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EAN : 9782266281515
Code sériel : 7243
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 336
Format : 108 x 177 mm

L'Alchimie de la pierre

Pierre Paul DURASTANTI (Traducteur)
Date de parution : 12/09/2019
Une immense et sombre ville-État, dirigée par un duc auprès duquel les sociétés rivales des Mécaniciens et des Alchimistes se livrent une lutte d’influence acharnée, a été construite par les gargouilles, des êtres minéraux menacés d’extinction par un étrange mal. Dans la cité où la révolte gronde, leur unique chance... Une immense et sombre ville-État, dirigée par un duc auprès duquel les sociétés rivales des Mécaniciens et des Alchimistes se livrent une lutte d’influence acharnée, a été construite par les gargouilles, des êtres minéraux menacés d’extinction par un étrange mal. Dans la cité où la révolte gronde, leur unique chance de salut semble venir de Mattie, une automate douée de conscience établie comme Alchimiste, émancipée, mais contrôlée par son ancien maître qui détient la clé lui permettant d’être remontée.

« Roman subtil et d’une belle inventivité, steampunk féministe qui traite tout autant des fondements de la société que de l’avenir de celle-ci. Un très beau livre. » Bifrost
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EAN : 9782266281515
Code sériel : 7243
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 336
Format : 108 x 177 mm

Ils en parlent

« En choisissant de nous faire suivre Mattie, une automate qui se pense femme, mais qui n’est que ferraille, et qui pense agir sur des événements dont elle n’est que spectatrice privilégiée, Ekaterina Sedia apporte la touche de cruauté raffinée qui permet d’apprécier ce roman. Qui pour le coup plaira aux amateurs de littérature de l’imaginaire, comme à celles et ceux qui y sont réfractaires. » De l'autre côté des livres

« Le roman est d’une originalité folle, souvent très poétique dans son exposition, superbement écrit et fort bien traduit par Pierre-Paul Durastanti qui rend parfaitement bien la puissance de l’écriture de l’auteur, mise au service d’une très belle histoire. » Les coups de cœur de Jean-Luc Rivera

« Ekaterina Sedia est une auteure russe émigrée de longue date aux États-Unis. Si L’Alchimie de la pierre, publié en 2008 outre-Atlantique, est son troisième roman, il s’agit là de son premier titre à paraître en France. Mattie est une automate. Son créateur, Loharri, un Mécanicien renommé, s’est surpassé en la fabriquant : il l’a dotée de nombreuses caractéristiques remarquables, à l’image de ses yeux, capables de s’extruder pour améliorer sa vision, ou de son visage interchangeable quand la porcelaine se fêle ou se casse. Mais, surtout, il lui a fait un cadeau prodigieux : une conscience, oui, rien que cela, qui lui permet de réfléchir... » Bifrost

« L’alchimie de la pierre est donc un roman de bonne facture qui séduit à la fois par la singularité de son héroïne et par son décor mêlant habilement esthétique steampunk et éléments relevant de la fantasy. De même on peut saluer l’originalité des thématiques abordées, quand bien même toutes ne sont pas traitées avec la même profondeur. » Le Bibliocosme

« Je vous invite à découvrir ce roman d’une grande poésie en lisant de toute urgence ce gros coup de cœur qui va se conclure dans un final apocalyptique par l’émergence d’un projet fou conçu par les mécaniciens projetant de conquérir la ville, mais aussi d’une grande beauté avec le destin de cette femme mécanique qui, tout au long de ce magnifique et trop court roman, ne cesse de nous fasciner et de nous émouvoir. » Le Chasseur de chimères

« Le rêve mécanique imaginé par Ekaterina Sedia offre de belles pistes de réflexions sur ce qui fait l’humain. Son style très poétique exprime la douceur de Mattie qui ne manque cependant pas de détermination, et dépeint la ville entre onirisme et cauchemar. Il y avait matière à roman beaucoup plus développé tant d’un point de vue social que politique, mais l’auteur s’en tient à son personnage principal, une femme de fer dont les rouages psychologiques séduisent par leur sensible humanité. L’esthétique, à l’évidence steampunk, transcende donc le genre du même nom pour amorcer une réflexion sur la puissance créatrice, la domination (du créateur sur la créature, de l’homme sur la femme) et la féminité. » Mes Imaginaires

