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Pocket jeunesse
EAN : 9782266293983
Code sériel : J2648
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 640
Format : 108 x 177 mm

La Voleuse de livres

Marie-France GIROD (Traducteur)
Date de parution : 07/03/2019
1939, en Allemagne nazie. Alors que le pays retient son souffle, une petite fille apprend à lire et à résister, pendant que la mort rôde.... Venez découvrir ce roman grandiose dans cette édition collector à tirage limité !
C’est la Mort elle-même qui raconte cette histoire. Dotée d’un humour noir, sarcastique, mais compatissant, elle est témoin de la folie des hommes. Tout semble perdu d’avance, sauf quand se distinguent des enfants rebelles et des Allemands qui n’obéissent pas aux règles…
EAN : 9782266293983
Code sériel : J2648
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 640
Format : 108 x 177 mm
Pocket jeunesse

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • Amakir Posté le 8 Décembre 2019
    La mort est appliquée, elle prend forme tel le souffle du vent. Image éphémère gravée pour l'éternité, aussi pure qu'une naissance... Elle oeuvre. Elle désentortille et déploie ses tentacules par milliers répandues. L'humain a l'intelligence de se faire aspirer par son frisson. "On peut faire beaucoup de mal à quelqu'un en le laissant vivre." "Il s'est tué parce qu'il voulait vivre." La secoueuse de mots, Liesel jeune fille à l'accordéon. Bel instrument dont le mistral soupire entre les cernes bleutées et murmure entre les cicatrices de vies volées. Des livres dérobés pour avaler et engloutir leurs mots jusqu'à en perdre le goût. Des livres dévorés à l'ivresse. La voleuse de mots. "Elle ouvrit la bouche, mais elle avait trop de mots sur la langue et ils allaient trop vite. À plusieurs reprises, elle tenta en vain de les capturer." "La vérité demeura quelques instants sur son épaule avant de trouver le chemin de son oreille." Une lecture dans les sous-sol humides et froids d'une ville fantôme meurtrie. Des lettres ventilées par la bouche d'une enfant. Des mots qui surgissent d'une expiration et insufflent la volonté de respirer. Des phrases qui grondent entre les bombes. Des livres pour apprivoiser la peur et le temps qui s'égraine. "Elle attendait que les... La mort est appliquée, elle prend forme tel le souffle du vent. Image éphémère gravée pour l'éternité, aussi pure qu'une naissance... Elle oeuvre. Elle désentortille et déploie ses tentacules par milliers répandues. L'humain a l'intelligence de se faire aspirer par son frisson. "On peut faire beaucoup de mal à quelqu'un en le laissant vivre." "Il s'est tué parce qu'il voulait vivre." La secoueuse de mots, Liesel jeune fille à l'accordéon. Bel instrument dont le mistral soupire entre les cernes bleutées et murmure entre les cicatrices de vies volées. Des livres dérobés pour avaler et engloutir leurs mots jusqu'à en perdre le goût. Des livres dévorés à l'ivresse. La voleuse de mots. "Elle ouvrit la bouche, mais elle avait trop de mots sur la langue et ils allaient trop vite. À plusieurs reprises, elle tenta en vain de les capturer." "La vérité demeura quelques instants sur son épaule avant de trouver le chemin de son oreille." Une lecture dans les sous-sol humides et froids d'une ville fantôme meurtrie. Des lettres ventilées par la bouche d'une enfant. Des mots qui surgissent d'une expiration et insufflent la volonté de respirer. Des phrases qui grondent entre les bombes. Des livres pour apprivoiser la peur et le