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10/18
EAN : 9782264077592
Code sériel : 5475
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 752
Format : 108 x 177 mm
Nouveauté

L'arbre-monde

Serge CHAUVIN (Traducteur)
Date de parution : 05/11/2020
Sans la nature notre culture n’est que ruine de l’âme
Dans ce nouveau roman, Richard Powers embrasse un sujet aussi vaste que le monde : celui de la nature et de nos liens avec elle. Les destins des protagonistes de ce récit, un psychologue, un étudiant, un concepteur de jeux électroniques, un photographe amateur, une botaniste visionnaire, s’entrelacent autour de... Dans ce nouveau roman, Richard Powers embrasse un sujet aussi vaste que le monde : celui de la nature et de nos liens avec elle. Les destins des protagonistes de ce récit, un psychologue, un étudiant, un concepteur de jeux électroniques, un photographe amateur, une botaniste visionnaire, s’entrelacent autour de ce qui est peut-être le premier et le dernier mystère du monde : la communication entre les arbres. Au fil d’une éco-fiction aux dimensions symphoniques, avec au centre du récit un séquoia menacé de destruction, Richard Powers explore ici le drame écologique et notre lente noyade dans le cyber-world, et nous rappelle que sans la nature notre culture n’est que ruine de l’âme.
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EAN : 9782264077592
Code sériel : 5475
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 752
Format : 108 x 177 mm
10/18

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • dvall Posté le 31 Octobre 2020
    Un roman choral, une fresque moderne aux accents de pamphlet écologiste, une ode aux arbres et à l’humanité. L’Arbre-Monde (ou The Overstory dans son titre original) raconte l’histoire de neuf personnages dont les racines expliquent l’habitus et les comportements, tout comme les racines d’un arbre conditionnent son port et son développement, tantôt harmonieux tantôt tourmenté… Ces personnages s’ignorent ou s’unissent, tous concernés par un thème exploré par l’auteur dans toute sa luxuriance, celui du monde fascinant des arbres, de la fragilité des écosystèmes, de l’ogre capitaliste et consumériste mettant en péril des millions d’années d’histoire naturelle. Si la multiplicité des intrigues peut égarer le lecteur dans la première partie du roman, les pièces du puzzle lentement s’assemblent pour construire une image globale qui échappe souvent à ceux qui ne prennent pas le recul nécessaire. Car c’est bien au recul que l’auteur nous invite, en regard de la place que l’humain tient ou devrait tenir en ce monde, en regard des pas de temps propres aux choses de la nature et qui échappent à notre vision étriquée ou biaisée, en regard de ce que l’Homme fait subir et subit du fait de son obstination, de son égoïsme, ou de son ignorance. L’Arbre-Monde... Un roman choral, une fresque moderne aux accents de pamphlet écologiste, une ode aux arbres et à l’humanité. L’Arbre-Monde (ou The Overstory dans son titre original) raconte l’histoire de neuf personnages dont les racines expliquent l’habitus et les comportements, tout comme les racines d’un arbre conditionnent son port et son développement, tantôt harmonieux tantôt tourmenté… Ces personnages s’ignorent ou s’unissent, tous concernés par un thème exploré par l’auteur dans toute sa luxuriance, celui du monde fascinant des arbres, de la fragilité des écosystèmes, de l’ogre capitaliste et consumériste mettant en péril des millions d’années d’histoire naturelle. Si la multiplicité des intrigues peut égarer le lecteur dans la première partie du roman, les pièces du puzzle lentement s’assemblent pour construire une image globale qui échappe souvent à ceux qui ne prennent pas le recul nécessaire. Car c’est bien au recul que l’auteur nous invite, en regard de la place que l’humain tient ou devrait tenir en ce monde, en regard des pas de temps propres aux choses de la nature et qui échappent à notre vision étriquée ou biaisée, en regard de ce que l’Homme fait subir et subit du fait de son obstination, de son égoïsme, ou de son ignorance. L’Arbre-Monde est une œuvre qui inspire l’humilité tout autant que la révolte. Les personnages qui prennent vie tout au long de ces pages sont finalement aussi fragiles et démunis que ce pour quoi ils se battent. L’Arbre-Monde n’est pas un livre joyeux. C’est un livre nécessaire. Un plaidoyer en faveur de la conscience dans un monde où l’inconscience est la règle de notre croissance.