« Magnifique entrée en matière pour Ekaterina Sedia en France, L'Alchimie de la Pierre convie le lecteur à une aventure steampunk où rien n'est laissé au hasard. Dans une ambiance claire-obscure où les rouages crissent, les hommes s'affrontent pour la liberté et l'égalité sous le regard de Mattie, figure féministe et sociale à la fois. D'une densité surprenante sous ses oripeaux de divertissement, L'Alchimie de la Pierre ravira les plus exigeants des amateurs de littérature de genre. » Just A Word

« L’alchimie de la pierre représente une très belle surprise. Le mélange Steampunk / Fantasy porté par de très beaux personnages emporte l’adhésion. Voilà un roman d’un peu plus de 250 pages qui emmène les lecteurs très loin dans un imaginaire de qualité et fort en images. La cité regorge de beaucoup d’histoires, de celles dont il vaut parfois mieux ignorer l’existence, mais qui font le régal des lecteurs. À découvrir pour être conquis ! » La Yozone

« Ne boudons pas notre plaisir : ce roman intelligent et original, teinté d’une gravité inhabituelle dans le steampunk, ravira ses lecteurs et le personnage de Mattie restera longtemps dans leur mémoire, grâce au talent d’Ekaterina Sedia pour peindre un personnage mêlant l’intime à l’extime. » La nooSFère

« Traduit de main de maître par Pierre-Paul Durastanti, la prose expressive de L’Alchimie de la pierre retranscrit parfaitement les états d’âme de ses personnages ainsi que l’ambiance mystérieuse de cette ville aux mille recoins obscurs. Une jolie réussite donc, captivante fable humaniste aux enluminures de rouille et de magie. » Les Inrocks

« Bref, L’Alchimie de la Pierre n’est pas qu’un délicieux petit bonbon (le roman est court), une jolie carte postale steampunk aux allures de fable, il s’agit bien d’une œuvre plus profonde qu’il n’y paraît et dotée certes d’un bel écrin, ce qui ne gâche rien. Il ne nous reste plus qu’à espérer que le succès soit au rendez-vous afin que l’auteure s’impose par chez nous. » Elbakin
Articles