temps qui s'égraine. "Elle attendait que les étoiles soient de nouveau entrainées vers le fond des eaux du ciel allemand." "Comme beaucoup de malheurs, cela commenca par l'apparence du bonheur." Une âme d'enfant rose perle Un petit frère rouge vif dans la neige Une mère bleue brouillard Des parents chaleur nourrice Une petite fille à l'abri Un Papa accordéon argenté Une Maman sonore et vibrante Un adolescent soupirant couleur citron Des parties de foot et de jambes à l'air Des livres galopins qui se laissent prendre au voyage Des courses et des glissades dans la boue Des voisins singuliers à la dispute leste Un homme juif caché parmi les images Une famille volontaire et courageuse La douceur clairvoyante d'une femme La fièvre des loyautés La faim engourdie par l'hiver Une désespérance effrontée Des cratères noirs béants Un long baiser jamais embrassé La présence glaciale de la mort. "L'horizon avait la couleur du lait. Frais glacé. Répandu parmi les corps." "Une peau claire. Un marécage dans le regard." Ce livre est un murmure dans la bouche, un mélange raffiné, un feu d'artifice qui explose entre les mains. le cocktail d'une enfant qui mérite l'esprit du coeur. Une Fille, un Papa, un Amoureux, Un Citron, une Cachette, Un Soleil, des Plumes jaunes, les touches d'un Accordéon, des Mots qui dansent, un Ami pour la Vie. Secouez doucement, ajoutez un peu d'eau chaude et versez. L'écriture salvatrice de Liesel. "Parfois je me dis que mon papa est en accordéon." "Les poumons de Papa étaient emplis de ciel." "Ses bras donnaient à l'instrument l'air dont il avait besoin pour respirer." Un roman tout en image pigmentée. Des couleurs de toutes les couleurs. Plein la vue, droit dans les poumons, aux larmes les yeux, en choeur ses ailes bourdonnent et frémissent. Liesel. "Son lit avait la tiédeur et la douceur des moments de bonheur." "Elle murmurait les mots, touchait les oiseaux du bout des doigts. Elle tournait lentement les pages qui craquaient." "Le ciel est bleu, avec un gros nuage allongé qui ressemble à une corde, et, au bout de cette corde, le soleil fait un trou jaune..." "Elle imaginait l'eau tiède qui se changeait en vapeur au contact de l'iceberg de son corps." J'aime quand le soleil perce les nuages d'une âme dorée étincelante. J'aime la Voleuse de livres. Lu en décembre 2019.
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  • Traineau Posté le 7 Décembre 2019
    Ce qui fait un bon livre : du vrai, de l'émotion, de l'humour, une lecture facile et une vraie originalité. Tout y est dans cette histoire qui pourrait être sombre, le martyr des Juifs est tout sauf risible, et pourtant zusak sait nous faire sourire de ce drame. Chapeau l'artiste, ma note est maximale
  • Cricri08 Posté le 20 Novembre 2019
    Le côté fantastique de ce roman, c'est sa narratrice : la mort en personne. Froide sans être cruelle, parfois même tendre et poétique, c'est au milieu de l'année 1943, alors qu'elle a vraiment beaucoup de travail, qu'elle trouve un cahier noir, un livre en fait rédigé par une enfant, Liesel. La mort, touchée par son histoire racontée dans ce livre, nous le lit. L'histoire dramatique d'une enfant juive de 10 ans, confiée à sa mère à un couple généreux, dans une petite ville d'Allemagne. La guerre, la haine contre les juifs, sa passion de la lecture, ses parents nourriciers très attachants, son ami Rudy, ... Elle raconte tout dans son journal et c'est beau. Le fonds est touchant, triste mais sous une forme originale et une belle écriture.
