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Robert Laffont
EAN : 9782221240946
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 432
Format : 122 x 182 mm

Le Bel Antonio

Armand PIERHAL (Traducteur)
Collection : Pavillons Poche
Date de parution : 18/04/2019

Dans l’Italie des années 1930, le fascisme explose mais le bel Antonio ne s’en soucie guère. Il se laisse simplement porter par ce que la vie a de plus agréable à offrir. Sensible et mélancolique, c’est le plus joli garçon de Catane. Aussi, lorsqu’il annonce son mariage avec Barbara Puglisi,...

Dans l’Italie des années 1930, le fascisme explose mais le bel Antonio ne s’en soucie guère. Il se laisse simplement porter par ce que la vie a de plus agréable à offrir. Sensible et mélancolique, c’est le plus joli garçon de Catane. Aussi, lorsqu’il annonce son mariage avec Barbara Puglisi, une jeune femme éclatante de fraîcheur et de beauté – qui est aussi la plus riche de la ville –, nombreuses sont les prétendantes à brûler de rage leurs journaux intimes. Mais après trois ans d’apparente félicité, la jeune épouse apprend par une servante indiscrète les réalités de la vie conjugale. Et dans tout Catane, la nouvelle se répand comme la lave dans une éruption de l’Etna : l’épouse est vierge, le mariage est blanc… Viennent alors le scandale, la disgrâce d’Antonio, le désespoir de son père, et la démonstration que les divorces à la sicilienne peuvent être d’une drôlerie tragique.
Un roman à l’humour grinçant par le grand écrivain sicilien de la première moitié du XXe siècle, porté à l’écran en 1960 par Mauro Bolognini avec Claudia Cardinale et Marcello Mastroianni.

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EAN : 9782221240946
Façonnage normé : POCHE
Nombre de pages : 432
Format : 122 x 182 mm