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • Marquise_de_Miaoucha Posté le 16 Juin 2020
    Ce roman est à la fois très attachant, très agréable à lire, mais également un peu déroutant, un peu décevant aussi, car il y a un petit quelque chose qui fait qu'on a parfois du mal à se situer dans le temps, dans la chronologie. Combien de temps s'est-il passé entre deux scènes ? Certains événements arrivent un peu comme des cheveux sur la soupe, sans crier gare, cela manque de transition, de détails. Certaines scènes intimistes sont très bien racontées, toujours avec pudeur, mais bien ciselées, et d'autres sont un peu délayées, quelques mots, une phrase ou deux, et hop on passe à la suite. C'est vraiment dommage car c'est un univers très riche, et Mattie est un personnage vraiment hors du commun, on a beau savoir qu'elle n'est qu'une machine mécanique, on éprouve des sentiments pour cette jeune fille plus humaine que certains humains. Mais dans l'ensemble, cela fait un joli roman à lire, et pour lequel j'aurais adoré mettre un coup de coeur.
  • MassLunar Posté le 23 Janvier 2020
    Un roman steampunk assez ténébreux dans l'ensemble. L'Alchimie de la pierre est un titre qui se lit avant tout comme le récit d'une émancipation difficile : celle de Matie, un automate dont la précieuse clé du coeur est gardé par son créateur, le difficile Loharri. Ce dernier a libéré Mattie et lui a permis de devenir alchimiste mais la liberté de Mattie demeure une façade, une façade qui est d'autant plus opaque lorsque la cité-état semble subir une attaque de l'intérieur. Le vent d'une guerre civile est sur le point de souffler sur la cité-état. Mattie parviendra t-elle à regagner sa liberté ? J'ai bien aimé ce roman steampunk , genre littéraire que je n'ai pas du tout l'habitude de lire même si forcément, la figure de l'automate est avant tout une sorte de reflet moderne de l'émancipation sociale totale. On peut distingue chez Mattie l'écho d'une vision moderne, d'une vision actuelle d'une femme en quête d'une véritable liberté et non pas celle contrôlée par le patriarcat ou par les hommes en général. Ce patriarcat est ici figuré sous les traits de Loharri, second personnage après Mattie des plus intéressant dans ce roman par son ambiguïté et son ambivalence. Nous suivons... Un roman steampunk assez ténébreux dans l'ensemble. L'Alchimie de la pierre est un titre qui se lit avant tout comme le récit d'une émancipation difficile : celle de Matie, un automate dont la précieuse clé du coeur est gardé par son créateur, le difficile Loharri. Ce dernier a libéré Mattie et lui a permis de devenir alchimiste mais la liberté de Mattie demeure une façade, une façade qui est d'autant plus opaque lorsque la cité-état semble subir une attaque de l'intérieur. Le vent d'une guerre civile est sur le point de souffler sur la cité-état. Mattie parviendra t-elle à regagner sa liberté ? J'ai bien aimé ce roman steampunk , genre littéraire que je n'ai pas du tout l'habitude de lire même si forcément, la figure de l'automate est avant tout une sorte de reflet moderne de l'émancipation sociale totale. On peut distingue chez Mattie l'écho d'une vision moderne, d'une vision actuelle d'une femme en quête d'une véritable liberté et non pas celle contrôlée par le patriarcat ou par les hommes en général. Ce patriarcat est ici figuré sous les traits de Loharri, second personnage après Mattie des plus intéressant dans ce roman par son ambiguïté et son ambivalence. Nous suivons donc le point de vue de Mattie, un automate, une "machine " douée de sensibilité, voire d'empathie . C'est une héroïne assez bouleversante : à la fois figure tragique, soumise à une sorte de fatalité due à sa condition de machine jugée inhumaine par les humains, et figure révolutionnaire, une machine qui se rebelle contre ceux qui lui imposent sa nature. L'écrivaine russe Ekaterina Sedia évite avec soin tout clichés propre à un héroisme révolutionnaire pour apporte un regard riche et soutenue sur cette quête émancipatrice. Le style, un brin maniéré et porté par un certain lyrisme cohabite avec un ton lourd et pessimiste représenté par cette Cité-Etat et ses graves ruptures sociales : racisme ambiant à l'égard des orientaux, le traitement cruel du prolétariat avec l'image des enfants devenues des araignées pour se faufiler dans les sombres sillons des mines et récupérer des gemmes ou encore l'image du Fumeur d'âmes, un pauvre bougre solitaire et miséreux qui aide les âmes en peines... Seul la figure étrange et observatrice des gargouilles finit par apporter un peu de compassion à cette histoire. En parallèle de Mattie, c'est en effet l'histoire d'une ville terrible qui se métamorphose petit à petit sous les yeux des gargouilles. Assez sombre dans l'ensemble, je ne conseillerais peut-être pas L'Alchimie de la Pierre à celles et ceux qui recherchent un roman steampunk récréatif et riche en aventures à moins que vous ne soyez absolument un mordu.e du genre et , de ce fait, n'hésitez pas à vous plonger dans ce roman allégorique mené par une héroïne mécanique bouleversante. Certes, le style est un peu pesant et la représentation des martyrs est un peu convenue mais cette Alchimie de la pierre réussit la transformation d'un imaginaire steampunk en une pierre philosophale symbolique de modernité. A découvrir.
