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Perrin
EAN : 9782262028282
Code sériel : 210
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 544
Format : 108 x 177 mm

La vie mondaine sous le nazisme

Date de parution : 03/04/2008

Des rapports entre la haute société allemande et les nazis, on ne connaît que les scènes des Damnés de Visconti. Voici la première étude historique sur le sujet.

Ce livre, traduit dans toute l'Europe, constitue la première étude systématique sur les rapports entre la haute société allemande et les nazis. Les archives inédites, les carnets privés et les documents diplomatiques montrent comment les gens du beau monde se livrent à une course du zèle auprès de Hitler, comment...

Ce livre, traduit dans toute l'Europe, constitue la première étude systématique sur les rapports entre la haute société allemande et les nazis. Les archives inédites, les carnets privés et les documents diplomatiques montrent comment les gens du beau monde se livrent à une course du zèle auprès de Hitler, comment les anciennes élites - à commencer par les fils du Kaiser - festoient en compagnie de parvenus et de quelle manière acteurs, aristocrates, technocrates de la SS, diplomates forment une étrange cour.
De l'ascension de Hitler à sa chute, Fabrice d'Almeida brosse la fresque fascinante et dérangeante d'un groupe dont rien, ni la guerre, ni le pillage de l'Europe, ni les exterminations, ne vient troubler le cynisme et les loisirs - de la chasse aux régates, de l'opéra aux bals, des dîners au tennis.

Fabrice d'Almeida, professeur à Paris II-Panthéon-Assas, dirige l'Institut d'histoire du temps présent.

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EAN : 9782262028282
Code sériel : 210
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 544
Format : 108 x 177 mm

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • Ecarlate Posté le 16 Juillet 2011
    L’auteur, historien dirigeant l’Institut du temps présent, se pose la question de la montée du nazisme, son triomphe, et de relation du NSDAP avec ce que l’on appelle la bonne société. Il sait que ce type d’étude est actuellement décrié, car cela ressemble à une accumulation d’anecdotes, il est difficile d’en tirer une vision rigoureuse. Mais le parti nazi est d’abord une affaire d’hommes, et le charisme d’Adolf Hitler n’est pas une légende (voir sur ce point le livre de Ian Kershaw, Hitler, Essai sur le charisme en politique). La bonne société contrôle de nombreux rouages de la vie allemande, ne serait-ce que par le poids de son argent et de sa culture. Nécessairement, elle fut en rapport avec le parti d’Hitler. Et comme nous le démontre l’auteur, ce rapport ne fut guère conflictuel. Au fur et à mesure de ses succès, le parti nazi paraîtra de plus en plus légitime, donc on le fréquentera plus facilement. Pourtant, c’est a priori un parti du peuple pour le peuple, d’après ce que clame Hitler. Mais c’est surtout un parti de l’ordre, un parti anti-communiste. Hitler s’efforce de ne pas effrayer les mondains, et beaucoup ne pensent pas que son antisémitisme ira... L’auteur, historien dirigeant l’Institut du temps présent, se pose la question de la montée du nazisme, son triomphe, et de relation du NSDAP avec ce que l’on appelle la bonne société. Il sait que ce type d’étude est actuellement décrié, car cela ressemble à une accumulation d’anecdotes, il est difficile d’en tirer une vision rigoureuse. Mais le parti nazi est d’abord une affaire d’hommes, et le charisme d’Adolf Hitler n’est pas une légende (voir sur ce point le livre de Ian Kershaw, Hitler, Essai sur le charisme en politique). La bonne société contrôle de nombreux rouages de la vie allemande, ne serait-ce que par le poids de son argent et de sa culture. Nécessairement, elle fut en rapport avec le parti d’Hitler. Et comme nous le démontre l’auteur, ce rapport ne fut guère conflictuel. Au fur et à mesure de ses succès, le parti nazi paraîtra de plus en plus légitime, donc on le fréquentera plus facilement. Pourtant, c’est a priori un parti du peuple pour le peuple, d’après ce que clame Hitler. Mais c’est surtout un parti de l’ordre, un parti anti-communiste. Hitler s’efforce de ne pas effrayer les mondains, et beaucoup ne pensent pas que son antisémitisme ira jusqu’à l’extrême. Adolf Hitler se place toujours dans la droite ligne des traditions, il n’y a qu’à voir son respect afficher pour Hindenburg, pour tout ce qui fut impérial. Hitler est soutenu par des nostalgiques de l’Empire, qui voient avec les nazis une transition, juste le temps de se débarrasser de la république de Weimar. Le choc de la défaite de 1918, le tout complété par une nostalgie de l’enfance et d’un empire autoritaire, patriarcal, amène de nombreux Allemands, du plébéien au mondain, à apprécier les Nazis, contrairement aux Berlinois « délurés » des années folles, le Berlin de la République. Mais dès que les Nazis prennent le pouvoir, la cravache va cingler. Le parti nazi fonctionne au népotisme et à l’intrigue de cours. Rien de plus mondain, nombreux sont ceux à entrer dans le jeu : pourquoi ? Mais pour les avantages, l’argent, le pouvoir. Le parti a besoin d’alliés, et celui-ci sait se montrer généreux… ou impitoyable. N’oublions pas que les Nazis avaient tout un programme culturel, architectural, cinématographique, etc., ils ont écartés ceux qui leurs déplaisaient (juif, homosexuels…) et ont trouvé des partisans. Les Nazis créent leur propre image publique d’hommes dévoués à la patrie et vertueux ; Hitler se présente comme n’ayant qu’une seule maîtresse, l’Allemagne. Alors que leurs vies privées sont nettement plus scabreuses. Les premiers temps de la guerre étant victorieux, il n’y a plus grand monde (répression oblige) pour se plaindre du bellicisme d’Hitler. Surtout, c’est l’homme qui a vaincu la France, venger l’Allemagne. Avec les revers militaires, l’ambiance va être au deuil. Je relèverais de cet ouvrage une étude intéressante sur la chasse, dont Hitler avait horreur. Mais les autres (Himmler, Göring) en raffolaient. La chasse rappelle à ces vétérans la dernière guerre, la chasse s’est le moment de se surpasser, et avec les rabatteurs, les veneurs, etc., c’est une sorte de « communion » entre le peuple et l’élite, c’est très NSDAP, tout ça.
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