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  • Jacotte_Fenwick Posté le 22 Octobre 2020
    Un pavé, pas ma tasse de thé. Mais bien écrit, avec des personnages totalement indépendants au début (ce qui en déroute certains, qui trouvent ce procédé très « américain »), dont les histoires convergent dans une construction soignée. Plein de messages sur la folie des hommes qui croient pouvoir ignorer leur interdépendance avec tout le vivant. A la fois réconfortant et inquiétant.
  • cprevost Posté le 14 Octobre 2020
    Le célèbre écrivain américain Richard Powers fait du roi des végétaux un personnage parmi d'autres de son dernier et douzième roman : « L'Arbre monde » . Dans ces pages, les troncs toujours se dressent de leurs impressionnantes hauteurs, toujours, face à l'Homme, demeurent. Avec ces autres vivants non humains, neuf étasuniens vont lier dramatiquement leurs destins. Tandis que les forêts disparaissent en fumée, grandit notre nostalgique besoin d'en humer l'humus et d'en entendre les sons dans les pages de nos livres. La forêt était autrefois une grande part de la littérature et elle reste sans nul doute enfouie profondément dans nos rêves et nos peurs, dans nos traditions et nos mythes ancestraux. Depuis l'antiquité et dans toutes les cultures, le panthéisme et l'animisme des civilisations premières aussi bien que la tradition du conte populaire européen ont fait vivre les arbres comme des créatures actives avec des besoins et des desseins. Nous réagissons sans doute avec notre mémoire culturelle . Aujourd'hui, la réalité parait renouer avec cet imaginaire millénaire. Richard Powers, après des études de physique, s'est lancé en littérature en explorant les rapports entre sciences, technologies et art . Aussi dans son dernier ouvrage jette-t-il quelques belles passerelles entre découvertes... Le célèbre écrivain américain Richard Powers fait du roi des végétaux un personnage parmi d'autres de son dernier et douzième roman : « L'Arbre monde » . Dans ces pages, les troncs toujours se dressent de leurs impressionnantes hauteurs, toujours, face à l'Homme, demeurent. Avec ces autres vivants non humains, neuf étasuniens vont lier dramatiquement leurs destins. Tandis que les forêts disparaissent en fumée, grandit notre nostalgique besoin d'en humer l'humus et d'en entendre les sons dans les pages de nos livres. La forêt était autrefois une grande part de la littérature et elle reste sans nul doute enfouie profondément dans nos rêves et nos peurs, dans nos traditions et nos mythes ancestraux. Depuis l'antiquité et dans toutes les cultures, le panthéisme et l'animisme des civilisations premières aussi bien que la tradition du conte populaire européen ont fait vivre les arbres comme des créatures actives avec des besoins et des desseins. Nous réagissons sans doute avec notre mémoire culturelle . Aujourd'hui, la réalité parait renouer avec cet imaginaire millénaire. Richard Powers, après des études de physique, s'est lancé en littérature en explorant les rapports entre sciences, technologies et art . Aussi dans son dernier ouvrage jette-t-il quelques belles passerelles entre découvertes dendrologiques et chimères végétalisées. Un arbre isolé, nous dit-il, attaqué par des insectes est capable de diffuser des insecticides pour se défendre. Il est aussi en mesure d'émettre des signaux chimiques aéroportés pour prévenir ses congénères qui peuvent alors se protéger à leur tour. L'arbre peut être aussi relié par des filaments de champignons qui s'insinuent dans les cellules de ses racines et le relie, solidairement et sur de longues distances, à d'autres espèces. Un sapin de Douglas géant peut ainsi assister un bouleau exsangue. C'est cette révélation d'une totalité vivante interagissante de futaies, bois, bosquets, breuils qui change profondément la manière d'être au monde, les liens avec les autres vivants des personnages de « L'Arbre monde ». La littérature, qui se veut de notre temps, est