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • benleb Posté le 30 Août 2016
    Sous le régime fasciste, un jeune homme de Catane, plus que séduisant, est marié à un riche parti. Quand son impuissance est révélée, il est "divorcé" par sa belle famille, et provoque la honte publique de ses parents. Le roman est souvent drôle, les répliques truculentes, mais la tristesse qui touche le héros (assez lamentable) et surtout sa famille, humiliée publiquement, mais qui essaye de combattre, m'a assez dérangé. Plus qu'une comédie italienne, il s'agit d'une tragédie de l’opprobre publique. Le livre est quand même superbement écrit. Mais avec des longueurs quand on quitte le registre comique. Je pense que la traduction perd beaucoup par rapport au texte original.
  • Epictete Posté le 15 Décembre 2013
    Le personnage du "coq du village" cher à Vitaliano Brancati trouve son expression la plus spectaculaire dans ce récitoù le grand écrivain sicilien fouille avec une acuité digne de Stendhal, le thème du bourreau des coeurs dont les succès apparents cachent en réalité le plus tragique des "accidents". (Quatrième de couverture de l'édition 10-18 de 1981)
  • le-mange-livres Posté le 18 Décembre 2012
    "Un malheur ! ... mon Dieu, rien que d'y penser, tu sens ton cerveau éclater ! Mon propre fils, mon fils unique, ma joie, mon orgueil, ma vie même, le voir réduit à un état pire qu'un chiffon pour les pieds, parce que ce dernier au moins sert à épousseter les chaussures, mais un homme dans cet état, à quoi est-il bon ?" Je profite de la belle politique éditoriale de Pavillons poche - qui a l'habitude de ressortir les bonnes vieilleries (comme Yates, Atwood ou Maugham) du placard, pour découvrir enfin Vitaliano Brancati, le fasciste devenu anti-fasciste sur lequel on a tant écrit, au travers de son sulfureux roman-phare : Le Bel Antonio. Avec le beau Marcello Mastroianni en couverture avec son air ténébreux. L'intrigue est cocasse. L'irrésistible Antonio, en goguette à Rome, est rappelé par ses parents à Catane pour y épouser Barbara Puglisi, la plus belle fille de la ville. Tout le monde, hommes et femmes, jeunes et vieux, se pâme, charmé, au passage du couple qui rayonne de bonheur et de sensualité. Sauf que voilà, comme le notaire Puglisi le confie au père d'Antonio, "ma fille, après trois ans de mariage, est telle qu'elle est sortie de ma... "Un malheur ! ... mon Dieu, rien que d'y penser, tu sens ton cerveau éclater ! Mon propre fils, mon fils unique, ma joie, mon orgueil, ma vie même, le voir réduit à un état pire qu'un chiffon pour les pieds, parce que ce dernier au moins sert à épousseter les chaussures, mais un homme dans cet état, à quoi est-il bon ?" Je profite de la belle politique éditoriale de Pavillons poche - qui a l'habitude de ressortir les bonnes vieilleries (comme Yates, Atwood ou Maugham) du placard, pour découvrir enfin Vitaliano Brancati, le fasciste devenu anti-fasciste sur lequel on a tant écrit, au travers de son sulfureux roman-phare : Le Bel Antonio. Avec le beau Marcello Mastroianni en couverture avec son air ténébreux. L'intrigue est cocasse. L'irrésistible Antonio, en goguette à Rome, est rappelé par ses parents à Catane pour y épouser Barbara Puglisi, la plus belle fille de la ville. Tout le monde, hommes et femmes, jeunes et vieux, se pâme, charmé, au passage du couple qui rayonne de bonheur et de sensualité. Sauf que voilà, comme le notaire Puglisi le confie au père d'Antonio, "ma fille, après trois ans de mariage, est telle qu'elle est sortie de ma maison". Mais derrière les frasques d'Antonio, Brancati ne ménage ni le mâle sicilien, ni le fascisme italien. L'amour propre des personnages pasculins est inextricablement lié à leur virilité - ou du moins à l'image qu'ils en donnnent, jusqu'au grotesque. Quand Antonio voit son mariage risquer d'être annulé, c'est une affaire d'honneur qui se déclenche ; son père d'ailleurs, refuse d'en croire ses oreilles : "Quel état ? Quel état, notaire ? L'état de mon fils, c'est qu'il a fait jouir à hurler les femmes de Catane, de Rome et du monde entier. Voilà l'état de mon fils !" L'impuissance n'étant jamais dite, mais toujours suggérée par des métaphores succulentes. Le fonctionnement du système fasciste est largement tourné en dérision, et les critiques sont moins que voilées. "Une semaine après, Calderara était nommé sous-secrétaire général du parti et se rendait à Rome, laissant à son poste de Catane un certain Pietro Capano, un grave jeune homme de vingt-cinq ans, aux yeux proéminents comme deux billes et à la tête rasée, dont le seul rêve était de pénétrer, entouré de respect et de crainte, dans le hall de ce lycée où avaient étudié son père, son oncle et son frère, et où tant de fois on lui avait dit : mais alors, vous êtes tous des crétins dans ta famille ?" Drolatique d'abord, plus grave et grinçant ensuite, Le bel Antonio, en dépit de son âge, n'a pas pris une ride. Les dialogues sont enlevés, le style, moderne, les portraits fins et savoureux. Bref, on ne s'ennuie pas, c'est rudement bien écrit, et c'est italien : on fonce !
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  • rosella Posté le 2 Septembre 2012
    j' ai lu ce livre très vite :entrainée dans l'ambiance sicilienne et du fascisme montant . Au dé but c était comme un roman un peu "suspense" pour moi , mais au fil des pages c'était un peu long,moins intense ...cela dit je trouve qu'il reste un bon livre , pas trop "démodé" et facile à lire ....
  • Fromtheavenue Posté le 13 Octobre 2010
    Le roman comporte de nombreux dialogues jubilatoires entre les deux familles ennemies qui tentent de sauver leur honneur face au problème insoluble de leurs enfants.Un certain grotesque parsème le livre, contrairement au film dont l'humour est moins présent, hormis les scènes de familles qui s'apostrophent au balcon et le tempérament colérique et présomptueux du père d'Antonio, dont la virilité incarne un machisme italien caricatural...
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