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  • Miney Posté le 22 Janvier 2020
    Enfin du steampunk qui ne se borne pas à coller quelques rouages en arrière-plan pour donner des couleurs à un récit ! Une héroïne automate, moult machines à vapeurs, guerre froide entre guildes de mécaniciens et d’alchimistes, avec une poignée de gargouilles et un soupçon de fantômes pour la fantasy… Ici, on est servi, et même si on use des codes habituels du genre, j’ai trouvé l’univers plutôt original. Malgré la finesse avec laquelle est dépeinte Mattie, je ne me suis pas complètement attachée à elle. On ne peut que compatir à sa condition, femme « émancipée » parce que son créateur l’y autorise mais garde avec lui la clé de sa liberté, automate douée d’intelligence parmi ses semblables aux rouages sans passions. Pourtant, j’ai toujours ressenti une certaine distance avec ce personnage. Sa relation avec son maître, douce-amère, est pleine d’une ambiguïté qui n’est jamais manichéenne alors qu’il aurait été facile de coller à l’une et à l’autre les étiquettes de gentille oppressée et méchant oppresseur. J’ai aussi apprécié ses interactions avec le Fumeur d’âmes, les passages le concernant ont été ceux qui m’ont le plus intéressée. L’auteure aborde de nombreux thèmes forts avec une curieuse douceur. Ils semblent n’avoir aucun lien au départ... Enfin du steampunk qui ne se borne pas à coller quelques rouages en arrière-plan pour donner des couleurs à un récit ! Une héroïne automate, moult machines à vapeurs, guerre froide entre guildes de mécaniciens et d’alchimistes, avec une poignée de gargouilles et un soupçon de fantômes pour la fantasy… Ici, on est servi, et même si on use des codes habituels du genre, j’ai trouvé l’univers plutôt original. Malgré la finesse avec laquelle est dépeinte Mattie, je ne me suis pas complètement attachée à elle. On ne peut que compatir à sa condition, femme « émancipée » parce que son créateur l’y autorise mais garde avec lui la clé de sa liberté, automate douée d’intelligence parmi ses semblables aux rouages sans passions. Pourtant, j’ai toujours ressenti une certaine distance avec ce personnage. Sa relation avec son maître, douce-amère, est pleine d’une ambiguïté qui n’est jamais manichéenne alors qu’il aurait été facile de coller à l’une et à l’autre les étiquettes de gentille oppressée et méchant oppresseur. J’ai aussi apprécié ses interactions avec le Fumeur d’âmes, les passages le concernant ont été ceux qui m’ont le plus intéressée. L’auteure aborde de nombreux thèmes forts avec une curieuse douceur. Ils semblent n’avoir aucun lien au départ : le désir d’émancipation de l’héroïne, la place des automates dans la ville, l’oubli des gargouilles qui l’ont bâtie, la mécanisation grandissante du quotidien, la lutte des classes des mineurs, la xénophobie… Ça donne l’impression d’un gros-fourre-tout. Et finalement, on finit par en voir l’articulation, les rapports dominants/dominés, le rejet de la différence, de l’ancien face à la nouveauté. C’est un roman qui ne manque pas de fond, mais comme pour l’héroïne, il m’a manqué un petit quelque chose pour m’y impliquer vraiment. c’est peut-être parce que l’histoire en elle-même m’a peu marquée, j’ai trouvé que bon nombre de pistes, de questionnements restaient flous ou sans réponse. C’est une bonne lecture, fluide et agréable en plus d’avoir quelque chose à dire, mais pas non plus un coup de cœur pour moi.
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  • Songedunenuitdete Posté le 2 Décembre 2019
    Un roman engagé et sombre entre le steampunk et la science-fiction sur fond de féminisme. C’est un livre complexe qui recèle plusieurs intrigues, plusieurs enjeux. Il y a la première que le lecteur découvre, celle des gargouilles. Au début du roman, les gargouilles, gardiennes de pierre antiques et mystérieuses, viennent trouver Mattie, jeune androïde émancipée pour lui demander un remède.... La chronique complète sur Songe !