souvent faite d'enquête, de réalité sociale et de collectivité. La thématique des forêts fait l'objet, depuis plusieurs années maintenant, d'une prolifération éditoriale surprenante. Philip Roth déclarait : « La politique est la grande génératrice et la littérature la grande particularisatrice, et elles sont dans une relation non seulement d'inversion mais aussi d'antagonisme… Quand on généralise la souffrance, on a le communisme. Quand on particularise la souffrance, on a la littérature ». Si donc Richard Powers affirme haut et fort dans son dernier livre qu'il y a du sens en dehors de nous humains, que nous ne sommes pas l'unique centre du monde et que nous devons changer notre façon de l'appréhender, c'est hors de tout effet de mode en singularisant son point de vue avec de forts personnages et de bouleversantes situations. Artiste fermier, chinoise de la seconde génération, universitaire introverti, couple tempétueux, informaticien déréalisant, vétéran vagabond, chercheuse marginale, à tour de rôle, font leur apparition dans la première partie de son roman. Toutes ses vies vont converger vers un séquoia millénaire menacé de destruction. Ce sont ces destinées, si typiquement étasuniennes, parfaitement rendues par l'écrivain, plus que les thèses défendues, qui font de «L'Arbre monde » un excellent roman. Il nous importe ici surtout de suivre les personnages dans la douceur de l'ombre forestière. Nous n'ignorons pas le mouvement intellectuel qui entend renouveler l'analyse des relations homme-environnement, remettre en cause la coupure entre nature et société héritée des Lumières ; nous ne savons pas si les arbres ont beaucoup à nous apprendre, si ces « château aériens » , au prétexte qu'il n'y aurait pas d'individu isolé dans une forêt, sont des créatures sociales et sociables, des modèles pour le futur. Cependant les femmes et les hommes américains du roman, qui eux aussi voient dans les forêts des êtres vivants, qui sentent les arbres souffrir, qui considèrent les non-humains comme des acteurs à part entière, ne cessent de nous toucher. Nous comprenons leur engouement d'individu pour cet univers d'arbres à la fois sensible et inspiré, leur appel à l'invisible et à la sagesse ancestrale ; mais nous savons aussi que leur vision du monde, nous invitant à déporter notre regard et à nous intéresser à ce qui se passe à côté du capitalisme, a pour prix une adhésion à un ordre des choses où les rapports de domination sont occultés par une posture esthétique. La question qui se pose alors est de savoir si cette mystique des arbres parvient à cerner les causes de la catastrophe écologique en cours, à convaincre les acteurs de la déforestation ? Dans « L'Arbre monde », les mouvements et les personnages sont malheureusement sans difficulté défaits et les bucherons demeurent pour toujours hermétiques à la pensée des forêts. La valorisation des espaces boisés comme forme spirituelle de retour à la nature dans un monde abîmé permet passagèrement à nos héros de développer un art de vivre dans une planète endommagée. Ils vivront pendant plusieurs mois, et nous avec eux, la canopée à la fourche d'un immense séquoia. Placer les non-humains et non les rapports de domination au coeur des combats écologistes semble ici produire seulement un rapport très esthète et très fugace au monde.
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  • eb9122 Posté le 6 Octobre 2020
    Livre étrange ... Pour être honnête, il est long, très long, j'ai eu du mal à me mettre dedans et à le finir. La première partie décrit la vie de chacun des futurs protagonistes ... Un peu compliqué de vraiment s'impliquer, c'est très hétéroclite. Puis les destins de chacun s'entremêlent ... avec les arbres et leur défense en toile de fond. Mais cela reste un livre profondément US, avec leurs dérives consuméristes et exploitation de l'environnement au service du profit de quelques sociétés. Intéressant, et bien construit mais un peu long !!