  • Amindara Posté le 16 Novembre 2019
    J’ai fait rencontré la voleuse de livres il y a quelques années déjà, au détour des rayonnages de ma bibliothèque. Le livre avait piqué ma curiosité mais pas suffisamment pour que je l’emprunte le jour-même. Et puis je l’ai oublié. Je l’ai redécouvert plus tard, en regardant le film et là, j’ai eu envie de le lire. Suffisamment pour l’acheter, mais pas encore assez pour m’y plonger de suite. Mais j’allais forcément y venir à un moment où à un autre. Il me fallait un auteur en Z pour mon challenge ABC et les auteurs en Z ne courent pas autant les rues que les auteurs en B… J’ai passé un très agréable moment en compagnie de Liesel Meminger et de sa famille. J’ai beaucoup apprécié l’originalité par laquelle cette histoire nous est rapportée. Tout d’abord, contrairement à la plupart des narrateurs omniscients que nous rencontrons au fil de nos lectures, celui à qui nous avons affaire parle à la première personne. Ca pourrait sembler incompatible avec l’omniscience, sauf qu’ici, nous nous apercevons très vite qu’en fait, c’est la Mort qui nous parle. Et cette mort personnifiée nous raconte comment, à plusieurs occasions, elle a croisé le chemin de Liesel... J’ai fait rencontré la voleuse de livres il y a quelques années déjà, au détour des rayonnages de ma bibliothèque. Le livre avait piqué ma curiosité mais pas suffisamment pour que je l’emprunte le jour-même. Et puis je l’ai oublié. Je l’ai redécouvert plus tard, en regardant le film et là, j’ai eu envie de le lire. Suffisamment pour l’acheter, mais pas encore assez pour m’y plonger de suite. Mais j’allais forcément y venir à un moment où à un autre. Il me fallait un auteur en Z pour mon challenge ABC et les auteurs en Z ne courent pas autant les rues que les auteurs en B… J’ai passé un très agréable moment en compagnie de Liesel Meminger et de sa famille. J’ai beaucoup apprécié l’originalité par laquelle cette histoire nous est rapportée. Tout d’abord, contrairement à la plupart des narrateurs omniscients que nous rencontrons au fil de nos lectures, celui à qui nous avons affaire parle à la première personne. Ca pourrait sembler incompatible avec l’omniscience, sauf qu’ici, nous nous apercevons très vite qu’en fait, c’est la Mort qui nous parle. Et cette mort personnifiée nous raconte comment, à plusieurs occasions, elle a croisé le chemin de Liesel et comment cette petite fille l’a intriguée au point que la Mort s’intéresse davantage à son histoire. L’originalité de cette narration est pour beaucoup dans le fait que j’ai tant apprécié ma lecture. Mais l’histoire en elle-même m’a beaucoup plus aussi. Nous sommes plongés dans l’Allemagne nazie, durant la seconde guerre mondiale. Liesel est allemande et vit dans une famille très modeste, dans la ville de Mölching. Une famille qui n’est même pas vraiment la sienne, comme on l’apprend tout de suite, mais qui le devient petit à petit. Une famille anti-nazie, mais qui essaie de ne pas faire de vagues, ce serait trop dangereux. Une famille qui, pourtant, va cacher durant plusieurs mois un juif dans son sous-sol ! Très rapidement, Liesel développe un certain rapport avec les livres. Alors qu’elle ne sait pas lire au début de l’histoire. Mais elle va apprendre, s’y intéresser et découvrir qu’un livre, ce n’est pas seulement un objet qui permet de passer du temps. Un livre, c’est beaucoup plus que ça. C’est un moyen de tenir compagnie à un ami malade, un moyen de rassurer les gens qui attendent la fin d’un bombardement dans un abri, et plein d’autres choses encore. Et rapidement, le livres deviennent pour Liesel ce qu’elle a de plus précieux. L’écriture de Markus Zusak est fluide. Les chapitres courts s’enchaînent à une vitesse folle, à la fois parce que l’histoire est captivante, mais aussi parce que bon, « aller, le chapitre suivant ne fait que 5 pages, j’en lis encore un » (à répéter à la fin de chaque chapitre bien sûr !). Et puis je l’ai déjà dit, mais la forme narrative m’a beaucoup plus. J’ai apprécié le ton donné à l’histoire, les petits apartés que la Mort fait régulièrement pour préciser des petites choses, et aussi pour nous préparer psychologiquement à la suite tragique des événements. Parce que l’histoire de Liesel Meminger n’est pas joyeuse, loin de là, et la petite fille subit beaucoup d’épreuves en peu de temps. Et c’est qui la rend d’autant plus touchante. Un très bon moment de lecture, donc.
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  • AlbertineMangin Posté le 10 Novembre 2019
    Narration particulièrement originale... avec forcément beaucoup d'humour très noir vu le sujet et l'époque.C'est génial que l''histoire soit racontée par la Mort. Apparemment bien documenté historiquement.
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