  • Felina Posté le 28 Novembre 2019
    Une lecture Steampunk! Cela faisait tellement longtemps et j'adore toujours autant. Les plumes d'origines russes ne sont pas légion dans la littérature de Science-Fiction, alors dans la niche qu'est le steampunk, c'est encore plus rare pour être souligner. C'est donc avec beaucoup de curiosité que j'ouvre ce roman qui laisse présager de très bonnes choses... Dans cette ville, construite par les gargouilles, qui gardent un œil sur tout et tout le monde du haut des toits, deux corporations briguent le pouvoir les mécaniciens d'un côté, les alchimistes de l'autre. Au milieu de tout cette agitation, tente de survivre Mattie, une talentueuse alchimiste mais aussi automate féminin émancipée, créée par le mécanicien Lohari, qui garde quand même la main mise sur elle grâce à la clé qui permet de la remonter. Les mécaniciens sont prêts à prendre le pas sur leurs rivaux, mais dans les bas-fonds, la colère gronde chez les mineurs. Les gargouilles fondatrices quant à elles, sont sur le point de s'éteindre. Sans l'aide de Mattie, progressivement chacune subira le passage du temps et commencera à se calcifier. Avec leur disparition c'est tout un pan de la mémoire de la ville qui disparaîtra. Dans ce récit Ekaterina Sedia joue avec bons... Une lecture Steampunk! Cela faisait tellement longtemps et j'adore toujours autant. Les plumes d'origines russes ne sont pas légion dans la littérature de Science-Fiction, alors dans la niche qu'est le steampunk, c'est encore plus rare pour être souligner. C'est donc avec beaucoup de curiosité que j'ouvre ce roman qui laisse présager de très bonnes choses... Dans cette ville, construite par les gargouilles, qui gardent un œil sur tout et tout le monde du haut des toits, deux corporations briguent le pouvoir les mécaniciens d'un côté, les alchimistes de l'autre. Au milieu de tout cette agitation, tente de survivre Mattie, une talentueuse alchimiste mais aussi automate féminin émancipée, créée par le mécanicien Lohari, qui garde quand même la main mise sur elle grâce à la clé qui permet de la remonter. Les mécaniciens sont prêts à prendre le pas sur leurs rivaux, mais dans les bas-fonds, la colère gronde chez les mineurs. Les gargouilles fondatrices quant à elles, sont sur le point de s'éteindre. Sans l'aide de Mattie, progressivement chacune subira le passage du temps et commencera à se calcifier. Avec leur disparition c'est tout un pan de la mémoire de la ville qui disparaîtra. Dans ce récit Ekaterina Sedia joue avec bons nombre d'oppositions: la pierre et le métal, humains déshumanisés et automates empathiques, les gens de pouvoir et le peuple des bas-fonds. Ainsi le lecteur ressent immédiatement de l'empathie pour Mattie, la jeune automate qui à la fois aime son créateur Lohari pour l'avoir créer mais le déteste par bien d'autres côtés notamment pour son ascendant sur elle grâce à la clé qu'il conserve précieusement malgré l'émancipation de la jeune femme. Sa lutte également pour se fait respecter malgré son état de "tas de ferraille". Elle est beaucoup plus bienveillante que certains et tente de survivre, de s'affirmer en tant qu'alchimiste et d'aider son prochain. Pourtant cela n'est pas chose aisée, lorsque l'on sait que les conflits grondent un peu partout dans la cité et pour toutes sortes de raisons. Bientôt la ville va être une vraie poudrière où les puissants vont se protéger et les masses laborieuses tenter de survivre, encore, malgré tout ça. C'est une période en pleine mutation, voire en pleine révolution car bien souvent l'une ne va pas sans l'autre, car certains restent figés dans les traditions et le passé pendant que d'autres se précipitent et tombent. Ekaterina Sedia évoque cette révolution industrielle, qui à notre époque pourrait être assimilé à la révolution numérique, et l'arrivée de l'Intelligence Artificielle, dans laquelle nous sommes entrés depuis maintenant quelques temps. Ce parallèle est bien trouvé. C'est un roman steampunk sombre et troublé, d'une époque en pleine mutation en deuil de son passé et avec un avenir incertain. Dans cette ville de pierre et de métal, Mattie est un petit cœur qui bat et qui lutte, un espoir qui scintille dans cette fumée où les pouvoirs en présence s'affrontent pour gagner. D'une plume soignée, minutieuse et presque poétique, l'autrice partage un univers tout à fait fascinant et un récit foisonnant. Un autre tome dans cet univers n'aurait pas été superflu tellement cette lecture est un plaisir. Je remercie Babelio ainsi que les Éditions Pocket de leur confiance.
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