceste, le viol, l'avortement clandestin, car il n'est pas question d'être une "fille-mère", quelle honte alors! Mauvais choix, mauvaises rencontres et mauvais mariage pour sauver l'honneur. Tout cela, Malie va le faire payer toute sa vie durant à ses proches, le regret d'une vie d'artiste célèbre alors qu'au fond, il s'agissait de se produire dans un cabaret minable où il fallait faire payer ses prestations artistiques comme sexuelles afin d'obtenir le rôle de sa vie. Se voyant l'égale de Marlène Dietrich, elle ne voyait pas qu'elle serait condamnée à un rôle de fille facile et actrice de zone obscure, vivant dans la crainte de la grossesse non désirée et qu'en fin de compte il... Un roman prenant sur le destin d'une femme frustrée, aux ambitions condamnées par un mauvais départ et les conventions sociale du début du 20è siècle. Malie meurt au terme d'une longue vie dont l'intérêt s'achève à la naissance de son enfant, oblitérant ses désirs professionnels. Ses proches sont soulagés de la voir enfin partir, débarrassés de sa tyrannie. Sa petite-fille s'intéresse soudain à cette femme mystérieuse au passé sulfureux, et nous découvrons la vie de misère des gens simples de son époque. C'est une litanie d'avanies qui commence par l'inceste, le viol, l'avortement clandestin, car il n'est pas question d'être une "fille-mère", quelle honte alors! Mauvais choix, mauvaises rencontres et mauvais mariage pour sauver l'honneur. Tout cela, Malie va le faire payer toute sa vie durant à ses proches, le regret d'une vie d'artiste célèbre alors qu'au fond, il s'agissait de se produire dans un cabaret minable où il fallait faire payer ses prestations artistiques comme sexuelles afin d'obtenir le rôle de sa vie. Se voyant l'égale de Marlène Dietrich, elle ne voyait pas qu'elle serait condamnée à un rôle de fille facile et actrice de zone obscure, vivant dans la crainte de la grossesse non désirée et qu'en fin de compte il faudrait se rabattre sur un mari complaisant qui accepterait la mère et l'enfant. Une vie rêvée et un rêve brisé. Elle ne sortirait pas de la plèbe, et sa fille en ferait les frais, elle aussi piégée par le bébé surprise. Quelle calamité d'être une femme, une malédiction! Condamnée à être mère à son corps défendant, ruminant sa déception, faisant mener une vie d'enfer à son entourage, avec , acrimonie, haine! On comprend alors pourquoi les descendants sont soulagés d'être délivrés de cette mégère, cette virago qui n'aura vécu que sur des illusions. Un beau roman, palpitant, qui se laisse lire malgré sa densité.
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