  • Chouchane Posté le 21 Septembre 2020
    Notre rapport au monde vivant est un non-sens et comme des enfants nous avons besoin d’histoires pour le comprendre ; Power nous en livre une, une claque. Ce qu’il nous dit : Cette planète c’est plusieurs millénaires de construction lente et parfaite, en quelques secondes les humains la saccage. Entre les lignes, on croirait lire que l’humain est peut-être une erreur de la nature car si toute vie sur cette planète sert l’équilibre général, sert les autres, qu’apportent les humains aux autres formes d’existences, qu’attends la Vie de nous ? L´histoire humaine que nous raconte Richard Power est lente elle s’entremêle aux branches basses des séquoias géants, elle pousse lentement comme les arbres bouteilles d,Australie, elle nous perds parfois comme dans le fouillis d’une forêt. Elle débute par les racines : 8 vies humaines qui croisent les arbres. Ça commence par le châtaignier des Hoel où l’on découvre que ce continent américain fut peuplé de milliards d’arbres des dieux gigantesques qui chaque automne faisaient pleuvoir des tonnes de châtaignes sucrées et savoureuses. Ces géants sont tous morts. Plus loin, ce sont des séquoias vénérables aux troncs larges de plusieurs de mètres que l’on arrache comme des... Notre rapport au monde vivant est un non-sens et comme des enfants nous avons besoin d’histoires pour le comprendre ; Power nous en livre une, une claque. Ce qu’il nous dit : Cette planète c’est plusieurs millénaires de construction lente et parfaite, en quelques secondes les humains la saccage. Entre les lignes, on croirait lire que l’humain est peut-être une erreur de la nature car si toute vie sur cette planète sert l’équilibre général, sert les autres, qu’apportent les humains aux autres formes d’existences, qu’attends la Vie de nous ? L´histoire humaine que nous raconte Richard Power est lente elle s’entremêle aux branches basses des séquoias géants, elle pousse lentement comme les arbres bouteilles d,Australie, elle nous perds parfois comme dans le fouillis d’une forêt. Elle débute par les racines : 8 vies humaines qui croisent les arbres. Ça commence par le châtaignier des Hoel où l’on découvre que ce continent américain fut peuplé de milliards d’arbres des dieux gigantesques qui chaque automne faisaient pleuvoir des tonnes de châtaignes sucrées et savoureuses. Ces géants sont tous morts. Plus loin, ce sont des séquoias vénérables aux troncs larges de plusieurs de mètres que l’on arrache comme des dents du flanc des montagnes, des pins de Douglas moissonnés comme de l’herbe... Mais aussi Mimas un séquoia vénérables haut de 60 mètres, ses vieilles branches abritent de petites marres, des buissons de myrtilles, des écureuils y vivent sans jamais’avoir’ è soins de toucher le sols’pour se nourrir et 2 humains vont y vivre une année. Mimi, Olivia, Nicholas, Ray et Dorothy, Douglas, Adam, Patricia, Neelay’ tous croiseront un arbre emblématique. Certains ne sont pas sensibles à leur existence, ils les côtoient simplement. Ces 8 histoires sont déjà 8 nouvelles en elles-mêmes. Pour certaines déjà tragiques. Pour chacun’ il y aura un virage brutal vers la radicalité pour sauver ce qui peut l’être. Tous prendront conscience de la nécessité vitale à défendre les forêts, tous échoueront ! Le capitalisme toujours triomphant Ça fait mal ! Dans ce livre Richard Powers nous parle de l’intelligence de la forêt, des arbres qui communiquent par les racines et les feuilles, de ceux qui attirent les guêpes pour se défendre des prédateurs, des arbres-donateurs qui sentant leur mort prochaines relarguent toute leur vitalité dans leurs racines interconnectées pour nourrir les autres. De la forêt qui protège les petits arbres, de ces troncs denses et massifs qui ont mis des siècles à pousser et qu’on coupe pour faire des palettes ou des allumettes. Il nous parle des humains qu’on accuse d’éco-terrorisme parce qu’ils ne savent plus comment protéger ce patrimoine sauf par des actes désespérés. En toile de fond les »vainqueurs » ceux qui spéculent, qui abattent, s’enrichissent en dollars appauvrissent la vie, coupent des forêts primaires pour y faire des parc de loisirs... Il resterait encore de quoi sauver cette vie souterraine, Yggdrasil, l’arbre-monde, c’est le sens du dernier paragraphe « graines » mais l’espoir y est discret. Un livre coup de poing, emmêlé, qui prends le temps de plusieurs vie pour un récit choral dont le seul héros tragique est l’arbre.
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